Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 09:16

 

1-ramana-with-squirrel.jpg

http://janeadamsart.wordpress.com/tag/arthur-osborne/

 

 

 

Tout être humain est identique au Moi Supérieur, qui est l'Être Pur, la pure conscience, la pure béatitude, mais l'intelligence crée l'illusion d'une individualité séparée.

 

Pendant un profond sommeil l'intelligence est en paix et l'homme ne fait qu'un avec le Moi Supérieur, mais il n'en est pas conscient.

 

Dans le samadhi, il fait un avec le Moi Supérieur et il en est pleinement conscient.

Ce n'est plus l'obscurité mais la lumière.

 

Lorsque l'intelligence n'intervient plus, la conscience du Moi Supérieur peut s'éveiller dans le coeur par la grâce du Guru, préparant ainsi cette bienheureuse identité : état qui n'est ni la torpeur, ni l'ignorance, mais une connaissance radieuse, le Moi Pur, Je Suis.

 

Quelques-uns reculeront devant cette idée de la destruction de l'intelligence, ou, ce qui revient au même, de l'individualité séparée, et la jugeront terrifiante. Pourtant cette séparation s'opère journellement pendant notre sommeil, et, loin d'avoir peur de nous endormir, nous nous en réjouissons, même si, par le sommeil, l'esprit n'est apaisé que d'une manière insconsciente.

 

Par ailleurs, dans le ravissement ou l'extase, l'esprit est momentanément absorbé et apaisé au cours de son expérience fragmentaire de la béatitude, qui est sa vraie nature. Les termes mêmes de ravissement et d'extase indiquent la transcendance de l'individualité, puisque ravissement veut dire, étymologiquement, être emporté loin de soi-même, et extase : être en dehors de soi.

 

L'expression "couper la respiration" signifie, en réalité, supprimer la pensée, car la respiration et la pensée procèdent de la même source, comme l'expliquait Sri Bhagavan, en parlant du contrôle de la respiration.

 

En réalité, l'individualité n'est pas anéantie; elle se déploie dans l'infini.

 

L'élimination de la pensée a pour but d'obliger l'intelligence à se concentrer plus profondément sur ce qui est en arrière et au-delà de la pensée.

Loin d'affaiblir l'intelligence, elle la fortifie, car elle lui enseigne la concentration.

 

Sri Bhagavan l'affirmait souvent.

 

C'est l'intelligence faible, et non contrôlée, que distraient sans cesse des pensées hors de propos, et qu'elles épuisent en la chargeant de soucis inutiles.


L'intelligence, qui est assez forte pour se concentrer, peu importe sur quel objet, peut orienter son effort de concentration vers l'élimination des pensées et la recherche du Moi Supérieur.

 

Et, en revanche, l'effort tenté pour éliminer les pensées de la manière indiquée plus haut est générateur de forces et du pouvoir de concentration.

 

Quand la recherche est terminée les facultés de l'intelligence ne sont pas perdues. Sri Bhagavan illustrait cette doctrine par la comparaison de l'intelligence du Jnani avec la lune, dans le ciel de midi :

 

"Sa clarté est évidente mais non pas nécessaire à cause de la lumière plus intense du soleil, d'où précède celle de la lune."

 

 Article de Arthur Osborne 

                                                                                                    

 

 

 

 

     Comment l'intelligence disparaîtra-t-elle ?


jh_019_bust.jpg

 

BHAGAVAN :  Seule la question "Qui suis-je ? la fera disparaître.

Bien que cette question  soit aussi une opération mentale, elle détruit toutes les opérations mentales, y compris elle-même, de même que le bâton, qui active le feu du bûcher funéraire, est réduit lui-même en cendres, après que le bûcher et les cadavres ont été consumés.

 

C'est alors seulement que le Moi Supérieur se réalise.

 

L'idée "Je" est détruite; le souffle et les autres signe de vitalité sont éliminés. L'ego et le prana (souffle ou force vitale) proviennent d'une source commune.

