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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:32

 

arunachala_sunset.jpg

 

Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant.


Ne vous enfermez pas dans des notions de plans, de niveaux, d'étapes ; ne chérissez pas ce qui n'est que fausses limitations.


Vous êtes le Soi. Soyez cela.

 

Penser que vous devez découvrir votre propre Moi est stupide.

Qu'y a-t-il à trouver ? Il y a, semble-t-il, deux personnages jouant à cache-cache. Vous êtes le Soi mais vous vous identifiez faussement à l'ego et au corps.

 

On parle d'atteindre le Soi, de parvenir à Dieu, au bout d'un certain temps. il n'y a rien à atteindre. Nous sommes déjà l'Existence.


Jamais ne viendra le moment où nous serons plus proche de Dieu qu'actuellement. Nous sommes, à cet instant même,

Existence, Béatitude, Infinitude. Notre conscience est un flux ininterrompu, éternel.

 

Imaginer être provisoirement autre chose, c'est être plongé dans maya, c'est s'hypnotiser soi-même.

Sortez de cet état d'hypnose.

 

L'ego s'imagine à tort qu'il existe deux Moi, l'un fonctionnant actuellement (l'individu) et l'autre, le Moi supérieur, le Moi divin, dont nous prendrons un jour conscience. C'est une erreur. Il n'y a qu'un Moi et il est pleinement conscient, actuellement et à jamais.


Pour lui n'existe ni passé, ni présent, ni avenir, car il est hors du temps.

 

Sans ce Pouvoir infini, Dieu, le vrai Moi, cet encens ne pourrait pas brûler, ce monde n'existerait pas. Le Soi est présent dans toutes les formes. Lui seul leur donne réalité.


C'est pourquoi l'être illuminé s'aperçoit qu'il est présent dans tous les autres, car il a trouvé l'Unité et a cessé de percevoir la multiplicité.

 

L'Univers existe au sein du Soi. C'est pourquoi il est réel, mais cette réalité lui vient du Soi. On dit toutefois qu'il est irréel à cause de ses transformations perpétuelles et de ses multiples formes ; on dit par contre que le Soi est réel parce qu'il est immuable.

 

Après la Réalisation ni le corps, ni le reste  n'apparaîtront différents du Soi.

 

Ishvara, Dieu, le Créateur, le Dieu personnel, est la dernière des formes irréelles à s'évanouir ; seul l'Absolu est réel.


Ainsi donc, son seulement le monde et l'ego, mais aussi le Dieu personnel ont un caractère d'irréalité. Nous devons découvrir le Néant absolu.

 

Les hommes se considèrent comme des corps physiques et sont inconscients de leur nature véritable, qui est esprit sans forme; c'est pourquoi ils font aussi l'erreur de considérer le Suprême comme un Dieu avec forme. La Réalisation est le remède à ces deux erreurs. 


RAMANA MAHARSHI                                                                                           

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:38

 

L'enseignement de Sri Bhagavan se résume, sur ce point-là dans une conversation avec Paul Brunton :

 

Paul Brunton : Le Maharichi voudrait-il me dire son opinion sur l'avenir duRAMANA.jpg monde, puisque nous vivons à une époque critique ?

 

Bhagavan : Pourquoi vous tourmenter au sujet de l'avenir, vous qui ne connaissez pas réellement le présent ? Occupez-vous du présent, et l'avenir prendra soin de lui-même.

 

PB : Le monde entrera-t-il bientôt dans une nouvelle ère de bienveillance et d'aide mutuelle, ou sombrera-t-il dans le chaos et la guerre ?

 

BH : Il y a Quelqu'un qui gouverne le monde, et c'est son affaire de s'en occuper. Celui qui a donné la vie au monde sait aussi en prendre soin. Il porte la charge du monde et non pas vous.

 

PB : Et cependant, quand on considère les choses d'un regard impartial, il est difficile de distinguer Sa bienveillance sollicitude.

 

BH : Le monde est tel que vous êtes vous-même, à quoi vous sert de comprendre le monde ? Ceux qui cherchent la vérité n'ont pas besoin de se poser cette question. Il faut d'abord trouver la vérité cachée en soi-même pour devenir plus apte à comprendre la vérité cachée dans le monde, dont vous faites partie.

 

 

 

Dans cette dernière phrase, Sri Bhagavan se sert du mot : "vous-même" pour désigner l'ego, alors qu'à ce moment l'interrogateur parlait de lui. Le vrai Moi n'est pas une partie du monde, mais le Moi Suprême, créateur du Monde.

 

L'ordre de pratiquer la recherche du Moi au cours des activités de l'existence amplifiait l'usage que l'on en faisait habituellement. C'était l'adapter aux conditions de notre temps.

