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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 19:29

Bhagavan nous met sans arrêt en garde contre l'ego, contre ce qui, à l'heure actuelle, dit sans cesse "je" en nous.


Il y a en Inde, deux mots très précis pour traduire Je : ahamkara, qui signifie l'égo, le sens de l'individualité séparée - toi et moi, mien et tien - l'identification qui est considérée en Inde comme la grande ignorance :

"Croire : je suis ce corps ", je suis ce corps qui peut être accru par certaines choses, qui peut-être détruit par certaines choses, qui mange et qui est mangé, ce corps qui a des répulsions, des désirs, et surtout ce corps séparé de tous les autres corps, cette conscience individuelle séparée de toutes les autres consciences.

Le mot ahamkara inplique cette séparation.
Et il y a aussi, pour désigner le Je, le mot aham.
C'est un tout autre Je. C'est le mot qu'emploie le Maharshi et qui signifie simplement Je au sens de Je suis : Soham.


Une conversation avec le Maharshi :

QUESTION : "Si l'ego est non réel et fâcheux, pourquoi avons-nous pris tant de peine à le développer ?

MAHARSHI : Sa croissance , et le malheur qui en découle, vous en fait chercher la cause. Son développement a lieu pour sa propre destruction.

Q : N'est-il pas dit que l'on doit redevenir pareils à des enfants si l'on veut croître spirituellement ?

M : Oui, parce que l'ego n'est pas développé chez l'enfant.

Q : C'est ce que je veux dire. Nous aurions pu demeurer comme des enfants au lieu de développer notre ego.

M : Personne ne peut prendre de leçons d'un enfant pour la réalisation du Soi. L'état du Maître est comme l'état de l'enfant. Mais il y a une différence entre les deux. Lego existe en puissance chez l'enfant alors qu'il est complètement détruit chez le Saint".

La distinction des deux termes aham et ahamkara prévient, en Inde,
les confusions grossières que nous pouvons faire quand nous entendons le Maharshi enseigner à la fois "Je suis" et la mort de l'ego.
Mais cette mort à soi-même doit être justement comprise.
 Pas plus que le nirvana bouddhique, elle n'est un anéantissement.
Elle est réintégration dans notre source infinie par la disparition d'un imposteur, le je individuel et limité.


Sur cet imposteur, le Maharshi racontait une bien jolie parabole, d'ailleurs souvent reprise par Swami Ramdas :

"Un homme invita son futur gendre, qui vivait au loin, à séjourner chez lui pour la cérémonie du mariage. Mais un étranger, un aventurier, eut connaissance de la lettre d'invitation et vit le profit qu'il pouvait en tirer.
Il monta dans le même train que le gendre et descendit avec lui à l'arrivée.
Le gendre fut accueilli par son beau-frère qui était venu le chercher à la gare en auto. L'intrus monta tranquillement dans l'auto avec eux. Le gendre le prit pour un ami de sa belle-famille, le beau-frère pour un camarade du gendre.
A la maison du beau-père, tous les invités furent parfaitement accueillis et installés.
Aux repas l'imposteur était le premier à table, quand il n'allait pas directement réclamer à la cuisine et choisir ce qu'il préférait. Le beau-père s'en aperçut bien mais ne voulut rien dire à un ami intime de son gendre.
Et le visiteur inopportun se servait avec le même
 sans-gêne dans la chambre du gendre, où il choisissait chemises et chaussures à son goût, tandis que sa victime n'osait faire aucune réflexion à un si cher ami
de son beau-père.
Des deux côtés l'imposteur avait la vie belle.
Mais beau-père et gendre en eurent un jour plus qu'assez et, après avoir longtemps hésité, prirent tous les deux en même temps la décision d'exprimer à l'autre leur mécontentement.
Quand le fâcheux compère vit ses deux victimes entrer ensemble au salon pour discuter, il comprit qu'ils allaient se demander sérieusement qui il était et le faire appeler et aussitôt, il s'éclipsa".

