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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:29

 

Les Agamas sont des écritures traditionnelles hindoues ne faisant pas moins autorité et n'étant pas moins authentiques que les Védas.

 

On les considère comme des enseignements divinement révélés et aucune origine humaine ne leur est attribuée.

 

Le culte rendu dans les temples repose principalement sur les Agamas.

 

Il y a vingt-huit agamas qui font autorité.

Parmi ceux-là on distingue le Sarva Jnanottara et le Devikâlottara

qui expriment le point de vue du pur Advaita, ou non-dualité.

 

Le Maharshi traduisit spontanément ces deux agamas en strophes tamiles, le Devikâlottara au tout début de sa résidence à la grotte de Virupaksha et la partie essentielle du Sarva Jnanottara appelée l'Atmâ Sakshatkara en 1933 quand il était déjà à l'ashram situé au pied de la montagne.

 

ramana_sadhu.jpg

 

Les deux textes sont des instructions concernant la Voie de la Connaissance données par le Seigneur Shiva,

la première à son fils Guha (autre nom du Seigneur Subramania)

et la seconde à son épouse Pârvati.

 

A LIRE :

EXTRAIT DES AGAMAS

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:40

Si l'ego est, tout le reste est aussi.


Si l'ego n'est pas, rien d'autre n'est.197

L'ego est bien tout.


Par conséquent, rechercher ce qu'est l'ego

est la seule façon

de renoncer à tout.

 

L'état de non-émergence du "Je" est l'état d'être CELA;


Si on ne recherche pas cet état de non-émergence du "Je", et si on ne l'atteint pas, comment peut-on, accomplir sa propre extinction de laquelle le "Je" ne revit pas ?


Sans pareil aboutissement, comment est-il possible de s'établir dans un état véritable, où l'on est CELA ?

 

Ainsi qu'un homme plongerait afin de récupérer un objet tombé dans l'eau, on devrait plonger en soi, le mental aiguisé tendu vers un seul objectif, en contrôlant paroles et souffle, et trouver le lieu d'origine du "Je".


La seule recherche aboutissant à la réalisation de Soi consiste à rechercher la source du mot "Je".


La méditation sur "Je ne suis pas ceci ; je suis cela" peut aider la recherche, mais ne peut-être la recherche proprement dite.

 

Si l'on recherche "Qui suis-je ?" dans le mental, le "Je" individuel s'effondre, confus, dès qu'on atteint le Coeur, et la réalité se manifeste aussitôt spontanément en tant que "JE-JE".


Bien qu'elle se révèle en tant que "Je", ce n'est pas l'ego,

mais l'Être Parfait, le Soi Absolu.


RAMANA-R2.jpg

Les notions de servitude et de délivrance sont simples modifications du mental. Elles ne possèdent pas de réalité propre et ne peuvent donc fonctionner d'elles-mêmes.


Puisqu'elles sont modifications de quelque chose d'autre, il doit y avoir une entité (indépendante d'elles) qui leur tient lieu de source commune et de soutien.


Si donc on enquête sur cette source afin de savoir à qui s'appliquent servitude ou délivrance, on s'apercevra qu'elles me concernent, "moi",

c'est-à-dire soi-même.


Si, alors, on tente sincèrement de répondre à la question "Qui suis-je ?", on verra qu'il n'y a rien de tel que "Je" ou "moi".

 

Cela qui demeure quand on s'aperçoit que le "je" n'existe pas, est réalisé d'éclatante et indubitable façon comme générant sa propre lumière et subsistant simplement de lui-même.


Cette saisissante Réalisation, vécue comme expérience directe et immédiate de la suprême Vérité, n'a rien d'exceptionnel.


Elle vient très naturellement à quiconque

- sans changer quoi que ce soit à ce qu'il est -

recherche au-dedans de soi-même sans laisser le mental s'extérioriser  un seul instant ni gaspiller son temps en vaines paroles.

 

Il n'y a donc pas le moindre doute quant à la conclusion parfaitement documentée que ceux qui ont atteint cette Réalisation, et demeurent ainsi établis dans une identité absolue avec le Soi, ne connaissent si servitude ni délivrance.