 

Pratiquée directement, en tant que méditation, la recherche du Moi est le sadhana le plus pur et le plus ancien.

 

Sri Bhagavan la reçut spontanément, et sans qu'on lui enseignât, mais elle n'en est pas moins la tradition des anciens Richis.


Vasishta, le Sage, écrivait :

 

"Cette recherche : Qui suis-je ? est la recherche du Moi Supérieur, et elle passe pour être le feu qui brûle dans sa semence la floraison empoisonnée et nocive de la pensée conceptuelle."

 

 

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Cependant autrefois ce n'était qu'un Gnana-marga (sentier de la connaissance) à la fois le plus profond et le plus simple de tous; ultime secret révélé seulement à ceux qui parviennent à la pure compréhension. Il leur faut suivre ce sentier par la méditation constante, loin de toute distraction de ce monde.

 

D'autre part, le Karma-marga (sentier de l'action) convenait à ceux qui restaient dans la vie du monde. Il consistait, comme le dit la Bhagavad-Gita, en une vie de service et d'action, sans que celui qui vivait cette vie fût attaché aux fruits de ses actes. Tous étaient désintéressés et sans aucune trace d'égoïsme.

 

Ces deux sentiers se confondent à présent, formant un sentier nouveau adapté aux conditions de notre temps, un sentier qu'on peut suivre en silence dans son bureau ou son atelier, aussi qu'à l'Ashram ou dans une grotte, s'adonnant ou non à des observances extérieures. Il s'agit seulement de réserver le temps de la méditation et de se souvenir, tout le long du jour, de la recherche du Moi.

 

"A la fin des temps, toutes choses cachées parviendront à la lumière."


Cette parole du Christ s'accomplit doctrinalement par la révélation de

ce sentier ultime le plus secret et par son adaptation à notre temps.


C'est ici l'oeuvre de Sri Bhagavan.

 

En vérité, ce sentier est plus encore qu'une fusion du Gnana-Marga et du Karma-marga, c'est aussi la bhakti (amour et dévotion) car il engendre le pur amour - l'amour du Moi Supérieur, le Guru intérieur, qui est l'amour de Bhagavan, l'amour de Dieu.

 

Sri Bhagavan a dit, dans l'Evangile du Maharichi :

 

"Demeurer éternellement, perpétuellement, naturellement dans le Moi,

voilà le Gnana. 

 

Pour demeurer dans le Moi, il faut aimer ce Moi Supérieur. Puisque Dieu est la Réalité, le Moi, l'amour du Moi, est l'amour de Dieu, et c'est le Bhakti.

 

Ainsi donc Gnana et Bhakti sont une seule et même chose."

 

Les voies du Gnana et du Bhakti que Sri Bhagavan recommandait de suivre peuvent sembler fort différentes, mais en réalité elles sont bien plus rapprochées qu'on ne pourrait le croire, et l'une n'exclut pas l'autre. Elles se confondent en somme dans le sentier unique et intégral qui vient d'être décrit.

 

D'une part, la soumission au Guru extérieur (qui est en dehors de nous) mène, par l'effet de sa grâce, au Guru, qui est au-dedans de nous, ce Guru que la vichara essaie de découvrir; et, en outre, la vichara conduit à la quiétude et à la soumission.

 

Krishna Jivrajani, interrogea Sri Bhagavan :

 

'Il est dit dans les livres qu'on devrait cultiver en soi toutes les qualités toutes les qualités bonnes et divines, afin de se préparer à la réalisation du moi."

 

Et Sri Bhagavan répondit :

 

"Toutes les qualités bonnes et divines sont incluses dans le Gnana (connaissance) et toutes les qualités mauvaises et diaboliques (azurées) dans l'agnana (ignorance). La venue du Gnana fait fuir l'agnana, et les qualités divines (daivic) apparaissent automatiquement. Si qulequ'un est un Gnani, il lui est impossible de proférer un mensonge ou de faire quelque chose de mal."

 

Il est certainement écrit dans certains livres qu'il faut cultiver les qualités une à une, se préparant ainsi à une ultime Moksha (délivrance), mais à ceux qui suivent le Gnana ou la vichara marga, le seul sadhana suffit pour acquérir toutes les qualités daivic ; ils n'ont nul besoin de faire autre chose.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:07

 

L'homme est redevable de son activité à une Puissance autre que lui, alors qu'il croit accomplir tout de lui-même - tout comme un invalide assurant par bravade que, si on l'aidait à se tenir sur ses pieds, il pourrait combattre et chasser l'ennemi.