Tout ce que vous faites, faites-le sans égoïsme, c'est-à-dire sans que vous ayez le sentiment : "je fais cela". Lorsqu'un homme parvient à cet état, sa propre femme, elle-même, lui apparaîtra sous l'aspect de la "mère universelle".

 

La véritable Bhakti (piété) n'est autre que la soumission de l'ego au Moi Supérieur.

Repost 0
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:58

 Le rayonnement de la conscience-félicité en la forme de la conscience une dont la brillance reste la même au-dedans comme au-dehors, est la Réalité primordiale de béatitude suprême, manifesté en tant que silence, et dont les jnani (connaissants) ont déclarés qu'elle était l'état de jnana (connaissance) véritable final et irréfutable.

 

PastedGraphic-1-copie-2.jpg

Attachons notre pensée exclusivement à la perfection de Shivam,
sans forme, immobile, libre de tout attribut,
dont l’émanation est la forme de la jnana véritable,
laquelle possède en abondance une excellence unique
à qui l’esclavage irréel de l’illusion du monde
ne peut jamais nuire
et dont la nature est mauna [silence],
et dont la majesté ne peut jamais être ternie.

Attachons notre pensée exclusivement à la perfection absolue
dont la nature est mauna impérissable,
qui existe à la fois en tant que pureté sans pareil de l’immensité de la grâce,
vérité du Soi qui brille dans le Cœur
et jnana indestructible de ceux qui, pénétrant le Cœur,
connaissent le " Je " car ils ont abandonné

les chemins des cinq sens.

 

Muruganar, l'un des plus proches disciple de Ramana Maharshi

 

http://www.inner-quest.org/Ramana_Padam.htm

Repost 0
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:17

Sivaprakasam Pillai était l'un des intellectuels parmi les disciples de Sri Bhagavan. Il avait fait de la philosophie à l'Université, et il s'était penché sur le mystère de l'Etre.


Il posa quatorze questions :SivaprakasamPillai_small.jpg


 

SIVAPRAKASAM : Swami, qui suis-je ? Comment peut-on obtenir le salut ?

 

BHAGAVAN : En vous posant inlassablement au fond de vous-même, la question : "Qui suis-je?" vous vous connaîtrez-vous même, et de la sorte vous parviendrez au salut.

 

SIVAPRAKASAM : Qui suis-je ?

 

BHAGAVAN : Le véritable moi, le Moi supérieur, n'est pas corps, ni l'un des cinq sens, ni les objets des sens ni les organes de l'action, ni le prana (le souffle ou force vitale), ni l'intelligence, ni même le profond sommeil, pendant lequel la connaissance de tout cela n'existe plus.

 

SIVAPRAKASAM : Si je ne suis rien de tout cela,

que suis-je d'autre ?

 

BHAGAVAN : Après avoir tout rejeté, et dit : "Voilà ce que je ne suis pas, ce qui reste, c'est le Moi, et le Moi, c'est la conscience.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de cette conscience ?

 

BHAGAVAN : C'est le Sat-Chit-Ananda où ne subsiste plus même de trace de l'idée de "Je". On l'appelle aussi Mouna (silence) ou Atma (Moi). C'est la seule chose qui soit. Si l'on tient pour des entités séparées la trinité du monde, de l'ego et de Dieu, ce ne sont que de simples illusions, comparables aux reflets de nacre, qui paraissent être de l'argent. Dieu, l'ego et le monde sont, en réalité Sivaswarupa (forme de Siva) ou Atmaswarupa (forme de l'esprit).

 

SIVAPRAKASAM : Comment pouvons-nous parvenir au réel ?

 

BHAGAVAN : Lorsque les choses que nous voyons disparaissent, la vraie nature de celui qui voit, ou du sujet, apparaît.

 

SIVAPRAKASAM : N'est-il pas possible de parvenir à cet état en continuant à voir les objets extérieurs ?

