Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:28

Le Maharshi observa :


« Le libre arbitre et le destin existent toujours.

Le destin est le résultat des activités passées ; il concerne le corps. Que le corps agisse comme il lui convient. Pourquoi vous en préoccuper ? Pourquoi y prêter vous attention ?

Le libre arbitre et le destin durent aussi longtemps que le corps.

Mais la sagesse (jnâna) les transcende tous deux.

Le Soi est au-delà de la connaissance et de l’ignorance.

Lorsqu’un événement se produit, c’est la résultante des diverses activités passées, de la volonté divine et d’autres facteurs. »


Vous êtes au-delà du libre arbitre et de la fatalité. Demeurez Cela et vous les transcendez tous les deux.

C’est la signification de
 « vaincre son destin par la volonté ».


La fatalité peut-être vaincue. La fatalité est le résultat des actions du passé.

Dans la présence des sages, les mauvaises tendances sont vaincues. Les expériences de chacun sont alors perçues dans leur juste perspective.

J’existe en ce moment. Je suis celui qui jouit. Je jouis des fruits des actions.

J’étais dans le passé et je serai dans le futur. Qui Est-ce « je » ?

En découvrant que ce « je » est pure conscience, au-delà de l’action et du plaisir, on obtient la liberté et le bonheur.


Alors il n’y a plus d’effort à faire, car le Soi est parfait, et il ne reste plus rien à obtenir.


Tan qu’il y a individualité, on est le jouisseur et l’acteur. Mais si elle disparaît, la volonté divine l’emporte et dirige le cours des événements.

L’individu reste perceptible à ceux qui ne peuvent pas percevoir la force divine.

Restrictions et disciplines sont pour les autres, et non pour les libérés.


Le libre-arbitre est sous-entendu dans l’injonction d’ « être bon », donnée par les Ecritures.

Il implique la faculté de vaincre le destin et cela grâce à la Sagesse. Le feu de la Sagesse consume toutes les actions. La Sagesse s’acquiert en compagnie des Sages, ou plutôt dans leur atmosphère mentale.


L’homme est redevable de son activité à une Puissance autre que lui, alors qu’il croit accomplir tout de lui-même - tout comme un invalide assurant par bravade que, si on l’aidait à se tenir sur ses pieds, il pourrait combattre et chasser l’ennemi.


L’action est mue par le désir ; le désir ne s’élève qu’après la montée de l’ego ; et cet ego doit lui-même son origine à un Pouvoir supérieur dont dépend son existence. Il ne peut pas demeurer séparé.

Alors pourquoi ce verbiage « je fais, j’agis ou je travaille »?



Un être réalisé ne peut faire autrement qu’être bénéfique au monde. Sa simple existence est le plus haut bien.






Le libre arbitre ne se conçoit qu’en fonction de l’existence d’une individualité. Tant que l’individualité subsiste, il y a le libre arbitre.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:45

Comment concilier la consécration totale à la recherche avec le travail quotidien et routinier que le monde attend de nous ?

Cette question fut posée au Maharshi par quelqu'un qui avait fait pour venir un long voyage en chemin de fer.

"Pourquoi pensez-vous êtes actif, demanda le Sage ?
Prenez par exemple votre voyage pour venir ici.
Vous êtes parti de chez vous dans une voiture, vous vous êtes assis dans un train, vous êtes descendu à la gare de Tiruvannamalai, vous êtes monté dans une autre voiture, et vous vous êtes trouvé ici.
Quand on vous le demande, vous répondez que vous êtes venu ici depuis chez vous. Est-ce vrai ?
En réalité, vous êtes resté comme vous étiez; seuls les moyens de transport se sont déplacés.

Vous avez considéré leurs mouvements comme étant les vôtres ; il en est de même pour toutes les autres activités.
Elles ne sont pas vôtres ; ce sont les activités de Dieu."


Le visiteur objecta qu'une telle attitude conduirait simplement à la vacuité de l'esprit et à un arrêt complet de tout travail.

Le Sage lui répondit :
"Allez d'abord voir cette vacuité et revenez me dire ce que vous en pensez ".

Nous pouvons en conclure que, dans la mesure où nous "réalisons" que le Moi n'est pas l'auteur de l'action, il n'est pas nécessaire au véritable chercheur de cesser son activité dans le monde, et de se faire ermite ou de se cloîtrer pour poursuivre sa recherche.
Il suffit de permettre au mental et aux sens d'accomplir leur travail automatiquement, tout en nous rappelant que nous ne sommes pas l'auteur des actions.
Et nous pouvons continuellement poursuivre activement notre recherche, tout comme on peut réfléchir tout en marchant..

