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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 22:34

 

QUESTION D'UN VISITEUR :


Comment procéder pour découvrir le "je" ? Quand je médite, j'atteins un état de vacuité. Que faire pour aller au-delà ?


BHAGAVAN :


Peu importe qu'il y ait des visions, des sons, un vide ou autrePastedGraphic-30-copie-2.jpg 

chose.

Etes-vous présent oui ou non pendant tout ceci ? Vous étiez sans aucun doute présent pendant l'expérience de la vacuité, sinon comment pourriez-vous la mentionner ? C'est l'esprit qui perçoit les objets, a des expériences et découvre une vacuité quand il cesse de percevoir, mais ce n'est pas "vous".


Vous êtes la lumière permanente qui éclaire à la fois l'expérience et le vide, pareille à la lumière du théâtre qui vous permet de voir le théâtre, les acteurs et le déroulement de la pièce; elle demeure allumée après la fin du spectacle, et ainsi vous savez que celui-ci est terminé.


On peut aussi utiliser une autre analogie. Nous voyons les objets qui nous entourent, mais dans l'obscurité totale nous ne les voyons pas et nous disons : "Je ne vois rien" ; cependant, les yeux sont présents pour dire qu'ils ne voient rien. Ainsi vous êtes présents dans la vacuité dont vous parlez.


Vous êtes le témoin des trois corps : grossier, subtil et causal ;

des trois états : veille, rêve et sommeil ;

et des trois périodes :

passé, présent et avenir, ainsi que de cette vacuité.


Nous sommes tellement habitués à l'idée que tout ce que nous voyons autour de nous est permanent et que nous sommes le corps, que quand tout ceci cesse d'exister nous imaginons que nous avons aussi cessé d'exister.


Bhagavan citat les versets 212 et 213 du Vivekachudamani dans lesquels le disciple dit :


"Après avoir éliminé les cinq gaines, (reconnaissant qu'elles ne sont) pas le Soi, je constate qu'il ne reste absolument rien."


Et le Guru répond que le Soi ou Cela grâce à qui toutes les modifications (y compris l'ego et ses créatures) et leur absence (c'est-à-dire la vacuité) sont perçues, est présent en permanence.


Puis Bhagavan poursuivit sur ce sujet :


"La nature du Soi ou "Je" doit être la lumière.

Vous percevez toutes les modifications et leur absence.

Comment ? Dire que vous recevez d'un autre cette lumière amènerait à se demander d'où il l'a lui-même reçue et ainsi de suite, indéfiniment. Vous êtes donc vous-même la lumière.

 

 

 197.jpg

 L'analogie classique est la suivante :

 

avec divers ingrédients on fabrique toutes sortes de friandises présentant diverses formes ; toutes ont un goût sucré parce que toutes contiennent du sucre et que la saveur sucrée est la nature même du sucre.


"De même, toutes les expériences et leur absence contiennent la lumière, qui est la nature même du Soi. Sans le Soi, il ne peut y avoir d'expérience, de même que sans le sucre aucun mets ne peut avoir de saveur sucrée. Tout d'abord le Soi est perçu en tant qu'objet, puis en tant que vacuité, puis en tant que Soi ; c'est seulement dans ce dernier cas que rien n'est perçu, car percevoir équivaut à "être."

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 13:17

 

"Restez comme témoin de tout ce qui se passe !"

est un précepte du Maharshi.

PastedGraphic-9-copie-1.jpg

Adoptez l'attitude de quelqu'un qui dirait :

 

"Laissons arriver les choses étranges qui arrivent.

Regardons ! "


Par là on peut éviter de s'identifier avec les apparences et d'abandonner son soi-même, ce qui arrive au mental s'il n'est pas contrôlé.


C'est comme un brâhmane, qui jouerait différents rôles dans un drame sans jamais oublier dans son mental qu'il est en réalité un brâhmane. Il ne faut donc jamais perdre de vue que

"je suis le Soi". Si le mental s'en écarte, il faut immédiatement s'exclamer :

 

"Oh ! Oh ! je ne suis pas le corps, Qui suis-je ?"

et il va se rétablir dans son état pur.


La recherche du "Qui suis-je ?" est donc le moyen principal pour extirper toute la misère humaine (qui provient de la fausse identification du corps avec le Soi profond) et pour gagner la béatitude suprême.