Il en est de même pour l'ego : une enquête sur son compte fait aussi disparaître cet imposteur. Car il n'y a pas d'ego, ce n'est qu'une illusion causée par l'ignorance. Et atmavichara, la recherche du Soi enseignée
par le Maharshi, révèle son inexistence.


Bhagavan a répondu une fois : "Le Soi est pure Conscience. Cependant l'homme s'identifie avec le corps qui est en lui-même inconscient et ne dit pas : "Je suis le corps" de sa propre initiative.
C'est quelqu'un d'autre qui le dit.
Ce n'est pas le Self illimité.
Qui donc alors ? Un faux je apparaît entre la Pure Conscience et le corps insensible, et s'imagine limité par ce corps. Cherchez-le et il s'évanouira comme un spectre. Ce fantôme est l'ego, ou la conscience limitée ou l'individualité.

Tous les shastra (prescriptions) sont fondés sur l'apparition de ce fantôme dont l'élimination est leur but. L'état actuel est une pure illusion.
Le désillusionnement est le but et rien d'autre."

"L"ego, dit le Maharshi, n'est pas une entité indépendante du Soi de façon qu'il puisse se créer ou se détruire lui-même.
Il fonctionne comme un instrument du Soi et cesse périodiquement de fonctionner. C'est-à-dire qu'il apparaît et disparaît. On pourrait considérer que c'est cela, la naissance et la mort".

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 17:23

Tout être humain est identique  au Moi Supérieur, qui est l'Etre Pur, la pure conscience, la pure béatitude,
mais l'intelligence crée l'illusion d'une individualité séparée.

Pendant un profond sommeil l'intelligence est en paix et l'homme ne fait qu'un avec le Moi Supérieur, mais il n'en est pas conscient.
Dans le samadhi, il fait un avec avec le Moi Supérieur
et il en est pleinement conscient.

Ce n'est plus l'obscurité, mais la lumière.

Lorsque l'intelligence n'intervient plus, la conscience du Moi Supérieur peut s'éveiller dans le coeur par la grâce du Guru, préparant ainsi cette bienheureuse identité :
 état qui n'est ni la torpeur, ni l'ignorance, mais une connaissance radieuse, le Moi Pur, Je Suis.


Quelques uns reculeront devant cette idée de la destruction de l'intelligence, ou, ce qui revient au même, de l'individualité séparée, et la jugeront terrifiante. Pourtant cette séparation s'opère journellement pendant notre sommeil, et, loin d'avoir peur de nous endormir, nous nous en réjouissons, même si, par le sommeil, l'esprit n'est apaisé que d'une manière inconsciente. Par ailleurs dans le ravissement ou l'extase, l'esprit est momentanément absorbé et apaisé au cours de son expérience fragmentaire de la béatitude, qui est sa vraie nature.

Les termes mêmes de ravissement et d'extase indiquent la transcendance de l'individualité, puisque ravissement veut dire, étymologiquement,

 être emporté loin de soi-même,
et extase :
être en dehors de soi.

L'expression "couper la respiration" signifie, en réalité,
supprimer la pensée,
 car la respiration et la pensée procèdent de la même source, comme l'expliquait Shri Bhagavan, en parlant du contrôle de la respiration.
En réalité, l'individualité n'est pas anéantie ;
elle se déploie dans l'infini.

L'élimination de la pensée a pour but d'obliger l'intelligence à se concentrer plus profondément sur ce qui est en arrière et au delà de la pensée.
Loin d'affaiblir l'intelligence,
 elle la fortifie, car elle lui enseigne la concentration.


Shri Bhagavan l'affirmait souvent.

C'est l'intelligence faible, et non contrôlée, que distraient sans cesse des pensées hors de propos, et qu'elles épuisent en la chargeant
 de soucis inutiles.
L'intelligence, qui est assez forte pour se concentrer, peu importe sur quel objet, peut orienter son effort de concentration vers l'élimination des pensées et la recherche du Moi Supérieur.

Et, en revanche, l'effort tenté pour éliminer les pensées
 est générateur de forces et du pouvoir de concentration.

