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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:34

 

 

realiser-sa-vraie-nature.jpg

 

VISITEUR :

 

Quelle que soit la question, vous dites : "Tout d'abord trouvez en vous "qui" doute ?, "Y a t-il quelqu'un pour douter du douteur ?",

"Connais toi toi-même avant de parler des autres", etc. C'est un véritable Brahmasthra, une arme suprême pour agir avec votre interlocuteur, et je.....

 

GRANDE-PHOTO.jpgRAMANA MAHARSHI. - Oui. Où voulez-vous en venir ?

 

V : D'avoir la bonté de descendre à notre niveau et de dissiper nos doutes. Vous voyez le niveau où nous sommes. Nous ne pouvons voir le vôtre. Vous êtes en haut et nous sommes en bas. Si vous venez jusqu'à nous, nous pourrons venir jusqu'à vous.

 

L'on dit que le Soi est en tout ; Brahman est omniprésent. Si mon Soi est Brahman, je devrais être partout et en tout. Mais j'ai la sensation d'être dans le corps et d'y être confiné. Même si je suis distinct du corps, je suis inséparable de lui. De même, je suis inséparable du mental, même le "je" me semble en faire partie. Où est le mental sans le cerveau ? En vérité, je ne peux m'imaginer être sans lui ou sans le cerveau qui est une partie du corps.

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Vous avez terminé ?... Oui, les doutes sont sans fin. Si un doute disparaît, un autre prend sa place. C'est comme enlever les feuilles d'un arbre une après une. Même si toutes les feuilles sont enlevées, d'autres pousseront. L'arbre lui-même doit-être déraciné.

 

V : Alors que faire ? Est-il faux de penser et d'avoir des doutes ?

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Non, le seul remède est de savoir "qui" a ces doutes. Personne ne doute de ses propres doutes.

 

V : C'est ce que je crains, je suis pris...

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Non ! je suis là. Supposez que je vous donne une réponse :

dissipera-t-elle une bonne fois pour toute tous vos doutes ?...

Vous dites être dans le corps, le mental et ainsi de suite. Qu'est-ce que ce mental, lequel dites-vous est le même ?

Vous dites qu'il est toutes les pensées et toutes ses facultés... Le "je" est une partie du mental. Le mental est une partie du corps, n'est-ce pas ?

 

V : Je ne dis pas que c'est la Vérité, mais je la ressens comme telle.

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Bien, alors commençons là où vous êtes. Vous êtes le mental. Le mental est situé ou dans le cerveau ou identique à lui.


Vous admettez qu'il est dans le cerveau. Et en même temps vous dites être distinct de lui, quoique non séparé de lui, n'est-ce pas ? Aussi nous situons dans le corps toutes nos pensées, émotions, passions, désirs, attachements, impulsions, instincts, bref tout ce que nous sommes, sentons, pensons et connaissons. Où situez-vous le "je" - qu'il soit une idée, une pensée ou une sensation ?

 

V : Les sentiments, les émotions, etc, sont tous situés - je veux dire qu'ils viennent du tronc central du corps, du système nerveux ; pourtant le mental qui est dans le cerveau est conscient. Ce sont des actions réfléchies.

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Ainsi si vous prenez le "je" comme partie du mental, vous devez le situer dans le cerveau. Mais je vous dis cela : ce "je" fait, bien entendu, partie du mental, mais une partie radicale, se sentant elle-même distincte du mental et l'utilisant.

 

V : Je le conçois.

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Aussi ce "je" est-il une pensée radicale, un sentiment intime, une expérience évidente en soi, une vigilance qui subsiste même en l'état de sommeil profond, quand le mental est au repos ainsi qu'en état de veille. Ainsi selon vous, "je", la partie radicale, doit avoir son siège dans le corps.

 

V : Où est-il ?

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Vous devez le trouvez vous-même. Vous ne le trouverez pas en disséquant le corps.

 

V : Alors comment ? En disséquant le mental ?

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Oui, comme vous vous identifiez à lui, disséquez-vous vous-même, et trouvez où est le "je".


C'est pourquoi je dis : "Connais-toi toi-même".

 

V : Mais y'a-t-il vraiment un centre, un endroit précis où se trouve le "je"  ?

 

GRANDE-PHOTO.jpg  Il y en a un. C'est le centre du Soi, là où se retire le mental lors du sommeil et cesse son activité cérébrale. C'est dans le Coeur, différent du coeur physique ou même de l'Anahatha Chakra (centre subtil dans la région du coeur), situé vers le milieu de la poitrine, l'un des six chakras, ces centres dont parlent les livres de yoga.

 

V : Alors où est-il ? Je le saurais plus tard...Si le Soi est dans le corps et dans un centre comme celui-ci, pourquoi dit-on que Brahman, qui est atman, est présent en tout, et ainsi de suite ?

 

GRANDE-PHOTO.jpg  D'abord attachez-vous à ce Soi qui est dans le corps, et trouvez-le. Ensuite vous pourrez penser au Brahman, le Tout-présence.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:39

 

Un visiteur européen demanda  : "Comment répondez-vous à la question "Qui êtes-vous ?"

 

MAHARSHI : Posez-vous la question : "Qui suis-je ?"

 

QUESTION : Je vous en prie , dites-moi comment vous avez trouvé la réponse. Je ne serai pas capable de la trouver tout seul. Le 'je' est le résultat des forces biologiques et il aboutit au silence. Je voudrais savoir comment le Maître a trouvé la réponse.

