Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:55

 

BHAGAVAN NOUS PARLE DE LA MEDITATION

 

PastedGraphic-1-copie-4.jpg

 

Il n'existe pas de Dieu qui vous soit extérieur, et par conséquent pas d'épreuves qui vous soient envoyées.

Ce que vous prenez pour une épreuve ou pour une maladie due aux pratiques spirituelles, c'est en réalité la tension à laquelle est soumis le système nerveux.


L'esprit, qui jusqu'ici utilisait les nadis pour percevoir les objets extérieurs, se maintenant ainsi en contact avec les organes de perception, doit à présent rompre ce lien, ce qui crée souvent une tension qui s'accompagne de douleurs.


Si vous continuez à méditer en ne pensant qu'à votre véritable nature où à la Réalisation, tout ceci disparaîtra.

Il n'y a pas de remède que cette union permanente (yoga) avec Dieu, avec le Soi (atman).

 

Au sens propre, la méditation consiste à rester fixé dans le Soi. Mais on appelle aussi méditation l'effort fourni en vue d'écarter les pensées qui se manifestent dans l'esprit. Soyez ce que vous êtes. Tel est le but. 

 

Il est bien de méditer au petit matin, car c'est le moment où l'esprit est encore frais, où ni les pensées, ni les soucis ne l'agitent.


Il faut bien comprendre que la méditation ne se pratique pas uniquement dans une posture particulière, à des périodes fixes, ou dans certaines conditions.


Toutes ces règles en ce qui concerne les heures consacrées à la méditation, etc., sont uniquement pour les débutants.


Le moment viendra où vous direz : "J'ai abandonné la méditation", parce que vous aurez alors compris que l'idée même de méditer implique la dualité, c'est-à-dire un méditant et un objet de méditation ; vous vous placerez au point de vue du Soi, lequel n'a pas besoin de méditer.

 

Vous pouvez méditer les yeux ouverts ou fermés, selon votre préférence. C'est l'esprit qui se sert des yeux pour regarder à  l'extérieur ; s'il est intériorisé, il ne peut rien voir, même si les yeux sont ouverts. Il en va de même avec les sons. On les entend quand on leur prête attention ; mais on ne les entend plus si l'on maintient l'attention sur le Soi intérieur.

 

Quand notre attention est dirigée vers les objets et les pensées, l'esprit n'a conscience que de cela. C'est notre état actuel. Mais quand nous ne prêtons attention qu'au Soi intérieur, nous n'avons plus conscience que de lui. Tout n'est donc qu'une question d'attention. Cela fait si longtemps que notre esprit se préoccupe des objets extérieurs que ces derniers l'ont réduit en esclavage et le promènent où ils veulent.

 

Qui médite ? Posez-vous d'abord cette question. Soyez le méditant. Alors la méditation devient inutile.

 

Dès que vous commencez à méditer, les pensées vous envahissent et menacent d'engloutir celle qui fait l'objet de votre méditation.. Cette dernière doit être renforcée par une pratique répétée. C'est un combat auquel on ne peut échapper.


La paix intérieur naît de la contemplation, quand les pensées ont disparu. Quand on a pris l'habitude, on ne peut plus se passer de la méditation. Elle se poursuit automatiquement même lorsqu'on travaille, que l'on s'amuse ou que l'on est endormi. Il faut en faire une habitude profondément enracinée; elle doit devenir naturelle.


On peut former l'image mentale d'une divinité et la prendre pour objet de méditation, tant que l'on n'est pas encore fondu dans le Soi. Par la suite cette image disparaîtra d'elle-même et la divinité prendra place dans le monde des illusions. Seul le Soi suprême doit être l'objet de la méditation.

 

Il est nécessaire de pratiquer fréquemment et régulièrement la méditation, jusqu'à ce que l'état obtenu se stabilise et se prolonge au cours de la journée. Méditez !

 

Vous avez oublié la béatitude parce que la méditation ne vous est pas familière et aussi à cause des vasanas qui ne cessent de se manifester. Quand le recueillement sera devenu votre seconde nature, vous goûterez tout naturellement à la béatitude spirituelle.