 

L'action est mue par le désir ; le désir ne s'élève qu'après la montée de l'ego ; et cet ego doit lui-même son origine à un Pouvoir supérieur dont dépend son existence. Il ne peut pas demeurer séparé.

 

Alors pourquoi ce verbiage "Je fais, j'agis ou je travaille ?"

 

Un être réalisé ne peut faire autrement qu'être bénéfique au monde.

Sa simple existence est le plus haut bien.

 

RAMANA 22

 

Le Maharshi observa : "Pradakshina signifie : "TOUT EST EN MOI"

Il paraît que la véritable signification de la marche autour de la colline d'Arunâchala est qu'elle est aussi efficace qu'un voyage autour du monde.

 

Ce qui veut dire que le monde entier se trouve condensé dans cette colline.

Le circuit autour du temple d'Arunâchala est tout aussi favorable ;

et le circuit autour de soi-même (en tournant) l'est tout autant.

 

Ainsi tous ces circuits sont contenus dans le Soi

 

La Ribhu-gîtâ dit à ce propos :

 

"Je reste fixe, tandis que d'innombrables Univers, s'élevant dans mon mental sous forme de concepts, tournoient en moi.

Cette méditation est le circuit suprême (pradakshina).

 

8

 

SRI BHAGAVAN DIT :

 

"Si on éprouve sans arrêt des désirs, tous ne peuvent pas être satisfaits.

Tandis que si l'on demeure sans désirs, tout peut arriver.


Notre femme, nos enfants, notre profession, nos richesses ne sont pas à nous, mais ils sont en nous ;

ils apparaissent et disparaissent selon notre prârabdha.

 

Lorsque le mental demeure tranquille, c'est l'état de samâdhi,

qu'importe que le monde soit ou non perçu.

 

L'environnement, le temps et les objets sont tous en moi.

Comment peuvent-ils être indépendants de moi ?

Ils peuvent changer, mais moi, je reste inchangé, toujours le même.

 

Les objets peuvent ête différenciés par leurs noms et par leurs formes mais nous n'avons qu'un seul nom et c'est 'je'.

 

Adressez-vous à n'importe qui, il vous répondra par 'je' et parlera de lui-même en tant que 'je', même s'il est Îshvara.

Son nom est également 'je'.

 

Il en est de même d'un lieu.

Tant que je suis identifié au corps, je peux distinguer des lieux,

autrement non.

 

Mais suis-je le corps ?

Le corps se désigne-t-il lui-même en tant que 'je' ?

 

Il est donc clair que tout cela est en moi. Si tout est totalement éliminé, ce qui est reste est la paix en tant que 'je'.

 

C'est le samadhi, c'est le 'JE'."

 

RAMANA R135


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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:55

 

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TEMPS

 

 

Il y a seulement la réalité.

'Le temps est seulement une idée' ;

Si vous l'appelez 'temps', c'est le 'temps', 

si vous l'appelez 'existence', c'est l'existence.

 

Après l'avoir appelé 'temps', vous le divisez 

en jours et nuit,

mois et années,

heures et minutes, etc.

 

Le temps est immatériel pour la voie de la connaissance,

mais certaines lois et la discipline peuvent être bonnes pour les débutants.

 

 

Qu'est-ce que le temps ?


Le temps postule un état, une reconnaissance de celui-ci,

et aussi les changements qui l'affectent.

 

L'intervalle entre deux états est appelé le temps.

Un état ne peut naître que si le mental crée son existence.

Le mental est tenu dans le Soi.

Si le mental-pensant n'est pas utilisé, il ne peut y avoir aucun concept de temps.

 

Le temps et l'espace sont dans le mental mais notre état

véritable demeure au-delà du mental.

 

La question du temps ne se lève pas quand nous sommes établis dans notre véritable nature.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:57

 

Les Yogis observent au cours de leurs pratiques diverses lumières et photismes colorés ;

ce n'est pas encore la Réalisation.

 

Un jour, qu'elle se livrait à des austérités en vue de parvenir à la Réalisation, Parvati vit apparaître diverses lumières. Comme elle les percevait par l'intermédiaire de ses sens, elle en conclut qu'il ne pouvait s'agir de l'Eternel.

 

Elle poursuivit son ascèse et quand elle obtint la paix de l'esprit, elle comprit qu'il s'agissait du Soi, de l'Eternel. On ne peut percevoir les choses que grâce à la lumière.

 

N'est-il pas juste alors de dire que c'est aussi grâce à cette lumière que l'on réalise le Soi ?

Cette lumière est la conscience d'avoir réalisé le Soi.

 

Au cours du nirvikalpa samadhi, elle se manifeste dans la faculté de percevoir à la fois la lumière du samadhi et ce qui la transcende.