Quand la recherche est terminée les facultés de l'intelligence ne sont pas perdues.
Shri Bhagavan illustrait cette doctrine  par la comparaison de l'intelligence du Gnani avec la lune, dans le ciel de midi :

Sa clarté est évidente mais non pas nécessaire à cause de la lumière plus intense du soleil, d'où procède celle de la lune.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 18:08


"Si vous voulez aller au fond des choses, vous devez vous demander qui vous êtes et découvrir à qui s'applique la liberté ou la destinée.
Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous pris ce corps avec toutes ses limitations ?"

 

 

 

 

 

"Dire que le "je" est immuable n'est pas un simple effet de l'imagination.

C'est un fait dont tout le monde est conscient.

Le "je" existe dans le sommeil, quand toutes les choses qui changent n'existent pas.

Il existe dans le rêve et la veille.

Le "je" demeure immuable dans ces différents états, alors que les autres choses apparaissent et disparaissent."


"Il n'y a pas besoin d'être savant ni de connaître les Ecritures pour connaître le Soi, de même que nul n'a besoin d'un miroir pour se voir.
Toute la connaissance doit finalement être abandonnée, car elle n'est pas le Soi.
S'occuper de travaux ménagers et d'enfants n'est pas non plus forcément un obstacle.
A défaut de mieux, vous pouvez toujours répéter intérieurement et constamment "je,je", comme il est conseillé dans "Qui suis-je ?", et ceci quelle que soit votre occupation du moment, que vous soyez assis, debout ou entrain de marcher.
"Je" est le nom de Dieu.
C'est le premier et le plus grand de tous les mantras.
Même Om ne vient qu'au second rang."




"L'esprit est un "paquet"  de pensées. Mais la source de toutes les pensées est la notion de "je".
Ainsi donc, si vous essayez de découvrir qui est ce "je", l'esprit disparaîtra.
L'esprit existe tant que vous pensez aux choses extérieures. Mais quand vous le soustrayez à ces choses et l'obligez à penser à l'esprit, au "je", en d'autres termes quand vous l'intériorisez, il cesse d'exister."

 

 

"Il y a une étape initiale où vous vous identifiez au corps, où vous êtes encore la conscience corporelle.

A ce stade, vous avez l'impression d'être différent de la réalité, de Dieu ; alors, vous pensez être un dévot, un serviteur ou un amoureux de Dieu. C'est la première étape.

 

La seconde, c'est quand vous pensez être une étincelle du feu divin ou un rayon de soleil divin.

Même alors la conscience du corps subsiste, ainsi que cette impression de différence.

 

La troisième étape surviendra quand toutes ces différences cesseront d'exister.

 

Il y a un "je" qui apparaît et disparaît, et un autre "JE" qui existe et demeure en permanence.

Tant que le premier "je" existera, la conscience du corps et l'impression de diversité (bheda buddhi) persisteront.

C'est seulement quand ce "je" mourra que la réalité se révèlera.

Par exemple, dans le sommeil, le premier "je" n'existe pas.

A ce moment, vous n'êtes pas conscient ni du corps ni du monde.

C'est seulement quand ce "je" réapparaît, au moment où vous émergez du sommeil, que vous prenez conscience du corps et du monde.

Mais dans le sommeil vous seul existiez.

Car en vous réveillant, il vous est possible de dire :
"J'ai bien dormi".

 

Vous, qui vous éveillez et dites cela, êtes le même vous qui existait dans le sommeil.

Vous ne dites pas que le "JE" subsistant pendant le sommeil est un "je" différent du "je" présent dans l'état de veille.

Ce "JE" qui est là en permanence, qui n'apparaît ni ne disparaît, est la réalité.

 

L'autre "je" qui disparaît dans le sommeil n'est pas réel. Il faut essayer de réaliser dans l'état de veille cet état où tout le monde parvient inconsciemment dans le sommeil, l'état où le petit "je" disparaît et où seul demeure le vrai "JE".

Et comment ? En cherchant à savoir d'où et comment naît ce petit "je".

La racine de bheda bhuddi est ce "je". Il est à l'origine de toutes les pensées. Si vous cherchez à savoir d'où il provient, il disparaît."

