Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 12:26
UN DISCIPLE :

Au lieu de chercher "Qui suis-je ?", pourrais-je plutôt me poser la question suivante :
"Qui êtes-vous ?"
Mon esprit alors pourrait se fixer sur vous, que je considère comme étant Dieu sous la forme du guru.
Je serais peut-être plus proche de mon but en me fixant cette recherche qu'en me demandant "Qui suis-je" ?

MAHARSHI-15.jpg
BHAGAVAN :

Quelle que soit la forme de votre recherche, vous serez obligé d'en arriver finalement au "Je" unique, le Soi.
Toutes les distinctions qu'on établit entre "Je" et "vous", entre le Maître et le disciple,etc.. sont simplement le signe de l'ignorance.
Le "Je" suprême est le seul qui soit. Penser autrement, c'est s'illusionner.

On lit dans les Puranas l'histoire du sage Ribhu et de son disciple Nidagha. Elle est particulièrement instructive.


Ribhu enseignait à son disciple la Vérité suprême du Brahman Unique et sans second.
Pourtant, en dépit de son érudition et de son intelligence, Nidagha ne sentit pas en lui la conviction qu'il lui eût fallu pour adopter et suivre le sentier de jnâna. Il s'installa dans sa ville natale, pour y vouer entièrement sa vie à l'observation de la religion rituelle.

Mais le sage aimait son disciple aussi profondément que ce dernier vénérait son maître.
En dépit de son âge, Ribhu décida d'aller trouver son disciple à la ville, pour voir jusqu'à quel point il avait réussi à transcender le ritualisme.
Le sage se déguisait parfois, afin de découvrir comme Nidagha se comportait lorsqu'il ne se savait pas observé par son maître.

Un jour, Ribhu, qui s'était déguisé en paysan, rencontra son disciple entrain de regarder avec attention une procession royale. Sans être reconnu par Nidagha, le paysan demanda quel était tout ce tumulte.
 On lui répondit que le roi allait passer avec la procession.

"Oh! c'est le roi ! Il est à la tête d'une procession ! Mais où est-il demanda le paysan.

-Là, sur l'éléphant, dit Nidagha.AVEC-L--l-phant.jpg

- Vous dites que le roi est sur l'éléphant. Oui, j'aperçois les deux, reprit le paysan.
Mais lequel est le roi et lequel est l'éléphant ?

- Quoi ! s'exclama Nidagha. Vous voyez les deux, mais vous ne savez pas que l'homme qui est dessus est le roi, et l'animal dessous l'éléphant ? Je perds mon temps en parlant à un homme de votre espèce !

- Je vous en prie, ne perdez pas patience avec un ignorant tel que moi, implora le paysan. Vous avez dit "dessus" et "dessous". Qu'est-ce que ça veut dire ?"

Nidagha ne put en supporter davantage. " Vous voyez le roi et l'éléphant, l'un dessus et l'autre dessous, et vous voulez savoir ce que signifie "dessus" et "dessous" ! s'exclama-t-il.

Si les choses qu'on voit et les paroles qu'on prononce vous en apprennent si peu, l'action seule peut vous enseigner quelque chose. Courbez-vous et vous ne le saurez que trop bien !"

Le paysan obéit. Nidagha monta sur les épaules et dit :
"Maintenant vous le savez. Je suis au-dessus comme le roi, et vous êtes dessous, comme l'éléphant.
Est-ce clair à présent ?

- Non pas encore, rétorqua le paysan tranquillement.
Vous dites que vous êtes au-dessus comme le roi, et que je suis au-dessous comme l'éléphant,
"dessus", et "dessous", jusque-là c'est clair.
Mais voulez-vous m'apprendre ce que vous entendez par "Je" et "vous ?"

Lorsque Nidagha se trouva confronté brusquement avec ce problème si important, qui consiste à définir le "vous" en regard du "je", la lumière se fit dans son esprit.
Il sauta aussitôt à terre et tomba aux pieds de son maître en disant :

"Qui, si ce n'est Ribhu, mon maître vénérable, pouvait ainsi arracher mon esprit à cette existence physique dénuée de profondeurs, pour l'amener à l'Être vrai du Soi ?"
Ô Maître bienveillant, j'implore tes bénédictions !"


