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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 21:24

II

JANAKA :


Rien ne m'affecte, je suis sérénité, conscience, au-delà des formes vivantes.

Si long le temps où j'ai été dupé par le voile des formes.

 

Moi seul rends visibles et mon corps et le monde. Pour moi, le monde est à la fois et toute chose et rien.

 

C'est en mourant à mon corps et au monde qu'aussitôt un étrange pouvoir me fait apercevoir la suprême conscience.

 

Vagues, écumes ou tourbillons, tout est lié à l'eau. Ainsi de l'univers : émané de soi-même, il est lié à soi.

 

Un vêtement, quand on l'observe, n'est formé que de fil.

Ainsi de l'univers, quand on l'observe : il n'est tissé que de soi-même.

 

Le jus du sucre de canne imprègne tout entier le sucre qu'il produit.

Ainsi, de l'univers : produit en moi, il est tout imprégné de moi.

 

C'est de son ignorance propre que naît le monde; mais se connaître le dissipe.

Ne pas reconnaître la corde fait apparaître un serpent, qui disparaît quand on l'a reconnue.

 

La vraie forme est lumière, je ne suis rien d'autre qu'elle.

Et lorsqu'apparaît l'univers, c'est moi qui suis visible.

 

Mais l'univers fictif, l'ignorance en moi le fait surgir, comme l'argent paraît dans la perle, le serpent dans la corde, et l'eau dans le rayon de soleil.

 

Cet univers surgi de moi, en moi se résorbera comme la jarre dans l'argile, la vague dans la mer et le bracelet dans l'or.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, pour qui nulle mort n'existe, qui, lorsque périt le monde dans sa totalité, du brin d'herbe à Brahmâ, seul demeure.

 

L'être, Je salue en moi l'être, l'être qui est unique, même s'il a un corps. Nulle part il ne va, de nulle part il vient, mais sans cesse il emplit l'univers.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, l'être ici-bas inégalé par rien, cet être qui soutient de tout temps l'univers, sans le contact du corps.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, l'être qui ne possède rien, cet être pour qui tout ce qui, en ce monde, est parole, est nourriture pour l'esprit.

 

La connaissance, le connu, le connaisseur n'ont pas d'existence réelle. L'ignorance les fait surgir tous trois dans l'être que rien n'affecte.

 

La racine du mal est la dualité. Il n'est d'autre remède que de savoir que tout objet perçu est illusoire et que seul l'être a la saveur de la pure conscience.

 

L'être est toute conscience. Mon ignorance en a construit une réplique. Même ainsi reflété, l'être est absent de toute image.

 

Pour l'être n'existe ni délivrance ni prison. Dépourvue de support, enfin l'illusion cesse. L'univers est dans l'être, sans pourtant matériellement s'y trouver.

 

L'univers et le corps ne sont rien, c'est l'évidence. L'être est pure conscience, sur quoi donc désormais divaguer ?

 

Corps, ciel et enfer, prison et liberté, et peur aussi, cela n'est que fiction en vérité. Pour l'être qui est conscience, qu'y a-t-il donc à accomplir ?

 

Même dans une foule immense, pour l'être qui perçoit, inexistante est la dualité, qui semble alors une forêt. A quoi pourrait s'arrêter l'être.

 

L'être n'est pas le corps, le corps n'appartient pas à l'être. Je ne suis pas celui qui vit, je ne suis que conscience;

 

En moi qui suis insondable océan, quand le vent de la pensée cesse, les fondements de l'univers périssent, et sans pitié pour qui spécule.

 

En moi qui suis insondable océan, les vagues de la vie naissent et se heurtent, s'ébattent et se résorbent, par leur nature propre.

 

FILE5.jpg

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:35

 

RAMANA-1OA.jpg

 

Au cours d'une conversation, un fidèle demanda :

 

-Dans le Yoga-vâsishtha, il est dit que tout ce qui survient à une personne l'est par les désirs du mental, et que c'est lui qui les crée tous.

Mais comment cela est-il possible, Bhagâvan ?

 

- Comment dites-vous ? Cela n'est-il pas décrit dans l'histoire des Dix Brahmanes ?

- Cette histoire se trouve aussi dans le Vâsishtha, répondit Bhagâvan.