 

Le Soi est Pure Conscience. Pourtant , un homme s'identifie au corps qui, dénué d'intelligence et de sensibilité, n'affirme pas lui-même:

"Je suis le corps"." C'est quelqu'un d'autre qui le dit. Pas le Soi illimité.

Qui affirme une chose pareille ?


Un faux "Je" s'élève entre la Pure Conscience et le corps qui ne sait rien et ce "Je" s'imagine être limité au corps.

 

Recherchez-le et il s'évanouit tel un fantôme. Le fantôme est l'ego, ou mental, ou personnalité.

Toutes les Ecritures sont fondées sur l'avènement de ce fantôme et ont pour but de l'éliminer.

 


L'état présent est pure illusion.


Sa dissolution est le but et rien d'autre.RAMANA-108.jpg

 

 

 

 

RAMANA MAHARSHI

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:26

"Nous autres, gens de ce monde,

devons faire de gros efforts pour soustraire

l'esprit aux objets des sens ou au monde,

et le fixer dans le coeur, sur Dieu.

 

Mais toi, Radha, dans le coeur de qui

Dieu est emprisonné, 

tu dois faire un effort pour t'éloigner de Dieu."

RAMANA R136

"C'est l'état du Jnani, dit Bhagavan.

Il ne peut pas échapper au Soi ni s'éloigner de Lui.

Où irait-il, puisque tout ce qu'il connaît est le Soi 

 qu'il est lui-même.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 21:03

Mme Jinarajadasa, épouse de l'ancien président de la Société Théosophique de Madras, souhaitait découvrir la racine de l'ego humain, qui est la cause de tant de discordes entre nations, familles et individus.

 

Mme J. : Quelle est la différence entre l'ego et le Soi ?

RAMANA2007-copie-1.jpg


BHAGAVAN : Ce qui apparaît et disparaît, naît et meurt, est l'ego. Ce qui demeure immuable et est dépourvu de qualité est le Soi.

 

Mme J : Peut-on dire que Dieu est la flamme et que nous sommes les étincelles ?

 

BHAGAVAN : Les étincelles jaillissent effectivement du feu, mais elles se perdent dans l'espace, loin du feu, tandis que nous ne sommes jamais à l'extérieur de Dieu.


 

J : Mais il y a un Dieu extérieur à nous ?

Il doit bien y avoir un

créateur

de cet univers ?

 

BHAGAVAN : Si par "nous" vous voulez dire votre corps, alors il y a un créateur ; mais si vous voulez dire le Soi pur, alors il n'y a rien d'autre que lui. Si vous objectivez et percevez un univers, alors vous allez voir beaucoup de choses extérieures à vous et postuler un Dieu, un créateur.


Corps, Dieu et monde apparaissent et disparaissent ensemble ; ils viennent du Soi et retournent au Soi.


Si Dieu était extérieur au Soi, alors il serait dépourvu de Soi,

c'est-à-dire hors de l'existence, non existant.

 

J : Je suppose qu'il faut sublimer le moi dans le Soi.

 

BHAGAVAN : Le moi n'existe pas.

 

J : Alors pourquoi crée-t-il autant de problèmes ? Voyez le chaos qu'il a crée parmi les nations et les peuples.

 

BHAGAVAN : Qui a ces problèmes ? Les ennuis aussi sont imaginaires. Plaisir et douleur appartiennent à l'ego, qui est imaginaire. Quand on cherche constamment à en découvrir la nature, il finit par disparaître et l'illusion du plaisir et de la douleur disparaît également ; seule demeure leur source, le Soi.


Dans la Réalité, il n'y a ni ego ni ignorance.

 

J : Mais comment l'ego a t-il pris naissance ?

 

BHAGAVAN : L'ego est non-existant, sinon vous seriez "deux" ; l'ego et le Soi. Vous êtes un tout indivisible. Pratiquez la recherche de votre identité ;

alors ce qui semble être ego et ignorance disparaîtra.

 

J : Pourquoi doit-on se concentrer ?

 

BHAGAVAN : Concentration , méditation et pratiques spirituelles n'ont pas pour objet la réalisation du Soi, parceque le Soi est toujours présent, mais la réalisation de la non-existence de l'ignorance.