 

BHAGAVAN : Non, parce que celui qui voit, et les choses qui sont vues, sont semblables à la corde ou au serpent que l'on croit voir en elle.arch-20_11.jpg Jusqu'à ce qu'on se soit débarrassé de l'idée  du serpent, on ne peut voir que l'on a affaire à une simple corde.

 

SIVAPRAKASAM : Quand donc les choses extérieurs s'évanouiront-ils ?

 

BHAGAVAN : Quand l'intelligence, cause de toutes les pensées et activités s'évanouit, les objets extérieurs s'évanouiront aussi.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de l'intelligence :

 

BHAGAVAN : L'intelligence n'est que pensées. C'est une forme de l'énergie. Elle se manifeste en tant que monde. Quand l'intelligence se perd dans le Moi supérieur, le Moi supérieur a été réalisé. Quand l'intelligence réapparaît, le monde réapparaît et le Moi supérieur n'est pas réalisé.

 

SIVAPRAKASAM : Comment l'intelligence disparaîtra-t-elle ?

 

BHAGAVAN : Seule la question : "Qui suis-je?" la fera disparaître. Bien que cette question soit une opération mentale, elle détruit toutes les opérations mentales, y compris elle-même, de même que le bâton qui active le feu du bûcher funéraire, est réduit lui-même en cendres, après que le bûcher et les cadavres ont été consumés.

C'est alors seulement que le Moi supérieur se réalise.

L'idée "Je" est détruite ; le souffle et les autres signes de vitalité sont éliminés.

L'ego et le prana proviennent d'une source commune. Tout ce que vous faites, faites-le sans égoïsme, c'est-à-dire sans que vous ayez le sentiment : "je fais cela". Lorsqu'un homme parvient à cet état, sa propre femme, elle-même, lui apparaîtra sous l'aspect de la "mère universelle".

La véritable Bhakti (piété) n'est autre que la soumission de l'ego au Moi supérieur.

 

SIVAPRAKASAM : N'existe-t-il pas d'autres moyens de détruire l'intelligence ?

 

BHAGAVAN : Il existe d'autre méthode adéquate que la recherche de soi-même. Lorsque l'intelligence est bercée, puis s'assoupit grâce à d'autres moyens, elle reste inactive pendant un moment, puis elle se redresse et reprend son activité première.

 

SIVAPRAKASAM : Mais comment tous mes instincts, toutes mes tendances (vasanas), par exemple le sens de la conservation, finiront-ils par être domptés ?

 

BHAGAVAN : Plus vous vous enfoncerez dans le Moi, plus ces tendances se retireront, et finalement elles se détacheront de vous.

 

SIVAPRAKASAM : Est-il vraiment possible de déraciner ces tendances qui ont imprégné notre intelligence à travers tant d'existences successives ?

 

BHAGAVAN : Ne cédez jamais à pareils doutes, mais plongez résolument dans le Moi. Si l'intelligence est constamment orientée vers le Moi, elle finit par se dissoudre, et , se transformant, devenir le Moi lui-même. Si vous éprouvez quelques doutes, ne cherchez pas à les dissiper, mais demandez-vous qui est celui qui doute.

 

SIVAPRAKASAM : Pendant combien de temps faudra-t-il poursuivre cette recherche ?

 

BHAGAVAN : Aussi longtemps que subsistera dans votre intelligence la moindre tendance à la pensée. Tant que l'ennemi occupera la citadelle, il ne s'arrêtera pas de faire des sorties. Si vous tuez chacun de vos adversaires au fur et à mesure qu'il sort, la citadelle finira par tomber entre vos mains. De même, chaque fois qu'une pensée dresse sa tête, écrasez-la par la recherche de votre Moi. Ecrasez toutes vos pensées à leur source. L'acte de détruire est appelé vairagya (détachement).

Ainsi la vichara (recherche de soi-même) continue à être nécessaire, tant que le Moi supérieur n'est pas réalisé. Il faut songer au Moi supérieur avec une continuité qui n'admet pas d'interruption.