Non seulement il est inutile de renoncer à nos activités journalières et d'entrer dans un couvent ou un ermitage pour s'engager dans la grande recherche, mais il semblerait même d'après ce que dit le Sage qu'il est désirable de continuer son activité afin de se préparer pour la recherche.

Après avoir raconté l'histoire du yogin qui s'éveille de samâdhi après plusieurs siècles et réclame l'eau qu'il avait envoyé chercher (1), le Maharshi expliqua que l'on obtient la destruction du mental non pas par la voie des samâdhis yoguiques, mais en cultivant méthodiquement une sorte de spectre du Moi.
Et cela peut se faire tandis que l'on poursuit ses activités habituelles. Lorsque nous avons fermement établi en nous  cette connaissance (que le mental n'est qu'un spectre du vrai Moi), il sera facile de nous attacher à la recherche et d'y persister avec vigilance jusqu'à sa conclusion.

(1)Pour montrer que tout samâdhi ne correspond pas à la libération, le Maharshi raconte l'histoire suivante :

"Un certain yogin, en sortant de samâdhi, eut soif et envoya son disciple lui chercher de l'eau. Mais avant que l'eau ne fût arrivée, le yogin était retombé en samâdhi, et il y resta pendant plusieurs siècles.
Pendant ce temps de grandes révolutions et de grandes transformations se déroulèrent dans le pays.
Mais lorsque le yogin se réveilla, sa première pensée fut pour le disciple qu'il avait envoyé chercher de l'eau, et ses première paroles fuurent ; "l'eau est-elle arrivée ? "


QUESTION :
J'ai l"intention de me retirer de mes occupations et de rester auprès de Bhagavan

MAHARSHI :

Bhagavan est toujours auprès de vous, en vous; et vous-même êtes Bhagavan.
Pour le réaliser , il n'est pas nécessaire de quitter votre travail, ni partir de chez vous.
Le renoncement ne signifie pas changer de vêtements, de couper les liens familiaux, la maison, etc.
Il signifie renoncement aux désirs et attachement aux objets des sens.
Celui qui y renonce se fond dans le monde et répand son amour sur tout.
Amour, compassion, intelligence sont les marques bien plus évidentes d'un véritable dévot que le renoncement (pour un chef de famille).
Elles s'étendent au-delà des limitations de caste, croyance, race, etc.
Un sannyasin (renonçant) qui apparement abandonne ses vêtements et sa maison, ne le fait pas par aversion, mais parce que son amour est illimité.
Quand survient cette expansion, vous ne pensez plus que vous quittez votre maison. Vous l'abandonnez comme un fruit mûr tombe de l'arbre le moment venu ; jusqu'à ce jour, ce serait une folie de quitter votre demeure où vos obligations.



Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 01:31

Il est écrit dans la GURU GITÂ :


dhyâna mulam gurormurtih puja mulam guroh padam
mantra mulam gurorvakyam moksha mulam guroh kripa


La source de la méditation, c'est la forme du Guru ;
La source de l'adoration, ce sont les pieds du Guru ;
La source du mantra, c'est la parole du Guru ;
La source de la libération, c'est la grâce du Guru.



Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 16:22

Bhagavan expliqua l'importance et l'éminente valeur du satsang en citant le Sûta Samhitâ :

 


Ceux qui sont vus par par les yeux des jîvanmuktas
("libérés de leur vivant")
sont affranchis de plusieurs sortes de pêchés et deviennent eux-mêmes des jîvanmuktas.
La famille du jîvanmukta est purifiée.
Sa mère elle-même est une personne qui a fait ce qu'il y avait à faire.
La terre entière est purifiée par Lui.

Après avoir dit qu'il y avait, dans le Sûta Samhitâ, beaucoup d'autres passages qui glorifiaient les jnânis,

Bhagavan poursuivit en disant :

"Quand un jnâni vient au monde, tout le monde en bénéficie : les dévots, les disciples, ceux qui sont indifférents à Dieu, et même les pêcheurs.
Les vies de bien des personnes démontrent et illustrent ce fait."

Bhagavan louait fréquemment l'éminente valeur du satsang (1) et de la grâce, Annamalaï Swâmî lui demanda :

"On dit qu'on ne peut atteindre facilement moksha que par la grâce du Gourou. Comment cela se fait-il ?"

