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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:53

 

 extrait d 'UN TEXTE D’ALAIN THEL

Ramana Maharishi : un sage en pays Tamoul (1879-1950),

OU LE VOYAGE DÉFINITIF.


 1 avr 3-3

 

 

Il n’est pas courant pour un gourou de conseiller aux esprits tourmentés qui se sentent fortement attirés par lui de s’abstenir de le rejoindre, de ne pas faire le voyage, d’abandonner l’idée de tout pélerinage.
Cet indice suffirait à lui seul à montrer en quoi Ramana Maharishi n’est pas un sage comme les autres, que l’on soit ou non allergique à cette forme particulière de la sagesse orientale.
D’ailleurs, le doute et le scepticisme n’ont-ils pas également un côté divin ?

 

Peu instruit, ayant peu lu, peu écrit, ce penseur est un extraordinaire Socrate indien. Il nous donne dans ses entretiens la plus fondamentale et la plus traditionnelle des conceptions indiennes du monde. En comparaison de nos idées habituelles, c’est une révolution copernicienne.


Un visiteur occidental (on retrouve parmi ceux-ci des noms connus, comme Olivier Lacombe, Paul Brunton, Evans-Wentz...), lui déclare :

 

"Savez-vous que vous seriez enfermé dans un asile psychiatrique si vous mettiez en pratique ces idées en Occident ?"


Mais il répond :

 

"Ne serait-ce pas l’asile qui serait enfermé dans ma pensée ?"

 

Pour lui, la différence entre Occident et Orient n’existe pas, n’existe plus. Ni donc l’éventuelle supériorité de l’un sur l’autre. Ni par conséquent le besoin de voyager à tout prix de l’un à l’autre, d’hésiter entre eux, d’avoir à comparer et à choisir.

 

Les interlocuteurs du Sage sont d’une variété peu commune : il y a parmi eux des enfants et des chenapans ; des érudits indiens et des hommes de science étrangers ; des femmes qui tiennent leur bébé mort dans leurs bras, des maris qui viennent de perdre leur femme ; des vieillards qui vont mourir ; des fous, des malades ; de riches commerçants, de pauvres gens ; des musulmans, des hindouistes ou des chrétiens ; des policiers, des fonctionnaires qui viennent enquêter ; sans oublier les gens ordinaires, quelques paons, des mangoustes et autres animaux.

 

Infiniment variées sont les questions ; infiniment diverses sont les réponses. Il est ainsi possible, dans ces longs dialogues d’accouchement socratique, de déceler à la longue le principe immobile qui permet à la toupie de rester droite, tranquille, à travers toutes les nuances et les légères inclinaisons d’un esprit à la fois ferme et flexible qui s’adapte infatigablement à cet autre esprit en train de chercher et de questionner face à lui.

 

Certes, en tous domaines, les conseils abondent : manger peu et de la nourriture légère, portant à la spiritualité (sattvique), si possible végétarienne ; ou bien, la meilleure des postures du yoga est la posture aisée, naturelle, le repos de l’esprit en lui-même.

Mais son yoga privilégié est le plus difficile et le plus royal qui soit : celui de la connaissance, de la discrimination de l’esprit (âtman-vichâra : la méthode de la recherche de ce que l’on peut traduire par le Soi, ou l’Ame : Atman).

 

Ramana Maharishi tente de nous hisser au-delà de l’opposition "intérieur de notre corps-extérieur de notre corps". Sortir de son corps, même si peu que ce soit, est au début effrayant, mais à ce vertige, le yoga permet de s’habituer. S’il existe une objectivité absolue, elle se situe sur ce terrain où les certitudes ordinaires chancellent, où la contradiction sujet-objet n’est qu’une étape sur le sentier, car la nature, plus rusée et tortueuse que ne le sera jamais notre intelligence, se joue de toutes les apories où l’esprit l’humain s’empêtre.

 

Photos-favorites.jpg

 

L’un des Leitmotiv du sage est une interrogation sur le sommeil.
Le bonheur du coucher n’est pas une totale inconscience et ce reste d’existence constitue le substrat qu’il faut retrouver dans la veille.

 

Si l’Orient et l’Occident sont les deux hémisphères, les deux hémistiches du monde, le cerveau de la planète est leur somme, l’alexandrin entier. Que l’on soit tenté par le voyage intérieur ou le voyage extérieur, il faut à un certain moment unir l’un à l’autre.

Un autre thème récurrent de Ramana Maharishi est l’inexistence du mental.
Si l’on cherche à le saisir par lui-même, capture qui est peut-être le défi fou de la philosophie occidentale - élucider le mental par le mental - on s’aperçoit qu’il n’existe pas, qu’il se dérobe, s’esquive, fuit sans cesse la prise, tel un voleur criant "au voleur !"