 

MAHARSHI : Peut-elle être trouvée seulement par la logique ? L'analyse scientifique est un processus intellectuel.

 

Q : D'après J.C Bose, la nature ne fait aucune différence entre un ver et un homme.

 

M : Qu'est-ce que la nature ?

 

Q : C'est ce qui existe.

 

M: Comment connaissez-vous l'existence des choses ?

 

Q : Grâce à mes sens.

 

M: Le "mes" implique votre existence. Mais vous parlez d'une autre existence. Vous devez bien exister pour pouvoir parler de "mes sens". Il ne peut y avoir de "mes" sans 'je'.

 

PastedGraphic-5.jpg

 

Q : Je suis une pauvre créature. Je suis venu vous demander, à vous le grand Maître que vous êtes, qu'est-ce que cette existence. Le mot existence n'a pas de signification particulière pour moi. J'existe, il existe, et les autres existent. Et alors ?

 

M : Le fait d'admettre l'existence d'un autre prouve votre propre existence. L'existence est votre nature.

 

Q : Il n'y a rien d'étrange dans le fait que quelque chose existe.

 

M : Comment pouvez-vous connaître l'existence des choses, plutôt que votre propre existence.

 

Q : Qu'y a-t-il de nouveau dans l'existence de quelque chose ? Je prends votre livre et je lis que la seule question que l'on doit se poser est "Qui suis-je ?". Je veux savoir : "Qui êtes-vous ?" J'ai ma propre réponse. Si quelqu'un d'autre dit la même chose, et des millions d'autres personnes aussi, il est probable que le Soi existe. Je cherche une réponse positive à la question et non à jouer avec les mots.

 

M: De cette manière, vous êtes au mieux dans le domaine de la probabilité.

 

Q : Oui, il n'y a pas de certitude. Même l'existence de Dieu ne peut être prouvée avec une certitude absolue

 

M : Pour le moment, laissez Dieu de côté.

Qu'en est-il de vous-même ?

 

Q : Je veux la confirmation du Soi.

 

M : Vous cherchez la confirmation chez les autres. Bien qu'on s'adresse à une personne en disant "vous", elle se désigne elle-même en disant 'je'. La confirmation ne vient donc que du 'je'. En fait, il n'y a pas de "vous" du tout. Tout est inclus dans le 'je'. L'autre ne peut être connu que si le Soi est admis. Sans le sujet, les autres n'existent pas.

 

Q  : Il n'y a rien de nouveau dans toutes les déclarations que j'entends ici.

 

M : Le 'je' n'est jamais nouveau. Il est éternellement le même.

 

Q : Voulez-vous  dire que le progrès n'existe pas ?

 

M: Le progrès est perçu par le mental extériorisé. Quand le mental est tourné vers l'intérieur et que le Soi est recherché, tout est tranquille.

 

Q : Mais alors les sciences que deviennent-elles ?

 

M : Elles aboutissent toutes dans le Soi. Le Soi est leur finalité.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 22:02

 

Un avocat de Cuddalore cita :

 

"Là (En Brahman), le soleil ne brille pas, ni la lune ou les étoiles ; ces éclairs ne brillent pas, à plus forte raison le feu. Tous ceux-ci ne resplendissent que dans Sa seule lumière. C'est par Sa lumière que tout resplendit".

 

Puis, il demanda quel était le sens ici de "par Sa lumière" ? 

Cela veut-il dire que tout resplendit grâce à Lui ou grâce

à Sa Lumière ?

 

Shri Bhagavan répondit :  Grotte-arunachala.jpg

 

"Il n'y a que Lui. Lui et Sa Lumière sont identiques. Il n'y a pas d'individu pour percevoir d'autres choses, car celui qui perçoit et ce qui est perçu sont Lui seul.

Le soleil, la lune, etc., resplendissent. Comment ?

 

Le soleil et la lune viennent-ils vous dire qu'ils resplendissent ou est-ce quelqu'un d'autre, séparé d'eux, qui le dit ?

 

C'est moi, bien sûr, qui dis qu'ils resplendissent.

 

Par conséquent, ils resplendissent en fonction de vous. Là encore, la conscience est nécessaire pour savoir qu'ils resplendissent.

Cette conscience est votre Soi, c'est vous. Vous ou votre conscience sont donc la même chose que Lui et Sa Lumière, grâce à laquelle tout le reste resplendit.

 

Cette Lumière est-elle comparable à celle du soleil ?

 

Non, la lumière du soleil est jada (non consciente). Vous en êtes conscient. Elle rend les objets perceptibles et repousse l'obscurité, tandis que la Conscience est cette Lumière qui rend perceptible, non seulement la lumière, mais l'obscurité aussi.


L'obscurité ne peut exister face à la lumière du soleil, mais elle peut subsister face à la Lumière de la Conscience. De même, cette Conscience est pure Connaissance, dans laquelle brillent à la fois la connaissance et l'ignorance.

 

Si Dieu est tout, pourquoi l'individu doit-il souffrir de ses actions ? Les actions dont l'individu doit souffrir

ne sont-elles pas inspirées par Lui ?

 

Celui qui croit qu'il est l'auteur de ses actions est également celui qui souffre.

 

Mais les actions sont inspirées par Dieu et l'homme n'est que son instrument.

 

Ce genre de raisonnement est tenu lorsqu'on souffre et non pas lorsqu'on est heureux. Si l'on parvient à en être convaincu en toute circonstance, la souffrance disparaîtra.