 

Ramana_Maharshi_199-copie-1.jpg

 

Y'a-t-il une différence entre les samadhis interne et externe ?

 

RAMANA MAHARSHI : Oui. Dans le samadhi externe on demeure immobile tout en percevant le monde, sans que cela suscite une réaction intérieure.

Le samadhi externe est comparable à une mer calme, tandis que le samadhi intérieur et comme une flamme perpétuelle.

Quand la flamme et l'océan ne font plus qu'un, c'est le sahaja samadhi

 

SAMADHI EXTERNE :

 

-L'esprit saute constamment d'un objet à l'autre. Il faut le stabiliser et le fixer sur la réalité 

 sous-jacente aux objets.

 

-Les objets extérieurs ont leur source en l'unique Réalité. Cherchez cette Réalité, puis efforcez-vous de vous y maintenir. Fondez-vous en cette unique Réalité qui sous-tend toutes choses et cessez de percevoir les phénomènes impermanents.

On compare cet état à un océan parfaitement calme, qu'aucune vague n'agite.

 

SAMADHI INTERNE :

 

-Le mental est victime du désir, de la sensualité, de la colère, etc. Cherchez-en la source, observez comment ils prennent naissance. Maintenez-vous dans cette source.

 

-Des milliers de pensées émanent de la Réalité intérieure et se manifestent.

Maintenez-vous dans cette Réalité.


 

-L'immersion dans l'Etre intime qui est l'unique Réalité d'où émanent toutes les pensées, etc.

Rien d'autre n'est perçu.

On compare cet état à une flamme qui brûle à l'abri des courants d'air, parfaitement droite et immobile.

 

Quand cet état de nirvilkapa est atteint sans exercer d'effort, et que l'océan paisible du samadhi externe n'est plus différent de la flamme régulière du samadhi interne, on est parvenu au sahaja samadhi.

 

06-ramana-070609-copie-1.jpg

 

Dans l'état de kevala, le jnani jouit de la béatitude engendrée par l'arrêt des activités mentales et la disparition des objets extérieurs. Mais au bout d'un certain temps, cette félicité prend fin car l'esprit se remet à fonctionner.

 

Dans le sahaja nirvilkapa, on abandonne définitivement l'esprit et la félicité devient permanente. C'est un bonheur de chaque instant, qui ne prend jamais fin.. Même si le coprs, les sens et l'esprit demeurent actifs, le sujet n'est pratiquement pas conscient de leurs activités.

 

Samadhi signifie transcendance, ce qui implique de ne plus identifier le corps au Soi.

On raconte que certains sont restés en nirvilkapa samadhi pendant un millier d'années ou même plus.

 

SOMMEIL                         NIRVILKAPA SAMADHI                    SAHAJA

                                                                                                                   SAMADHI

 

1. Mental vivant                   1. Mental vivant                               1. Mental annihilé

2. Plongé dans                      2. Immergé dans                              2. Fondu dans le Soi

     l'inconscience                       la Lumière

                                                3. Tel un seau attaché                      3. Tel une rivière se

                                                     à une corde et immergé                   jetant dans l'océan

                                                     au fond d'un puits                             et perdant

                                                                                                                  son identité.

                                                 4. Le seau est remonté                     4. Le fleuve ne peut

                                                      grâce à la corde                                 ressortir de l'océan.


 

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La nature intérieure de l'homme, c'est la paix. Si vous le découvrez en vous-même, vous la verrez ensuite partout ailleurs.

 

La paix que vous avez découverte au cours de vos expériences spirituelles temporaires provenait de votre Moi. Il ne s'agissait que d'une surimposition.


Le jour viendra où nous devrons rire de nos efforts visant à obtenir  la Réalisation ; car nous nous apercevrons qu'avant comme après nous sommes égal à nous-même.                                     

RAMANA MAHARSHI

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:37

 

BHAGAVAN NOUS PARLE DU "QUI SUIS-JE ?"

 

L'auto investigation, c'est la méthode directe, et facile.

Courir après des objets qui nous sont étrangers est facile ;c.jpgc.jpg

comment peut-il être difficile d'aller vers son propre Soi ?

 

Vous dites "Où commencer ?" Mais il n'y a ni commencement, ni fin.

 

Vous êtes vous-même au commencement et à la fin.

 

Supposez que vous soyez ici et le Soi quelque part ailleurs, et qu'il vous faille l'atteindre, on pourrait vous dire comment partir, comment voyager et enfin comment y arriver.

 

Supposons que vous, qui y êtes ici en ce moment à l'ashram, demandiez :

"je désire aller à l'ashram", comment faire pour y arriver ?