 

SIVAPRAKASAM : Mais le monde avec ce qu'il contient, ne résulte-t-il pas de la volonté de Dieu ? Et, dans ce cas, pourquoi Dieu veut-il qu'il existe ?

 

BHAGAVAN : Dieu n'a pas de dessein. Il n'est lié par aucune action. Les activités de ce monde ne peuvent le toucher.

Comparez-le avec le soleil. Le soleil se lève sans désirs ; il ne propose rien et ne fait pas d'efforts. Mais dès qu'il se lève, d'innombrables activités naissent, sous l'effet de ses rayons : les boutons de la fleur de lotus s'épanouissent ; l'eau s'évapore, et toute créature vivante se met au travail, s'y consacre et finalement s'en détache.

Mais le soleil n'est affecté par aucune de ces activités puisqu'il n'agit qu'en accord avec sa nature, selon des lois fixes, sans aucun but, en simple témoin.ashram 026

 

Ou bien prenez encore l'analogie de l'espace et de l'éther. La terre, l'eau, le feu et l'air y sont contenus et s'y modifient, mais ni l'espace ni l'éther n'en sont affectés.


Il en est de même pour Dieu. Dieu n'a ni désir, ni objectif lorsqu'Il crée, qu'Il se manifeste, se retire, qu'Il accorde le salut.

Puisque les êtres recueillent le fruit de leurs actions selon les lois de Dieu, ce sont eux qui en portent la responsabilité, et non pas Dieu. Dieu n'est lié par aucune action.

Repost 0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 12:03

 

Nombreux furent les gens qui aimèrent le Maharshi et en furent aimés.


Henri Hartung, qui a quitté ce monde en 1988, fut un grand éducateur , un homme pur, un véridique.


HENRI-HARTUNG.jpg


Pendant quelques semaines, il fréquenta le Maharshi : rien ne fut dit entre les deux hommes ; mais ils se regardèrent.


Henri Hartung fut comme transfiguré par cet influx géant d'amour et de vérité.


Il fut de ceux, combien peu nombreux, qui rayonnèrent de Bien en notre monde.

Repost 0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:17

Je suis entré dans la salle de darshan
 où j'ai trouvé
le Maharshi reposant sur un canapé.
Une poignée de fidèles était assis par terre,
certains méditaient,
 et d'autres fixaient le sage des yeux.

Celui-ci demeurait immobile comme une statue, le regard perdu droit devant lui.
Il ressemblait à Shiva, le grand Seigneur de compassion.
J'étais profondément impressionné et en même temps il m'était difficile d'expliquer ce que je voyais ou plutôt ce que je ressentais

Voici un être qui vivait comme un dieu, suprêmement indifférent à toutes ces choses que nous autres, gens de ce monde, réclamons sans discontinuer.
Des rois lui avaient présenté de riches offrandes, mais il leur avait donné sa bénédiction sans jamais accepter le moindre don.

Un jour, montrant du doigt un énorme chapiteau que l'on dressait en son honneur à l'occasion des fêtes du jubilé (1946), il dit à un disciple avec un sourire ironique :

"Regarde ça, ils tiennent absolument à ériger cette chose alors que je pourrais très bien m'asseoir à l'ombre d'un arbre."

  
Le Maharshi me dit par la suite qu'il lui semblait très important d'être imperméable à deux choses :

La peur et la flatterie, aussi subtiles soient elles.


Parmi les nombreux traits de sa personnalité si attachante, on notait entre autres un sens de l'humour prononcé.


Un de mes amis musulmans lui demanda un jour :


"Bhagavan, comment se fait-il que Dieu ne réponde pas à mes prières ?
Je ne lui demande pourtant aucune faveur d'ordre matériel, je Le prie pour qu'il me rende humble, pur et désintéressé afin que je puisse
Le servir comme il se doit. Mais il ne m'écoute pas."