 

 

Quand la souffrance cessera-t-elle ?BHGAVAN-52.jpg

 

 

 

Elle durera tant que l'individualité n'aura pas disparu. Si les bonnes et les mauvaises actions sont celles de Dieu, pourquoi devriez-vous penser que le plaisir et la souffrance n'appartiennent qu'à vous seul ?

Celui qui fait du bien ou du mal récolte la joie ou la peine. Laissez donc la souffrance à sa place et ne vous en chargez pas.

 


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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:50

DR LOHARA INTERROGEA BHAGAVAN : 


Pourquoi le mental ne s'immerge-t-il pas dans le Coeur, même en méditant ?

 

BHAGAVAN  :                   arch-19_1.jpg

 

Un corps qui flotte ne s'enfonce pas facilement sous l'eau, à moins qu'on ne trouve un moyen pour l'y forcer.

 

Le contrôle de la respiration rend le mental tranquille. Mais il doit rester vigilant et la méditation doit se poursuivre sans arrêt, même lorsqu'il est en paix.

Alors il s'immerge dans le Coeur.

On peut aussi alourdir le corps flottant par des poids pour le faire couler.

Ainsi, la fréquentation des sages fait-elle "couler" le mental dans le Coeur.

 

Une telle fréquentation est à la fois physique et mentale.

 

L'Être, extérieurement visible (celui du guru), pousse le mental vers l'intérieur. Mais il est également dans le Coeur du chercheur et de là il tire le mental  intériorisé de celui-ci et le fait basculer dans le Coeur.

 

Cette question se pose seulement quand le disciple commence à méditer et trouve cela difficile. Qu'il pratique juste un peu le contrôle de la respiration et son mental se purifiera. Il ne s'immerge pas encore dans le Coeur parce que les tendances latentes y font obstacle.

 

Celles-ci disparaissent par le contrôle de la respiration ou la compagnie des sages. En fait, le mental est toujours dans le Coeur. Mais il est agité et bouge à cause des tendances latentes. Quand celles-ci sont rendues impuissantes, le mental est tranquille et paisible;

 

Le contrôle de la respiration ne peut apaiser le mental que temporairement, parce que les tendances subsistent.


Si le mental se résorbe dans le Soi, il ne fera plus d'ennuis. Et l'on y parvient par la méditation.

 

Un disciple demanda comment il pouvait reconnaître son état naturel primordial.

 

BHAGAVAN :

 

L'état libre de pensées permet une telle reconnaissance.

 

Provoquez l'état de sommeil durant l'état de veille et c'est la Réalisation.

L'effort doit être concentré sur l'extinction de la pensée "je" et non sur l'introduction du vrai "Je". Car ce dernier est éternel et n'exige aucun effort de votre part.

 

Question d'un visiteur : Y'a-t-il des pensées en samadhi ?

 

BHAGAVAN :  Il n'y a que la sensation "Je suis" et pas de pensées.

 

Question : "Je suis" n'est-ce pas une pensée ?

 

BHAGAVAN :

 

"Je suis" dénué d'ego, n'est pas une pensée. C'est la Réalisation.

 

Le sens  ou la signification de "Je" est Dieu.

L'expérience "Je suis", c'est "être tranquille".

 

PastedGraphic-2.jpg

 

Question :

Comment peut-on garder le mental stable d'une façon continue 

 

BHAGAVAN :

 

Tous les être vivants ont conscience de leur environnement.

On doit donc en conclure qu'ils sont tous pourvus d'un intellect.

 

Cependant, l'intellect de l'homme est différent de celui des animaux, car l'homme, non seulement, perçoit le monde tel qu'il est et agit en conséquence, mais, de plus, n'étant jamais satisfait de l'état actuel des choses, il cherche à l'améliorer suivant ses désirs. Ce faisant, il étend le champ de ses divers intérêts, mais reste néanmoins insatisfait.


Il commence alors à penser et à raisonner.

 

Son désir d'une paix et d'un bonheur permanents est le signe manifeste de l'existence d'une telle permanence dans sa propre nature. C'est pourquoi il s'efforce de trouver et de regagner sa propre nature - son Soi.

 

Une fois le Soi trouvé, tout est trouvé.

 

Cette recherche intérieure est le chemin que doit emprunter l'intellect de l'homme.

Après une pratique continue, l'intellect finit par réaliser de lui-même que sa propre activité dépend d'un pouvoir supérieur. Mais, il ne peut pas par lui-même atteindre ce Pouvoir. Si bien qu'arrivé à un certain stade, il s'arrête d'agir.

 

Quand l'intellect a suspendu ainsi toute activité, seul reste le Pouvoir Suprême. C'est la Réalisation ; c'est la finalité ; c'est le but.

 

Il est donc clair que la finalité de l'intellect est de comprendre qu'il est dépendant d'un pouvoir supérieur et qu'il est incapable de l'atteindre. Il doit alors s'annihiler lui-même avant d'atteindre le but.

 

Tant qu'il reste un objet séparé du sujet (c'est-à-dire la dualité), il y a place pour le kâma (le désir).


Quand il n'y a plus d'objet, il ne peut y avoir de désir.

L'état sans désir c'est le moksha (la Libération).

 

Dans le sommeil profond, il n'y a ni dualité ni désir.

Alors que dans l'état de veille, il y a dualité et désir.

 

C'est à cause de la dualité que le désir apparaît pour posséder l'objet.

 

Le mental dirigé vers l'extérieur est le siège de la dualité et du désir. 