The Restored Photographs of Bhagavan Sri Ramana Maharshi - Bhagavan in thatched hall JH_047
Puisque votre but consiste
 à transcender
 sans plus tarder, grâce à
l'âtma-vichâra, les futilités de cette existence physique,
comme pouvez-vous justifier ces distinctions entre "vous" et "je", lesquels appartiennent au corps ?
Lorsque vous dirigez votre esprit vers l'intérieur pour y chercher la source des pensées, où est le "vous" où est le "je" ?
Vous devez chercher - puis finalement devenir - le Soi.
Il comprend en lui tous les phénomènes.
Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 19:14


On posait fréquemment à Bhagavan des questions sur l'état du jnâni.

Il donnait souvent des réponses évasives, ou demandait au questionneur de chercher qui posait la question, mais une fois, il donna lui-même spontanément des informations sans queThe Restored Photographs of Bhagavan Sri Ramana Maharshi - Bhagavan in Old Hall IOH_13 personne ne l'ait questionné.
Tandis qu'il regardait un petit enfant dans le Hall, il fit soudain cette remarque :

"On ne peut atteindre la félicité de Brahman que quand le mental devient pur et humble comme celui de cet enfant."


"L'enfant est un enfant ignorant à cause d'ajnâna tandis que le jnâni est un enfant sage grâce à jnâna".

 

Un dévot demanda :

"Pourquoi un jnâni semble-t-il accorder sa grâce à certaines personnes et manifester de la colère envers d'autres ?

Pourquoi le jnâni ne corrige-t-il pas tous ceux qui viennent à lui ?

A quoi les jnânis travaillent-t-ils ?"

 

Bhagavan répondit :

 

"La maturité et le karma passé de chaque sâdhaka sont différents. A cause de cela, les jnânis doivent adopter leurs propos à chaque personne".

 

Puis il cita cinq versets de Kaivalya Navanîtam :

 

Le disciple : "Ô Maître qui es la félicité incarnée, comment se fait-il que Dieu, qui est impartial, élève quelques êtres et en dégrade d'autres ?"

Le Maître : Il est comme le père qui encourage ses fils qui sont sur le droit chemin, et qui réprimande les autres qui sont sur la mauvaise pente. Sache que c'est faire preuve de miséricorde que de punir les pêcheurs et de les remettre sur le droit chemin".


"Ô fils dont les chaînes de la vie mondaine sont brisées ! L'arbre céleste (qui comble les voeux) , le feu et l'eau protègent ceux qui les recherchent, en exauçant leurs désirs, en leur procurant de la chaleur et en étanchant leur soif. Ainsi Ishwara  traite avec bonté ses dévots et n'en fait pas de même avec les autres;

Réfléchis bien et décide : à qui la faute ?"

Le Maître : "Mon fils, les jîvas sont innombrables et leurs actions le sont également.

Dans trois sections (karma, upâsanâ et jnâna), les Védas  bienfaisants donnent des prescriptions selon les aptitudes des chercheurs, avec des approches préliminaires suivies de conclusions définitives, comme les fleurs sont suivies de fruits."

Ces imbéciles courent au désastre qui, dans leur ignorance, attribuent à Dieu les six maux (le désir, la colère, l'avidité, l'illusion, la vanité et la jalousie) qui leur sont imputables, mais les sages atteignent la libération sans mélange en reconnaissant que c'est à eux et non à Dieu que ces mêmes maux sont imputables.

"Mon brave garçon, écoute-moi encore un peu.

 



Les activités du sage ont pour seul but l' élévation du monde.

Il n'est pas là pour perdre ou gagner quoi que ce soit.

Le Tout-Puissant, qui est l'unique source de grâce du monde,
 n'est pas affecté part les mérites et les démérites
 des êtres dans le monde".
Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:12

BHAGAVAN :

S'abandonner, c'est s'en remettre à la Cause originelle de son être.
Ne vous faites pas d'illusions en vous imaginant que cette Source est un ioh_20-copie-1.jpgdieu en dehors de vous.

       Votre source est en vous.
Abandonnez-vous à elle.

C'est-à-dire cherchez cette Source et immergez-vous en elle.
C'est parce que vous vous imaginez être en dehors d'elle que vous soulevez la question :

        "Où est la Source ?"

Certains soutiennent que le sucre ne peut pas goûter sa propre douceur et qu'il faut un dégustateur pour le goûter et le savourer.
De même, un individu ne peut pas être le Suprême et en même temps goûter la Félicité de cet état ; c'est pourquoi l'individualité doit être maintenue d'un côté et la divinité de l'autre pour que la jouissance puisse exister.

Mais Dieu est-Il matière inconsciente comme le sucre ?

Comment peut-on s'abandonner et cependant conserver son individualité pour jouir du Suprême ?