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 20:52


Bhagavan dit qu'un jour quelqu'un projetait de l'emmener avec un important groupe de pélerins.



"J'ai refusé de partir et ce projet fut abandonné.
Que pourrais-je bien aller voir ? Je ne vois rien.
A quoi servirait-il que j'aille quelque part ?
Le jnani voit qu'il est le Soi, et c'est sur cet écran du Soi que défilent les images du film que l'on appelle le monde.
Le jnani n'est pas affecté par les jeux d'ombre et de lumière à la surface de l'écran.
Si l'on regarde avec l'oeil de chair, on voit le monde. Si l'on regarde avec l'oeil de la réalisation, on voit que tout est le Soi."


"Pour voir un objet qui se trouve dans l'obscurité, il faut à la fois l'oeil et la lumière d'une lampe.
Pour voir seulement la lumière, l'oeil suffit. Mais pour voir le soleil, il n'y a pas besoin d'une autre lumière.
La lumière d'une lampe disparaîtra devant celle du soleil. Notre intellect (buddhi) est inutile pour réaliser le Soi. Pour voir le monde ou les objets extérieurs, l'esprit et la lumière réfléchie (chidabhasa) qui l'accompagne toujours sont nécessaires. Pour voir le Soi, il faut simplement intérioriser l'esprit, il n'y a pas besoin de la lumière réfléchie."


Bhagavan a expliqué que selon certains textes, le plus grand bonheur susceptible d'être obtenu par l'homme ou les dix catégories d'êtres supérieurs à l'homme
 (avec au sommet des dieux comme Brahma, le Créateur) est semblable à de l'écume sur les flots de l'océan de béatitude du Soi.


Plus tard, dans la matinée, à la demande du swami, Bhagavan a évoqué sa première expérience du Soi dans sa chambre de Madurai :

"Quand je me suis allongée, les membres tendus et que j'ai joué mentalement la scène de la mort, réalisant que ce corps allait être livré aux flammes et que cependant je serai toujours vivant, une force a pris possession de moi.
Alors, je suis né de nouveau et suis devenu un homme nouveau. Ensuite, je suis devenu indifférent à tout, je n'avais plus de préferences ni répugnances.
Après cette expérience, j'ai pris l'habitude d'aller chaque jour au temple, où je priais pour avoir la dévotion
des soixante-trois saints du Periya Puranam."




Bhagavan dit :

"L'étincelle de jnana consume facilement toute la création, comme s'il s'agissait d'une montagne de coton. Les millions d'univers bâtis sur les faibles (ou inexistantes) fondations de l'ego s'écroulent comme un château de cartes quand la bombe atomatique de jnana tombe sur eux.

"Vous dites que vous offrez à Dieu votre corps, votre âme et toutes vos possessions. Mais en fait, tout cela vous appartient-il ?
Vous pouvez simplement dire : "Jusqu'ici je m'étais imaginé que toutes ces choses m'appartenaient. A présent, je comprends qu'elles T'appartiennent. Je n'agirai plus comme si elles m'appartenaient".


"Savoir que seul Dieu, le Soi, existe, c'est  jnana ; savoir que "je" et "mien" n'existent pas et que seul existe le Soi, c'est jnana.
Ainsi donc, il n'y a aucune différence entre bhakti et jnana. Bhakti est la mère de jnana.


"Chacun doit avoir la liberté d'emprunter son propre chemin, celui pour lequel lui seul est fait. Il n'est pas bon de convertir quelqu'un  à une autre voie par la violence. Le guru accompagne le disciple sur sa propre voie et le moment venu il l'amène peu à peu jusqu'à la voie suprême. Quand une voiture est lancée à toute vitesse, l'arrêter ou lui faire changer de direction brusquement aurait des conséquences désastreuses."

Sur les noms divins, Bhagavan dit :

"La Brihadaranyaka Upanishad déclare que "AHAM"
est le premier nom de Dieu.
La première lettre sanscrite est A et la dernière HA ;
 AHA comprend donc toutes choses, du début à la fin.
Le mot   "Ayam" signifie ce qui existe, lumière en soi.
"AYAM", "AHAM" désignent tous la même chose.
Dans la Bible aussi, "JE SUIS" est le nom donné à Dieu"
 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 10:42

On dit que le jiva réside dans le Coeur. Que faut-il en penser ?