Quand on le questionna sur cette histoire, Srî Bhagâvan commença de bon coeur de la raconter aux fidèles.

 

 

"Un jour Brahmâ, le Créateur, après avoir oeuvré tout le jour, alla se reposer la nuit venue.


A la fin de la nuit, il se réveilla.


Après avoir terminé ses ablutions matinales, il contempla le ciel avant de commencer son labeur quotidien de création, et vit qu'il y avait plusieurs autres mondes.

Comme il oeuvrait parfaitement à la création, il n'y avait aucune raison pour que d'autres mondes se manifestent.

 

-Quoi ! s'exclama-t-il, Les mondes qui devraient rester dormants tant que je ne les crée pas se sont manifestés !

Comment sont-ils venus à l'existence ?


Fort surpris de ce phénomène, et avec le pouvoir de son esprit, Brahmâ convoqua l"un des soleils de ces mondes et demanda :


"- Sire, comment ces mondes sont-ils venus à l'existence ?

 

Le soleil répondit : 

 

"Oh, mon Seigneur, vous êtes Brahmâ en personne. Qu'y a-t'il que vous ne sachiez pas ? Quand bien même, si vous voulez l'entendre de moi, je vous le dirai.

 

Ayant ainsi parlé, il commença de raconter ce qui suit :

 

"Seigneur, un brahmane qui vivait avec son épouse au pied du Mont Kailâsha pria Parameshvara de leur donner des enfants car ils n'en avaient pas. Aussi, par la suite, eurent-ils dix enfants.


Les enfants grandirent et étudièrent les shâstras.


Après quelques temps, les parents décédèrent et les garçons furent remplis de douleur. N'ayant pas de proches parents, ils ne pouvaient continuer d'habiter dans la demeure familiale.


Aussi gravirent-ils le Mont Kailâsha et décidèrent-ils d'y pratiquer des tapas (austérités).


Là, ils commençèrent à s'interroger sur ce qu'ils devaient faire pour se débarrasser de leurs souffrances.

 

Tout d'abord, ils pensèrent que la richesse pourrait leur apporter le bonheur, mais ils abandonnèrent l'idée car il y aurait toujours des personnes plus riches qu'eux.

Ce serait la même chose avec le pouvoir, où même avec la puissance de Mahendra (Indra, roi des Dieux).


De ce fait, ils comprirent qu'ils ne trouveraient aucun accomplissement dans chacune de ces choses.


Finalement, le plus âgé d'entre eux dit :

 

"Celui qui a crée tout cela est Brahmâ, aussi est-il le plus grand de tous. Remplis de joie à cette nouvelle, ils demandèrent :

 

"Comment peut-on réaliser l'état de Brahmâ (Brahmatvam) ?


Après avoir réfléchi un instant, l'aîné répondit :

 

"Ce n'est pas si difficile. Le mental est la cause fondamentale de tout. Aussi, asseyons-nous tous dans un lieu retiré, et concentrons le mental afin d'atteindre l'état de Brahmâ, abandonnant tout autre pensée, incluse celle du corps.


Sentez continuellement que vous êtes assis sur un lotus,

que vous êtes resplendissant, que vous créez le monde et lebrahma.jpg détruisez.

Je ferai de même.

 

Grande fut leur joie à cette idée : - Je suis Brahmâ à quatre faces. Cette pensée devint si fermement ancrée en leur mental qu'ils perdirent toute conscience de leur corps.

brahma79.jpg

Par la suite, ces mêmes corps se desséchèrent telles les feuilles mortes d'un arbre. A cause de l'intensité de leurs désirs, dix mondes se manifestèrent, car tous les dix garçons étaient devenus des Brahmâ(s).

 

 

Maintenant, la force de leurs désirs est immobile,

stable dans la chit âkâsha (conscience de Brahman).

 

 

-Je suis le soleil de l'un des dix mondes-.

 

Ce disant, le soleil revint à son lieu d'origine."

 


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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 16:20

BHAGAVAN lut à haute voix un verset du Tiruvachakam, s'adressant au mental :

 

PastedGraphic-3-copie-1.jpg

 

"O, abeille bourdonnante !