L'homme qui cherche le Soi est dans ce cas. Il est à tout moment le Soi et rien d'autre.

 

Vous dites "Qui suis-je ?" devient un japa. Le but n'est pas de répéter continuellement "Qui suis-je ?". Dans ce cas la pensée ne s'éteindrait pas facilement.

 

Dans ce que vous appelez la méthode directe, en même temps que vous posez la question "Qui suis-je ?", vous devez vous concentrer au plus profond de vous-même, là où jaillit la "pensée-je", cause de toutes les autres pensées.

 

Le Soi n'est pas à l'extérieur, il est en vous; il vous faut donc plonger à l'intérieur et non pas à l'extérieur.

 

Quoi de plus facile que d'aller vers vous-même ?

 

Le fait est que cette méthode ne plaît pas à tout le monde et paraît difficile à certains. C'est pourquoi tant de méthodes différentes ont été enseignées. Chacune paraît la meilleure et la plus facile à ceux à qui elle est adaptée. Mais d'autres ne sont tentés par rien d'autre que la voie de l'auto-investigation.

 

Ils vont demander : "Vous voulez que je connaisse ou que je voie ceci ou cela, mais qui connaît, qui voit ceci ou cela ?"

 

Dans toutes les méthodes autres que l'auto-investigation, il y a quelqu'un qui connaît, quelqu'un qui voit ; impossible d'y échapper. Il faut trouver qui est le sujet de l'action, et tant qu'il n'a pas été trouver la sadhana n'est pas terminée.

 

Mais en fin de compte, tous en arrivent à découvrir "Qui suis-je ?". Vous vous plaignez de ne rien avoir de préliminaire ou de positif pour commencer. Vous avez le "je" pour débuter. Vous savez que vous existez continuellement tandis que le corps n'existe pas toujours, par exemple, dans le sommeil.

 

Le sommeil vous révèle que vous existez, même sans corps. Nous identifions le "je" au corps, nous regardons le Soi comme ayant un corps, comme ayant des limites, d'où nos difficultés.


Tout ce que nous avons à faire c'est de cesser d'identifier le Soi au corps, à sa forme et à ses limites ; nous nous connaîtrons alors comme étant le Soi que nous avons toujours été.

 

Est-il nécessaire de montrer le chemin à l'intérieur de votre propre maison ?

Il est en vous.

 

RAMANA 10001

 

 

BHAGAVAN NOUS PARLE DU COEUR

 

Le vrai Soi est là dans le Coeur. Vous ne pouvez pas le trouver avec votre esprit. Vous ne pouvez pas le réaliser par l'imagination. La seule façon directe d'en prendre conscience est de cesser de fantasmer et d'essayer d'être vous-même. Vous réaliserez alors automatiquement que le centre est là.

 

C'est le centre, le Coeur décrit dans les Ecritures comme

"caverne du Coeur", "Grâce", "le Coeur".P1010102

 

Vous devez essayer d'en avoir l'expérience, plutôt que de le localiser. Quand un homme veut voir, il n'a pas besoin de savoir où sont ses yeux. Le Coeur nous est toujours ouvert si vous prenez la peine d'y entrer ; il soutient tous vos mouvements, même si vous n'en êtes pas conscient; Il est peut-être plus à propos de dire que le Soi est le Coeur lui-même, plutôt que de dire qu'il est dans le Coeur.

 

En vérité, le Soi est le centre même. Il est partout conscient de lui-même comme étant "Coeur", "Conscience-du-Soi".

 

La conscience à l'état pur est insécable, sans parties. Ell n'a ni essence ni forme, ni "dedans" ni "dehors". Il n'y a ni "droite" ni "gauche".

La pure conscience qui est le Coeur, inclut tout, et rien n'est en dehors ou à part d'elle.

Ceci est la vérité ultime.

 

De ce point de vue absolu, le Coeur, le Soi ou la conscience ne peuvent pas avoir de localisation fixe dans le corps physique. Quelle en est la raison ? Le corps lui-même est une simple projection de l'esprit, et l'esprit n'est qu'une réflexion du Coeur rayonnant. Comment ce en quoi tout est contenu, pourrait-il être en même temps une minuscule composante à l'intérieur d'un corps physique qui n'est lui-même qu'une manifestation phénoménale, infinitésimale, de la réalité unique ?

 

Mais les gens ne comprennent pas cela. Ils ne peuvent pas s'empêcher de penser en termes de corps physiques, et de monde.


Par exemple, vous dites : "je suis arrivé à cet ashram tout droit depuis mon pays de l'autre côté des mers".