On doit donc chercher sa nature réelle, qui est toujours incorporelle, et s'en tenir à elle.


Toutes les autres méthodes de procéder sont moins puissantes pour contrôler le mental. C'est ainsi que la discipline de la respiration va bien l'apaiser, mais seulement aussi longtemps qu'elle dure. Pareillement la méditation sur les différentes formes de Dieu, la répétition des syllabes sacrées ou la restriction de la nourriture sont des aides pour le pacifier momentanément, après quoi il va divaguer d'emblée.


On doit continuellement s'en tenir à la méditation du Soi, éduquer le mental à rester dans son état originel, être vigilant avant que quoi que ce soit puisse vous déranger. Il ne faut pas non plus chercher les catégories (tattvas) et leurs caractéristiques.


On s'en est débarrassé parce qu'elles cachent le Soi.

Va-t-on alors faire l'inventaire des ordures que l'on jette ?


Ce qui existe réellement c'est le Soi. Il constitue l'état dans lequel la pensée "je" n'existe plus. On l'appelle "Silence".


Il est Dieu. Tout est Shiva, le Soi.

18.jpg


Celui qui se donne entièrement au Soi qui est Dieu, c'est le dévot excellent. Se donner entièrement à Dieu signifie rester constamment dans le Soi.


Cette phrase interrogative de Maharshi se présente en quelque sorte comme une clé de voûte moderne de la réalisation du Soi.


Elle calme, contrôle et purifie le mental de toute pensée que la pensée du "je", et ceci sans grand effort intellectuel, en demandant cependant une application quotidienne et ininterrompue.


Autrement, on pourrait même parler d'un "yoga sans effort".

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 13:53

"Océan de Nectar, plein de grâce, absorbant l'Univers dans Ta splendeur !

O Arunâchala, Toi qui es le Suprême Lui-même, sois le Soleil et ouvre le lotus de mon coeur à la Félicité"

ARUNACHALA-10.jpg

Première strophe d'Arunâchala-Pancharatmam composé par Bhagavan lui-même et il en donne l'explication :

 

"Le soleil illumine l'Univers tandis que le Soleil d'Arunâchala est si éblouissant que l'Univers est obscurci et que seule demeure une éclatante lumière ininterrompue. Mais celle-ci ne peut-être perçue à l'état présent, seul celui dont le lotus du Coeur s'est épanoui peut la percevoir. Le lotus ordinaire fleurit à la lumière du soleil visible, mais le lotus du Coeur subtil ne fleurit qu'à la lumière du Soleil des soleils.


Puisse Arunâchala épanouir le lotus de mon coeur, afin que seule Sa lumière ininterrompue rayonne !"


RAMANA-53.jpg

 

Puis, Shri Bhagavan poursuivit :

 

"Le miroir reflète des objets. Les reflets sont irréels puisqu'ils ne peuvent pas exister indépendamment du miroir.


De même pour le monde : on dit qu'il est un reflet dans le mental et qu'il ne subsiste pas en l'absence du mental.


Alors la question se pose : Si l'Univers est un reflet, celui-ci ne devrait-il pas être le reflet d'un objet réel, connu en tant qu'Univers, pour qu'il puisse se refléter dans le mental ? Cela reviendrait à reconnaître l'existence d'un Univers objectif. Mais, en vérité, ce raisonnement est faux.


C'est pourquoi on donne l'exemple du rêve. Le monde du rêve n'a pas d'existence objective. Comment, alors est-t-il crée ?

On doit supposer l'existence d'impressions mentales, appelées vâsanâ. Comment ces vâsanâ se trouvent-elles dans le mental ?

Parce qu'elles sont subtiles.


De même que l'arbre est contenu, à l'état potentiel, dans la graine, ainsi le monde est contenu dans le mental.


On peut se dire aussi que si une graine est le produit d'un arbre, celui-ci à dû exister avant elle pour lui donner naissance et conclure que le monde a dû, lui aussi, exister à un moment ou un autre. Mais il n'en est pas ainsi.


Il a fallu plusieurs incarnations pour rassembler toutes les impressions qui se manifestent sous la forme actuelle. Par conséquent, j'ai dû exister auparavant, de la même manière que j'existe maintenant !