 

Si on sait que la félicité n'est autre que le Soi, le mental se tourne vers l'intérieur.

 

Quand le Soi est atteint, tous les désirs se trouvent exaucés.

 

PastedGraphic-1-copie-1.jpg

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:30

Melle Uma Devi convertie à l'hindouisme, dit à Sri Bhagavan :

 

J'ai raconté une fois à Bhagavan comment il m'est arrivé d'avoir une vision de Shiva à peu près à l'époque où je suis devenue hindoue. Une expérience semblable m'est arrivée à Courtallam. Ces visions sont passagères, mais elles me comblent de félicité.

Je veux savoir comment procéder pour les rendre permanentes et continues. Sans Shiva, le monde qui m'entoure est privé de vie. Je suis si heureuse quand je pense à Lui. Je vous prie de bien vouloir m'aider à pérenniser cette vision de Shiva.

 

BHAGAVAN : RAMANA-18.jpg

 

vous parlez d'une vision de Shiva, mais une vision suppose toujours un objet, ce qui implique l'existence d'un sujet.


La valeur de la vision est la même que celle de celui qui voit. C'est-à-dire que la nature de la vision se situe sur le même plan que celui qui a cette vision.


L'apparition implique aussi la disparition. Par conséquent, une vision ne sera jamais éternelle. Mais Shiva est éternel.

 

La vision de Shiva implique l'existence des yeux qui le voient, de l'intellect derrière la vue et, enfin, de la Conscience qui est à la base de celui qui a la vision. Cette vision n'est pas aussi réelle qu'on se l'imagine, parcequ'elle n'est pas intime et inhérente ; ce n'est pas une vision de première main. Elle est le résultat de plusieurs phases successives de la Conscience.


La Conscience seule ne varie pas. Elle est éternelle.

Elle est Shiva.

 

Une vision implique que quelqu'un l'ait, mais ce quelqu'un ne peut nier l'existence du Soi. Il n'est pas un moment où le Soi, en tant que Conscience, n'existe pas, et celui qui voit ne saurait , non plus, demeurer séparé de la Conscience.

Cette Consciene est l'Être Eternel et n'est rien d'autre qu'Être. Celui qui voit, qui a cette vision, ne peut se voir lui-même. Nie-t-il son existence parcequ'il ne peut se voir comme il voit des choses en vision ? Non ; la vision véritable ne signifie donc pas voir, mais ÊTRE.


ÊTRE est réaliser - d'où "JE SUIS LE JE SUIS".

JE SUIS EST SHIVA.


Rien d'autre ne peut être sans Lui. Tout a son être en Shiva, parceque tout participe de Lui.

 

Par conséquent, demandez-vous : "Qui suis-je ?" Plongez dedans, au tréfonds de vous-même, et demeurez en tant que Soi.

 

Cela est SHIVA en tant QU'ÊTRE.

 

Ne pensez pas avoir des visions répétées de Lui. Quelle différence y'a-t-il entre les objets que vous voyez et Shiva ? Il est à la fois sujet et objet. Vous ne pouvez pas être sans Shiva. Shiva est toujours réalisé, ici et maintenant. Si vous estimez ne pas L'avoir réalisé, vous avez tort. Voilà ce qui fait obstacle à la Réalisation. Débarrassez-vous de cette pensée et la Réalisation est là.

 

UMA DEVI :

 

Oui, mais comment y parvenir au plus vite ?

 

BHAGAVAN :bhagavan01.jpg

 

Voilà un autre obstacle à la Réalisation. Peut-il y'avoir un individu sans Shiva ? Même maintenant, en ce moment même, Il est Vous. Le temps n'a rien à voir à l'affaire. S'il existait un seul moment de non-Réalisatin, la question de la Réalisation pourrait se poser. Mais vous ne pouvez être sans Lui.

 

Il est déjà réalisé, réalisé toujours, et jamais non-réalisé.


Rendez-Lui les armes et soumettez-vous à Sa volonté ; qu'Il apparaisse ou disparaisse ; attendez Son bon plaisir. Si vous Lui demandez de faire ce qui vous plaît, il ne s'agit pas de soumission , mais de commandement. Vous ne pouvez Le faire obéir et penser que vous avez capitulé. Il sait ce qui est le mieux, et quand et comment. Laissez-Le décider absolument de tout.


Le fardeau est à Lui. C'est Lui qui porte le joug.


Vous n'avez plus aucun souci. Vous Lui avez remis toutes vos inquiétudes. Volà la soumission. C'est ce qui s'appelle bhakti.

 

UMA DEVI :

 

Une vision de Dieu est quelque chose de glorieux.

 

BHAGAVAN :

 

Une vision de Dieu n'est qu'une vision du Soi objectivée sous les traits du Dieu de la foi qui est la vôtre. Ce que vous devez faire, c'est connaître le SOI.

 

On entendait souvent Bhagavan répéter : "Connaître Dieu, c'est aimer Dieu ; par conséquent, les voies de jnana et bhakti (connaissance et dévotion) reviennent au même."

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:04

 

Une personne se demandait si la conscience "Je"-"Je" correspondait au nirvikalpa-samadhi (1) ou lui était antérieure.

 

Shri Bhagavan dit que le passage

minuscule situé dans le Coeur reste

23

 

toujours fermé, mais qu'il s'ouvre par le  vichâra (l'investigation), avec pour résultat l'éclat de la conscience "Je"-"Je", identique au samâdhi.

 

QUESTION :

 

Quelle est la différence entre l'évanouissement et le sommeil ?