Bhagavan répondit :

"La maison de moksha n'est nulle part à l'extérieur. Elle est en chacun. Quiconque a un fort désir d'atteindre moksha est attiré par le Gourou intérieur. Le Gourou extérieur lève ses mains et le pousse à l'intérieur.
C'est ainsi qu'agit la grâce du Gourou."


Bhagavan cita ensuite deux de ses versets favoris de Kaivalya Navanîtam dans lesquels le disciple remercie le Gourou de lui avoir accordé la grâce qui lui a permis de réaliser le Soi.

"Seigneur ! Tu m'as guidé pendant toutes mes innombrables incarnations !
 Gloire à toi qui as pris une forme extérieure pour m'instruire !
 Ta grâce m'a libéré. Je ne sais comment te payer en retour.
 Gloire ! Gloire à tes pieds saints !"


"Le Maître l'inondait de Grâce pendant qu'il parlait.
 Il l'attira plus près de lui et lui dit affectueusement :
 "Demeurer ferme dans le Soi, en ne laissant aucune des trois formes
 d'obstacles (l'ignorance, le doute et la connaissance dérivée de prémisses erronées)
 venir obstruer ton expérience, est la plus belle manière
 dont tu puisses me payer en retour."




(1)Qu’est-ce que «le Satsang»?
Le Satsang est une rencontre avec CE QUE tu ES, avec ton essence divine. Le Satsang consiste à percevoir ta propre âme, à identifier ton véritable SOI, à rentrer chez toi. Il signifie prendre conscience de ton être profond, le même être dont parlaient tous les saints. C’est là que tu découvres ton Bouddha intérieur et le paradis dont témoignaient Jésus et les autres prophètes.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 00:55

Ecoutons le Maharshi qui nous parle de la notion de Shakti au travers de celles de mâyâ et de svatantra :


"Les Védantins disent que mâyâ est la Shakti de l'illusion dont les prémices se trouvent en Shiva.

Mâyâ n'a pas d'existence indépendante.

Ayant engendré l'illusion d'un monde en le présentant comme réel, elle continue à jouer sur l'ignorance de ses victimes.

Quand la réalité de sa "non-existence" est découverte, elle disparaît.

"Ceux qui la reconnaissent" disent que la Shakti et Shiva coexistent indissolublement. Ils ne peuvent exister l'un sans l'autre.



Shiva demeure non manifesté tandis que Shakti se manifeste en vertu de son indépendante volonté (svatantra).

La manifestation de Shakti est donc la projection du Cosmos sur la pure conscience, telles les images reflétées dans un miroir.

Ces images ne peuvent subsister en l'absence du miroir. De même le monde n'a aucune réalité indépendante.

Svatantra n'est finalement qu'un simple attribut du Suprême.

Shrî Shankara affirme que l'Absolu est dépourvu d'attributs et que Mâyâ est ce "qui n'est pas", et n'a aucune existence réelle.

Quelle différence existe-t-il entre les deux (svatantra et mâyâ) ? Les deux sont d'accord pour conclure que la manifestation est irréelle.

De même que les images d'un miroir ne peuvent en aucun cas être réelles, ainsi le monde n'existe pas en réalité (vastu-réalité).

Si l'on considère le monde comme étant chit (la conscience), alors il est toujours réel.

Le védânta affirme que la diversité n'existe pas, et que tout participe de la même Réalité.

Tout le monde est donc d'accord sur le fond de la question, seuls les termes et modes d'expression diffèrent.



L'absorption et la destruction sont les deux moyens de rétention (de contrôler le mental) ; quand il est simplement absorber (le mental),

il émerge de nouveau, mais pas quand il est détruit.


Le Maharshi commente ainsi :


"Le mental peut-être à l'état latent et plonger dans le Soi ; il doit nécessairement émerger à nouveau. Quand il émerge, on se retrouve alors identique à ce que l'on était avant. Car dans cet état les prédispositions mentales sont présentes sous forme latentes, prêtes à se remanifester si les conditions sont favorables.

Les acitivités mentales peuvent aussi être détruites complètement.

Il y a donc une différence avec le mental précédent car, dans ce deuxième cas, l'attachement est rompue et ne réapparaît plus.

Lorsqu'un homme a traversé l'état de samâdhi et qu'il contemple ensuite le monde, il ne considère celui-ci qu'à sa juste valeur, c'est-à-dire comme un phénomène (manifestation) de l'Unique Réalité.