Considérez que tout ce qui vous entoure est Dieu devient une forme de méditation. C'est l'étape qui précède la Réalisation. 


Que vous méditiez sur Dieu ou sur le Soi est sans importance ; le but reste le même.

 

La sadhana est l'état naturel de l'être parfait (siddha). L'état naturel (sahaja) est l'état originel. Si bien que le sadhana consiste simplement à éliminer ce qui fait obstacle à la réalisation de cette Vérité éternelle.


L'extase implique l'existence d'un mental très subtil. Qu'éprouvez-vous pendant le sommeil ? Ni extase, ni douleur ; vous êtes au-delà des deux. L'état naturel c'est précisément cela, avec en plus la conscience d'être.

 

Il n'y a pas à proprement parler de recherche du Soi. On ne peut rechercher que le non-Soi. On ne peut qu'éliminer le non-Soi. Alors le Soi se révèlera de lui-même, car il est toujours manifeste.

Repost 0
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:32

 

Ayant oublié que sa vraie nature  est l'éther parfait et absolu de la conscience, l'homme trompé par l'ignorance , s'identifie au corps, etc. et se prend pour un individu insignifiant aux facultés réduites.

 

Si on lui dit qu'il est le  Créateur de l'univers entier, il rira de cette idée  et refusera d'être guidé. Aussi, pour se mettre à son niveau, les Ecritures

brahma79 postulent qu'Iswara est le Créateur de l'univers. 

 

Mais ceci n'est pas la vérité. Toutefois les Ecritures révèlent la vérité au chercheur perspicace. 

 

Te souviens-tu de ce conte de d'enfant dans le Yoga Vasishta ?

 

LEQUEL ?

 

C'est une histoire qui illustre bien le vide de cet univers. En l'écoutant, les fausses notions sur la réalité du monde et sa Création par Iswara disparaîtront.

En quelques mots, voici comment se déroule l'histoire :

 

"Un enfant demanda à sa nourrice de lui raconter une histoire passionnante et voici ce qu'elle lui narra :

 

"Il était une fois un roi extrêmement puissant, né d'une mère stérile, qui régnait sur l'ensemble des trois mondes. Sa parole faisait loi pour tous les rois de ces mondes. Le fils de cette mère stérile était doté de pouvoirs d'illusions extraordinaires : il pouvait créer, préserver et détruire des mondes et prendre à sa guise un de ces trois corps : le blanc, le jaune ou le noir.

 

Lorsqu'il prenait le jaune, l'envie lui venait de créer une cité comme un magicien.

 

-Où se trouve cette cité ? demanda l'enfant.

 

-Elle est suspendue en plein ciel.

 

-Comment s'appelle-t-elle ?

 

-L'irréalité absolue.

 

-Comment est-elle construite ?

 

-Elle a quatorze voies royales, chacune divisée en trois sections dans lesquelles se trouvent respectivement de nombreux jardins d'agréments, d'immenses demeures et sept somptueuses pièces d'eau ornée de rangs de perles.

Deux lampes, l'une d'une lumière chaude et l'autre d'une lumière froide, éclairent en permanence la cité où le fils a construit une quantité de maisons magnifiques sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville.

 

Chacune a une toiture de velours noir, neuf entrées, plusieurs fenêtres pour laisser entrer la brise, cinq lampestrois colonnes blanches et des murs plâtrés avec art.

 

Par le pouvoir de sa magie il a crée des fantômes redoutables et chaque maison en a un pour la garder. Tel un oiseau rejoignant son nid, il pénètre à son gré dans n'importe quelle maison pour s'adonner à ses plaisirs.

 

Avec son corps noir,  il protège ses maisons à travers les gardes fantômes.

Avec son corps blanc, il les réduit en cendres.

 

Un jour, ce fils d'une mère stérile qui, comme un fou, n'a cesse de créer, protéger et détruire la cité au gré de son caprice, se trouve fatigué de son labeur ; pour se rafraîchir, il prend un bain dans les eaux désaltérantes d'un mirage et arbore fièrement des fleurs cueillies dans le ciel.

 

Je l'ai vu : il ne tardera pas à venir te présenter quatre rangs de pierres précieuses taillées dans des reflets d'éclats de verre et des bracelets de chevilles en argent fait de miroitement de nacre."