Le chemin direct pour trouver une réponse consiste à chercher si le monde existe vraiment. En admettant l'existence du monde, je dois admettre quelqu'un qui le voit et qui n'est autre que moi-même.


Laissez-moi trouver "moi-même" de manière à ce que je connaisse la relation entre le monde et celui qui le voit. Mais quand je cherche le Soi et demeure comme le Soi, il n'y a plus de monde à voir.


Quelle est alors la Réalité ? Seul celui qui voit est réel, et certainement pas le monde.


Ceci étant la vérité, l'homme n'en continue pas moins de discuter en se basant sur la réalité du monde.


Qui donc lui a demandé de plaider la cause du monde ?


Le Yoga-vâsishtha définit clairement la Libération comme étant l'abandon du faux pour demeurer en tant qu'Être."

 

RAMANA-21.jpg

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 08:49

 

 

Qu'est-ce que Hiranyagharbha ?


BHAGAVAN :


Hiranyagharbha est un synonyme de sukshma sharira (corps subtil) ou d'Ishwara (le Seigneur de l'univers).


Pour essayer d'expliquer la création, les livres utilisent l'illustration suivante :


Le Soi est semblable à la toile du peintre.


Tout d'abord on l'enduit d'une pâte pour boucher les petits trous que comporte cette toile. Cette pâte est comparable à l'antaryami (le guide intérieur, Dieu) de toute la création .


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Puis l'artiste fait un tracé sur la toile, par exemple la lumière et le son, nada, bindu, d'où émanent toutes choses;


Puis l'artiste peint son tableau avec des couleurs, etc.., en suivant ce tracé, et ceci est comparable aux formes matérielles qui constituent le monde.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:56

 

Parlant à un visiteur, le Maharshi dit :


PastedGraphic-10.jpg

 

"On vous dit que l'ego n'est pas votre vrai Moi ;

Si vous l'admettez, vous n'avez plus qu'à chercher et trouver ce qui EST votre vrai MOI, l'être réel dont l'ego n'est qu'une fausse apparence.

 

Pourquoi méditer sur "Je suis Cela" ?

 

Cela ne fait que donner à l'ego une vie nouvelle.

 

Par le fait même qu'on essaie d'éviter une pensée, on la fait venir.

Il faut chercher et trouver la source et la vérité de l'ego.

Il ne sert à rien de méditer sur lui, car la méditation se fait par le mental, et le Moi est hors de portée du mental.

 

Lorsqu'on recherche quelle est sa réalité, l'ego disparaît de lui-même ;

C'EST DONC LA METHODE DIRECTE.

 

Dans tous les autres procédés, l'ego est conservé ;

C'est pourquoi tant de doutes s'élèvent et la véritable question reste toujours à résoudre.

 

Tant que nous n'abordons pas cette question en face, l'ego n'aura pas de fin.

 

Alors pourquoi ne pas le faire immédiatement, sans passer par toutes ces autres méthodes ?

 

Tout ce qui, implicitement ou explicitement, suppose la réalité de l'ego nous écartera toujours davantage du but, c'est-à-dire de l'état sans ego, si nous n'y prenons pas garde.

 

RAMANA-12.jpg

 

D'après les textes sacrés, dès que nous posséderons l'Être pur que nous sommes en réalité, nous constaterons en même temps que l'Être infiniment grand n'est autre que nous-même.

Nous aurons donc à la fois retrouvé notre véritable individualité, atteint la parfaite unité avec LUI, et obtenu la complète libération du désir et de la crainte.

 

Dans l'Ancien Testament, l'Eternel dit à Moïse :

 

"JE SUIS CE QUE JE SUIS",

 

et le Sage d'Arunâchala nous fait observer que c'est la seule phrase de la Bible qui soit imprimée en lettres majuscules.

 

Pour la recherche que nous enseigne le Maharshi, il n'est toutefois pas nécessaire d'avoir sur le Moi une croyance positive quelconque ;

Il suffit d'accepter son enseignement sur ce que le MOI n'est pas.

 

La recherche du Moi réel consiste à rassembler toutes les énergies du corps et de la pensée, en bannissant toutes idées étrangères, et à diriger toutes ces énergies en un seul faisceau, dans la résolution de trouver la réponse à cette question :

 

"QUI SUIS-JE" ?

 

La question peut aussi prendre la forme :

 

"D'où est ce que je viens ?"