L'existence est conscience, qui est la négation de l'ignorance. Alors pourquoi souffre t-on ? Parce qu'on s'imagine autre que ce que l'on est réellement. En réalité, on est uniquement le "Je suis", dépouillé de qualités et de surimpositions, dépouillé de noms et de formes.


Perçoit-on le corps et toutes ces qualités, formes et couleurs dans le sommeil sans rêve ? Et cependant, on admet que l'on continueRAMANA-3009.jpg d'exister même sans corps. Il faut se fixer sur cette existence, cet être solitaire même dans l'état de veille.


L'homme sage se contente d'être.


Que signifie immobilité ? C'est la cessation de la pensée, qui est l'univers des formes, des couleurs, des qualités, du temps, de l'espace, des concepts et préceptes.

 

Le "Je" projette l'illusion de "je" et demeure cependant en tant que "Je". Ceci vous semble être un paradoxe, mais ce n'en est pas un pour le jnani.


Prenez le cas du bhakta :  son "je" prie le Seigneur de l'unir à Lui, et ceci représente son abandon. Ce qui demeure après cet abandon, c'est le "Je" éternel, qui est Dieu, l'ABSOLU, le Paramatman.


Qu'est-il advenu du "je" qui priait au début ?


Etant irréel, il a purement et simplement disparu.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:36

Le sage Bharadwaja Vaidarbha, excellent orateur, questionna le Maharshi sur la Libération en cette vie (Jivanmukti) et après avoir tout écouté,


le Maharshi répondit :Ramana maharshi on Mind

 

" Jivanmukti, c'est être établi fermement dans l'être sans être affecté par les conceptions des Ecritures ou du monde.

 

Les différences n'existent pas dans l'état de conscience transcendantale (prajnana).

Par conséquent il n'y a qu'une sorte de Libération (Mukti).

Celui qui est libéré lorsqu'il est dans son corps s'appelle Jivanmukta.

 

Il n'y a pas de différence entre l'expérience d'un Libéré vivant (jivan mukta) 

et l'expérience de celui qui, selon les Ecritures, va dans le monde 

de Brahma ( après avoir quitté son corps) et est libéré là. (Brahmaloka)

 

Identique à ces deux expériences est celle du Mahatma dont les principes vitaux (prana) se fondent (dans l'Être pur) même ici-bas (au moment de la mort).

 

La-demeure-dans-le-Soi est la même pour tous, la suppression de l'esclavage la même pour tous et il n'y a qu'une sorte de libération (mukti).

La différence entre les libérés (muktas) n'apparaît que dans le mental des autres.

 

Le Mahatma qui demeure dans le Soi et se libère encore en vie, ses forces vitales aussi sont absorbées dans le Soi, même ici-bas.

 

En certains cas,  par suite de la maturité de l'ascèse (tapas), le Libéré vivant (jivanmukti) peut, avec le temps, atteindre l'intangibilité, alors que la forme demeure.

 

Avec plus de maturité, même la disparition de la forme (invisibilité) survient.

Demeurant seulement comme pure Conscience, un tel possesseur-de-pouvoirs (siddha) peut se transporter où il veut.

 

Ces deux pouvoirs du corps (siddhis) peuvent survenir très vite par la grâce divine.

 

La différence des pouvoirs (siddhis) ne signifie pas une différence dans la Libération (mukti). Celui qui demeure dans le Soi est un libéré (mukta) avec ou sans son corps.

 

Celui qui s'élève vers des mondes supérieurs par le canal subtil (nadi) appelé sushumna et par la voie d'Archis (lumière), atteint la libération immédiatement en vertu de l'illumination qui s'élève là.

 

Au fidèle aimant dont le mental a toute la maturité, l'ascension (par le nadi) jusqu'au but suprême se produit par la grâce divine.

 

Il peut parcourir à volonté tous les mondes, assumer autant de corps qu'il veut et même accorder la grâce à d'autres.

 

Certains sages disent que Kailasa est le monde des libérés, d'autres Vaikunta et d'autres encore la région du Soleil.

 

De même que cette planète et d'autres, ces mondes des libérés aussi sont projetés sur l'Être par le merveilleux pouvoir de Shakti.

 

EXTRAIT DE L'EVANGILE DU MAHARSHI

 

RAMANA-2900.jpg

 

GLOSSAIRE

ARCHIS :  Lumière. Le sentier d'Archis : sentier "de Lumière" suivi par les âmes saintes après la mort (par opposition au sentier "de fumée) suivi par les autres.