 

Ramana Maharishi, gourou paradoxal et atypique, anti-gourou, conseille de ne pas se rendre à son ashram. La destination du voyage est là déjà, en nous, autour de nous, tout près de nous. Souvent l’on passe et repasse devant la porte que l’on cherche. Cervantès nous le dit : "une porte se referme, une autre s’ouvre". Et au soleil de midi, Sancho Pança se roule dans l’herbe en riant devant son maître.


Alain Thel

http://ermitage.ouvaton.org/spip.php?article772

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 20:06

 

Quelqu'un qui prétendait avoir été un disciple de Shri Maharshi avait intenté un procès, revendiquant le poste d'administrateur de l'ashram.

 

Shri Maharshi fut convoqué  devant une commission d'enquête. Il y avait foule, mais la procédure se déroula sans incident dans la pièce située au nord-est de l'ashram.

 

 

2.jpg

 

Voici quelques  extraits des réponses, spontanées mais calmes, de Shri Bhagavan.

 

QUESTION : A quel Ashrama appartient Shri Bhagavan ?

 

RAMANA MAHARSHI : A l'atyâshrâma

 

Q : Qu'est-ce que c'est ?

 

R.M : Il est au-delà  des quatre étapes de la vie, communément appelés âshrama.

 

Q : Est-il reconnu par les shâstra ? (Ecritures)

 

R.M: Oui, il y est mentionné.

 

Q : Y'a-t-il d'autres hommes du même genre que vous ?

 

R.M : C'est bien possible.

 

Q : Et dans le passé ?

 

R.M : Shuka, Rishabha, Jada  Bharata et d'autres encore.

 

Q : Très jeune, vous avez quitté votre foyer parce que vous n'aviez aucun attachement ni pour votre famille ni pour les biens matériels. Que doit-on en conclure ?

 

R.M : Je ne les recherche pas. Les biens m'ont été imposés. Je ne les aime ni ne les déteste.

 

Q : Vous ont-ils été donnés ?

 

R.M : Ils sont donnés au Swâmi, quel qu'il soit. Les gens du monde considèrent le Swâmi comme étant un corps. Il s'agit de ce corps-là. Il se réduit à moi-même.

 

Q : Par conséquent, l'attachement aux biens est de nouveau créé. N'est-ce pas ?

 

R.M : Je ne les déteste pas - c'est tout ce que j'ai dit.

 

Q : Sur le plan pratique cela revient à ce que j'ai dit.

 

R.M : De la même façon que nous vivons et nous nous occupons des affaires de tous les jours.

 

Q : Donnez-vous un upadesha (enseignement )? En avez-vous déjà donné ?

 

R.M : Les visiteurs posent des questions. J'y réponds du mieux que je peux. Ils peuvent donner le sens qu'ils veulent à mes paroles.

 

Q : Est-ce un upadesha ?

 

R.M : Comment puis-je dire de quelle façon les visiteurs le prennent ?

 

Q : Avez-vous des disciples ?

 

R.M : Je ne donne pas d'upadesha de manière cérémonielle, telle que, par exemple, se munir d'un kumbha (pot), faire des pûjâ (cultes) et chuchoter à l'oreille des gens.


Toute personne peut se désigner comme étant mon disciple. Quant à moi, je ne considère personne comme mon disciple. Je n'ai jamais cherché l'upadesha de qui que ce soit et je ne donne pas d'upadesha rituel. Si les gens se considèrent comme mes disciples, je ne l'approuve ni le désapprouve.


Pour moi, ils sont tous semblables. Ils s'estiment suffisamment qualifiés pour être appelés disciples. Que puis-je leur dire ? Je ne me considère pas moi-même comme un disciple ni comme un guru.

 

Q : Comment se fait-il que vous ayez approuvé la construction de Skandâshramam sur la Colline, sur un terrain appartenant au Temple, sans en avoir obtenu préalablement l'autorisation des autorités ?

 

R.M : J'ai été guidé par le même Pouvoir qui m'avait poussé à venir ici et à résider sur la Colline.

 

Q : Quand vous avez jeté votre argent et le reste une heure à peine après votre arrivée ici, c'était parce que vous ne désiriez garder aucun bien. Vous ne touchez jamais d'argent. Après votre arrivée ici et pendant plusieurs années, il n'y eut aucune possession. Comment se fait-il qu'aujourd'hui des dons soient acceptés par l'ashram ?