 

L'enfant cru à la véracité du conte et fut ravi. Ainsi en est-il du fou qui prend ce monde pour réel."

 

Comment cette histoire illustre-t-elle ce point ?

 

-L'enfant de la légende est l'ignorant du monde ; la nourrice représente les Ecritures qui parlent de la Création par Iswara ; le fils de la mère stérile est Iswara, engendré par maya , ses trois corps sont les trois attributs de maya ; quand il prend ces corps, il incarne les aspects de Brahma, Vishnu et Rudra.

 

Dans le corps jaune, Brahma, qui est le fil traversant l'univers entier, crée le monde dans l'éther de la conscience qui correspond au plein ciel dans la

fable ; son nom est l'irréalité absolue ;


les quatorze voies royales sont les quatorze mondes ;

les jardins d'agréments, les forêts ;

les demeures, les chaînes montagneuses ;

les deux lampes, le Soleil et la Lune

et les somptueuses pièces d'eau ornées de rangs et de perles, les océans dans lesquels se jettent de nombreuses rivières.

 

Les maisons construites sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville représentent les corps des êtres célestes, des humains et des animaux.

Les trois colonnes blanches sont les squelettes osseux et le plâtre sur les murs représente la peau.

La toiture noire est la tête recouverte de cheveux ;

les neuf entrées sont les neufs passages dans le corps ;

les cinq lampes, les cinq sens,

et le gardien fantôme est l'ego.

 

A présent que le roi Iswara, fils de la mère stérile maya, a construit les maisons des corps, il y entre selon son bon plaisir en tant que jiva, s'ébat en compagnie d'ego fantômes et erre sans but précis.

 

Dans le corps noir, il fonctionne en tant que Vishnu, également nommé Virat, et préserve l'univers.


Dans le corps blanc, il est Rudra le destructeur qui habite tout être et toute chose et absorbe en lui l'univer entier. C'est son sport et son divertissement. On dit que ce plaisir est illustré par le roi se rafraîchissant dans les eaux d'un mirage. Son orgueil est sa souveraineté.

 

Les fleurs célestes sont les attributs d'omniscience et d'omnipotence.

Les bracelets de cheville, le ciel et l'enfer ;

les quatre rangs d'éclats de reflets de verre, les quatre stades de mukti - salokya, samipya, sarupya et sayujya - signifiant égalité de rang, condition, puissance et identité finale.

L'arrivée attendue du roi porteur de présents est le culte de l'image qui exauce les prières des dévots.

 

Ainsi, l'ignorant qui étudie les Ecritures, trompé par son ignorance, croit que le monde est réel.

 

Si le ciel, l'enfer et les quatre stades de béatitude (mukti) sont tous illusoires, pourquoi une partie des Ecritures prescrit-elle des méthodes pour atteindre le ciel ou la béatitude ?

 

Voyant son enfant pris de douleurs d'estomac, la mère soucieuse veut lui administrer du poivre, mais conciente de son aversion pour le poivre et de son faible pour le miel, elle l'amadoue gentiment avec un peu de miel avant de lui faire ingurgiter le poivre.

 

De la même manière, voyant l'étudiant ignorant souffrir dans le monde, les Ecritures, dans leur miséricorde, veulent lui faire réaliser la vérité ; mais connaissant son amour pour le monde et son aversion pour la réalité non-duelle qui est subtile et difficile à comprendre, elles l'amadouent gentiment avec la douceur des plaisirs céleste, etc.. avant de lui dévoiler la réalité non duelle.

 

En admettant que le ciel, l'enfer , etc..  sont inexistants, comment peut-on déclarer qu'Iswara, si souvent mentionné par les Ecritures, est aussi irréel ?

 

Les passages concernant Iswara dans toute sa gloire sont suivis d'autres affirmant qu'il est le produit de maya et que le jiva est celui de l'ignorance.

 

Iswara, produit de l'illusion, n'est pas plus réel que le sujet de rêve, produit du sommeil. Il appartient à la même catégorie que le jiva, produit de l'ignorance, ou le sujet du rêve, produit du sommeil.