L'Etre Véritable ne peut-être réalisé qu'en samâdhi ; Ce qui était alors, est également maintenant. Sinon, il ne peut y avoir de Réalité ni d'Etre éternellement présent.

Ce qui était durant le Samâdhi est toujours présent, en tout lieu et de tout temps. La pratique du Samâdhi vous y conduira. Sinon à quoi servirait donc l'état de nirvikalpa samâdhi dans lequel l'homme reste immobile comme peut l'être une bûche en bois?

Il doit nécessairement sortir de cet état à un moment ou à un autre et faire face au monde.

Mais, dans l'état de sahaja-samâdhi, il reste inaffecté par le monde.

Il y a tant d'images qui défilent sur un écran de cinéma ; le feu brûle toutes choses, l'eau ravage tout, et cependant l'écran reste impassible.

Les situations représentées ne sont que des manifestations qui passent en laissant l'écran intact.

Il en est de même pour le jnâni. Les manifestations du monde défilent devant Lui et le laisse parfaitement inaffecté.

Vous pouvez certes soutenir que les gens ressentent de la douleur ou du plaisir au contact des manifestations du monde. Cela est dû à des surimpositions.

Cela ne devrait pas avoir lieu.

C'est avec ce but en vue qu'il convient de se livrer à la pratique spirituelle.

Celle-ci s'effectue en suivant l'une ou l'autre des deux voies : la dévotion ou la connaissance ;

A vrai dire, ces deux voies ne sont pas le but véritable (la voie n'est pas le but mais ce qui y mène) ; il faut avant tout obtenir le samâdhi et le pratiquer continuellement jusqu'à l'obtention du sahaja-samâdhi.




Après, il ne reste plus rien à faire".



Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 01:19

Le Joyau dans le Lotus




Traduction de " The jewel of the Lotus "
Baghavan Sri Ramana Maharshi

LE SOI VÉRITABLE

L'activité mentale n'est rien sauf beaucoup de pensées,
de toutes ces pensées abondantes c'est la pensée "Je"
qui en est la racine. Ainsi nous voyons par cela que l'esprit
en vérité est seulement la pensée "Je".

D'où donc, cette pensée "Je" prend naissance ?
Avec un esprit vigilant et aiguisé
cherchez le, et le "Je-Je" se révèlera;
la recherche en elle-même, est la quête de la Sagesse.

Cette recherche se poursuit jusqu'à la disparition du "Je",
voilà maintenant, seul brille devant "Je-Je",
la quête est terminée, il n'y a plus rien à trouver,
ceci étant vraiment le SOI Infini.

Ici est l'exposée véritable du terme "Je".
Que dans le sommeil le plus profond
nous ne cessons pas d'être, nous existons toujours
quoiqu' ici, il n'y ait pas le sens de "Je".

Car Je suis Pure Existence.
Je ne suis pas:
le corps ni les sens, ni esprit, ni vie,
ni même ignorance, toutes ces choses
étant assurément insensibles et si irréelles.

Car il n'y a pas d'autre Conscience
pour connaître l'Existence, on doit conclure que
l'Existence elle-même doit être Conscience.
ainsi nous-mêmes sommes cette même Conscience.


En leur vraie nature comme Existence les deux,
création et créateur, sont les mêmes:
Principe Unique. Dans les attributs
et connaissances seulement on trouve une différence.

La réalisation de SOI seul,
éliminant tous ces attributs,
est Dieu-Réalisation d'une vérité;
car c'est Lui qui brille au devant en tant que SOI.

Pour être SOI, c'est connaître le SOI,
car il n'y a aucune dualité en SOI;
c'est Thanmaya-Nishta, ou l'état
absolu d'être Cela en vérité.

Cette connaissance est véritable connaissance qui transcende
connaissance et ignorance toutes deux également
et seul ceci est vérité. Parce qu'il n'y a aucun
sujet ou objet là qui peut être connu.

Si quiconque réalise seulement au Coeur
ce qu'est sa véritable nature, il constatera
que c'est la Sagesse Infinie, en Vérité et Grâce,
sans début ni fin aucun.



SHRI RAMANA MAHARSHI
Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 18:14


L'enseignement de Sri Bhagavan était essentiellement pratique. Il n'exposait une théorie que pour répondre aux besoins particuliers et aux questions des fidèles, et en tant que base nécessaire pour la pratique de ces exercices spirituels.