Réponse du Maharshi :


"C'est exact. On dit que le jiva se tient dans le Coeur au cours du sommeil profond et dans le cerveau durant l'état de veille.
Par "Coeur"  il ne faut pas comprendre le muscle avec quatre cavités qui propulse le sang dans l'organisme.
Il y a, en effet, certains textes qui soutiennent cette idée.
D'autres pensent que par "Coeur" il faut entendre un groupe de ganglions ou de centres nerveux qui sont localisés dans cette région.
Que ce soit l'un ou l'autre n'a pour nous aucune importance.
Nous ne nous intéressons à rien d'autre qu'à nous-mêmes. Et cela se trouve assurément en nous.
On ne peut ni en douter ni en discuter.

Dans les Veda et les Ecritures, la notion du Coeur est utilisée pour désigner l'endroit d'où la pensée
"je" s'élève.
S'élève-t-elle seulement de cette masse de chair ?
Elle jaillit en nous quelque part au milieu de notre être.
Mais le vrai "Je" n'est pas localisable,
car tout est le Soi. Rien d'autre n'existe.
Par conséquent, on peut très bien affirmer que le Coeur est l'ensemble de notre corps individuel et de l'Univers entier, le tout étant conçu comme "Je".

Mais, pour aider le pratiquant, nous devons lui indiquer un endroit précis dans l'Unvivers ou dans son corps.
Mais en vérité, nous sommes partout, nous sommes tout ce qui est et il n'y a rien d'autre.

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 23:19


Presque toujours silencieux,
n’écrivant qu’exceptionnellement,
n’ayant jamais fait la moindre tentative pour se faire connaître, même dans son propre pays,
n’ayant effectué qu’un seul voyage destiné à le conduire à la montagne sacrée d’Arunachala,



le Maharshi est cependant vénéré dans toute l’Inde et il est devenu le symbole d’une vie spirituelle réelle.




Un grand nombre d’Occidentaux et d’Orientaux, connus - de K. Dürckheim, R. Génon, J. Maritain à J. Masui, Ananda Mayee - et inconnus,

le considèrent comme le Témoin,

un des plus grands sages du vingtième siècle,
 sinon le plus grand.




Il est de la race de ces êtres d’exception ayant réalisé la parfaite union du corps, de l’intelligence et de l’Esprit et incarnant au milieu de l’activisme, des faiblesses d’une humanité opaque et du vide d’une société sans âme,
la sagesse de la connaissance et la sainteté de la contemplation.



Ramana dit  :

Pour pratiquer la recherche du Soi chaque jour est auspicieux et chaque instant est bon, il n’y a pas d’interdits, n’importe où et à tout moment elle peut être pratiquée ;
cela peut être aussi en présence d’autres personnes sans que celles-ci s’en aperçoivent.
Toutes les autres méthodes (sadhana) font appel à des objets extérieurs et à un environnement ou un comportement particuliers ;
mais pour l’atmavichara, rien d’extérieur n’est requis ;
la seule chose qui est nécessaire est de tourner le mental vers l’intérieur.
Pratiquant la recherche du Soi, on peut aisément en même temps être occupé à d’autres activités.
De plus l’atmavichara étant un mouvement purement intérieur, on ne risque pas de distraire les autres personnes présentes aux alentours ;
ce qui n’est pas le cas pour les autres sadhanas telles que les pujas ou méditation avec posture, où les autres vous remarquent.
Seule une persévérance vigilante uni pointée est nécessaire dans la recherche du Soi, et cela est accompli purement intérieurement à tout instant.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 16:13


La mort, et à un moindre degré la vie et la renaissance, constituent la matière de la plupart des questions posées par les visiteurs.
La mort est la catastrophe que l'homme redoute par-dessus tout.
Pour le Maharshi, la mort, comme la vie, n'est qu'un concept.
Pour transcender naissance et mort, nous devons donc transcender le processus de la pensée et demeurer dans l'état éternel.