 

 

Extrait du livre "la lampe de la connaissance non duelle"

livre.jpg

"Advaita Bodha Deepika"

 

Dans cette oeuvre, l'auteur nous dit que "Les sages réalisés affirment que le mental prend racine en l'absence d'investigation et périt par une investigation éclairée" et précisent que les conditions requises pour ce processus sont la "capacité à discerner le réel de l'irréel, l'absence d'intérêt pour les plaisirs d'ici ou d'ailleurs, l'arrêt des activités et un ardent désir de libération".

 

"Cet ouvrage figure parmi les quelques livres appréciés par Ramana Maharshi dont il recommandait la lecture à ses visiteurs."


Repost 0
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:50

 

Shri Shankara commence par observer qu'il est difficile d'avoir une naissance humaine et que, l'ayant atteinte, on devrait s'efforcer de réaliser la félicité de la Libération, qui est véritablement l'état naturel de notre être.

 

C'est uniquement grâce au jnâna ou Connaissance que cette Félicité est réalisée.

 

Le jnâna n'est accompli que par le vichâra ou l'enquête soutenue.

 

Pour connaître cette méthode d'investigation, dit Shri Shankara,

on doit rechercher la faveur d'un guru.

Photos - 22

 

Il décrit les qualités que doivent présenter le guru et son shishya (disciple) et la façon dont ce dernier doit approcher et servir son maître.

 

Il souligne que l'effort personnel est un facteur essentiel pour réaliser la félicité de la Libération .

 

Le simple savoir livresque ne procure jamais cette Félicité qui ne peut être réalisée que par le vichâra ou l'investigation .

 

Celle-ci consiste en

-shravana, l'attention fervente aux préceptes du guru,

-manana, la réflexion approfondie, et

-nididhyâsana, la pratique d'un ferme établissement dans le Soi.

 


Repost 0
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 21:48

 

Il n'y a jamais eu un temps, et il n'y en aura jamais où les hommes étaient

ou seront également heureux, riches, sages ou bien portants.


En fait, aucun de ces termes n'a de valeur en soi ; 

 ils n'ont d'existence que par rapport au terme opposé.

 

ramana-maharshi-photo-2.jpgCela ne veut pas dire que, quand vous rencontrez quelqu'un de moins heureux ou de plus malheureux que vous,, vous ne deviez pas être ému de compassion, ni chercher à le soulager autant que vous le pouvez.

Au contraire, vous devez aimer et aider tous les êtres, puisque ce n'est que de cette façon que vous pouvez vous aider vous-même.


Chaque fois que vous cherchez à soulager la souffrance d'un être, que ce soit avec succès ou non, vous évoluez spirituellement, d'autant plus que votre aide est désintéressée,

sans arrière pensée égotiste du genre :

"je suis entrain de faire ceci ou cela pour lui",

l'esprit qui doit vous animer est celui d'être le canal par lequel Dieu vous fait rendre service, car il est seul l'auteur de l'acte, vous n'êtes que l'instrument.

 

Si nous sommes pénétrés de cette vérité, à savoir que celui qui donne aux autres donne en réalité à lui-même, qui, dans ces conditions, va refuser d'être une personne "vertueuse" et de donner aux autres ?


Comme chacun de nous est son propre Soi, quiconque fait quoi que ce soit à qui que ce soit ne le fait qu'à lui-même.

 

RAMANA-MAHARSHI-PHOTO-3.jpg

Repost 0
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 11:26

 

LE MONDE N'EST-IL RIEN D'AUTRE QU'UN RÊVE ?

 

RAMANA MAHARSHI :         SOURIRE-RAMANA

 

Il n'y a pas de mal a avoir le sens de la réalité que vous avez en rêve.

Il vous est parfaitement possible de rêver à des choses impossibles comme, par exemple, d'avoir une conversation agréable avec une personne décédée.

Parfois vous avez un moment de doute dans votre rêve et vous vous dites ,

"Mais cette personne n'est-elle pas morte ?" cependant, d'une façon ou d'une autre, votre esprit accepte la vision onirique et, dans la perspective du rêve, la personne est tenue pour vivante.

 

En d'autres mots, le rêve en tant que tel ne vous permet pas de douter de sa réalité.