 

La question : "Quis suis-je ?" signifie :

 

"Quelle est la vérité sur moi ?"

 

La question "D'où est-ce que je viens ? signifie :

 

Quelle est la source du sens du moi dans l'ego ?"

 

Dans cette recherche il faut entendre par "source"

non pas un aborigène dans le cours des temps, un ancêtre éloigné dans l'échelle de l'évolution, ou un être qui aurait existé avant la naissance de notre corps, mais la source actuelle.


RAMANA-8.jpg


 

Le Maharshi décrit comme suit sa méthode de recherche :


"Tout comme celui qui plonge dans un lac pour y chercher un objet qui y est tombé, le chercheur doit plonger dans le coeur, résolu à trouver d'où vient le sens le l'ego, en retenant sa parole et son souffle vital". 


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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 12:52

Voici comment le Maharshi expliquait ce qu'est la véritable soumission du moi :

 

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"Tout ce qui est nécessaire est que nous fassions notre soumission à la source de nous-mêmes.

il n'est pas nécessaire d'apporter de la confusion en appelant cette source Dieu et en supposant qu'elle est quelque part en dehors de nous.


Cette Source est en nous.


Et c'est à elle que nous devons faire notre soumission.


Cela revient à dire que nous devrions chercher cette Source, et, par la force même de cette recherche nous fondre en Elle.


La question "Où est la Source?" ne peut se poser que si l'on croit que le Moi est différent de la Source.


Si l'ego se fond dans la Source, il n'y a plus d'ego, plus d'âme individuelle, c'est-à-dire que le chercheur ne fait plus qu'un avec la Source.


Dans ces circonstances, quelle soumission

peut-il y'avoir ?


Qui se soumet à qui ?

Que reste-t-il à soumettre ?


Cette perte de l'individualité - qui d'ailleurs dès maintenant n'a aucune existence réelle -

est la dévotion, la sagesse et la recherche."

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 12:28

LA VISION DU MAÎTRE

 

Au lieu d'un monde fait de choses et d'êtres vivants tous distincts, tous astreints à une destinée, le Maître ne voit qu'une réalité :


elle s'exprime à ses yeux sous la forme de ces choses, de ces êtres.

PastedGraphic-7.jpg

Pour lui , ni sujet ni objet.

L'expérience n'est pas niée : elle est percée à jour, comprise.


Haut Savoir, Réalisation (jnana).


Le monde est transparent pour le Maître.


Selon quel processus apparaît-il ? 

Le Maharshi a donné ce schéma, qui raccorde la vision métaphysique et la psychologie, et qui s'interprète comme suit :


Il y a le Soi, le Réel ("Il n'y a que le Soi").

Le Soi est. Il est conscience.


En cette conscience apparaît une possibilité

psychique universelle

(le Milieu Mental, la Psyché, citta).


Des points de condensation

(cid-anu, "atomes de conscience", dit le Yoga-Vasishtha) y apparaissent.

Chacun d'eux engendrent un ensemble de latences dynamiques,

les vasana.

Le foyer de cet ensemble est un point de référence,

le moi, centre d'un individu.

Les vasana engendrent la notion d'un monde objectif

dont le moi serait le spectateur. 


Il n'y a rien là pourtant qu'un jeu de la possibilité psychique du Soi.


Donc :


Le Soi - Le Milieu Mental - Les Vasana - Le moi - Le monde.

 

PastedGraphic-6.jpg

 

DU SOMMEIL A LA VEILLE ; DE LA VEILLE A L'EVEIL 

 

L'homme fait partie de l'univers sensible,

du spectacle projeté dans le Soi par le Soi


(le Soi se manifeste à lui-même).


Quand il dort, cet univers et lui-même existent pour tous les autres hommes. Pas pour lui.


Et quand il s'éveille, la conscience s'organise, le moi émerge, le monde paraît en tant que monde fait d'objets séparés, en relation réciproque et en relation avec le moi-projecteur.


La Libération ("Réalisation") ne change pas le spectacle du monde.


Les vasana s'y évaporent.


En conséquence, un point focal du Milieu Mental change de caractéristiques ;

le psychisme se simplifie autour de lui.


Le monde n'est plus vu à travers l'optique due aux vasana.


Il est vu "comme il est" : c'est un reflet du Soi".