4 JANVIER 1937

Un visiteur :

Comment surmonter l'effroyable peur de la mort ?

BHAGAVAN :

Quand cette peur vous saisit-elle ?
Est-ce quand vous ne voyez pas votre corps, par exemple dans le sommeil sans rêve ou pendant une anesthésie ?
Non, cette peur vous hante seulement quand vous êtes pleinement "éveillé" et que vous percevez le monde, y compris votre corps.
Si vous ne voyez pas ces choses et demeurez en tant que pur Soi, comme dans le sommeil sans rêve, vous ignorez totalement la peur.

En réalité cet objet que vous craignez de perdre, ce n'est pas le corps, mais l'esprit qui fonctionne en lui et par l'intermédiaire duquel l'environnement, le monde, est perçu sous forme d'images, de sons, d'odeurs, etc.
Nombreux sont ceux que réjouirait la disparition de ce corps malade et de tous les problèmes qu'il engendre.
Ce qu'ils craignent de perdre, c'est la conscience et non le corps.
Les hommes aiment l'existence parce qu'elle est conscience éternelle, c'est-à-dire leur propre Soi.
Alors, pourquoi ne pas demeurer dès maintenant dans cette conscience pure et ne plus connaître aucune peur ?



Monsieur M., De Mysore, a lu des livres de théosophie et a essayé de les digérer pendant son séjour de quelques mois ici. Il a posé des questions sur les renaissances.

M. :

La théosophie dit q'il s'écoule de 50 à 10.000 ans entre la mort et la renaissance. Pourquoi en est-il ainsi?

BHAGAVAN :

Il n'y a pas de relation entre l'unité de mesure d'un état de conscience et celle d'un autre. De telles mesures sont hypothétiques.
Il est vrai que l'intervalle de temps est plus ou moins long selon les individus. Mais il faut bien comprendre que l'âme ne transmigre pas, que c'est l'esprit pensant de l'individu qui donne cette impression.
Quel que soit le plan où l'esprit se trouve, il crée un corps correspondant :

dans le monde physique un corps physique;
dans le monde onirique, un corps onirique, mouillé par la pluie onirique et souffrant de maladies oniriques.

Après la mort du corps physique, l'esprit demeure inactif pendant un certain temps, comme dans le sommei profond, où il n'a plus de pensées et donc plus de corps.
Mais bientôt il redevient actif dans un nouveau corps et un nouveau monde, l'astral, jusqu'au moment où il revêt un nouveau corps (physique) lors du processus appelé "renaissance".

Le jnani, l'être réalisé, dont l'esprit a déjà cessé de fonctionner, n'est pas affecté par la mort.
Pour lui, la chaîne des illusions s'est brisée. Il est donc clair qu'il n'y a véritablement ni naissance ni mort.
C'est l'esprit qui crée et maintient l'illusion que ce processus est une réalité, jusqu'au moment où il est détruit par la Réalisation.



Un visiteur demanda si le suicide était un acte répréhensible.

BHAGAVAN :

Tuer le corps innocent est certainement répréhensible.
C'est l'esprit , source de la souffrance, qui doit faire l'objet du suicide et non le corps qui est insensible.
L'esprit est le véritable coupable ; c'est lui qui engendre l'angoisse conduisant au suicide, mais du fait d'une erreur de jugement c'est le corps innocent et insensible qui reçoit le châtiment à sa place.



LA SOIF DE VIVRE EST LA NATURE MÊME DE LA VIE, QUI EST EXISTENCE ABSOLUE , SAT.

La conscience, bien qu'indestructible, croit à tort être périssable du fait de son identification avec son instrument périssable, le corps; c'est pourquoi elle essaie de perpétuer cet instrument, ce qui entrâine une série de renaissances.
Mais quelle que soit leur durée de vie, ces corps finissent toujours par disparaître et par se fondre dans le Soi, qui seul existe éternellement.

Renonce à cette identification et souvenez-vous que si le corps ne peut exister sans le Soi, le Soi par contre peut exister sans le corps ; en fait, il existe toujours sans lui.