"Sans doute craint-il que s'il vous exauçait, vous cesseriez de Le prier",
répondit le sage avec une lueur amusée dans le regard.

A propos de sa soi-disant sadhana, il me dit un jour avec son ironie caractéristique :

"Ce qui s'est passé, c'est que mes désirs et mon ego ont disparu ;
comment et pourquoi, je ne saurais le dire.
A partir de ce moment, j'ai vécu dans l'immensité de la paix éternelle.
Parfois, je demeurais les yeux clos, et quand je les ouvrais les gens disaient que j'étais sorti de ma bienheureuse méditation.
Mais je n'ai jamais su la différence entre
"non-méditation" et méditation, bienheureuse ou pas.
Je vivais simplement en témoin paisible de ce qui se déroulait autour de moi, sans jamais être appelé à intervenir.
Je n'ai jamais ressenti le besoin de faire quoi que ce soit,
sinon être, simplement être.
Je vois que tout est fait par Lui et Lui seul.
Mais nous autres, pauvres marionnettes de maya, nous pensons être les auteurs et les réformateurs, nous nous croyons importants.
C'est l'ego, l'impression de "je" en chacun de nous qui est responsable de la perpétuation de cette maya et de toutes les souffrances et désillusions qui l'accompagnent.

-Quel est le remède ? demandai-je.

-Simplement être, répondit-il.
Plongez profondément en Cela qui seul est, et découvrez
que vous êtes ce Cela.
Il n'y a et ne peut y avoir que Cela.
Alors tous les oripeaux de maya tombent d'un coup, comme la mue d'un serpent.
Tout ce que vous avez à faire, c'est atteindre ce "Je",
le vrai "Je" par-delà le je apparent,
car alors vous êtes à jamais débarrassé
de l'illusion du "moi" et vous êtes un avec Cela qui est vous.
C'est tout.


-Mais pourquoi n'allez-vous pas prêcher ce grand message?
Car vous en conviendrez, la plupart des gens ignorent complètement l'existence d'un ego dont il faut se débarrasser.

-Connaissez-vous ces paroles de Vivekananda ?
"Emettre une pensée noble et désintéressé, même au fond d'une grotte, produit des vibrations à travers le monde entier et accomplit ce qu'il est possible d'accomplir."


A notre époque on reproche souvent au mystique de rechercher égoistement le salut personnel, mais ce n'est pas le cas pour la majorité d'entre eux.
Sri Ramana Maharshi l'a prouvé une fois de plus.
Il était toujours disponible, toujours prêt à aider les autres par ses paroles et plus encore par sa présence silencieuse.
Il était la personnification de la compassion divine, donnant sans relâche et ne demandant rien en retour.

DILIP KUMAR ROY 


Repost 0
4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 22:24

Ramdas accompagné de son ami Tamoul, monte dans le train, en direction de Tirupapuliyur, où les deux sadhous trouvent à se loger chez une relation du bon ami.

Un jour, celui-ci décide d'emmener Ramdas au darshan de Ramana Maharshi.

L'ashram du Maharshi est situé au pied de la colline d'Arunachala, montagne sainte sur laquelle il se livra à des austérités pendant de longues années.
Le bâtiment, à l'époque était une sorte de hangar recouvert de chaume. Les visiteurs y pénètrent et se prosternent aux pieds du saint. Le lieu respire la paix, c'est un endroit béni.

Ramana Maharshi est jeune mais il possède un tel calme sur son visage et un tel regard de tendresse et de sérénité que tous ceux qui viennent à lui subissent le charme de sa paix et de sa joie.

 Ramdas s'adressa au Maharshi en ces mots :

- Maharâj, un humble serviteur se trouve devant toi. Aie pitié de lui. Sa seule prière est de recevoir ta bénédiction.


Le Maharshi ne répond pas, mais il pose son beau regard sur Ramdas, et le contemple pendant quelques minutes avec intensité, versant ainsi par le regard un pouvoir extraordinaire.
Puis il fait un signe indiquant qu'il l'a béni.