(c'est-à-dire le mental)

Pourquoi te fatigues-tu à recueillir de

minuscules particules de nectar

sur d'innombrables fleurs ?

Il en existe une où tu peux puiser

tout le nectar que tu voudras,

simplement en pensant à Lui,

en Le voyant,

ou en parlant de Lui.

Rentre en toi et

bourdonne vers Lui."

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 08:35

"Ne crois pas que ton corps est ton Soi.

Cherche l'habitant intime

(l'habitant de la caverne)

et tu seras guéri à jamais 

de la maladie de la naissance et de la mort.

RAMANA R144

La caverne est ton coeur, aussi

l'habitant est-il appelé 

DIEU ET JE SUIS CELA."

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 21:46

shankaracharya.jpgDès l'aube je me remémore cette

existence-conscience-béatitude

Qui se révèle comme l'essence du Soi dans mon coeur,

                                   ce Quatrième (état)

Au-delà (des états) de l'éveil, du rêve,

du sommeil profond ;

                                  destin des êtres libres-

C'est ce Brahman insécable qye je suis,

et non pas cet amas de molécules.

 

-------

Dès l'aube mon esprit chante Celui

que le langage ne peut décrire,

Mais qui par sa grâce donne

au langage le pouvoir de décrire

Celui que les Véda décrivent comme

"ni ceci, ci cela" 

Ce Dieu des dieux qu'on nomme "Pas Né",

"Inaltérable",

"Primordial".

ARUNACHALA 3 SRÎ SHANKARA

(Prâtah smarana, "Le Cantique de l'aube", I,II.)

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 20:08

 

1 Stable en l'état de plénitude qui brille quand tu as renoncé aux désirs,

et paisible en l'état de qui,

vivant est libre,

agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

2 Intérieurement libre de tout désir,

sans passion ni attachement actif

en toutes directions,

agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

3 De noble conduite et plein

de bienveillante tendresse,

te conformant à l'extérieur aux conventions, mais à l'intérieur libéré d'elles,

agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

4 Percevant l'évanescence de toutes les étapes et expériences de la vie,

demeure résolument en l'état transcendant sublime,

et agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !

RAMANA-R137.jpg

 

5 Sans nul attachement au fond de toi,

mais agissant en apparence

comme qui est attaché,

point brûlé au dedans,

mais au dehors plein d'ardeur,

agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

6 Extérieurement zélé en l'action mais libre en ton coeur de tout zèle,

actif à l'extérieur,

mais à l'intérieur paisible,

travaille en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

7 Sachant l'essence de tout être,

joue dans le monde comme tu le veux,

Ô Râghava !


 

8 Libre de tout égoïsme,

la pensée en repos,

lumineux au firmament de l'esprit,

à jamais sans souillure,

agis en te jouant dans le monde,

Ô Râghava !


 

9 Libéré des passions multiples,

égal parmi les pensées qui passent

et extérieurement adonné aux travaux

qui sont dans ta nature,

marche à travers la vie,

Ô Râghava !

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 23:26

  - La lumière est mon expression propre, je n'en suis pas séparé.

Quand l'univers voit le jour, c'est moi-même qui resplendis.

 

 

- Quelle merveille je suis !

Salutations à moi pour qui il n'y a pas de destruction !

Je reste tel que je suis,

même au moment de la destruction

du monde entier de Brahma jusqu'à une motte de terre

 

 

-Quelle merveille je suis !

Salutations à moi, bien qu'ayant un corps,

je suis seul,

je ne vais ni ne viens nulle part,

j'existe et ma présence pénètre tout l'univers.

 

PastedGraphic-11-copie-1.jpg

 

-Quelle merveille je suis !

Salutations à moi,

il n'y a personne d'aussi habile que moi :

j'ai engendré cet univers de toute eternité

sans même entrer en contact

avec lui par le corps !

 

 

-Quelle merveille je suis !

Salutations à moi,

qui n'a rien ou qui a tout ce qu'on peut évoquer

par la pensée ou la parole.

 

 

-Quelle merveille ! 

Je ne vois aucune dualité : 

même au milieu de la foule,

tout est devenu comme une forêt solitaire.

Où seront pour moi les occasions d'attachement ?