Il en est de même dans l'état de veille ; vous êtes incapable de douter de la réalité du monde que vous voyez autour de vous.

 

Comment voulez-vous que l'esprit, qui a créé le monde, accepte son caractère imaginaire ?

C'est cela le sens de la comparaison entre le monde de l'état de rêve, et celui de l'état d'éveil.

Tous les deux sont une création de l'esprit et dans chacun des cas, ce dernier est incapable de refuser d'admettre leur réalité.

 

Pendant qu'il rêve, l'esprit ne peut pas refuser d'admettre la réalité du monde du rêve et, pendant qu'il est éveillé, il ne peut qu'admettre celle du monde de l'éveil.

 

Dans le monde de l'éveil, les sensations que vous éprouvez sont coordonnées de telle façon qu'elles vous donnent l'impression d'un monde réel.

 

Si au contraire, vous retirez complètement votre esprit du monde et que vous le dirigez vers l'intérieur et y demeurez, c'est-à-dire, si vous êtes toujours conscient du Soi, qui est la base sous-jacente à toutes les expériences des sens, vous allez vous rendre compte que le monde dont vous étiez conscient jusque là, est aussi imaginaire que le monde dans lequel vous vivez dans votre rêve.

 

Montages-1

Repost 0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:34

QUESTION :

 

"Brahman est réel, le monde est une illusion" est l'expression favorite de Shankara.

Certains affirment que le monde est réel. Qui a raison ?

 

RAMANA :

 

Les deux. Ils expriment différentes étapes du développement intérieur.

L'aspirant commence avec l'idée que le Réel existe de toute éternité, puis il élimine le monde, parce qu'étant soumis au changement, il ne peut être réel

Finalement il parvient au Soi et y découvre l'unité. Ce qui, dans un premier temps, avait été rejeté parce qu'irréel, apparaît alors comme partie intégrante de l'unité.

Le monde est réel lui aussi, il se trouve au sein même de la réalité.

Dans la Réalisation il n'y a qu'existence absolue, rien d'autre.

 

ramana-mahar2.jpg

 

Les Védantins disent que Maya se manifeste en projetant le cosmos sur le miroir de la conscience pure ; s'il n'y a pas d'existence indépendante.

Shri Shankara dit que l'Absolu est sans attribut. Quelle est la différence ? Tous deux admettent que la projection est irréelle.

 

L'irréalité du monde est implicite chez Shankara tandis qu'elle est explicite dans le Védanta.

 

Il n'y a aucune différence entre la matière et l'esprit. La science moderne admet que la matière est énergie.

L'énergie est Shakti.

Ainsi, en dernière analyse, tout n'est que Shiva et Shakti, c'est à dire le Soi et l'esprit.

Les corps n'ont qu'une existence apparente. Ils n'ont en fait aucune réalité.

 

QUESTION :

 

Pourquoi Maya peut-elle exercer son action ?

 

RAMANA :

 

Comment peut naître une telle question ?

Vous êtes vous-même dans son giron. Ne faites vous point partie de cette activité universelle pour vous permettre de soulever une telle question ?

Cette même énergie suscite cette question afin que les doutes finissent par se dissiper.


Maya n'est autre qu'Ishvara-Shakti, l'activité de la réalité.

 

ramana-mahar.jpg

 

 RAMANA  ENSEIGNE :

 

Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant. Ne vous enfermez pas dans ces notions de plans, de niveaux, d'étapes ; ne chérissez pas ce qui n'est que fausses limitations.

Vous êtes le Soi. Soyez cela.

 

Penser que vous devez découvrir votre propre Moi est stupide.

Qui y'a-t-il à trouver ? Il y a, semble-t-il, deux personnages jouant à cache-cache. Vous êtes le Soi mais vous vous identifiez faussement à l'ego et au corps.

 

On parle d'atteindre le Soi, de parvenir à Dieu, au bout d'un certain temps. Il n'y a rien à atteindre. Nous sommes déjà l'Existence.

Jamais ne viendra le moment où nous serons plus proche de Dieu qu'actuellement.

 

Nous sommes, à cet instant même, Existence, Béatitude, Infinitude. Notre conscience est un flux ininterrompu, éternel.