Un tressaillement d'un bonheur indicible secoue le corps de
Ramdas tout entier, le faisant frémir comme une feuille sous
la brise. Il oublie tout ce qui est autour de lui, et tombe dans une extase inexprimable.


C'est pour l'évolution spirituelle de Ramdas une expérience capitale :
se référant à cette unique visite, il considérera qu'après son père, le Maharshi est son second gourou.


Ramdas raconte :


"Ram inspire alors à Ramdas le désir de demeurer quelques temps dans la solitude...sur la colline d'Arunachala... Ramdas y trouve une petite caverne dans laquelle il entre et s'installe. Il y reste pendant vingt jours et vingt nuits, en répétant sans interruption le mantra que lui a donné son gourou... Dans cette communion ininterrompue avec Ram, il ressent une joie intense, et se trouve plongé dans un océan de béatitude indescriptible.


Au bout du vingtième jour, comme il sort de sa grotte, ses yeux se sont remplis d'une lumière étrange, et il voit le Divin partout. Il Le voit dans les pierres, il Le voit dans les arbres, il Le voit dans les plantes et les rochers et il crie qu'il voit Ram partout. Comme un fou, il se précipite dans tous les sens, et il embrasse tout ce qu'il trouve, les pierres, les plantes, un homme qui passe. Il est saisi d'une véritable frénésie. 


"A partir du moment où Ramdas eut cette vision, une véritable source de béatitude s'est mise à couler en lui et l'a complètement inondé.
Cette béatitude, cette joie a continué jour et nuit . Il est immergé dans un véritable océan de joie et de béatitude qui est tellement intense qu'aucune description ne peut le rendre,... un océan de pureté pour lequel il n'y a
pas de parallèle".

 

                                                                                     

                                                                                              
Repost 0
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 11:12

La voie de Ramana

 

 
Swami Hamsananda


Bhagavan Sri Ramana Maharshi est une incarnation de la méditation. Tout comme le parfum émane de la fleur, le parfum de la spiritualité émanait du Maharshi. Des cherchants venaient de l'Occident avec un questionnaire méticuleusement préparé, mais la plupart du temps ils ne posaient pas leurs questions car en Sa silencieuse présence méditative, ils sentaient la futilité de poser des questions au lieu de trouver des réponses pour eux.

Ramana enseignait par 'anubhavam', il enseignait par l'expérience directe. Au lieu de dire ce qu'était la méditation, Ramana Maharshi faisait prendre conscience aux gens que la méditation a lieu par une expérience directe avec le pouvoir du Silence. Cette expérience arrive au cherchant par la Grâce du Maître et pour demeurer dans cet état sans interruption, il est nécessaire de pratiquer ou la voie de l'Enquête sur le Soi ou l'Abandon comme l'enseignait Bhagavan.

Recherchez exclusivement le Soi. Le Soi existe comme Sat-Chit-Ananda
(Existence-Conscience-Béatitude).

Le Soi existe en tant que "Je suis Conscience" et il est pur. Ramana avait l'habitude de dire que le 'Je' est le premier nom de Dieu et qu'il est en nous comme le coeur de notre être et qu'en tant que tel personne n'était ignorant. Asseyez-vous silencieusement sans rien faire tout en restant vigilant et conscient et réalisez que le 'Je suis Conscience' dépourvu de pensée est la Vérité. Si nous sommes vigilants et attentifs, nous pouvons sans effort empêcher le mental d'être extraverti.
Ainsi, lorsque nous réfléchissons sur le 'Je', nous dénudons le Je des pensées. Ainsi, le 'Je', libéré de l'étreinte des pensées, ne peut ni aller vers le monde ni exister dans le cerveau ni aller de lui-même au-dedans à la recherche du Soi. C'est à ce moment que le Maître qui est au-dehors pousse le 'Je' à l'intérieur et que le Maître qui est au-dedans tire le 'Je'. Il est important qu'à ce stade nous nous abandonnions entièrement à ce pouvoir silencieux de la Grâce. Cet abandon est vital et important.