PastedGraphic-30.jpg

 

LES DESIRS

 

Les vasana constituent en grande partie l'inconscient psychanalytique.

Ils alimentent la constante prolifération des désirs (attraits, répulsions, volonté de puissance, volonté de vivre, besoins psychiques tels que celui d'aimer et d'être aimé, etc)

 

Les désirs, incessamment renouvelés focalisent en permanence notre attente sur notre moi.


Si les désirs s'affaiblissent, les vasana s'affaiblissent aussi et la vision gagne en clarté.


 

Si les désirs disparaissent, il y a Libération.


Tout l'entraînement dit "spirituel" sur la voie prônée par le Maharshi a pour but d'affaiblir les désirs en accroissant le calme et en clarifiant la vision.


Moins le moi est ressenti, plus le monde est vu en tant que "visage du Soi" et moins pèse la destinée.

 

On remonte à la Source.

 

DONC :

 

Le monde - le moi - le Milieu Mental - le Soi

 

5.jpg

 

LA PUISSANCE DIVINE


La possibilité psychique du Soi peut-être qualifiée de divine.

Le schéma devient :

 

Le Soi - La Divinité - L'homme et le monde

 

La Divinité peut-être considérée soit comme impersonnelle

("La Déité", "Le Divin"), 

soit comme personnelle, individualisée

("Le Seigneur").

 

La Divinité imagine le monde dont nous faisons partie :

les "moi", les faisceaux de vasana sont les instruments

dont elle joue (1) :


"Chamat-kriti" (spectacle merveilleux).

 

Notre propre pensée est si faible, en comparaison de la pensée divine qui la pétrit, que nous voyons dans le monde une réalité indubitable.

Si nous ne nous arrêtons pas à cette apparence, cependant, nous remontons jusqu'au Soi :

 

Le monde , le moi - le Divin - LE SOI.

 

40.jpg

(1) Ainsi symboliquement, Shiva danse le monde ; ainsi pour les bhakta, le monde est jeu (lila) de la "Mère Divine".

 

Ramana_Maharshi_191.jpg


Le psychisme est la phase intelligente (du Soi) qui conduit à sa propre destruction pour que le soi apparaisse.


Le Soi ne se meut pas ; le monde s'y meut.


Le psychisme se voit maintenant diversifié en univers.


Le psychisme n'est qu'une phase transitoire.


Tous les shastra (traités traditionnels) n'ont pour but que de faire remonter l'homme à sa source.


Le psychisme ou le cerveau agissent en projecteur de cet Etre Unique, Eternel,

et le manifestent en univers vastement déployé.


Le corps matériel ne provient que du psychisme.

Le corps est une projection du mentale :

le psychisme est le moi ;


le moi émane du Soi.


L'Univers n'est que mental,

Le monde est une idée, rien d'autre.

Le problème de la création du monde est résolu si l'on

résoud celui de la création du JE.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 20:15

 Le conseil qui suit a été écrit par Bhagavan lui-même dans les années 1920.

Il résume ses enseignements de base.

24.jpg

Tous les nouveaux visiteurs étaient encouragés à lire l'essai intitulé


                       (Qui suis-je ?) dont cet extrait est tiré.


Il fut publié sous forme de brochure et Bhagavan encouragea le directeur de l'ashram à le vendre à bas prix dans de nombreuses langues de manière à ce que tous les nouveaux venus puissent se procurer à un prix abordable un résumé de ses enseignements pratiques qui fasse autorité.


"Le seul moyen de réduire le mental au silence,

             c'est l'investigation "Qui suis-je?"

La pensée "Qui suis-je?", détruisant toutes les autres pensées, sera finalement détruite elle aussi, de même que le bâton utilisé pour attiser le bûcher funéraire.


Si d'autres pensées surgissent, on devrait, sans essayer de les compléter, rechercher : "A qui sont-elles apparues ?"


Qu'importe combien de pensées surgissent ?

Si, à l'instant même où chaque pensée surgit, l'on cherche avec vigilance : "A qui est-elle apparue ?", on saura que c'est "A moi."


Si on cherche alors "Qui suis-je?", le mental retourne à sa source, et la pensée qui avait surgi s'estompe elle aussi. En pratiquant ainsi de manière répétée, le pouvoir du mental de demeurer dans sa source augmente.