Ce n'est pas vrai. Où y'a t-il allée et venue, ou quelque mouvement que ce soit pour l'esprit omnipénétrant que vous êtes en réalité ? Vous êtes, où vous avez toujours été. C'est votre corps qui s'est déplacé ou a été transporté d'un endroit à un autre jusqu' à atteindre cet ashram. Ceci est la vérité toute simple, mais elle paraît imaginaire pour quelqu'un qui se considère comme un sujet vivant dans un monde objectif.

 

Une fois admis que, du point de vue de la vérité absolue, le Coeur, en tant que pure conscience, est au-delà de l'espace et du temps, il vous est facile de comprendre le reste dans une perspective correcte.

 

Vous êtes c'est un fait. La méditation est faite pour vous, vient de vous, est en vous. Elle doit se poursuivre où que vous soyez. Elle ne peut pas être extérieure à vous.

Vous êtes le centre de la méditation, c'est-à-dire le Coeur.


Vous doutez, quand vous l'identifiez avec quelque chose de tangible et de physique. Le Coeur n'est ni un concept ni un objet de méditation, il est le siège de la méditation. Le Soi demeure tout seul. Vous voyez le corps dans le Coeur ; le monde y est aussi. Rien n'est séparé de lui. Tous les efforts ne s'exercent qu'à cet endroit.

 

Le Coeur n'est pas physique. La méditation n'est faite ni sur le côté droit ni sur le côté gauche ; elle doit se faire sur le Soi.

Tout le monde connaît "Je suis". Qui est le "Je" ? 

Il ne sera ni dedans ni dehors, ni à gauche ni à droite. "Je suis", c'est tout.

 

Abandonnez les idées de droite et de gauche. Elles appartiennent au corps. Le Coeur est le Soi. Prenez-en conscience et vous verrez par vous-même. Vous n'avez pas besoin de savoir où est le Coeur, et ce qu'il est. Il fera sa part de travail si vous vous engagez dans la recherche du Soi.

 

Le Coeur dont je parle est celui qui est la source de tout, en qui tout vit, en quoi tout se fond.

 

Que ce soit dans le corps l'endroit où l'on pense que le Soi réside, il va apparemment y résider à cause du pouvoir de la pensée. C'est dans le Coeur que s'élève et que sombre le "je". Comprenez que, bien qu'on dise que le Coeur existe à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, en vérité absolue, il n'existe pas ainsi, parce que le corps, qui est la base sur laquelle apparaissent les marques distinctives "intérieur", "extérieur", n'est qu'un produit de l'imagination de l'esprit pensant.

 

LE COEUR, la source, est le commencement, le milieu et la fin de tout. Le Coeur, l'espace suprême, n'est jamais une forme.


Il est la Lumière de la Vérité.


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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:35

RAMANA MAHARSHI :


Quelqu'un de réalisé envoie des vagues d'influence spirituelle qui attirent de nombreux êtres vers lui, même s'il est assis dans une grotte en silence complet.

 

On peut écouter des discours sur la vérité et repartir sans avoir rien retenu, tandis que le contact avec un être réalisé, même s'il ne profère pas une seule parole, amènera une plus grande compréhension du sujet.

 

Pas besoin pour lui de se mêler à la foule.

Si nécessaire, il peut même utiliser les autres comme instrument.

 

RAMANA-SILENCE.jpg

 

Le Gourou est celui qui répand le silence porteur de la lumière de la connaissance du Soi. Les mots ne sont d'aucune utilité, si les yeux du Gourou rencontrent le regard du disciple.

 

Le Gourou est silencieux et la paix règne en toute chose. Son silence est plus vaste et plus profond que tous les sastra réunis.

Les questions se posent parce qu'on a le sentiment qu'après avoir été si longtemps ici, avoir tellement entendu, s'être donné tellement de mal, on n'est arrivé à rien.


Le travail qui se fait à l'intérieur n'apparaît pas.

En réalité, le Gourou est toujours en vous.

 

Une histoire intéressante du temps passé illustre la puissance du silence du Gourou.

 

Tattvaraya décida un jour de composer une oeuvre en vers (bharani) en l'honneur de son Gourou Swarupananda et réunit une assemblée de doctes pandits pour écouter l'oeuvre et en apprécier la valeur.

 

Les pandits protestèrent que ce genre était réservé à de grands héros capables de tuer un millier d'éléphants dans une bataille, et pas aux ascètes.

 

L'auteur rétorqua alors : "Allons voir mon Gourou et nous réglerons la chose sur place".

 

Ils allèrent tous voir le Gourou, et l'auteur dit à ce dernier le but de cette visite.

 

Le Gourou s'assit en silence et tous les autres demeurèrent aussi en silence.