 

R.M : Cette pratique s'est introduite plus tard, quand quelques personnes se sont associées et ont commencé à se servir de mon nom pour réunir des fonds. Je ne les ai ni encouragées ni découragées. Et cela continue ainsi.

 

Un homme quitte l'ashram, un autre le remplace , mais cette habitude subsiste toujours . Je ne désire pas que des donations soient acceptées, mais les gens ne tiennent pas compte de ce conseil. Comme je ne veux pas donner de conseils inutiles, je préfère ne pas intervenir. Ainsi l'argent arrive et les biens s'accroissent automatiquement.

 

Q : Pourquoi ne signez-vous pas de votre nom ?

 

R.M : L'auteur du livre Self-Realization a déjà fourni la réponse à cette question. De plus, par quel nom suis-je connu ? Je l'ignore moi-même. Depuis mon arrivée ici et suivant les époques, les gens m'ont donné plusieurs noms. Si je signais sous un seul nom, certaines personnes ne comprendraient pas. C'est pourquoi, à ceux qui me demandent des autographes, j'explique que si j'en accordais, leur authenticité serait souvent mise en doute.

 


 

Q : Vous ne touchez ni l'argent ni les offrandes je présume ?

 

R.M : Les gens placent parfois des fruits entre mes mains. Ceux -ci je les touche.

 

Q : Si vous recevez cette sorte d'offrande, pourquoi ne recevriez-vous pas aussi de l'argent ?

 

R.M : Je ne peux pas manger l'argent. Qu'en ferais-je ? Pourquoi prendre ce dont je n'ai que faire ?

 

Q : Pourquoi les visiteurs s'arrêtent-ils à l'ashram ?

 

R.M : Ils doivent savoir pourquoi.

 

Q : Je suppose que vous n'avez aucune objection à ce qu'on vienne et séjourne à l'ashram.

 

R.M : Aucune

 

Q : Vous n'avez également pas d'objection à faire sur la durée de leur séjour ?

 

R.M : Non, si je ne trouvais pas cela agréable, je m'en irais ailleurs. C'est tout.

 

Le lendemain, un fidèle lui demanda si l'interrogatoire par la commission ne lui avait pas causé trop de tension.

 

R.M : Etant donné que je ne me suis pas servi de mon mental, il n'y a pas eu de tension. Qu'ils m'examinent pendant mille journées de suite. Cela m'est égal.

 

jh 083 bust 


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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

 

Le jour de la "Vision de Shiva", est l'une des fêtes que les Saivites célèbrent avec une grande dévotion, car elle commémore la manifestation Shiva même à ses fidèles, en tant que Nataraja, c'est-à-dire la danse cosmique de la création et la dissolution de l'univers.40

 

Ce jour là, en 1879, il faisait encore nuit quand les disciples de Shiva, qui habitaient la petite ville de Tiruchuzhi, dans le pays de Tamil, au sud de l'Inde, quittèrent leurs maisons pour suivre, pieds nus, les routes poussiéreuses en direction du bassin du temple.

 

La tradition veut en effet que les fidèles se baignent à l'aube.

 

Dans le temple, la statue de Shiva couronnée de fleurs est portée en procession toute la nuit et tout le jour, au bruit du tambour et des conques , et au chant des hymnes sacrés.

 

La procession s'arrêta à une heure du matin, mais l'Arudra Darshan continuait encore, car la journée hindoue va de l'aube à l'aube et non de minuit à minuit. L'idole de Shiva réintégra le temple au moment précis où, dans la demeure de Sundaram Ayyar et de sa femme Alagammal, naissait l'enfant Venkataraman.

 

C'est en cet enfant que devait se manifester Shiva en tant que Sri Ramana.

 

Ramana maharshi on Mind

 

Les fêtes hindoues varient avec les phases de la Lune.

Cette année l'Arudra Darshan tomba le 29 décembre, de sorte que l'enfant vint au monde un peu plus tard, aussi bien pour le jour que pour la période de l'année, que le divin enfant de Bethléem deux mille ans plus tôt.

 

La même coïncidence marqua également la fin de l'existence terrestre de Sri Ramana, car il mourut dans la soirée du 14 avril, un peu plus tard, selon l'heure et le jour, que l'après-midi du Vendredi Saint.

 

Les deux époques sont caractéristiques : Minuit et le Soltisce d'hiver marquent le temps où le Soleil redonne sa lumière au monde.

A l'équinoxe du Printemps, la durée du jour égale celle de la nuit et commence à la dépasser.

 

Ce 30 décembre 1879 dans le village de Tiruchuzhi, au nord-est du temple dédié à Shiva, se trouvait la maison de Sundaram Iyer (avocat).