 

BAGHAVAN :

 

Le sommeil surgit subitement et subjugue de force la personne.

L'évanouissement est plus lent et il y a une certaine résistance qui se maintient.

La Réalisation est possible dans l'évanouissement et impossible dans le sommeil.

 

QUESTION :

 

Quel est l'état juste avant la mort ?

 

BAGHAVAN :

 

Quand une personne à l'agonie commence à avoir une respiration haletante, c'est un indice qu'elle est inconsciente de son corps physique ;

elle a saisi un autre corps, et elle va et vient entre ces deux corps.

Sa respiration haletante est accompagnée par intervalles d'un halètement plus violent et cela indique l'oscillation entre les deux corps due à l'attachement au corps physique qui n'a pas encore été complètement rompu.

J'ai remarqué ce processus lors de la mort de ma mère et de Palaniswâmi.

 

QUESTION :

 

Est-ce que le nouveau corps, auquel s'accroche la personne, représente sa prochaine réincarnation ?

 

BAGHAVAN :

 

Oui. La personne agonisante se trouve dans un état similaire au rêve,

elle est insconsciente de ce qui l'entoure.

 

Il convient de se rappeler que Shri Bhagavan était resté auprès de sa mère agonisante pendant douze heures consécutives (de 8heures à 20heures), jusqu'à sa fin.


Durant tout ce temps, il n'avait cessé de tenir sa tête tandis que l'autre main était posée sur sa poitrine;


Que s'était-il passé à ce moment là ?

 

 

Le Maharshi expliqua plus tard qu'une lutte s'était engagée entre sa mère et lui-même, jusqu'au moment où l'esprit de sa mère était parvenu à rejoindre le Coeur.

 

Au moment du décès, l'âme passe par toute une série d'expériences subtiles.

Le contact de la main du Maharshi avait engendré un courant qui avait ramené l'âme errante dans le Coeur.

 

Les samskâra de sa mère luttèrent contre la force spirituelle engendrée par le contact de Sa main. Cette lutte dura jusqu'au moment où les samskâra furent complètement détruits. L'esprit de la mourrante put alors rejoindre le Coeur et y trouver la Paix éternelle, ce qui revient au même que la Libération.

 

L'entrée de l'esprit dans le Coeur se reconnaît à une sensation particulière, perceptible à un Mahâtma et comparable au tintement d'une cloche.

Palaniswami

 

Quand le Maharshi se tint aux côtés de Palaniswâmi sur son lit de mort,

il retira Sa main à ce signal. Les yeux de Palaniswâmi s'ouvirent aussitôt, ce qui indiquait que l'esprit s'était échappé à travers eux, impliquant une renaissance sur un plan plus élevé mais non la Libération.

 

Fort de cette expérience avec Palaniswâmi, le Maharshi garda Ses mains

 sur le corps de sa mère encore quelques minutes après avoir senti le signal indiquant le passage de l'âme dans le Coeur.

Il put ainsi assurer sa Libération.

 

Ce qui fut confirmé par l'impression de calme et de paix parfaite qui se dégagent de son visage.


(1) se fondre dans la Réalité et demeurer inconscient du monde est le        nirvikalpa-samâdhi

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 11:33

 

Les expériences spirituelles peuvent s'exprimer diféremment parce qu'il faut bien donner une forme au Sans-forme afin d'en rendre compte, mais elles sont essentiellement semblables.


RAMANA R 164

 

QUESTION :

 

L'expérience de l'état suprême est-elle la même pour tous, ou existe-t-il des différences ?

 

RAMANA :

 

L'état suprême est le même, et l'expérience pareillement.

 

QUESTION :

 

Mais je trouve des différences dans l'interprétation de la vérité suprême.

 

RAMANA :

 

Les interprétations sont le fruit du mental. Le mental varie selon les gens, il en est donc de même des interprétations.

 

QUESTION :

 

Je veux dire par là que les voyants s'expriment différemment.

 

RAMANA :

 

Il se peut que leurs modes d'expression varient selon la nature des chercheurs auxquels ils s'adressent en vue de les guider.

 

QUESTION :

 

L'un parle en termes de christianisme, un autre d'islam un troisième de bouddhisme, etc.

Cela tient-il à leur éducation ?

 

RAMANA :

 

Quelle que soit leur éducation, leur expérience est la même. Seuls les modes d'expression diffèrent en fonction des circonstances.

 

QUESTION :

 

Des instructeurs différents ont fondé des écoles différentes et proclamé des vérités différentes, embrouillant ainsi les esprits , pourquoi ?

 

RAMANA :

 

Ils ont tous enseigné la même vérité, mais de points de vue différents. Ces différences étaient nécessaires pour répondre aux besoins d'esprits constitués différemment, mais tous révèlent la même vérité.

 

QUESTION :

 

Ils ont recommandé différents chemins. Lequel choisir ?

 

RAMANA :

 

Vous parlez de chemin comme si vous vous trouviez à un endroit, le Soi dans un autre, et qu'il vous fallait parcourir une distance pour le rejoindre.

Mais, en fait, le Soi est ici et maintenant et vous êtes Cela toujours.

C'est comme si vous étiez ici et demandiez le chemin de Ramanasramam, pour ensuite vous plaindre que chacun montre un chemin différent, et demander lequel emprunter.

 

QUESTION :

 

Pourquoi les religions parlent-elles de dieux, de ciel, d'enfer, etc..?