 

La journée entière se passa ainsi, puis la nuit vînt, puis d'autres jours et d'autres nuits, tous étaient assis en silence, aucune pensée ne leur venait à l'esprit et personne ne demandait, ni même ne pensait, pourquoi ils étaient venus en ce lieu.

 

Cela dura trois ou quatre jours, puis le Gourou remit légèrement son esprit en mouvement, et toute l'assemblée retrouva ses esprits.


Ils déclarèrent alors :

 

"Conquérir un millier d'éléphants n'est rien à côté du pouvoir qu'à ce Gourou de maîtriser les éléphants en rut, que sont nos egos réunis.


Il mérite certainement un bharani en son honneur".

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:27

 

On interrogeait souvent Bhagavan  sur le problème de la souffrance.PHOTO PRIERE


C'était souvent l'expérience du chagrin qui poussait les gens à venir chercher du réconfort auprès de Lui.


La vraie consolation était dispensée sous forme d'influence silencieuse, mais il lui arrivait aussi de répondre à des questions théoriques.


La réponse habituelle consistait à prier le questionneur de se demander qui était celui qui souffrait, de la même façon qu'il priait l'incrédule de trouver qui était celui qui doutait ; car le Soi se situe autant au-delà de la souffrance que du doute.


Toutefois, à un niveau plus contingent, il faisait quelquefois remarquer que tout ce qui rend quelqu'un mécontent de son état d'ignorance et le pousse vers la recherche du Soi est bénéfique, et que cela s'opérait par l'entremise de la souffrance.

 

BHAGAVAN :

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Vous n'êtes jamais dépossédé de la Félicité du Soi et vous le trouverez si vous le recherchez sincèrement.


La cause de votre malheur n'est pas dans votre vie extérieure ; elle se trouve en vous, sous la forme de votre ego.


Vous vous imposez des limites et puis vous luttez en vain pour les transcender.


Tout malheur est imputable à l'ego. Il est la source de tous vos ennuis.


A quoi bon attribuer la cause de votre malheur aux évènements de l'existence quand cette cause se trouve en fait en vous ?


Quel bonheur pouvez-vous escompter des choses extérieures ?


Lorsque vous l'obtenez, combien de temps dure-t-il ?


Si vous niiez l'ego et le brûliez en faisant comme s'il n'existait pas, vous seriez libre.


Si vous l'acceptez, il vous imposera des limites et vous lancera dans une lutte illusoire pour les dépasser.


Etre le soi que vous êtes déjà est le seul moyen de réaliser la Félicité qui est toujours la vôtre de tout temps.


      Toutes les souffrances proviennent de la notion erronée :

"Je suis le corps".

Se débarrasser de pareille croyance est connaissance.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:45

RAMANA MAHARSHI :

 

Tout comme l'akasha est reflété de façon équitable dans l'eau de chacun des pots et dans l'eau du réservoir, de façon similaire, l'univers entier est reflété dans chaque objet individuel.

 

 

ramanaM-copie-1.jpg

 

Rien ne peut se refléter sur l'éther pur ; seul l'éther de l'eau peut refléter quelque chose ;


le verre ne peut pas refléter des objets, seulement une assiette en verre avec un bord opaque sur son dos peut refléter les objets devant elle.

(le bord opaque est à l'assiette ce que le mental est à la connaissance pure)


De la même manière, la connaissance pure ne contient ni ne reflète des objets.

Elle reflète le monde seulement lorsque s'ajoute le mental limité.

 

Le monde n'existe ni dans le sommeil profond ni dans le samadhi : il ne peut y avoir illusion dans la lumière resplendissante ou dans l'obscurité totale.


De la même façon, la Conscience pure reste seulement dans la lumière - elle est la connaissance pure ; c'est le mental qui s'élève d'Elle qui a l'illusion que les objets sont séparés.

 

QUESTION : Alors le mental est le miroir ?

 

MAHARSHI : 

 

"Qu'est-ce que le mental ?


C'est un mélange de chit (conscience) et sankalpas (pensées).

Il est donc composé de tout cela : le miroir, la lumière, l'obscurité et les reflets.


Chidakasha (chit = éther) est la connaissance pure, la Source du mental.


Quand il se lève, le mental est seulement lumière ; plus tard quand la pensée se lève, "je suis Ceci" la "pensée-Je " forme le jiva et le monde."

 

La première lumière est le mental pur, le mental-éther ou Ishvara ; ces modes se manifestent en tant qu'objets ; on appelle le mental-éther car il contient tout les objets en lui.


Tout comme l'éther physique, même s'il contient l'univers entier, il est lui-même le contenu du mental-éther, tout comme ce dernier est lui-même de contenu de l'éther-chit.