De plus, ils (les adeptes de Râmanuja) soutiennent que l'âme, ayant atteint la région divine, demeure en cet état pour servir l'Être suprême.

Le son du mot "service" peut-il vraiment tromper le Seigneur ?
Est-ce qu'il ne sait pas tout ?
Attend-Il vraiment que les gens Le servent ?
Ne demanderait-Il pas plutôt, Lui qui est pure conscience :

                 "Qui êtes-vous en dehors de Moi pour que vous http://www.arunachala-ramana.org/photos/restored_photos/full/ioh_59_bust.jpgayez la présomption de Me servir ?"

De plus, ces mêmes gens croient que l'âme individuelle se purifie en se débarrassant de l'ego et devient ainsi apte à devenir le corps du Seigneur.
Le Seigneur serait alors l'Esprit et les âmes purifiées constitueraient Son corps et Ses membres !
Peut-il y avoir une âme pour les âmes ?
Combien d'âmes y'a-t-il ?
La réponse doit-être :
                "Il y a beaucoup d'âmes individuelles et une Âme suprême."

En ce cas, qu'est-ce que l'âme ?
Elle ne peut pas être le corps, etc.
Elle doit donc être ce qui reste après l'élimination de tout cela.

Ainsi donc, même après avoir réalisé que l'âme est ce qui ne peut pas être éliminé, il faut encore découvrir l'existence d'une Âme suprême.

Mais alors, comment l'âme peut-elle encore être réalisée comme la Réalité ultime après avoir déjà éliminé tout ce qui lui était étranger ?
Si c'était le cas, alors l'âme dépeinte comme étant la réalité inaliénable ne peut pas être l'âme véritable.

Toute cette confusion provient du mot "âme" (atman).
On se sert de ce même mot, âtman, pour désigner le corps, les sens, le mental, le principe vital, l'âme individuelle et l'Être suprême.

Cette application élargie du terme a donné naissance à l'idée que l'âme individuelle (jîvâtman) constitue le corps du Suprême (paramâtman) :

"Ô, Arjuna, Je suis le Soi demeurant dans le coeur de tous les êtres..."
(Bhagavad-Gîtâ)

Ce verset montre que le Seigneur est l'âtman (le Soi) de tous les êtres.

La Bhagavad-Gîtâ dit-elle : "Le Soi de tous les soi" ?

http://www.arunachala-ramana.org/photos/restored_photos/full/ioh_38.jpg

Si, par ailleurs, vous vous immergez dans le Soi, il ne restera plus trace d'individualité.
Vous deviendrez la source elle-même. Dans ce cas qu'est-ce que l'abandon ?
Qui doit abandonner quoi et à qui ?
Cela constitue la dévotion, la sagesse et l'investigation.

Parmi les vishnouites, saint Nammâlvar dit :
"J'étais perdu dans un labyrinte, m'accrochant au "Je", et au "mien" , j'errais sans connaître mon
Soi,  j'ai compris que je suis Toi, et que le "mien" (mes possessions) n'est aussi que Toi."


Vous voyez donc bien que la dévotion n'est rien de plus que la connaissance de soi-même.
L'école du monisme qualifié (vishishtâdvaita) l'admet également.
Cependant, par fidélité à leur doctrine traditionnelle, ses adeptes persistent à affirmer que les individus sont une partie du Suprême-ses membres en quelque sorte.
Leur doctrine traditionnelle dit également que l'âme individuelle doit d'abord être purifiée et ensuite abandonnée au Suprême ; ainsi l'ego s'évanouit et, après la mort, on entre dans le royaume de Vishnou ; là, enfin, est la jouissance du Suprême, l'Infini !

Dire que l'on est séparé de la Source primordiale est en soi une prétention ; ajouter qu'une fois délivré de l'ego l'on devient pur, mais que l'on retient son individualité uniquement pour jouir du Suprême ou Le servir, est un stratagème trompeur.

Quelle duplicité que de s'approprier d'abord ce qui réellement Lui appartient et ensuite prétendre Le servir ou Le réaliser !

         TOUT CELA N'EST-IL PAS DEJA CONNU DE LUI ?

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:05
COMMENT LE JNANI PREND-IL EN COMPTE LES DIFFERENCES ?