 

RAMANA :

 

Dans l'unique but de faire prendre conscience qu'ils sont, eux aussi, au niveau de ce monde, et que le Soi, seul, est réel.

Les religions s'ajustent au point de vue du chercheur.

Prenez la Bhagavad-Gîtâ par exemple ;

 

(quand Ajurna dit qu'il ne se battra pas contre les membres de sa propre famille et ses aînés – avec pour but de les tuer et de005p.jpg s'emparer du royaume -,

Khrisna déclare : « Ne crois pas que les tiens, et toi ou moi, n'existions pas jadis, n'existons pas actuellement et n'existerons pas à l'avenir.

Nul n'est né, nul n'est mort et nul ne périra jamais. »

Plus tard, alors qu'il développe ce thème et déclare qu'Il a donné les mêmes instructions au Soleil et, par lui, à Ikshvaku, etc., Ajurna lui présente l'objection suivante :

 

« Comment est-ce possible ? Il n'ya a que quelques années que tu es né, et eux vivaient en des temps très anciens. »

 

Alors , comprenant le point de vue d'Arjuna, Krishna lui répond :

 

« Oui, toi et moi avons connu bien des incarnations. Je les connais toutes, mais pas toi ».)

 

De telles affirmations ont l'air contradictoires, mais elles sont pourtant toutes deux exactes en ce qu'elles s'adaptent au point de vue du questionneur.

Christ aussi déclara : « Avant qu'Abraham fût, Je Suis. »

 

QUESTION :

 

A quoi servent pareilles descriptions dans les religions ?

 

RAMANA :

 

Seulement à établir la réalité du Soi.

 

VISITEUR :

 

Bhagavan exprime toujours le point de vue le plus élevé.

 

RAMANA (avec un sourire)

 

Les gens ne veulent pas comprendre la pure et simple vérité –

celle de leur expérience quotidienne, toujours actuelle et éternelle. Cette vérité est celle du Soi. Existe-t-il quelqu'un qui ne soit pas conscient du Soi ?
Ils ne veulent pourtant pas en entendre parler, tandis que ça les passionne de savoir ce qu'il y a au-delà – le ciel, l'enfer et la réincarnation.


Parce qu'ils ont friands de mystère et que la pure vérité ne leur dit rien, les religions les dorlotent – pour quand même finir, après bien des détours, à les ramener au Soi.

De toute façon, même si vous vous en êtes considérablement écarté, en dernier recours il vous faut revenir au Soi ; pourquoi donc de pas s'établir dans le Soi ici et maintenant ?

ramana-r-163.jpg

 

Toutes les Ecritures ont pour but commun de faire remonter l'homme à sa source. Pour ce faire, il n'a pas besoin d'acquérir quoi que ce soit de nouveau. Il doit seulement renoncer aux fausses idées et aux accumulations inutiles.

Mais, au contraire, il essaie de saisir quelque chose d'étrange et de mystérieux, parce qu'il croit que son bonheur se trouve ailleurs. Voilà l'erreur.


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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 10:57

QUESTION :

 

La volonté n'est-elle pas nécessaire à la réussite ?

Elle devrait assurer la réussite et détruire l'échec.

J'essaie de gagner en volonté, je n'ai fait aucun progrès

Quels sont les moyens pour renforcer la volonté ?

 

RAMANA :

 

Votre idée de la volonté est qu'elle assure le succès.

La volonté devrait être comprise comme étant la force du mental, qui rend celui-ci capable d'affronter avec équanimité aussi bien le succès que l'échec.

Elle n'est pas synonyme de succès.

Pourquoi tous nos efforts devraient-ils être couronnés de succès ?

 

Le succès développe l'arrogance et le progrès spirituel de l'homme est dès lors arrêté.


ramana-R31.jpg

 

Par contre, l'échec est bénéfique dans la mesure où il permet à l'homme de voir ses limites et le prépare ainsi à s'abandonner.

 

L'abandon de soi est synonyme de bonheur éternel. 

 

Par conséquent, on devrait essayer de parvenir à l'équilibre mental en toutes circonstances.

 

C'est là la force de la volonté.

 

Le succès ou l'échec sont le résultat du prârabdha et non de la force de la volonté.

 

Un homme peut fort bien n'accomplir que de bonnes et nobles actions et ne rencontrer cependant que des échecs.

 

Un autre homme peut avoir une conduite inverse et réussir en chaque circonstance.

 

Cela ne veut pas dire que la force de la volonté était présente en l'un et non chez l'autre.

 

QUESTION :

 

N'est-il pas écrit dans l'Ulladu-Nârpadu que le monde est un produit du mental ?

 

MAHARSHI :

 

Oui

 

QUESTION :

 

Ne peut-on alors conclure que le mental devenu fort parvient à contrôler le monde ?

 

MAHARSHI :

 

Le mental, par ses activités extérieures, donne naissance au monde. De telles activités gaspillent la force du mental. Sa force repose dans son intériorisation, quand toutes les activités extérieures sont arrêtées.

 

QUESTION :

 

La force de la volonté s'obtient-elle en éliminant les pensées ?

 

MAHARSHI :

 

Elle s'obtient plutôt en se limitant à une seule pensée.

A la fin, cette pensée disparaîtra à son tour, laissant la place à la pure conscience.

La concentration favorise cela.

 

QUESTION :

 

La volonté s'obtient donc par la maîtrise et la concentration mentale. La personnalité n'a rien à y voir.

 

MAHARSHI :

 

La personnalité est la cause première des activités extérieures. Elle doit disparaître pour que le Suprême puisse être atteint.