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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:38



 

Bhagavan Ramana Maharshi

exprima en un verset l’essence de son enseignement.


 

 Au centre de la cavité du coeur, seul, l’Absolu resplendit sous la forme du Soi,

directement comme je- je.
Pénètre dans ton coeur avec un esprit scrutateur, ou plonge

profondément en toi, ou bien retiens le mouvement de ton souffle, et demeure fixé dans le Soi.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 22:47


Dans la cinquième strophe de Arunachala Pancharatna, il est question de
"(voir) Ta forme en toutes choses".
De quelle forme s'agit-il?

BHAGAVAN :

Cette strophe dit qu'il faut s'abandonner complètement, s'intérioriser et voir le Soi intérieur, puis voir le Soi en toutes choses.

C'est seulement après avoir vu le Soi à l'intérieur que l'on pourra voir le Soi en toutes choses.

Il faut d'abord réaliser qu'il n'y a que le Soi et que l'on est ce Soi, avant de pouvoir percevoir que tout est la forme du Soi.

C'est ce que veut dire la formule
"Voyez le Soi en tout et tout dans le Soi",
 figurant dans la Gita et d'autres textes.

Si vous pensez que vous avez une forme, que vous êtes limité par ce corps et devez voir à travers ces yeux, alors Dieu et le monde vous sembleront aussi avoir une forme.

Si vous réalisez que vous êtes sans forme, que vous êtes illimité, que vous seul existez, que vous êtes l'oeil, l'oeil infini, qu'y a-t-il à voir en dehors de cet oeil infini ?
A par cet oeil, il n'y a rien à voir.

Pour voir un objet il faut un sujet conscient, ainsi que l'espace, le temps, etc.
Mais si seul existe le Soi, il est à la fois le sujet qui perçoit et ce qui est perçu, et il transcende le fait de percevoir ou d'être perçu.


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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:59

 MANTRA ET JAPA


Un mantra est une formule sacrée, mot ou phrase, qui a été communiquée par un Gourou à un disciple, généralement au cours d'un rite d'initiation.

Si le Gourou a acquis une grande force spirituelle comme résultat de sa méditation et, encore plus de sa propre réalisation, une partie de ce pouvoir peut se transmettre dans le mantra.

Le mantra répété continuellement canalise la force du Gourou, et aide le disciple à se rapprocher de la réalisation du Soi.
Sri Ramana reconnaissait la valeur de cette approche, mais donnait rarement de mantra lui-même, et en tout cas n'en conférait jamais dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Par contre, il recommandait chaudement la pratique du nama-japa (répétition continuelle du nom divin)
comme une aide utile à ceux qui suivent la voie du renoncement.

L'abandon à Dieu ou au Soi, pouvait se faire en ayant à tout moment conscience que seul un pouvoir supérieur était responsable de toutes les activités du monde et non pas un "je" individuel agissant et pensant.
Sri Ramana recommandait le japa comme un moyen pratique de cultiver cette attitude puisque la conscience est alors dirigée constamment sur ce pouvoir supérieur.




Au début, la répétition du nom divin est simplement un exercice de concentration et de méditation, mais petit à petit on atteint un stade dans lequel la répétition se fait automatiquement, sans effort et sans interruption.
Ce stade n'est pas atteint seulement par la concentration, mais aussi par l'abandon à la forme divine, dont le nom est répété.
"Employer le nom de Dieu, c'est l'inviter avec un désir ardent, et s'abandonner à lui sans réserve.
Ce n'est qu'après un tel renoncement que le nom de Dieu ne quitte plus le pratiquant."

A ce stade avancé, il y a identité entre le nom divin et le Soi, et Sri Ramana disait même, que quand le Soi est réalisé, le nom de Dieu se répète de lui-même, sans effort et continuellement dans le Coeur.



Ce stade ultime n'est atteint que lorsque la pratique du japa s'est fondue dans la pratique de l'observation du moi.