Son épouse, Alagamma, était en train d'accoucher.

Il était une heure du matin. Dans la chambre se trouvait une voisine, une vieille femme presque aveugle.

Soudain, elle vit apparaître une lumière et s'écria :

 

"Celui qui vient de naître est sûrement un être divin."

Paroles prophétiques.

 

Bhagavan parlait rarement de son père,mais le peu qu'il en a dit est intéressant :Bhagavansfather.jpg


Il disait :

 

Mon père était un homme courageux et généreux.

Jour et nuit, sa maison  était remplie de visiteurs, de pauvres et d'indigents. Il ne refusait jamais de servir à manger à quelqu'un. Partout où son travail l'amenait, les magistrats lui témoignaient le plus grand respect. Il était tellement renommé pour sa droiture que les deux partis, accusés et plaignants, s'adressaient à lui pour les représenter ! Et en plusieurs occasions, il réussit à réconcilier les deux camps.

 

Sundaram et Alagamma formaient un couple très uni, auquel Sri Ramana a rendu hommage dans ces vers :

 

"Ô Arunachala ! puissions-nous, toi et moi, comme Alagu et Sundara, devenir et demeurer inséparables."

 

En Inde, deux êtres sont reconnus comme ayant "brûlé" toutes les étapes :


jh_020_bust.jpgRâmana Mahârshi et Mâ Ânanda Moyî.ma_ananda_moyi.jpg

 

Dès leur naissance, tous deux étaient déjà établis en brahmânanda,

la félicité en l'Absolu.

 

"Oui, je suis la Vie.

Si l'on ouvre la fenêtre,

la lumière illumine toute la pièce.

Point n'est besoin d'aller  dehors 

à sa rencontre ou de l'amener chez soi.

Tout ce qu'il y a à faire,

c'est d'ouvrir grand la fenêtre". 

 

22 juin 2010 24

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 14:04

 

Le soi est silence, imperceptible par les sens

et inconcevable par l'intellect.

C'est cette présence absolue qui seule Est et demeure immuable.

Tandis que tout se forme, se transforme et se déforme dans l'univers,

"Cela" ne meurt pas, ne nait pas et demeure en chacun.

 

       

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:38

SUCCESSION



Longtemps avant le Mahanirvana, un testament avait été établi pour définir la manière dont l'Ashram devrait être dirigé après la disparition physique du Maharshi.

 

PastedGraphic-2

Celui-ci l'avait lu avec la plus grande attention et semblait avoir donné son approbation.

Les trois points principaux étaient les suivants :

  1. La puja devait être célébrée sur le tombeau du Maître et sur celui de sa mère.


  2. L'Ashram devait demeurer un centre spirituel.


  3. Il serait d'abord placé sous la direction de Niranjanananda Swami (frère cadet du Maharshi), puis du fils de ce dernier, Venkataraman, et par la suite des membres de la famille. Cette succession héréditaire ne fut pas sans soulever d'opposition.


    23



SRI NIRANJANANANDA SWAMI (1885-1953)



Sri Niranjanananda Swami (familièrement appelé Chinnaswami, « Swami junior »), frère cadet du Maharshi, rejoignit ce dernier en 1917.

Veuf, il prit les voeux monastiques et décida de consacrer entièrement sa vie au service de Sri Ramana.


En 1930, il fut nommé sarvadhikari (manager, directeur) dePHOTO-16.jpg l'Ashram.

Jusqu'à sa mort, au début de 1953, il travailla sans relâche et avec une dévotion exemplaire pour le bénéfice de l'Ashram.


C'est à ses efforts inlassables que l'on doit l'existence de l'Ashram tel qu'il est actuellement, efforts dont le couronnement fut l'érection du magnifique temple dédié à sa mère.


Il acheta au nom de l'Ashram la maison paternelle de Tiruchuli où était né le Maharshi et la transforma en un temple baptisé « Sundara Mandiram ».


Il acquit également la maison de Madurai où le Maharshi avait réalisé sa nature véritable, maison qui devint elle aussi un temple, baptisé « Sri Ramana Mandiram ».



Niranjanananda Swami fut profondément affecté par le décès du Maître ; le soleil qui éclairait sa vie s'était couché, le laissant dans les ténèbres.

Atteint d'une maladie de coeur, il constitua en juin 1950 un comité de direction pour l'aider dans sa tâche.



La disparition de sa soeur, Alamelu, en janvier 1953, fut un nouveau coup très dur pour Niranjanananda Swami. Il perdit la volonté de vivre et mourut moins d'un mois après elle, le 29 janvier 1953.