BHAGAVAN :

Pour lui ces différences ne sont que des apparences ;
 elles ne sont pas séparées de la Vérité, du Réel, avec lequel il ne fait qu'un...
Dans toutes les différences le jnani perçoit une unité, que j'appelle égalité.
Egalité ne signifie pas ignorance des différences.
Quand on est réalisé, ont voit que ces différences ne sont ni windowslivewritersriramanaandmyteacher-11e01image0.pngsubstantielles ni permanentes.
Ce qui est essentiel dans toutes ces apparences, c'est la Vérité, le Réel ; ce que j'appelle l'unité.
Il est exact que le jnani perçoit les différences (dans les sons, les goûts, les odeurs, les formes, etc...) mais dans toutes ces choses il perçoit toujours l'unique Réalité.


296428129_7c8cbbf9cd_m.jpgLe jnani ou l'être réalisé ne dépend jamais des lois du dharma, dont la validité par contre dépendent de lui.
Ayant réalisé le but pour la réalisation duquel ces lois sont conçues, il ne leur est plus soumis.
Mais il agit en conformité avec elles, du fait qu'il connaît la source de tous les dharmas.
C'est la raison pour laquel ces actes constituent la source et le soutien du dharma.
Parfaitement conscient de la vérité
sur  laquelle repose ce fait, il demeure à jamais détaché, simple spectateur de sa propre activité, dans laquelle il n'est jamais absorbé.

C'est un fait que toutes sortes d'actions peuvent être accomplies par le jnani, et bien accomplies, sans qu'il s'identifie à aucune d'entre elles ni qu'il s'imagine en être l'agent. Une force agit à travers son corps et l'utilise pour que le travail s'accomplisse.


On dit que même un jnani n'est pas libéré des effets du parabdha (le karma passé arrivé à maturité).

 BHAGAVAN :

 Oui, aux yeux des autres il semblearch-18_8-copie-1.jpg
 soumis aux résultats de son karma.
 Il mange et dort comme tout le monde,
il souffre des mêmes maux dans son corps.
C'est comme un ventilateur qui continue
de tourner après que l'on ait coupé le courant.
Mais le jnani n'en est pas affecté et
 ne pense pas qu'il en ressent
les plaisirs et les souffrances,
parce qu'il n'a pas conscience d'être le sujet agissant.


Janaka était à la fois un jnani et un monarque, mais son Guru, Yajnavalkya, qui était aussi un jnani, avait renoncé au monde et vivait dans la forêt.
Pourquoi cela ?


BHAGAVAN :

Tout survient en fonction http://www.rvc.edu/images/sb.jpg
du destin (parabdha)
 de chaque (jnani).
Krishna était quelqu'un qui
 jouissait des plaisirs
 du monde (bhogi),
tandis que Sukadeva
était un ascète (tyagi) ;
Janaki et Rama
étaient des souverains.
Cependant tous étaient des jnani.
Leur état intérieur était identique
 et leur vie extérieure était fonction de leur parabdha.
...Les jnani fixent leur regard
dans le substrat (adhisthana)
même quand ils sont actifs dans le monde.

 Ils voient l'argile et non le pot
(c'est-à-dire, ils voient l'essence et non la forme).

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:47

CITATION DE SHANKARA :http://sahajapower.files.wordpress.com/2008/03/shankara.jpg

"C'est seulement lorsque l'intellect est manifesté que l'amour et la haine, le plaisir et la souffrance sont ressentis.
Dans le sommeil profond, l'intellect demeurant latent, ils ne sont pas ressentis.
Ainsi ils relèvent de l'intellect et non d'Atma (le Soi)."


CITATION RAMANA :

"De Brahma émane aham ("Je-Je")
et d'aham émane buddhi (l'intellect).

Comment buddhi pourrait-il enjamber aham pour découvrir Brahma ?

C'est impossible.arch-12_12.jpg





Défaites-vous de la fausse identification que le "Je" est le corps.
Trouver à qui se présentent les pensées.

Si l'ipséité, le présent état "Je" disparaît, la découverte est achevée.
Ce qui subsiste alors, c'est le pur Soi.

Comparez le sommeil profond et l'état de veille.
C'est en ce dernier état que se retrouvent la multiplicité et la corporéité.
Mais dans le sommeil, le Soi demeure sans qu'il y ait perception du corps ni du monde.
Là règne le bonheur."

"La buddhi est la faculté de penser ou de discriminer.
Mais ce ne sont que de simples mots.
Que ce soit l'ego, le mental ou l'intellect,
 c'est la même chose.

Le mental de qui ?
L'intellect de qui ? De l'ego.

Mais l'ego est-il réel ? Non.

Nous obscurcissons la notion d'ego en l'appelant mental ou intellect."

ram10wll.jpg

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 19:23

QUESTION D'UN DISCIPLE :

Quel type de méditation pourrait m'être utile ?