Comme on lui rappelait un jour (dans l'Evangile du Maharichi) que Bouddha avait refusé de répondre à des questions se rapportant à Dieu,
il répondit en approuvant l'attitude de Bouddha.

"Au fond, Bouddha s'intéressait davantage à diriger les chercheurs dans leur recherche de la béatitude qu'aux discussions académiques sur Dieu et autres sujets.

"Sri Bhagavan, lui aussi, refusait souvent de satisfaire la curiosité de ses interlocuteurs. Il les orientait bien plutôt vers la nécessité du sadhana (effort).

Il répondait , par exemple, à quelqu'un qui l'interrogeait sur la condition posthume de l'homme :

"Pourquoi voulez-vous savoir ce que vous serez après votre mort, avant de savoir ce que vous êtes maintenant ?."

Un homme est à présent et éternellement le Moi immortel, qui existe à l'arrière-plan de cette vie et de toute autre vie, mais il ne suffit pas de le dire et de le croire, il faut s'efforcer d'en faire une réalité.

De même, lorsqu'on interrogeait Sri Bhagavan au sujet de Dieu :

"Pourquoi désirez-vous connaître Dieu avant de vous connaître vous-même ?
 Découvrez d'abord ce que vous êtes.


Son enseignement n'était pas philosophique au sens habituel du terme. Il n'apprenait pas aux siens à élucider des problèmes, mais à supprimer la pensée.
Tout être humain est identique au Moi Supérieur, qui est l'Etre Pur, la pure conscience, la pure béatitude, mais l'intelligence crée l'illusion d'une individualité séparée.
Pendant un profond sommeil l'intelligence est en paix avec l'homme ne fait qu'Un avec le Moi Supérieur, mais il n'en est pas conscient.
Ce n'est plus l'obscurité, mais la lumière. Lorsque l'intelligence n'intervient plus, la conscience du Moi Supérieur peut s'éveiller dans le coeur par la grâce du Gourou, préparant ainsi cette bienheureuse identité :

état qui n'est ni la torpeur, ni l'ignorance, mais une connaissance radieuse,
 le Moi Pur,
 Je Suis.





Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:16

L'EGO-SOI
 
l'ego-soi apparaît et disparaît, il est transitoire, alors que le Soi réel demeure toujours, en permanence. Quoique vous voyez en ce moment le vrai Soi, vous identifiez pourtant, et à tort, le Soi Réel avec l'ego-soi.
 
L'ego est comme votre ombre sur le Soi. Si vous voulez l'enterrer vous commettrez une sottise.
Le Soi n'est qu'un. S'il se limite, il devient l'ego. S'il ne se limite pas, il est infini et il est la Réalité.
 
Les bulles sont différentes les unes des autres et innombrables, mais il n'y a qu'un seul océan.
De même les ego sont nombreux, tandis que le SOI est un, sans second.
L'ego c'est la pensée du "je".
Dans sa forme subtile reste une pensée, tandis que dans son aspect grossier le mot englobe le mental, les sens et le corps.
Ceux-ci disparaissent pendant le sommeil profond, en même temps que l'ego.
Toutefois le Soi est toujours présent (la même chose va se passer après la mort).
 
L'ego n'est pas une entité indépendante du Soi de façon qu'il devrait être crée ou détruit par lui-même. Il fonctionne comme instrument du Soi et cesse de fonctionner périodiquement, ce qui veut dire qu'il apparaît et disparaît de temps en temps.
(Ce que l'on pourrait considérer comme la naissance et la mort).

LE SOI EST LE COEUR

Le Soi est le coeur. Le Coeur est lumineux par lui-même. La lumière surgit du Coeur et atteint le cerveau quiest le siège du mental. Le monde est perçu par le mental, c'est-à-dire grâce à la lumière reflétée du Soi. Il est perçu à l'aide du mental.
Quand le mental est éclairé, il prend conscience du monde. Quand il n'est pas éclairé de cette manière, il n'a pas conscience du monde. Si le mental est tourné en dedans vers la source de la lumière, la connaissance objective cesse et le Soi seul demeure, en tant que coeur resplendissant.
 
La lune brille par la lumière reflétée du soleil. Quand le soleil s'est couché, la lune est utile pour montrer des objets. Quand le soleil s'est levé, personne n'a besoin de la lune, bien que son disque pâle soit visible dans le ciel.
 