 

La force de volonté et tout autre force s'acquièrent par la pratique (abhyâsa)

 

RAMANAR.jpg

QUESTION :

Le succès ne dépend-il pas de la grâce du Guru ?

 

MAHARSHI :

 

Oui, c'est exact.

Votre pratique elle-même ne provient-elle

pas de cette grâce ?


Les fruits sont le résultat de la pratique et l'accompagnent automatiquement.

Dans la Kaivalya, il y a une strophe qui dit ceci :


"O Guru ! Tu as toujours été avec moi, ne cessant de prendre soin de moi durant plusieurs incarnations. C'est toi qui as tracé ma course vagabonde jusqu'à ce que je sois libéré."


Le Soi se manifeste à l'extérieur sous la forme d'un Guru quand l'occasion se présente ;

autrement Il est toujours à l'intérieur de l'homme, accomplissant le nécessaire.


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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:52

 

Au cours d'une discussion sur le karma,

Shri Bhagavan dit :SOURIRE-RAMANA.jpg

 

« Le karma (l'action) porte ses fruits (phala) comme la cause à son effet.

La relation entre la cause et son effet est due à une shakti, que nous appelons Dieu.

Dieu est le phala-dâtâ (le dispensateur des fruits). »

 

Un visiteur avança l'idée du Soi ayant oublié sa vraie nature. Après un moment de silence, Shri Bhagavan dit :

 

« Les gens parlent de souvenir et d'oubli de la plénitude du Soi. Souvenir et oubli ne sont que des formes de pensées. Elles alterneront tant qu'il y a des pensées.


Mais la Réalité se trouve au-delà des pensées. Le souvenir et l'oubli doivent dépendre de quelque chose.


Ce « quelque chose » doit être étranger, sinon il ne pourrait y avoir oubli.


Il est appelé « je » par chacun.


Quand on part à sa recherche, on ne le trouve pas, car il n'est pas réel.

C'est pourquoi le « je » est synonyme d'illusion et d'ignorance

(mâyâ, avidyâ ou ajnâna).

 

Comprendre que l'ignorance n'a jamais eu d'existence est le but de tous les enseignements spirituels. L'ignorance ne peut être perçue que par quelqu'un qui en est conscient. La conscience est jnâna.

 

Le jnâna est éternel et naturel.

 

L'ajnâna est artificiel et irréel. »

 

QUESTION : Après avoir entendu cette vérité, pourquoi ne reste-t-on pas satisfait ?

 

MAHARSHI : « Parce que les samskâra n'ont pas été détruits. Tant que les samskâra subsistent, il y aura toujours doute (sandeha) et confusion (viparîta).

 

Tous les efforts tendent à la destruction du doute et de la confusion. Pour y parvenir, leurs racines doivent être coupées. Leurs racines sont les samskâra.

 

Elles deviennent inopérantes par la pratique prescrite par le guru. Celui-ci laisse au chercheur le soin de faire les efforts nécessaires pour découvrir lui-même qu'il n'y a pas d'ignorance.

 

Cette vérité est enseignée au stade de l'audition de la Vérité (shravana) mais là elle n'est pas encore stable (dridha).

 

Pour la rendre inébranlable on doit pratiquer la réflexion (manana) et la contemplation profonde (nididhyâsana).

 

Ces deux processus détruisent les germes des vâsâna, de sorte qu'elles deviennent inopérantes.

Ramana_maharshi_on_Mind.jpg

Quelques personnes extraordinairement douées obtiennent la connaissance inébranlable (dridhâ-jnâna) en entendant une seule fois la Vérité (sakrichchravana-mâtrena).


C'est parcequ'elles sont des kritopâsaka (des chercheurs avancés).


Tandis que les akritopâsaka (les débutants) prennent plus de temps pour obtenir le dridha-jnâna. Certaines personnes demandent comment l'ignorance (avidyâ) a pu prendre naissance. Nous leur répondons que l'ignorance n'a jamais pris naissance, qu'elle n'a pas d'existence réelle.


Ce qui est n'est que vidyâ (connaissance).

 

QUESTION : Alors pourquoi je ne le réalise pas ?

 

MAHARSHI : A cause des samskâra. Toutefois, cherchez qui ne réalise pas et ce qu'il ne réalise pas.

Alors il vous sera évident que l'avidyâ (l'ignorance) n'existe pas. 

 


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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 21:56

SATSANG

Entretiens avec Sri Bhagavan

 

Satsang transcrit par Srî RâmandâsadânandaRAMANA 58

Octobre 1915

 

Srî Râmandâsadânanda était l'un des tout premiers disciples du Maharshi, depuis l'époque où le sage demeurait sur la sainte Montagne d'Arunâchala.

Sa première rencontre eut lieu le 19 octobre 1915.

Le jour suivant eut lieu ce satsang qui allait décider de son engagement spirituel.

Il raconte que le premier jour, il resta sans voix, tant était forte la présence du sage.

Srî Râmandâsadânanda était immergé dans la joie du darshan – point besoin de parler.

Selon ses paroles, le sage vivait à cette époque dans la grotte de Virûpâksha comme de Skandâshram.


Ce satsang est présenté et traduit en français pour la première fois, avec l'aimable autorisation de l'âshram.

 

On notera la profondeur des questions.