Peu avant sa mort, il appela auprès de lui son fils Venkataraman,PHOTO-17.jpg d'autres membres de sa famille et ses proches collaborateurs.

Dans le dernier message qu'il donna à son fils, il disait :


« Tout ce qui se trouve à l'Ashram appartient à Bhagavan. Prenez-en grand soin. Consacrez-vous de tout votre coeur au service de Bhagavan et en échange il vous dispensera toute sa grâce ».



T.N Venkataraman reprit donc le flambeau, devenant président du conseil de direction. En dépit des obstacles et des difficultés de toutes sortes, il parvint à assurer la survie de l'Ashram afin que tous ceux qui le désiraient puissent continuer à venir y recevoir les bénédictions de Sri Ramana.


Après 42 ans passés à la tête de l'Ashram, il se retira en 1994 et devint sannyasin, sous le nom de Swami Ramananda.


C'est son fils aîné, Sri V.S Ramanan, qui lui a succédé.

 

 

 

 

« Chacun doit être libre de suivre son propre chemin, celui pour lequel il est fait.

Vouloir le convertir par la violence n'est pas juste.

Le Guru accompagnera le disciple sur la voie qui lui est propre et le moment venu l'orientera peu à peu vers la voie suprême.

 

 

PHOTO-21.jpg

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 22:15

Au cours d'une conversation sur la vie de Sri Ramana à Madurai, le Maharshi se souvint :

RAMANA-RAM-1-copie-1.jpg

-"si ma tante commençait de préparer des appalam ou autre, elle m'appelait et me demandait d'abord de poser (d'imposer) mes mains dessus. Elle avait une confiance totale en moi, car je faisais tout ce qu'elle me demandait et je ne mentais jamais.

Je n'ai dû dire qu'un seul mensonge, et ce fut quand je vins ici."


 

Un dévot dit alors : - "Cela signifie que pour accomplir de grandes choses, un mensonge doit parfois être fait !"


 

Sri Bhagavan répondit : - "Oui, Quand cela est pour le salut du monde (loka-sangraha) et quand la situation présente l'exige, il doit en être ainsi. Cela ne peut être autrement.

La question de mentir se pose-t-elle encore ? Certains évènements vous poussent à agir ainsi.

Tant qu'il y a un dessein, il y a un besoin d'action.

Quand qu'il n'y a pas de dessein, nous pouvons éviter l'action.

 

Dans l'histoire du Sage et du Chasseur dans le Yoga-Vâsishtha, le Sage le démontre.

 

_Quelle est cette histoire ? demanda le dévot.

 

"Dans une forêt, un Sage était assis sans bouger, en silence. Toutefois, ses yeux étaient ouverts. Un chasseur, ayant blessé un daim qui s'enfuyait et qu'il poursuivait, vit le Sage et s'arrêta.

Le daim était passé devant le Sage, et s'était réfugié dans un bosquet voisin. Le chasseur ne pouvait le voir, aussi demanda-t-il au Sage :


- Swâmi, mon daim s'est enfui dans cette direction.

Je vous en prie, dites-moi exactement où il est parti.


Le Sage répondit qu'il ne savait pas.


Le chasseur s'exclama :


- Il est juste passé devant vous ! Vos yeux étaient grands ouverts, comment pouvez-vous dire que vous n'avez rien vu ?


A cela le Sage répondit :


-Oh, mon ami ! Nous sommes dans la forêt de l'égalité universelle. Nous n'avons pas  de sens de l'ego (Ahamkâra).


Et si nous ne l'avons pas, personne ne fait quoi que ce soit en ce monde. Cet ahamkâra est le mental. C'est lui qui accomplit toutes les choses. Il met aussi en action tous les organes sensoriels. En vérité, le mental n'existe pas ; il a disparu depuis longtemps.

 

Les trois états de veille, de rêve et de profond sommeil n'existent pas. Nous sommes établis dans le quatrième état de conscience de turiyâ. Dans cet état transcendant, rien n'est vu par qui que ce soit. Cela étant, que pouvons-nous dire sur votre daim ?


incapable de comprendre ce que lui disait le Sage, le chasseur poursuivit son chemin, pensant que ses paroles étaient celles d'un fou".

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 00:17

 

Dans le monde entier, des disciples écrivent à Sri Bhagavan.

 

Celui-ci lit toutes les lettres soigneusement ; il examine même l'adresse et le timbre.

RAMANA-113.jpg

 

Il y a une lettre qui porte seulement comme adresse :

"LE MAHARICHI AUX INDES".