BRAHMALOKA : le monde ou le paradis de Brahma, en fait état de conscience de l'âme libéré.

JIVAN MUKTA : un libéré viant (libéré des renaissances).

JIVAN MUKTI : état de délivrance dès cette vie.

KAILASA : nom d'un pic des Himalayas. Ici, le Paradis de Shiva, soit le coeur.

MUKTA : un homme libéré

MUKTI : Libération de la transmigration

PRÂNA : La force vitale, cause des mouvements de tous les organes du corps.

SIDDHA : un sage réalisé doué des huit pouvoirs phsychiques.

SIDDHI : pouvoir "poussé la la perfection".

SHAKTI : énergie, puissance divine personnifiée comme la partie féminine de Dieu.

SUSHUMNA : le canal subtil (nadi) le plus important du corps à travers lequel circule la conscience pure (awareness).  Egalement appelé atma nadi, para nadi, et amrita nadi (le nadi de l'esprit, le nadi suprême et le nadi de l'immortalité).

VAIKUNTHA : paradis de Vishnou ; se trouve en nous-même.

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:47

 

RAMANA2006.jpg

 

 Un Américain qui vécut à l'ashram

pendant à peu près deux mois repartait aux Etats-Unis, et il demanda un

"message" du Maître.

 

Ramana Maharshi répondit :

 

"Le Maître n'est pas l'extérieur de vous, comme vous semblez l'imaginer.


Il est à l'intérieur, le SOI.


Reconnaissez cette vérité.


Cherchez à l'intérieur de vous-même

et trouvez-Le ;

après vous serez en

communion constante avec LUI.


Votre mental est expansif et voit tous les objets comme étant à l'extérieur, et le Maître en fait partie.


Mais le Maître est le SOI.


Supposons que votre corps

 se déplace d'un endroit à un autre ;

est-ce qu'il s'éloigne du SOI ?


De la même manière,

vous ne pouvez jamais être sans le Maître.

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 12:47

 

QU'EST-CE QUE LE TURYA ?

 

BHAGAVAN :Ramana maharshi on Mind

 

Il n'existe que trois états : la veille, le rêve et le sommeil profond.

 

Le turya n'est pas un quatrième état ; il est ce qui est sous-jacent aux trois états. Mais les gens ne comprennent pas cela facilement. Voilà pourquoi on dit que que le turya est le quatrième état et la seule réalité.

 

En fait, le turya n'est séparé de rien, car il forme le substrat de tout ce qui existe.

Il est la seule vérité ; Il est votre Être même.

 

Les trois états apparaissent sur lui en tant que phénomènes éphémères et s'y fondent ensuite.

C'est pourquoi ils sont irréels.

 

Les images d'un film ne sont que des ombres qui passent sur l'écran. Elles apparaissent, avancent, reculent, changent de l'une à l'autre ; elles sont donc irréelles tandis que l'écran reste toujours le même.


De même avec des peintures. Les images peintes sont irréelles, seule la toile est réelle.

 

Il en est ainsi pour nous. Les phénomènes du monde, extérieurs aussi bien qu'intérieurs, ne sont que des manifestations passagères qui ne sont pas indépendantes de notre Soi.PHOTO-19.jpg

 

Seule notre habitude de les considérer comme réelles et de les situer hors de nous-mêmes est responsable du fait que notre être véritable est caché et que les phénomènes du monde sont mis en avant.

 

Quand l'unique réalité toujours présente, le Soi, est trouvée, toutes les autres choses irréelles disparaîtront, laissant derrière elles la connaissance qu'elles ne sont autres que le SOI.

 

Turya n'est qu'un autre nom pour le SOI.

Conscients des états de veille, de rêve et de sommeil profond, nous demeurons inconscients de notre propre Soi.

Et pourtant, le Soi est ici et maintenant, il est la seule réalité. Il n'existe rien d'autre.

 

Aussi longtemps que persiste l'identification au corps, le monde semble se trouver à l'extérieur de nous.

 

Réalisez simplement le Soi, et tout le reste ne sera plus.