Le chit est ultime -Connaissance pure, qui ne contient rien.


La connaissance, dans sa pureté, demeure UNE, unique, Lumière transcendante.


RAMANA MAHARSH-copie-1

 

L'univers entier est plein de vie. Vous dites que la pierre est inconsciente.


C'est votre conscience limitée qui parle d'inconscience, la lumière est nécessaire pour détecter la présence ou l'absence d'un objet dans une pièce obscure.

La conscience est nécessaire pour déterminer si un objet est conscient ou pas.

La conscience brille d'elle-même.

 

Vous dites que vous êtes inconscient pendant votre sommeil et conscient de vous-même en état de veille.


Quelle est la Réalité ? La Réalité doit être continuelle et éternelle.


Ni l'Inconscience ni la conscience de vous-même

ne sont que la Réalité ; les autres états ne sont qu'associations.


La Conscience est la Réalité.


Quand la Conscience est associée avec des Upadhis (surimpositions),

vous parlez de conscience, d'inconscience, de subconscience et ainsi de suite.


Le facteur constant et commun est la Conscience.


La pierre est donc aussi inconsciente que vous dans le sommeil.


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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 05:41

 

Au cours d'une conversation sur le non-attachement,

Bhagavân dit : 

 

 

RAMANA-2900.jpg

 

- Dans cette région de l'Inde, l'un de nos Anciens écrivit :

" O Seigneur, tu m'as donné une main pour utiliser en coussin sous ma tête, une pièce de tissu pour couvrir mes reins, des mains pour me nourrir, que désirer de plus ?


Telle est ma bonne fortune ! "

Tel est le sens du verset.

 

Est-il vraiment possible d'exprimer une telle félicité ? 

Même les pls grands rois souhaitent un tel bonheur. Il n'y a rien qui puisse l'égaler.

 

Ayant fait l'expérience des deux états, je connais la différence entre ceci et cela.

Ces lits, ce canapé et tous ces objets autour de moi - tous ne sont que servitude.

 

-Le Bouddha n'est-il pas l'exemple de cela ? demanda un dévot.

Aussi, Sri Bhagavan commença à parler du Bouddha :

 

- Oui, dit Bhagavan, quand le Bouddha vivait dans le palais, entouré de tous les luxes possibles, il restait triste. Afin de dissiper cette tristesse, son père créa encore plus de somptuosités que jamais.

Mais rien ne semblait satisfaire le Bouddha.

 

Alors à minuit, il quitta sa femme et son enfant et disparut. Durant six années, il vécut dans la plus grande austérité, réalisa l'éveil, et pour le bien du monde devint un moine errant (bhikshu)

Ce n'est qu'après qu'il goûta à la félicité suprême. Que pouvait-il réclamer de plus ?

 

- Il revint dans sa propre ville habillé en mendiant, n'est-ce pas ? demanda un dévot.

 

-Oui, oui, répondit Bhagavan. Ayant appris qu'il était revenu, son père, Shuddhodana, harnacha somptueusement l'éléphant royal et à la tête de  toute son armée, alla au-devant de son fils, par la voie royale.

Mais le Bouddha prit des chemins écartés et des ruelles, aussi ses pas, ne foulèrent-ils pas la voie royale.

Il envoya ses proches compagnons dans diverses rues afin de mendier leur nourriture, et lui-même, sous le déguisement d'un mendiant, alla par un autre chemin à la rencontre de son père.

 

Comment ce dernier aurait-il pu reconnaître son propre fils sous ce déguisement ? Toutefois, Yashodharâ (l'épouse de Bouddha) le reconnut, le fit se prosterner devant son père et se prosterna elle aussi.

 

Shuddhodana reconnut alors le Bouddha. Mais jamais il n'aurait pensé revoir son fils sous l'aspect d'un mendiant, aussi en fut-il fort courroucé et s'écria :

 

"- Honte à toi ! Qu'est-ce que cet habit ? Pourquoi celui qui est doté de toutes les richesses vient-il ainsi vêtu ? C'en est trop, c'est inacceptable !"

 

A ces mots, il foudroya le Bouddha du regard. En regrettant que son père ne soit pas encore libéré de son ignorance, le Bouddha soutint lui aussi son regard avec encore plus d'intensité.

Dans cette guerre des regards, le père fut vaincu. Il tomba aux pieds de son fils, et devint lui-même un mendiant, un renonçant.

 

-Seul, un homme libre de tout attachement peut connaître toute la force du non-attachement,

  ajouta Bhagavân, la voix chargée d'émotion.

 

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Presentation,

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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.