Imaginer être provisoirement autre chose, c'est être plongé dans Maya, c'est s'hypnotiser soi-même.

Sortez de cette état d'hypnose.

 

L'ego s'imagine à tort qu'il existe deux Moi, l'un fonctionnant actuellement (l'individu) et l'autre, le Moi supérieur, le Moi divin, dont nous prendrons un jour conscience.

C'est une erreur. Il n'y a qu'un Moi et il est pleinement conscient, actuellement et à jamais.

Pour lui n'existe ni passé, ni présent, ni avenir, car il est hors du temps.

 

Sans ce Pouvoir infini, Dieu, le vrai Moi, cet encens ne pourrait pas brûler, ce monde n'existerait pas. Le Soi est présent dans toutes les formes. Lui seul leur donne réalité.

C'est pourquoi l'être illuminé s'aperçoit qu'il est présent dans tous les autres; car il a trouvé l'Unité et a cessé de percevoir la multiplicité.

 

L'Univers existe au sein du Soi. C'est pourquoi il est réel, mais cette réalité lui vient du Soi. On dit toutefois qu'il est irréel à cause de ses transformations perpétuelles et de ses multiples formes ; on dit par contre que le Soi est réel parcequ'il est immuable.

 

Après la Réalisation ni le corps, ni le reste n'apparaîtront différents du Soi.

 

BRAHMA

 

Ishvara, Dieu, le Créateur, le Dieu personnel, est la dernière des formes irréelles à s'évanouir ; seul l'Absolu est réel.

Ainsi donc, non seulement le monde et l'ego, mais aussi le Dieu personnel ont un caractère d'irréalité. Nous devons découvrir le Néant absolu.

 

Les hommes se considèrent comme des corps physiques et sont inconscients de leur nature véritable, qui est esprit sans forme ; c'est pourquoi ils font aussi l'erreur de considérer le Suprême comme un Dieu avec forme.

 

La Réalisation est le remède à ces deux erreurs.

Repost 0
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:42

 

 

P5010099.JPG

 

 

 Le Gourou ne vous tient-il pas par la main

et ne chuchote-t-il pas

dans votre oreille ?

 

Parce que vous pensez que vous êtes un corps,

vous pensez aussi qu'il a un corps.

 

Mais son travail se trouve dans le

royaume spirituel

 

Laissez (quittez) tout au Maître.

Remettez-vous à Lui sans réserve.


Repost 0
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:07

 

Le soi est comme un puissant aimant dissimulé à l'intérieur de nous.

197

Il nous attire peu à peu vers lui, mais nous nous imaginons que c'est nous qui faisons l'effort d'aller vers lui.


Quand nous sommes suffisamment proches, il met fin à nos autres activités, nous immobilise, et absorbe notre énergie individuelle ;

 

Il tue notre personnalité.

Il submerge l'intellect et engloutit notre être tout entier.

 

Nous croyons que nous méditons sur lui, que nous progressons vers lui, alors qu'en réalité nous sommes la limaille de fer et lui l'aimant qui nous attire.


Ainsi la quête du Soi est une sorte de magnétisme divin.

 

On parle de progrès quand il s'agit d'atteindre quelque chose.


Tandis qu'ici, il s'agit d'éliminer l'ignorance et d'obtenir la révélation de la connaissance.

 

"Connaître veut dire "Être".

Il ne s'agit pas de la connaissance relative.


jh 018 bust-copie-1

 

 

"Qui est ignorant de quoi ?"

Posez-vous cette question et cherchez à savoir qui est appelé ignorant.


Essayez de voir ce qu'est le "moi",

et ce "moi" disparaîtra.


Ce qui subsiste alors, c'est la véritable connaissance de Soi.

 

Qu'est-ce qu'avidya ? c'est ignorer le Soi !

Mais qui ignore le Soi ?

Le Soi ignore le Soi. Existe-t-il deux soi ?


Ramana296-1

 

Ce moi, tel un fantôme intangible, naît avec le corps, se développe en sa compagnie et disparaît en même temps que lui.

La conscience physique est le faux "je".

Abandonnez-la en recherchant la source de ce "je".

Le corps ne dit pas : "je suis".