 

RAMANA-R-201.jpg

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:44

 

4.jpg

 

Le mental est accoutumé à vagabonder sous la pression des vâsanâ latentes qui se manifestent sous forme de pensées.

 

Tant que des vâsanâ subsistent dans le mental, elles doivent en sortir et se consumer.

 

Les pensées forment le mental. 

 

En recherchant ce qu'est le mental, les pensées reculent et le chercheur saura qu'elles proviennent du Soi.

 

C'est l'ensemble de ces pensées que nous appelons "mental".

 

Si on réalise que les pensées s'élèvent du Soi et si on demeure dans leur source, le mental disparaît.

 

Quand le mental cesse d'exister et que la félicité de la paix est réalisée, on trouve aussi difficile de concevoir une pensée qu'il était naguère difficile d'en supprimer.

 

La félicité de la paix est trop bonne pour être troublée.


L'homme profondément endormi déteste être réveillé et être rappelé à ses devoirs. La félicité du sommeil profond est trop captivante pour être sacrifiée à l'activité, née des pensées.


L'état libre de pensées est notre état originel. Il est toute félicité. N'est-il pas déplorable de quitter semblable état pour un état malheureux, fourmillant de pensées ?

 

Si on désire rester dans un état libre de pensées, le combat est inévitable. L'état primordial est le résultat d'une conquête. On doit se frayer le chemin en se battant pour regagner son état originel et primordial. Si le combat est bien mené et le but atteint,

l'ennemi - autrement dit les pensées- sera vaincu.

 

Toutes les pensées s'apaiseront dans le SOI et disparaîtront entièrement. Les pensées sont l'ennemi. Elles correspondent à la création de l'Univers.

En leur absence, il n'y a ni monde ni Dieu créateur

 

Il n'y a que l'être unique et c'est la félicité du Soi.


RAMANA-511.jpg

Si on observe le mental, les pensées s'arrêtent. La paix s'installe et c'est votre nature véritable.

 

Le roi Janaka disait : "J'ai enfin découvert le voleur (le mental) qui ne cesse de me voler mon "Je". Je vais donc le tuer sans plus tarder."

 

La perturbation causée par les pensées semble dérober au Soi sa paix. Cette perturbation est le mental.

Quand celle-ci disparaît, ont dit que le mental prend son envol.

Il reste le SOI comme substrat imperturbable.

 

RAMANA MAHARSHI

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 08:20

QUESTION : J'ai foi en la méditation sur une forme. Cela ne m'aidera-t-il pas à conquérir la connaissance ?


MAHARSHI2.jpg

 

MAHARSHI :

 

Bien sûr. Ce genre de méditation aide à la concentration de l'esprit.

L'esprit est, alors libre de pensées autres que la forme sur laquelle

on médite ; il devient alors un avec l'objet de la méditation, cela le rend tout à fait pur.

 

Ensuite, demandez-vous qui est l'adorateur.

La réponse "Je" c'est-à-dire le Soi.

De cette façon le Soi est conquis en fin de compte.

 

Adorer la réalité sans forme, avec une pensée sans pensée,

est la meilleure adoration.

 

Mais, si l'on n'est pas capable d'une telle adoration sans forme de Dieu, on peut très bien n'adorer que la forme.

 

L'adoration sans forme n'est possible que pour ceux dont l'ego n'a plus de forme. Sachez que toute adoration accomplie par quelqu'un dont l'ego a encore une forme, n'est qu'adoration formelle.


 

L'état d'être pur, lié à la Grâce (Soi), dépourvu d'attachement, est notre état naturel, qui est silence, à l'exclusion de toute autre chose.


Comprenez que, devenir ce silence, y demeurer continuellement, en faire l'expérience tel qu'il est, est la véritable adoration mentale.

La meilleure de toutes les formes d'adoration est l'adoration naturelle, dans laquelle l'esprit est établi comme le Soi unique, tandis que le Seigneur est installé sur le trône du Coeur.

 

Il n'y a plus d'ego, il n'y a plus que le silence qui est à lui seul libération.

 

L'éloignement coupable du Soi, qui nous fait tomber en dehors de ce silence, est à lui seul non-dévotion.


Demeurer ce silence, avec l'esprit réduit à néant, non différent du Soi, est la véritable dévotion à Dieu.