 

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Des Mahatmas comme Sankara, Tayumanavar, Ramakrishna, Vivekananda, etc., ont eu l'expérience et ont affirmé sans équivoque l'unité des âmes, l'irréalité de maya et la permanence de la réalité de l'unité dans la multiplicité. Si l'advaïta déclare que nous, les jivas (âmes) semblent différents, nous ne sommes pas des entités séparées, mais de simples réflexions de l'Être Suprême, tout comme les illusoires reflets sur des pots remplis d'eau.

Les arguments de maîtres comme Ramanuja et Madhva mettent en garde contre les « hauteurs vertigineuses » de la philosophie de l'advaïta et (qu'il est préférable de) suivre la voie duelle pure et simple du dvaïta.

Cette dernière dit que les âmes sont éternellement séparées et dépendantes de l'Être Suprême – et même après leur libération.

Puis-je savoir laquelle est la vraie : la conclusion des advaïtins ou des dvaïtins ?

 

BHAGAVAN :

 

Chacun est vraie, à des niveaux différents.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La vérité ultime est-elle celle des advaïtins ?RAMANA-57.jpg

 

BHAGAVAN :

 

Oui.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Je crois comprendre que pour vous, l'âme dans sa véritable nature n'est rien d'autre que le Divin Lui-même.

 

BHAGAVAN :

 

Oui. Il n'y a que l'Un, l'Être sans qualité, au-delà des limites de la mort, naissance, déclin, progrès, etc. Il est décrit comme Sat-Chit-Ananda.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Si comme vous dites, le véritable « Je », l'habitant du corps périssable est un avec Lui, l'Absolu, le soleil des soleils, le seigneur des seigneurs, l'auteur de tout ce qui était, est ou sera, comment est-il possible que Lui,

le Tout-connaissant et Omnipotent puisse être amené à un tel niveau d'ignorance, oublieux de sa propre divinité ?

 

Comment peut-il être ainsi aveuglé par l'illusion sans pitié de maya –

qui est dite n'être que l'ombre d'Iswara (l'aspect dynamique du Brahman),

mais qui l'éclipse et lui fait même oublier

(pour s'être incarné en RÂMANADÂSADÂNANDA) Sa propre nature ?

 

Iswara ne devient-il pas l'esclave de mâya, celle-ci jouant le propre rôle d'Iswara ?

 

S'il est vraiment Omniscient, comment peut-il,

Lui ou une partie de Lui

– qui réside à l'intérieur et fait se mouvoir ce corps (RÂMANADÂSADÂNANDA) –

être oublieux, même un court instant,

de sa propre nature ?

 

Et ce qui est pire, une victime de maya ?

 

Comment expliquer cette anomalie ?

 

Bien que j'aie la plus grande joie d'apprendre de vous que « je » suis vraiment « un avec le Suprême », il m'est difficile de me libérer de la notion que je suis ce petit soi, limité à ce pauvre corps mortel, et incapable d'achever rien de plus élevé que ce qui est achevé par les autres hommes dans le monde !

 

BHAGAVAN :

 

Une mère réveille son enfant endormi et, tard dans la nuit,

le nourrit avec du lait.

Au matin, l'enfant ne se souvient pas d'avoir bu du lait la nuit dernière.

Il maintient le contraire alors que sa mère dit l'avoir nourri.

Lequel des deux dit la vérité ?

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La mère, bien entendu. Et aussi l'enfant, car quand il fera appel à toute sa mémoire, ou par tout autre moyen, il se souviendra d'avoir bu le lait.

 

BHAGAVAN :

 

De même l'enfant spirituel doit, par certaines tensions ou efforts, vérifier et réaliser son unité avec le Suprême, ce que les Srutis (Védas) proclament et ce que le Guru déclarent en termes clairs.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment vérifier qui je suis ?

 

BHAGAVAN :

 

Par une fréquente, sinon constante quête et recherche en soi.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment procéder ?

 

BHAGAVAN :

 

Questionnez-vous et sachez que vous n'êtes ni le corps, les sens, le prana, ni le mental, ni avidya (ignorance). Tous sont irréels, et vous seul êtes Sat, le Réel.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Mais le mental est un démon qui élève de perpétuels obstacles à l'atma-jnana (connaissance du Soi).

Quelle est la meilleure manière de le surmonter ?

 

BHAGAVAN :

 

Le mental n'est rien d'autre que pensées. La pensée-racine est le petit « je » connu comme ahamkara (ego). Quand la question « Qui suis-je ? » domine, elle élimine toutes les autres pensées et disparaît ensuite, car le petit « je » se réduit à rien quand vous introspectez sur sa nature.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Qu'est-ce qui se déplace – ou se révèle au dos de – quand l'ego disparaît ?

 

BHAGAVAN :

 

Tout comme la corde est toujours vue quand se dissipe l'illusion du faux serpent en elle, de même apparaît un Tout-connaissant et bienheureux « Je », le « Je » Suprême, dépourvu de toutes qualités. Il est ressenti sans dualité ni pluralité. Toute peur de maya a disparu.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Bhagavan ! Ma joie sera immense quand je réaliserai cela !

 

BHAGAVAN :

 

Qu'y a-t-il pour vous à réaliser alors que vous êtes déjà Cela ?.ramana-101.jpg

Vous êtes au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

Vous êtes l'Un infini, l'Absolu, l'Être Suprême de la Félicité.

Comme le ver à soie qui tisse son propre cocon et s'étouffe dedans, de lui-même ;

Pareillement, l'homme ignorant qui s'abandonne au mental, s'enferme dans un monde de souffrance, bien qu'il n'ait jamais cessé d'être l'Un-sans-second.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.