BHAGAVAN :

Les méditations sur des objets ne servent à rien.BHAGAVAN-51.jpg
Vous devez apprendre à voir que sujet et objet ne font qu'un. En méditant sur un objet, concret ou abstrait, vous détruisez l'impression d'unité et créez la dualité.
Méditez sur ce que vous êtes en réalité......vous découvrirez...

LE DISCIPLE :

Quoi ?

BHAGAVAN :

C'est à vous de le découvrir. Cela se révèlera.
Accrochez-vous à cette révélation.
Tournez votre attention vers le sujet qui perçoit.
Il est la source de votre "je".
Réalisez cela, c'est la tâche qu'il faut accomplir.image004.jpg
Découvrez la réalité que représente ce mot "je".
Découvrez l'entité qui est la source du mot "je".
C'est le Soi, le Soi de tous les soi."

Ne fixez pas votre attention sur toutes ces choses de la vie
qui ne cessent de changer, ni sur la mort et les phénomènes.
Ne pensez même pas à l'acte de voir qui vous fait percevoir ces choses, mais seulement à cela qui voit toutes ces choses,
cela à qui l'on doit toutes ces choses.
Au début, cela semblera presque impossible, mais les résultats se feront sentir progressivement.
Cela demande des années de pratique quotidienne, mais c'est ainsi que l'on devient un maître.

Chaque jour, pendant un quart d'heure les yeux ouverts, essayer de garder l'esprit fixé sur Cela qui voit.
Il est en vous.
Ne vous attendez pas à ce que "Cela" soit quelque chose
de bien précis sur lequel le mental peut se fixer facilement.
Il faut des années pour trouver ce "Cela", mais les résultats de cette concentration seront apparents en l'espace de quatre à cinq mois :
 paix de l'esprit, pouvoir de faire face aux ennuis, clairvoyance inconsciente."
197.jpg
Je vous ai donné cet enseignement comme les Maîtres le donnent à leurs disciples intimes.
A partir de maintenant, pendant la méditation, concentrez votre pensée non pas sur l'acte de voir ni sur ce que vous voyez, mais sur Cela qui voit."

Un jour, Bhagavan demanda à quelqu'un qui parlait de faire telles et telles choses :

"Pourquoi croyez-vous être celui qui agit ?arch-36_4.jpg
Tous les ennuis viennent de là. C'est tout à fait absurde,
car chacun sait que "je" ne fait rien, seul le corps agit, "je" demeure le témoin.

Nous nous associons tellement à nos pensées et à nos actions que nous répétons constamment :

"J'ai fait telle ou telle chose" alors qu'en réalité nous n'avons rien fait du tout.
Demeurez dans la position de témoin et laissez les choses suivre leur cours.
De toute façon vous ne pouvez pas les empêcher de suivre leur cours !"

"

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:03

D'un point de vue fonctionnel, l'ego a une caractéristique et une seule.
Il fonctionne comme un noeud entre le Soi qui http://www.arunachala-ramana.org/photos/restored_photos/full/asr_12_bust.jpg
est pure conscience et le corps physique qui est inerte et insensible.
C'est pourquoi, l'ego est appelé
chit-jada-granthi
(le noeud entre la conscience et le corps inerte).

Dans votre recherche de la source de l'activité du "je" vous prenez en compte l'aspect essentiel chit (conscience) de l'ego.
Pour cette raison l'investigation doit vous conduire à la réalisation de la pure conscience du Soi.

Vous devez faire la distinction entre le "Je" pur par lui-même
et la   "pensée je".
Cette dernière n'est qu'une pensée ; c'est elle qui voit sujet et objet, qui dort se réveille, mange et boit, meurt et renaît.

Mais le pur "Je" est le pur être, existence éternelle, libre d'ignorance,
 libre de pensée-illusion.
Si vous demeurez le "Je", votre être seul, sans pensée, la "pensée-je" disparaîtra et l'illusion se dissipera pour toujours.

L'essence de l'esprit n'est que (pure) connaissance ou (pure) conscience.
Cependant, tant que l'ego domine il fonctionne sous la forme de faculté de raisonner, de penser ou de sentir.
L'esprit cosmique n'etant pas limité par l'ego, il n'y a rien qui soit autre que lui ; il n'est que conscience.
C'est ce que la Bible veut dire par "Je suis celui qui est".

Quand l'esprit meurt au sein de la conscience suprême de son propre Soi, sachez que toutes les facultés, à commencer par celles d'aimer ceci ou cela, de faire, de connaître, etc. s'effacent entièrement parce qu'elles ne sont rien de plus qu"un effet d'imagination apparaissant au sein de la forme de conscience appropriée.