 

 

-Oh ! En moi qui suis l'océan sans limites,

lorsque le vent de l'esprit s'est levé,

les vagues de mondes sont immédiatement apparues.

 

-Oh ! En moi qui suis l'océan sans limites,

quand le vent du mental a cessé de souffler, 

le navire qui appartenait à ce marchand appelé

"âme individuelle"

a été malheureusement détruit.

 

 

-Que c'est merveilleux !

En moi qui suis l'océan sans limites,

les vagues des sois individuels s'élèvent spontanément,

se heurtent les unes aux autres,

et se dissolvent

de nouveau dans la masse.

 

 

L'ASTHAVAKRA-GITA


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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 09:26

 Je vivrai en paix  quand toi, ô mon esprit mental,

toi qui naissant de l'illusion paraisthayumanavar

comme en l'or l'ornement,

quand toi, ô mon esprit mental enfin mûri,

te fondras en la paix joyeuse par la contemplation

 

 

De cette merveille unique et inconnaissable

qui, dans l'étendue de sa Grâce,

maintient en ordre et en gloire l'entier univers

-essaims de globes sans nombre,

globes avec leur océans -

comme un magicien prodigieux

lançant dans l'air des balles innombrables

soutenues dans le vide espace ;

 

 

Contemplant cette paix de suprême silence

qui s'empare de ceux qui savent,

qui possèdent la connaissance

haute et parfaite et solide,

car pour eux n'a plus d'attrait

la poursuite des choses du monde ;

contemplant cette somme divine

qui rien n'exclut, où tout commence,

félicité éternelle, tranquille,

fraîcheur calme de l'être vrai ;

 

 

Contemplant encore et encore

l'Eternel, l'Etre en soi,

qui de tout le témoin et de tout l'origine

mène à la pureté suprême de la Sagesse

ceux qui les trois états dépassent

et ne veillent, ne dorment ni ne rêvent ;

-te contemplant, flamme sans tâche 

de cette lumière qui dissipe

l'ignorante vision du multiple,

mer de félicité qui ne savent atteindre

les six croyance

-et toi, ô paix ; 


 

1-avr_7.jpg

 

 

Te contemplant vaste océan de joie,

réservoir de toute vie, nectar de délices,

or resplendissant , joyau,

essence première de non-dualité

qui demeure en moi, souveraine,

radiance infinie enveloppant l'entour, 

infinitude illuminée de gloire,

Joie - ô Joie ! -

continuité qui déroule au long des sept mondes

le présent, le passé, l'éternel avenir ;

 

 

Te contemplant, harmonie qui transforme en son être

celui qui connaît Son être

radieuse félicité de qui demeure en l'éternel

tandis que tout passe alentour

bref comme l'éclair ;

Réalité secrète que les Védas eux-mêmes,

de terreur sacrée frappés,

ont déclarée inconnaissable,

que les religions innombrables

s'efforcent en vain de saisir,

et qui, pénétrant ce monde

et dans le radieux au-delà 

tous les mondes,

intangible encore demeure ;

 

 

Te contemplant,

merveille qui , en tout immanente

et de tout la trame,

encore est Toi, ô Shiva tout puissant

qu'on ne saurait décrire,

encore est Ton être, encore est cet être

et cet autre, et aussi mon être à moi ;

- contemplant, contemplant la douceur

de la conscience qui sait et qui a vu,

qu'on s'appelle aussi transcendance,

coeur des sages qui ont franchi

la dualité du jour et de la nuit,

de la mémoire et de l'oubli.

Des Védas joyau suprême, conscience absolue

plongée dans l'éternelle joie ;

 

 

-Contemplant, mon esprit,

cette non-dualité perçue,

cette éternité que même les Védas

ont déclaré ne pas connaître encor,

cette unité sans tâche et sans qualité

qui, vigilante et pourtant spontanée,

donne à ceux qui sans défaillance

en leurs coeurs dévots méditent,

protection et nourriture ;

cette intelligence, cette pure infinitude,

ce Dieu qui est, de chacun, de moi-même,

l'être vrai et bienheureux -

 

 

Et ainsi prendront fin, ô mon esprit mental,

tes défauts.

Mon vieux compagnon, ne veux-tu 

t'en retourner à ta source ?