Un disciple d'Amérique a envoyé un paquet de graines à semer dans le jardin de l'Ashram.

 

S'il a reçu des nouvelles d'un disciple, qui a des amis dans la salle, il les transmettra à ces amis.

 

Sri Bhagavan ne répond pas lui-même aux lettres.

En effet, le Jnani n'a point de parenté, pas de nom par lequel signer.

On écrit les réponses dans les bureaux de l'Ashram, et on les soumet à Sri Bhagavan pour qu'il puisse désigner ce qu'il y trouve d'imparfait, ou s'il est nécessaire d'ajouter quelque détail particulier ou personnel.

Mais dans l'ensemble, ses instructions sont si simples qu'un disciple apprend sans peine à les répéter.

 

C'est sa grâce cachée derrière les paroles qu'il est seul à pouvoir donner.

 

Après que la question des lettres est réglée, il arrive que tout le monde garde le silence, mais ce silence n'a rien de tendu.

 

Il répand la paix.

RAMANA-103-copie-1.jpg

 

Peut-être quelqu'un vient-il prendre congé de Sri Bhagavan.

 

C'est une femme qui s'en va, les yeux pleins de larmes, et le regard lumineux de Sri Bhagavan lui infuse l'amour et la force.

 

Comment dépeindre ses yeux ?

 

Rien qu'à les voir, on sent que toute la misère du monde, tous les combats du passé de chacun, tous les problèmes de l'esprit, disparaissent comme des miasmes délétères, devant la tranquille réalité de la paix.

 

Point n'est besoin de paroles.

 

La grâce de Sri Bhagavan bouleverse le coeur, de sorte que le Gourou extérieur nous incite à prendre conscience du Guru qui réside au dedans de nous.

 


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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:33


Un Swami, nommé Padmanabha, connu aussi sous le nom de Jataï Swami à cause de ses cheveux emmêlés, avait réuni un Ashram sur la montagne et y conservait un certain nombre d'ouvrages sanscrits, qui traitaient de la connaissance spirituelle et des sciences appliquées ayant une base spirituelle, comme par exemple l'ayurvéda (médecine traditionnelle hindoue).


Sri Bhagavan allait voir Padmanabha Swami et jetait un coup d'oeil sur ses livres. Il en saisissait immédiatement le contenu et le fixait si bien dans sa mémoire qu'il pouvait non seulement le répéter, mais encore citer le chapitre et le verset où se trouvait chaque passage.

Padmanabha Swami en appelait souvent à son autorité quand s'élevait une discussion sur un point de doctrine.


PastedGraphic-2-copie-1.jpg


Il est dit, dans les Puranas, que sur le versant septentrional d'Arunachala, près du sommet, un sidda Purusha (sage doué de pouvoirs surnaturels), connu sous le nom de Aruna-Giri Yogi, est assis sous un bananier, en un lieu presque inaccessible.

Il enseigne en silence. Un sanctuaire, ou mantapam, lui est dédié, dans le Grand Temple d'Arunachala.


L'histoire prétend que la grâce d'Arunachala, qui guide les hommes à travers la mouna diksha (initiation silencieuse) sur le sentier de la recherche de soi-même menant à la délivrance, est devenue inaccessible aux hommes de cet âge d'obscurité spirituelle, bien qu'elle reste toujours agissante.


Le sens symbolique de ce récit ne le rend pas moins littéralement vrai.


Il arriva, vers 1906, que Sri Bhagavan, suivant le lit d'un torrent desséché sur la pente nord de la montagne aperçut une énorme feuille de bananier, assez grande pour qu'on y servît un repas. Il présuma que la feuille avait dû être apportée en ce lieu par les eaux, et il eut envie de voir l'arbre qui portait de semblables feuilles.

Ayant escaladé le lit du torrent, il atteignit, après une rude montée, un endroit d'où il put apercevoir un grand rocher plat, et, sur ce rocher, le bananier qu'il cherchait.

C'était un arbre immense, au feuillage vert sombre.


Sri Bhagavan resta stupéfait de voir un arbre pareil croître sur ce qui semblait être le rocher nu.


Il continua à monter, mais en s'approchant il heurta du pied un nid de guêpes. Les guêpes, furieuses, attaquèrent la jambe coupable. Sri Bhagavan resta immobile jusqu'à ce que la vengeance fût accomplie, l'acceptant comme une juste punition puisqu'il avait détruit le nid.

Mais il considéra l'incident comme un signe de ne pas poursuivre le chemin, et il revint à la grotte.


PastedGraphic-3


Ses fidèles, que sa longue absence avait inquiétés, furent épouvantés à la vue de sa jambe enflée et envenimée.