L'esprit grossier, qui fonctionne sur le mode de pensée et de l'oubli, est à lui seul le samsara, c'est-à-dire le cycle de la naissance et de la mort.
Le véritable "Je" dans lequel les activités de pensée et d'oubli se sont effacées est à lui seul pure libération.
Il est dépourvu de pramada (oubli du Soi) qui est la cause http://www.arunachala-ramana.org/photos/restored_photos/full/IOH_31.jpg
de la naissance et de la mort.




Quand on a réalisé le SOI, il ne reste plus rien à connaître puisqu'il est la béatitude parfaite, la totalité.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:56

JANAKA DIT :

-Comment atteint-on la connaissance ? Comment peut-on parvenir à la libération ?

ASTÂVAKRA DIT :


Mon enfant, si tu souhaites la libération, évite les objets des sens comme du poison. Recherche le pardon, la franchise, la compassion, le contentement et la vérité comme nectar.

Tu n'es ni la terre, ni l'eau, ni le vent, ni l'air et ni l'espace ; dans un but de libération, considère-toi toi-même comme un témoin de tout cela, une manifestation de la Conscience elle-même.

Si tu te sépares de l'identification au corps et que tu demeures en prenant ton appui sur la conscience, c'est alors même que tu seras heureux, paisible, et libre des liens.

Tu n'es ni brahmane, ni d'une autre caste ; tu n'appartiens à aucun stade de la vie ; tu n'es pas perceptible par les sens. Tu n'es associé à rien, tu n'as pas de forme, tu es le témoin du monde. Sois heureux !

Ô toi qui pénètres tout ! Ce qui est juste ou non, le plaisir ou la souffrance sont les produits du mental ; ils ne t'appartiennent pas. Tu n'es pas l'acteur, tu n'es pas celui qui profite des expériences. Certainement tu es toujours libre.

Tu es l'observateur unique du monde entier, tu es toujours vraiment libre.
Voici ta seule véritable prison : alors que tu es l'observateur, tu te considères comme quelqu'un d'autre !

Tu t'es fait mordre par le grand serpent noir de l'égoïsme qui consiste à dire :
"Je suis l'acteur". Bois le nectar qui consiste à dire avec confiance :
"Je ne suis pas l'acteur". Sois heureux !

Je suis la conscience unique et pure. Par le feu de cette certitude, brûle la forêt profonde de l'ignorance et libères-toi de la peine. Sois heureux !

Cet univers apparaît de façon imaginaire, comme dans l'obscurité un serpent là où en Réalité il y a une corde. Tu es cette conscience, cette félicité, cette félicité suprême !
Va et sois heureux !


Certainement, celui qui se considère comme libre des liens est libre ; celui qui se considère lié est également lié. "On devient ce qu'on pense". Dans notre cas, ce proverbe est bien vrai.

Le Soi est le témoin, il pénètre tout, il est la plénitude, la Conscience, il est uni, libre, inactif, dépourvu de toute association, de contact avec les désirs, paisible ; c'est par erreur qu'il paraît impliqué dans ce monde.

Après avoir abandonné l'illusion d'être l'âme individuelle et aussi les identifications à la fois externes et internes du Soi, considère avec conviction ton propre Soi comme la conscience non-duelle stable et massive comme une enclume (ou comme le sommet d'une montagne).

Mon enfant, tu as été attaché depuis longtemps par l'identification au corps : tranche celle-ci avec le sabre de cette connaissance selon laquelle "Je suis la conscience". Sois heureux !

Tu n'es associé à rien, tu n'as pas d'activité, tu rayonnes de ta propre lumière, tu es sans tâches. Ton seul lien consiste certainement dans le fait même que tu cherches à t'absorber à l'intérieur.

C'est par toi que tout cet univers est pénétré et il a été réellement tissé autour de toi. Tu es Conscience par nature, ne sois pas mesquin !

Tu n'as pas d'attente, jamais tu n'es déformé, tu n'as ni contours ni volume, c'est dans ta nature d'être relaxé. La Conscience est insondable, tu es imperturbable, établi que tu es dans la seule Conscience.

Sache que ce qui a une forme est impermanent, mais ce qui n'en a pas est immuable.
Par cet enseignement sur la Réalité, il n'y a pas de possibilité de renaissances.

De même que le miroir existe à la fois au-dedans et autour des images qu'il reflète, de même le Seigneur suprême existe à l'intérieur et à l'extérieur du corps.