C'est ainsi que cela se passe avec le mental et le Coeur. Le mental est utile par la lumière qu'il reflète. On l'emploie pour voir des objets. Lorsqu'il est tourné vers l'intérieur, la source de l'illumination brille par elle-même, et le mental reste terne et inutile comme la lune durant le jour.
 
Le Coeur n'est pas physique, il est spirituel.
L'expression hridaya (hrid+ayam) veut dire : "Ceci est le centre.".
C'est de là que jaillissent les pensées, c'est de cela qu'elles vivent et c'est là qu'elles se résorbent.
Les pensées sont le contenu du mental et elles façonnent l'univers.
Le Coeur est le centre de tout.






Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 11:22

Douze propos du Maharshi:

1) Le flot de la rivière s'arrête une fois qu'elle atteint l'océan et devient un avec lui. De même si notre mental est toujours en train de méditer sur le Soi, il finit par devenir Âtmamayam
( c'est-à-dire qu'il va être de la même nature que le Soi)

2) A quelqu'un qui lui demanda comment se débarasser de la colère, Bhagavan répondit :
"Fâchez-vous contre la colère. Le désir est la racine de la colère. L'absence de désir est le bonheur absolu".

3) Le nom naturel de tout un chacun est mukti (délivrance).

4) C'est un homme, un vrai, celui qui ne perd pas de vue le Soi tout en faisant face à tous les problèmes qui se présentent d'eux-mêmes sans qu'ils aient été engendrés par ses désirs.

5) Celui qui pense : 'Je suis le corps", commet le péché de suicide.
     Celui qui pense : "Je suis Atman", a beaucoup de chance. Un moment de méditation sur "Je suis Atman" détruit tout le sanchita karma tout comme le soleil détruit l'obscurité.
Comment le karma de celui qui médite constamment ainsi pourrait-il ne pas être détruit?

6) Quand vient le sommeil, soyez éveillés. Dormez quand vous êtes éveillés. C'est dormir sans dormir. Être sans souci, c'est dormir sans dormir.

7) Le désir est maya. L'absence de désir est Dieu.

8) L'homme qui aime le Dieu support de toutes choses, qui comprend qu'il ne peut arriver à rien par ses propres actions et qui s'attend au lieu de cela à ce que toutes les actions soient accomplies par Dieu seul, cet homme-là, Dieu le conduit à chaque instant sur le chemin de la vérité.

9) Chacun ne fait que se voir lui-même partout. On est dans le même état que celui dans lequel se trouvent Dieu et le monde.

10) La dévotion naturelle, c'est de connaître son Soi et de demeurer en permanence dans cet état sans l'oublier.

11) Dieu est plus infime que l'atome et plus vaste que le cosmos. Tout n'est que forme de Dieu. A cause de notre sens de la différence, nous pensons que nous sommes des personnes individuelles. Il n'y a pas au monde d'erreur plus grande que celle-là.

12) On ne peut penser faire du tort à autrui qu'après s'être fait du tort à soi-même.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 18:25


Le Maître donna la vraie signification de la foi chrétienne de la manière suivante :


Le Christ c'est l'ego.
La croix c'est le corps.
Lorsque l'ego est crucifié et périt, ce qui survit est l'Etre absolu (Dieu) ("Moi et mon Père nous sommes un") et cette glorieuse survivance est appelée Résurrection.

Le Maître explique la Trinité chrétienne ainsi :

Dieu le Père représente Ishvara
Dieu le Saint-Esprit représente l'atman
Dieu le Fils représente le guru.

Ishvaro gurur atmeti murti bheda vibhagina vyomavad vyapta dehaya dakshinamurtaye namah

signifie que Dieu aparaît à son adorateur sous la forme d'un guru (fils de Dieu) afin de lui indiquer l'immanence du Saint-Esprit, c'est à dire lui révèler que Dieu est esprit, que cet esprit est immanent en tous lieux et que le Soi doit être réalisé, ce qui est la même chose que réaliser Dieu.

Question :
Quelle est la signification du Christ dans l'illumination de Saint-Paul ?

Ramana :
L'illumination est absolue, elle n'est pas associée à des formes. Lorsque Saint-Paul prit conscience du Soi, il identifia son illumination avec la Conscience du Christ.

Question :
Mais Paul, alors, n'aimait pas le Christ.

Ramana :
Amour ou haine, c'est sans importance. La pensée du Christ était là. La même chose est arrivée à Ravana.
Conscience du Christ et réalisation du Soi sont une seule et même chose.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.