 

Quand on s'est complètement abandonné aux pieds du Seigneur notre nature devient celle du Soi. Le résultat en est une paix abondante, et il ne reste pas la plus petite place dans le Coeur pour regretter nos défauts ou nos lacunes; c'est cela la suprême dévotion.

 

Nous devenons ainsi l'esclave du Seigneur tout en restant calme et tranquille, sans même la pensée égotiste d'être son esclave ; c'est cela la suprême connaissance.


MAHARSHI1.jpg

 

Que vous vous concentriez sur Dieu ou sur le Soi n'a pas d'importance parce que le but est le même.

Vous ne pouvez en aucune façon échapper au Soi.

Vous voulez voir Dieu partout sauf en vous ? Etant Dieu vous-même, est-ce extraordinaire que tout soit Dieu ? Ceci est la méthode suggérée dans

Sri Bhagavatam et ailleurs par de nombreux maîtres.


Mais même pour cette pratique il faut quelqu'un qui voie ou qui pense.

Qui est-ce ?

 

Voir Dieu, c'est être Dieu. Il n'y a pas de totalité en dehors de Dieu que

lui-même puisse investir.

Lui seul est.

 

Bien entendu Dieu est nécessaire pour une discipline spirituelle (sadhana).


Mais l'achèvement de la pratique, même dans la voie de la dévotion n'est atteint qu'après renoncement total.


Qu'est-ce que cela veut dire, si ce n'est que l'effacement de l'ego permet au Soi de demeurer tel qu'il est, tel qu'il a toujours été ? 


Quelle que soit la voie choisie, le "je" est incontournable, c'est lui qui est l'auteur de l'acte parfaitement désintéressé, c'est lui qui désire intensément s'unir au Seigneur dont il croit avoir été séparé, car il croit être séparé de sa nature véritable, etc.

 

Il faut découvrir la source de ce "je".


A ce moment là, toutes les questions seront résolues.


 

Le "je" répand l'illusion du "je" 


 197


et pourtant demeure en tant que "je"

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 21:39

 

REPONSE DE BAGHAVAN

SUR LES QUESTIONS D'ABANDON

DE TRAVAIL OU D'EMPLOI :

 

RAMANA RAM501

 

Vous pouvez rester où vous êtes et continuer votre travail.


Quel est le courant souterrain qui donne vie à l'esprit, et lui permet de faire tout ce travail ?


C'est le Soi.


C'est cela la véritable source de votre activité.

Soyez conscient de cela pendant votre travail, et ne le perdez pas de vue..


Considérez avec attention l'arrière-plan de votre esprit, même pendant que vous êtes engagé dans une activité.


Pour cela, ne vous dépêchez pas, prenez votre temps.


Gardez bien vivant le souvenir de votre nature véritable même pendant votre travail, et évitez la précipitation qui vous fait l'oublier.


Soyez réfléchi.


Pratiquez la méditation pour calmer l'esprit et le rendre conscient de sa relation exacte au Soi, qui en est le support.


N'imaginez pas que c'est vous qui êtes en train d'effectuer le travail.


Pensez que c'est ce courant sous-jacent qui s'en charge.

Identifiez-vous à lui.


Si vous travaillez sans précipitation, avec ce souvenir présent à l'esprit, votre travail ou votre emploi n'a aucune raison d'être un obstacle.

 

La chose importante est de vérifier que l'esprit ne se tourne pas vers l'extérieur, mais vers l'intérieur.


La décision d'aller à tel ou tel endroit, d'abandonner ou non ses obligations, n'appartient pas à l'homme.

Tous ces évènements se produisent en fonction de notre destin.


Dès notre entrée dans l'existence, les activités que doit accomplir le corps sont fixées.

Il ne vous appartient pas de les accepter ou de les rejeter.


La seule liberté que vous possédez est de tourner votre esprit vers l'intérieur et par là même de renoncer à l'activité.


 

Pour toutes vos soi-disant activités, ce ne sont pas les vôtres, ce sont celles de Dieu.


 

Les activités du Sage ne sont en aucune façon un obstacle à la non-action et à la paix de l'esprit. Il sait qu'en vérité toutes les activités ont simplement lieu en sa présence, mais que lui ne fait rien.


RAM14

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.