C'est vous qui dites : "je suis le corps".

Découvrez qui est ce "je".

Quand on cherche la source il disparaît.


SOURIRE-RAMANA

 

JE SUIS EST DIEU, et non pas le fait de penser.

Réalisez JE SUIS, mais ne pensez pas "je suis".

Soyez conscient, ne pensez pas.

"Je suis celui qui est" veut dire demeurer

conscient du "JE".

DIEU est le "JE" et rien d'autre.


RAMANA RAM 33

 

Le MOI supérieur n'est autre que nous-même ;

mais nos pensées nous font croire qu'il nous est étranger.

Vous ne pouvez ni penser à lui ni l'oublier.


Que vous cherchiez à l'atteindre ou non,

le MOI supérieur est toujours là.


LA VIE DIVINE EST NOTRE NATURE MÊME.


Repost 0
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 15:26

 

"Connaître le Soi" veut dire "être le Soi".


PastedGraphic-1-copie-2.jpg

 

Pouvez-vous dire que vous ne connaissez pas le Soi ?

 

Bien que vous ne puissiez voir vos propres yeux et que vous ne soyez pas muni d'un miroir pour les voir, niez-vous leur existence ?

 

De même, vous êtes conscient du Soi sans en avoir une preuve objective.

 

Ou niez-vous votre Soi, parce qu'il n'est pas une réalité objective ?

 

Quand vous dites : "Je ne peux pas connaître le Soi", cela signifie, en termes de connaissance relative, qu'il y a absence.

 

Vous avez été tellement habitué à la connaissance relative que vous avez fini par vous identifier à elle. Cette fausse identification a forgé la difficulté à connaître le Soi, qui ne peut pas être objectivé.

 

C'est pourquoi vous demandez : " Comment peut-on connaître le Soi ?"

 

Votre difficulté se trouve dans le "comment".

Mais "qui" doit connaître le Soi ?

Est-ce le corps ? Laissez-le répondre.

Et qui dit maintenant que le corps est perçu ?

 

Pour éclaircir cette ignorance, les shâstra ont formulé la théorie du jeu divin (lîlâ).

Dieu, dit-on, se manifeste sous la forme du mental, des sens, du corps, puis Il se met à jouer.

Qui êtes-vous pour dire que ce jeu divin vous dérange ?

Qui êtes-vous pour mettre en doute les oeuvres de Dieu ?

 

Votre devoir est d'être et non pas d'être ceci ou cela.

La méthode est résumée dans "SOIS TRANQUILLE".

 

Que veut dire  tranquillité ? Cela veut dire  "détruis-toi".

Car toute forme est CAUSE DE SOUFFRANCE.

 

Abandonnez la notion "Je suis ceci ou cela".

 

Nos shâstra disent :

" aham iti sphurati" (IL RESPLENDIT EN TANT QUE "JE")

 

RAMANA MAHARSHI

 

PastedGraphic-7-copie-2.jpg

Repost 0
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 14:06

 

 

 

VEDA

 

Les trois corps - physique, subtil et causal - constituent le non-Soi et sont irréels.

 

Le Soi, ou le "Je", est tout à fait différent d'eux.

 

En raison de l'ignorance, le sens du Soi ou la notion du "Je" est détourné vers ce qui est non-Soi, et cela est, en effet, servitude.

 

Car de l'ignorance vient la servitude,

de la Connaissance s'ensuit la Libération.

 

Apprendre cela du Guru, c'est le shravana.

 

Rejeter les trois corps formés des cinq enveloppes

(physique, vitale, mentale, gnostique et béatifique)

comme étrangères au "Je" et extraire par l'enquête subtile du "Qui suis-je ?" -

 

tout comme la délicate opération qui consiste à dégager de sa corolle le pistil central d'une fleur -

 

 

 ce qui est distinct des trois corps et qui existe comme unique et universel dans le Coeur en tant qu'Aham ou "Je", nommé tvam

(dans l'énonciation sacrée tat twam asi,

Tu es Cela),

 

c'est le processus d'investigation subtile, manana ou réflexion profonde.

 

 SRI SHANKARA

 

  

realiser-sa-vraie-nature.jpg

Repost 0

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.