Meurs.

Et alors par la grâce de mon Maître 

je deviendrai mon être vrai

et serai, vivant encore, libre.


22-juin-2010_24.jpg

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:38


Ecoute donc mon fils !

Celui qui a oublié sa vraie nature

naît et meurt alternativement,

tournant et retournant

dans l'incessante roue du temps,

comme une plume prise dans un tourbillon,

jusqu'à ce qu'il réalise la vraie nature du Soi.

S'il vient à voir le soi individuel et son substrat, le Soi,

alors il devient le substrat, qui est Brahman,

et échappe aux renaissances.

Si tu te connais toi-même,

aucun mal ne pourra t'arriver.

C'est à ta demande que j'ai parlé ainsi.

 

Kaivalya Navanîtam

Montages-1.jpg

 

O mon fils, éprouve toujours la non-dualité

dans le Coeur,

mais ne l'exprime jamais dans l'action.

 

La non-dualité peut s'exprimer dans les trois mondes

(de Brahma, Vishnou et Shiva),

mais sache que la non-dualité ne doit pas s'exprimer

à l'égard du Gourou.

Ulladu Nârpadu Anubandham



Sache que le pouvoir de l'intellect

et le rayonnement de ceux qui ont découvert la réalité

augmentent nécessairement,

tout comme sur cette terre, le printemps venu,

les arbres resplendissent de beauté

et de tant d'autres qualités.

Yoga Vâsishtha.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 11:42

 


A ceux qui sont en harmonie avec le Soi
et qui m'Adorent d'un fervent amour,
Je donne cette union intellective
par laquelle ils arrivent à Moi.

Pris de compassion pour eux et établi dans leur Soi,
avec la Lumière resplendissante de la Connaissance,
Je détruis leurs ténèbres nées de l'ignorance.

Chez ceux dont l'ignorance est détruite
par la Connaissance du Soi,
la connaissance, tel le soleil,
illumine Ce Suprême.

Hauts, disents-ils, sont les les sens ;
plus haut que les sens est le mental ;
et plus haut que le mental est l'intelligence ;
mais celui qui est plus haut que l'intelligence,
c'est Lui.

Sachant qu'Il est plus haut que l'intelligence,
stabilisant le soi par le Soi,
Ô toi fort en bras,
tue l'ennemi sous forme de désir,
si dur à vaincre.

Celui dont chaque entreprise est sans désir ni mobile,
dont les actions sont brûlées dans
le Feu de la Connaissance,
les savants l'appellent un Sage.

Tout alentour des Sages austères,
libre du désir et de la colère, 
qui ont assujetti leur mental
et réalisé le Soi,
irradie la Paix béatifique
de Brahman.

Je prends sur moi d'assurer
et de protéger la subsistance de ceux qui,
sans altérité, méditent sur Moi
et M'adorent et qui
sont toujours centré sur Moi.

Parmi ceux-ci le Jnâni,
qui est toujours centré 
et dont la dévotion est fixée sur l'UN,
est le plus excellent ;
parce que Je suis suprêmement 
cher au Jnâni
et que lui M'est cher.

Au terme de nombreuses existences,
le Jnâni trouve refuge en Moi,
reconnaissant que Vâsudeva est tout.
Un tel être est difficile à trouver.

L'homme qui dès ici-bas se délecte du Soi seul,
du Soi est satisfait et dans le Soi seul
se complaît,
il n'y a pour lui aucun travail à accomplir.
Pour lui il n'y a pas d'intérêt à faire
où à ne pas faire quoi que ce soit ;
pas plus qu'il ne dépend
quant à son but d'aucun des êtres.

Content de saisir ce que le destin lui apporte,
ayant passé au-delà des contraires,
affranchi de l'envie et égal 
dans le succès ou l'échec,
il n'est pas lié par ses actes.

Le Seigneur, Ô Arjuna,
réside dans le Coeur de chaque être
et Sa puissance mystérieuse fait tourner
tous les êtres disposés sur la Roue.

A lui seul rends-toi, Ô Bharata,
avec tout ton être ;
par Sa Grâce tu obiendras
certes la Paix suprême,
la Demeure Eternelle

Bhagavad-Gîtâ Sâram

 

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.