Sri Bhagavan indique plus tard l'emplacement de ce bananier presque inaccessible, mais il ne fit plus aucune tentative pour l'atteindre, décourageant ses adeptes de se mettre à sa recherche.


Un groupe de fidèles, qui comptait parmi ses membres anglais du nom de Thomson, résolut un jour de trouver l'arbre.


Après une escalade plutôt téméraire, les grimpeurs se trouvèrent dans une situation si précaire qu'ils n'osaient plus ni monter, ni descendre. Ils implorèrent Sri Bhagavan de venir à leur aide, et finirent par rentrer sains et saufs à l'Ashram.


D'autres firent la même tentative, mais également sans succès.


Alors même que Sri Bhagavan désapprouvait un acte quelconque, il était fort rare qu'il le défendit explicitement.


La compréhension de ce qui était approprié, ou non, devait être une compréhension intérieure. Dans le cas présent, une tentative faite par les disciples pour réussir dans une entreprise à laquelle le maître avait renoncé, n'était certes pas appropriée.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:42

 

K.Venkataraman (décédé en 1994) venait d'une famille entièrement dévouée à Bhagavan, en particulier sa grand-mère, Echammal, et sa mère, Chellama.


Dès son plus jeune âge, Ramanan" a bénéficié de la protection de Bhagavan.


RAMANA-23.jpg

BHAGAVAN, LES DEVOTS, LE PETIT RAMANA

 

EN 1931, alors qu'il était âgé de onze ans, il s'en alla au temple pour assister à la puja.

Avant de pénétrer dans le sanctuaire, il décida de prendre un bain dans la pièce d'eau qui se trouvait dans l'enceinte du temple. Il descendit les marches et entra dans l'eau prudemment car il ne savait pas nager.

 

Malgré tout il glissa et se retrouva en eau profonde.

Au prix d'efforts désespérés, il fit surface à plusieurs reprises et appela au secours.

Mais personne ne le vit.

 

Après sa troisième tentative, il sombra.

 

Soudain, il vit dans sa tête une lumière éclatante au milieu de laquelle brillait le visage de Sri Bhagavan .

Ce phénomène fut aussi bref qu'un éclair. Il sentit ensuite quelque chose qui l'attrapait par les chevilles et l'éclair perçu précédemment se reproduisit.

A ce moment, l'enfant perdit conscience.

 

Quand, il revint à lui, il se trouvait sur les marches de la pièce d'eau 

(appelée Gange de Shiva).

 

Il demanda aux gens qui l'entouraient ce qui s'était passé. On lui dit qu'un vieillard s'était jeté à l'eau, l'avait ramené à la surface et l'avait étendu sur les marches, avant de disparaître aussi mystérieusement qu'il était apparu.

 

L'enfant rentra chez sa grand-mère et ne souffla mot de l'accident.

Le lendemain matin, il se rendit avec elle à l'Ashram comme d'habitude et se prosterna devant Sri Bhagavan.

 

Bhagavan le regarda et lui demanda quelle était la profondeur du

"Gange de Shiva". L'enfant ne comprit pas le sens de cette question et sortit du Hall sans rien dire.

 

Plus tard, quand il fut âgé, il réalisa que son sauveur n'était rien autre que Sri Bhagavan lui-même.


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 15:32
Bhagavan n'aimait pas que les dévots lui témoignent une attention spéciale

Annamalaï Swâmî raconte :

"J'étais dehors en plein soleil, en train de surveiller le déchargement d'un arrivage de plâtre. J'avais un parapluie pour me protéger du soleil et des lunettes noires pour me protéger de la poussière.
Quand Bhagavan vint voir ce que je faisais, j'enlevai mes sandales et refermai mon parapluie en signe de respect.

Bhagavan me réprimanda aussitôt:

"Pourquoi faites-vous cela quand vous me voyez ? Pourquoi m'accordez-vous une attention spéciale ? Ces choses ont pour objet de vous protéger du soleil et de la poussière. Je ne viendrai vous voir à l'avenir que si vous me promettez de garder votre parapluie ouvert et vos sandales aux pieds."

Une autre fois où je dirigeais le travail de la salle à manger, je me rendis compte que mon ego se renforçait beaucoup.
Une sensation involontaire de fierté et d'accomplissement s'emparait de moi.

"Je suis responsable de tout ceci ! C'est moi seul qui dirige cet important travail ! "

Tandis que des pensées fortes m'assaillaient, Bhagavan vint me voir. Pendant qu'il s'approchait, je vis un nuage noir ressemblant à une ombre quitter mon corps et constatai aussitôt que mes pensées égotistes s'en étaient allées avec le nuage. Je parlai à Bhagavan de cet étrange événement.