Il n'y a qu'un seul espace qui s'étend aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur d'un pot. De même le Brahman étenel et omniprésent existe au sein de tous les êtres.




EXTRAIT DE  :

SOI

L'expérience de l'Absolu

selon

L'ASTHÂVAKRA-GÎTÂ

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 22:26

Il est écrit dans la Bhagavad-Gita :
"Réalisez le Soi avec un esprit pur, et aussi en vous mettant au service du Gourou, et en pratiquant l'investigation".
Comment cela  s'accorde-t-il ?


RAMANA :

Le Seigneur, le Gourou et le Soi sont identiques.
Aussi longtemps que persiste en vous le sens de la dualité, vous recherchez un Gourou en pensant qu'il est différent de vous.
Pourtant, il vous enseigne la vérité et vous permet d'obtenir la vision intérieure.
Celui qui confère à l'âme la connaissance suprême du Soi en la mettant en face du Soi, celui-là seul est le suprême Gourou, loué par les sages comme étant la forme de Dieu qui est le Soi.
Attachez vous à lui.
En approchant le Gourou, et en le servant fidèlement, vous pourrez apprendre, au moyen de sa grâce, la cause de votre naissance
et de vos souffrances.
Comprenant que cela est dû à votre éloignement du Soi,
vous saurez qu'il vaut mieux demeurer fermement dans le Soi.

Même si après avoir embrassé la voie du salut, vous vous en écartez pour une raison ou pour une autre, sachez que vous ne devez jamais vous élever contre la parole du Gourou.


Les sages disent : "Que si l'on fait du tort à Dieu cela peut-être rattrapé par le Gourou, mais le tort fait au Gourou ne peut même pas être réparé par Dieu."

Pour celui, qui muni d'un amour exceptionnel, intense et abondant,
a une foi complète dans le regard de grâce accordé par le Gourou, il n'y aura plus de souffrance, et il aura dans ce monde,
 une vie égale à Indra (le roi des Dieux).

La paix, que tout le monde désire, ne peut être obtenue par personne, de quelque façon, quand et où que ce soit, si l'esprit n'a pas été préalablement calmé par le canal de la  grâce du vrai Gourou
Recherchez toujours cette grâce avec un esprit concentré.


La grâce est le Soi
Si vous vous souvenez de Bhagavan
c'est que vous y avez été incité par le Soi.
N'y a-t-il pas déjà là une grâce ?
Y'a-t-il un seul instant où la grâce n'agit pas en vous?
Le fait de vous souvenir  est le signe précurseur de grâce.
Cela est la réponse, cela est le stimulus, cela est le Soi
et cela est la grâce.


Le Soi est seul et unique et le Gourou vous dit que seul le Soi est.
Le Soi n'est-il donc pas votre Gourou ?
D'où peut venir autrement la grâce ?
Elle vient du Soi uniquement.
La manifestation du Soi est une manifestation de la grâce et inversement.

Nous nous posons des questions parce que nous considérons les objets comme extérieurs à nous-mêmes, et que sur ces bases, nous établissons avec eux des relations fausses.
Rien n'est extérieur au Soi
.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 08:27

"L'incessante recherche du Soi, nous l'appelons Amour Suprême de Dieu, car Lui seul est établi comme Soi au-dedans du coeur de tous."

Sri Râmana Maharshi



Voilà un extrait du "Ellâm Onru" (Tout est Dieu) que Ramana conseillait en lecture à ses visiteurs...


 TOI




1 - Qui es-tu ? Ce corps, est-ce toi ? S'il en est ainsi, pourquoi n'as-tu pas conscience du serpent qui glisse sur lui lorsque tu es en sommeil profond?
 Certainement, tu es autre que ce corps.


2 - Parfois, dans ton sommeil, tu as un rêve; alors, tu t'identifies à un personnage ;
ce personnage, est-ce toi ? Non. Ou alors, que devient-il à ton réveil ? Tu ne peux être lui. Plus encore, tu as presque honte de t'être identifié à lui. Il est clair que tu n'es pas ce personnage ; tu es celui qui se tient à l'écart.


3 - Souviens-toi à présent de l'état de sommeil sans rêves. Est-ce celui de ta nature véritable? Tu ne le crois sans doute pas, car tu n'es pas insensé au point de t'identifier à ces épaisses ténèbres qui t'empêchent de connaître l'état où tu te trouves. Grâce à l'intellect, tu es capable de te distinguer des objets environnants : comment pourrais-tu admettre que tu es la même chose que l'ignorance, ou le vide ? Comment cela pourrait-il être ta véritable nature ? Ce n'est pas possible. Tu es le Connaisseur qui sait que cet état est un voile obscur et dense recouvrant ta véritable nature. L'ayant condamnée après en avoir fait l'expérience, tu sais que tu n'es pas cette sombre ignorance du sommeil profond.
Tu es celui qui se tient à l'écart de cela aussi.