Tant que vous pensez que vous êtes un nom et une forme, vous ne pouvez pas échapper non plus au nom et à la forme dans le japa.
Quand vous réalisez que vous n'êtes pas le nom ni la forme, alors nom et forme vont tomber d'eux mêmes.
Aucun effort particulier n'est nécessaire. Japa et dyana vont naturellement, automatiquement, vous y conduire.
Japa, qui est maintenant le moyen devient alors le but.


Namdev, un saint du quatorzième siècle vivant dans le Maharashtra disait :


"la nature omnipénétrante du Nom ne peut-être comprise que lorsque notre propre "je" a été reconnu.
Tant que notre propre nom n'a pas été reconnu, il est impossible d'accéder au Nom omnipénétrant ".
Sri Ramana trouva cette citation en 1937 dans un texte court de Namdev intitulé "Philosophie du Nom Divin".
Depuis cette date, il gardait une copie de ce livre sur une petite étagère à côté de son lit.
Il en lisait souvent un extrait à haute voix quand des visiteurs l'interrogeaient sur la nature et l'utilité du japa.


Le Nom et Dieu ne sont pas différents. C'est ce que montre clairement l'enseignement de Namdev :

1. Le ciel et les régions inférieures de l'univers entier sont abondamment imprégnés par le Nom.
Qui peut dire jusqu'à quelle profondeur dans les régions inférieures, et jusqu'à quelle hauteur dans les cieux
il s'étend.
Les ignorants errent à travers les quatre-vingt quatre lakhs
 (=100 000) de naissances différentes parce qu'ils ne connaissent pas l'essence des choses.


Namdev dit que le Nom est immortel.
Les formes sont innombrables, mais le Nom est le tout.


2. Le nom lui-même est Forme. Il n’y a pas de distinction entre Nom et Forme. Dieu se manifeste et assume Nom et Forme. D’où le Nom établi pat les Védas. Prenez garde, il n’y pas de mantra au-delà du Nom. Ceux qui disent autrement sont des ignorants. Namdev dit que le Nom est Dieu lui-même. Ceci n’est connu que des adorateurs du Seigneur.


3. L’omniprésente nature du Nom ne peut être comprise que si l’on reconnaît son propre « je ». Tant que notre propre nom n’est pas reconnu, il est impossible d’atteindre le Nom omniprésent. Celui qui se connaît lui-même rencontre le Nom partout. Namdev dit : « Demandez aux Saints ».


4. Personne ne réalise le Nom par la pratique des austérités, la méditation ou la connaissance.

Abandonnez-vous d’abord aux pieds du Gourou, et comprenez que ce « Je » même est ce Nom. Après avoir trouvé la source de ce « Je », fondez votre individualité dans cette unité qui est existante en soi, et vide de toute dualité.

Ce Nom qui est répandu au-delà de la dualité (dvaita) et de ce qui est au-delà de la dualité (dvaitatita) pénètre les trois mondes. Le Nom est Para brahman (le Brahman absolu) lui-même, lieu où la dualité n’engendre plus aucune action.


On trouve aussi la même idée dans la Bible :

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu ».


QUESTION :

La répétition continuelle du mantra est-elle une pratique très puissante ?


RAMANA MAHARSHI :


Le Soi est le plus grand de tous les mantra ; il continue éternellement, automatiquement.

Si vous n’êtes pas conscient de ce mantra intérieur, essayez de vous y mettre sous la forme du japa ; vous y arriverez en vous efforçant de tenir à l’écart toutes les autres pensées. En le pratiquant avec soin vous arriverez finalement à être conscient du mantra intérieur qui est l’état de réalisation ne demandant plus aucun effort.

La stabilité dans cet état de conscience vous maintiendra en permanence et sans effort dans le courant, quelle que soit l’importance de vos engagements dans d’autres activités.

Par la répétition de mantra l’esprit devient contrôlé. Alors le mantra devient un avec l’esprit et avec le principe vital (prana)

Quand les syllabes du mantra deviennent un avec le prana, cela s’appelle aussi dyana et quand dyana est suffisamment profond et assuré, il conduit à l’état naturel
( sahaja sthiti).

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Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



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Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.