Il confirma que quelque chose d'inhabituel s'était produit en citant un proverbe tamil bien connu :

"Les mauvais esprits s'en vont quand ils voient le prêtre."

Souvent, pendant le travail de construction de l'ashram, Bhagavan venait s'asseoir sur une pierre et dirigeait les opérations. Parfois, il se joignait même à nous



Il disait souvent :

"Quand je suis dehors, je me porte mieux. Ce sofa de deux mêtres de long sur lequel vous me faites asseoir est comme une prison pour moi".
                                          Les travaux de l'ashram

Bhagavan passait souvent des heures en notre compagnie.
Quand il était d'humeur à superviser, il ne retournait dans le Hall que si on lui disait que de nouveaux dévots étaient venus pour son darshan.

Je me souviens d'une fois où Bhagavan aperçut Madhava Swâmî qui venait vers nous . Il venait dire à Bhagavan que de nouvelles personnes étaient arrivées.

Bhagavan se tourna vers moi et dit :

"Voilà un nouveau mandat d'arrestation qui arrive. Je dois retourner en prison".

Bhagavan accueillait toujours de bon coeur une occasion de se joindre au travail.

"Je le fais parce que j'ai besoin d'exercice et si je travaille un peu mon corps sera plus robuste" disait-il.

Il se maintenait en bonne santé en allant régulièrement faire des promenades dans la montagne. Il faisait ces promenades fréquentes pour améliorer sa digestion et pour soulager la raideur de ses genoux.
Bhagavan avait des enflures et des douleurs rhumatismales aux genoux. Avec les années, le problème ne fit que s'aggraver.

A ce propos, Bhagavan répétait souvent la même plaisanterie, il disait :

"Hanuman s'est saisi des pieds de Râma, tandis que son père s'est saisi des miens".

Dans la mythologie hindoue, le père d'Hanuman est vâyu, le dieu du vent. Hanuman, le singe-roi, est un des plus éminents dévots de Râma. En tamil on dit toujours qu'il y a du vent dans la jambe quand elle commence à enfler.

Bhagavan autorisait ses serviteurs à le masser, mais il croyait davantage aux vertus de l'exercice pour soulager ses douleurs.

Il disait :
"Si je ne fais pas une promenade chaque jour, il va y avoir de la douleur dans les jambes."

Il y avait un autre genre d'exercice auquel Bhagavan aimait s'adonner : fabriquer des bâtons pour la promenade.
Un jour, je le vis en faire plusieurs de manière très énergique. Il nettoya d'abord la surface extérieure de ces bâtons  avec un petit couteau, puis les frotta avec des morceaux de verre et paracheva le travail en les lissant avec une feuille.
La sciure se déposait sur tout son corps. Une partie restait là où elle tombait.
D'autres particules étaient emportées par de petits ruissellements de sueur qui coulaient sur son corps.

J'essayai de l'éventer, mais Bhagavan m'arrêta en disant :

"Je travaille pour produire cette sueur. Quand on laisse couler la sueur sans l'entraver, le corps s'assainit. Si vous éventez comme cela, toute la sueur va partir."

Habituellement, quand des gens commençaient à l'éventer, Bhagavan leur disait d'arrêter.

Certains dévots comme Mudaliar Patti, étaient cependant très opiniâtres dans leurs tentatives. Un jour, au milieu de l'été, alors que le corps de Bhagavan brillait de sueur, je vis celui-ci,arracher un éventail des mains de Mudaliar Patti parce qu'elle essayait subrepticement de l'éventer. Il lui avait déjà dit :
 "Pas d'éventail ! " quelques minutes plus tôt.

Tandis qu'il prenait l'éventail, il répéta sa réprimande habituelle :

"C'est bon pour le corps de transpirer librement. Pourquoi essayez-vous d'interrompre la transpiration en m'éventant?".

Certains pensent que l'ashram s'est développé spontanément autour de Bhagavan, sans intervention de sa part.
Ils n'auraient guère tardé à changer d'idée s'ils avaient vu Bhagavan à l'oeuvre dans les années 1930.
C'était Bhagavan, et Bhagavan seul, qui,décidait quand il fallait construire des bâtiments, où et à quelle échelle il fallait les construire, quels matériaux il fallait utiliser, et qui serait responsable de la construction.
                                  

Bhagavan disait :

 "Je ne suis concerné par aucune des activités qui ont lieu ici. Je ne suis que le témoin de tout ce qui arrive".
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.