 

Ceci, selon Shri Ramana, est tout ce que le dévot peut faire par lui-même.


Quand le dévot a libéré son mental de toutes les pensées à l'exception de la pensée "Je", le pouvoir du Soi retire la pensée "Je" dans le Centre-Coeur et la détruit finalement complètement, au point qu'elle ne réapparaît plus jamais.


C'est le moment de la réalisation du Soi.

7.jpg


Quand cela a lieu, le mental et le soi individuel

(que Ramana assimile tous deux à la pensée "Je")

sont détruits à jamais.

Seul l'Atman ou le Soi demeure alors.


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 12:06

 

Notre vraie nature est mukti.


Mais nous sommes toujours en train de nous imaginer que nous sommes captifs, et faisons des efforts vigoureux pour nous libérer, alors que nous sommes parfaitement libres.


PastedGraphic-4

 

Cela ne pourra être compris que quand nous atteindrons cet état (mukti) . Nous serons alors surpris de constater que nous essayons avec frénésie d'atteindre quelque chose que nous sommes et que nous avons toujours été.

 

Un exemple vous fera bien comprendre.

 

Un homme s'endort dans cette salle.

Il rêve qu'il est parti faire le tour du monde, qu'il flâne parmi collines et vallées, forêts et campagnes, déserts et océans à travers plusieurs continents et qu'après quelques années de voyage exténuant et épuisant il revient dans ce pays, atteint Tiruvannamalai, entre dans l'ashram, et marche jusqu'à cette salle.

 

A ce moment même, il se réveille et se rend compte qu'il n'a pas bougé d'un centimètre, mais qu'il s'était endormi là où il s'était couché.

Son retour dans cette salle ne lui a pas coûté grand effort puisqu'il est, et a toujours été dans cette salle.


Cela se passe exactement ainsi

 

Si on demande :

"Pourquoi, alors que nous sommes libres, imaginons-nous que nous sommes captifs ?"

 

Je réponds :

"Pourquoi, étant dans cette salle, vous imaginez-vous courir l'aventure autour du monde, à travers collines et vallées, déserts et océans ?"

 

TOUT CELA C'EST L'ESPRIT OU MAYAramanaM-copie-1.jpg

 

 

 

(ILLUSION)

 


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 21:36

Au niveau du chercheur spirituel que vous êtes,

vous ne pouvez que dire :

 

"Le monde est une illusion" et rien d'autre.


PastedGraphic-4-copie-1.jpg

 

Quand un homme, oubliant qu'il est le Brahman réel, permanent et omniprésent, se perd dans l'illusion qu'il est un corps, dans un univers rempli de corps impermanents, et qu'il persiste dans ce fantasme, il faut lui rappeler que le monde est une illusion, fruit de l'imagination.

 

Pourquoi ?


Parce que sa vision, oublieuse de son propre Soi, repose sur un univers extérieur et matériel. Elle ne va pas s'intérioriser en introspection, que si vous lui faites comprendre que l'ensemble du monde matériel est illusoire.

Quand il aura réalisé ,une seule fois, son propre Soi, il saura qu'il n'y a rien d'autre que son propre Soi et regardera l'Univers entier comme Brahman.


Il n'y a pas d'Univers sans le Soi.

Aussi longtemps qu'un être humain ne voit pas le Soi qui est l'origine de tout, mais considère le monde extérieur comme seul réel et permanent, il faut lui répéter que cet Univers extérieur est une illusion.

Vous n'y pouvez rien.

PastedGraphic-2.jpg

 

Prenez un journal. Nous voyons seulement ce qui est écrit et pas le papier sur lequel le texte est imprimé. Pourtant le papier, imprimé ou non, est là. A ceux qui considèrent ce qui est écrit, comme la seule réalité, il faut dire qu'en fait, ce n'est qu'une illusion, une imagination qui prend appui sur le papier.

 

L'homme sage tiendra le papier, et ce qui est imprimé, comme une seule et même chose. Il en est de même pour Brahman et l'Univers.

 

L'état originel de ce monde vide, déconcertant, et rempli d'une multitude de noms et de formes, est pure félicité, est un comme l'est le jaune d'oeuf d'un paon pourtant multicolore.

 

Demeurez dans cette Vérité, en demeurant dans l'état du Soi.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.