4 - Si tu admets que même ce corps grossier n'est pas toi, peux-tu imaginer être quel qu'autre chose de plus éloigné? Non.
 De même que tu n'es pas ce corps grossier, tu n'es pas non plus quelque chose d'autre qui s'en trouverait plus éloigné -, ni le personnage du rêve; ni l'ignorance du sommeil profond. Tu es différent de ces trois états, et de ce monde.


5 - Ces trois états peuvent se résumer en deux conditions : l'une où prédomine la conscience sujet-objet (qui comprend les états de veille et de sommeil avec rêves),
et l'autre, qui est celle de l'inconscience du sujet lui-même (comprenant l'état de sommeil profond). Toutes les expériences possibles sont comprises dans l'une ou l'autre de ces deux conditions.
Et elles sont toutes deux étrangères à ta vraie nature, qui est toute autre.


6 - Si tu te demandes ce qu'elle est, son nom est Turiya, qui signifie "le Quatrième" (état). Ce nom est approprié, car il semble dire: "les trois états de ton expérience - veille, rêve et sommeil profond - te sont étrangers ; ton véritable état est le Quatrième, qui est différent de ces trois-là". En supposant que ces trois états (veille, rêve et sommeil profond) forment ensemble un long rêve, le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve. Ainsi, il est plus profond que le sommeil profond, et en même temps plus "éveillé" que l'état de veille. Ton véritable état est donc ce de Quatrième", se distinguant de tes états de veille, sommeil avec rêves, et sommeil profond.
Tu es cela, uniquement,


7 - Comment est ce quatrième état ? Il est la Connaissance qui ne particularise pas ; il est pleine Conscience de soi-même. Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance, sans conscience du particulier, mais en pleine conscience de Soi. Seul celui qui réalise cet état, même pour un seul instant, réalise la vérité.
Tu es cela, uniquement.
Qu'y-a-t-il de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième" ?

En pratique, il n'est pas possible pour quiconque, de demeurer à jamais dans cet état qui est l'état sans connaissance du particulier. Celui qui a réalisé le quatrième état, tôt ou tard revient à ce monde -, mais pour lui le monde n'est plus comme avant -
 il voit ce qu'il a réalisé comme étant le quatrième état, rayonner en toutes choses. 11 ne voit plus ce monde comme différent de cette Pure Connaissance. Ainsi, ce qu'il a vu à l'intérieur, il le voit maintenant, d'une manière différente, aussi à l'extérieur. Ayant quitté le stade de la différenciation, il est à présent établi dans l'état de non-différenciation, où qu'il se trouve. Désormais, il est Tout. Il n'y a rien qui soit différent de lui. Que ses yeux soient fermés ou ouverts, quels que soient les changements pouvant survenir, son état demeure inchangé. Cela est l'état de Brahmati, Cela est l'état naturel éternel.
Tu es cet état, éternellement Vrai.

 


8 - Il n'y a rien au-delà de cet état. Les mots "intérieur" ~ , et " extérieure", perdent leur sens. Tout est Un. Le corps, la parole et le mental ne peuvent plus fonctionner égoïstement: La Grâce les anime, pour le bien de tous. Le il moi" fragmentaire est perdu à jamais., L'ego ne peut plus revivre. Il est dit alors qu'il est libéré ici et maintenant. Il ne vit pas parce que son corps vit, ni ne meurt parce que son corps meurt . il est éternel.
Il n'y a rien d'autre que lui. Tu es celui-là.


9 - Qui est Dieu ? Il est Grâce. Qu'est-ce que la Grâce? La Conscience, sans l'ego fragmentaire. Comment peut-on être sûr qu'un tel état existe ? Seulement en le réalisant. Les Védas louent celui qui réalise Cela, comme étant celui qui a réalisé Dieu, devenant un avec Lui.
 C'est pourquoi, ce que le monde peut nous apporter de meilleur, et ce que nous pouvons lui rendre de meilleur, c'est la réalisation de cet état.
En fait, il n'y a pas d'autre état que celui-là ; les autres n'apparaissent que dans l'ignorance. Pour celui qui sait, il y a un état, uniquement: Tu es Cela.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.