 La méditation nous arrive par la Grâce et nous devons être assez sages pour l'accepter de plein gré. Mais si nous ne sommes pas dotés de calme et de discrimination, nous pouvons avoir peur et réagir et par là manquer l'illumination au mêment-même où nous l'atteignons, car la méditation ou la Grâce ne se forcent pas elles-mêmes. Aussi est-il très important de reconnaître la Grâce et de s'y abandonner au moment opportun et obtenir la Connaissance du Soi.

 

Bhagavan dit que le Soi est comme un écran blanc de cinéma. L'écran est blanc et bien tendu. Il ne bouge pas. Lorsque le film commence, diverses scènes sont projetées sur l'écran, pourtant l'écran n'est pas affecté par les projections. L'écran blanc reste blanc en dépit des couleurs diverses qui lui sont surimposées. De la même manière, laissez le Soi être COMME IL EST en dépit de sa relation avec le mental. En étant dans le Soi on peut fonctionner sans attachement et ainsi les actions ne laissent aucun résidu derrière elles.

Pour réaliser et demeurer dans le Soi, Viveka (la discrimination) et vairagya (le renoncement) sont essentiels.

 Il n'y a pas de bonheur dans le monde. C'est le mental qui projette le bonheur et qui tire le cherchant vers le monde. Mais peut-on trouver un bonheur permanent, éternel dans quoi que ce soit dans le monde ? Tout change et rien n'est permanent. Aussi les sages ne recherchent-ils pas le bonheur dans le monde. Ils ont la discrimination, la bonne compréhension que le bonheur ne se trouve pas dans le monde, que le bonheur ne se trouve pas dans le plaisir. Le Bonheur est fixé dans la Béatitude, dans le Coeur, dans la méditation silencieuse.

Ainsi, réalisant que la Vérité est à l'intérieur de notre propre Soi et que la nature du Soi est Sat-Chit-Ananda, on demeure dans le Soi. Sat (l'Existence) est aussi Chit (la Connaissance) et Ananda (la Béatitude). Aussi le Maître dit-il au cherchant : "Tu es Satchidananda svarupi". Tu es, par nature, les trois en un. Demeure comme le Soi. Jouis de la béatitude du Soi et irradie cette béatitude. Le bonheur repose à l'intérieur et 'viveka', la compréhension juste, n'est pas au-dehors. La simple viveka n'est pas suffisante, le renoncement est aussi nécessaire. Le renoncement signifie cesser de rechercher le bonheur à partir du monde. Ainsi viveka et vairagya sont-ils essentiels pour demeurer dans le Soi.


Le chercheur doué de renoncement et de discrimination peut s'asseoir en silence en présence d'un Sage et percevoir immédiatement le Silence et la Grâce. D'autres qui ne peuvent attraper la longueur d'onde du silence voient leurs doutes éclaircis par le Maître. Ramana, avec une grande compassion, éclaircit les doutes avec grâce.


Généralement, lorsqu'un chercheur pose une question à Ramana, au lieu d'y répondre, Ramana pose une contre-question : "De qui vient la question ?" Enquêtez. Bhagavan ouvre ainsi la voie de l'Enquête sur le Soi. L'Enquête sur le Soi est la Voie Royale et Ramana a ouvert cette voie directe. Ramana Maharshi cherchait à questionner le questionneur, car qu'est-ce qui est important, la question ou celui qui questionne ? La question vient de celui qui questionne. Le questionneur est plus important que la question.


Par l'enquête "Qui suis-je ?", le mental s'apaise. L'enquête "Qui suis-je ?" détruira toutes les autres pensées, et comme le bâton que l'on utilise pour remuer le bûcher, il sera lui-même détruit à la fin. Il y aura alors réalisation.

Lorsque d'autres pensées montent, on ne doit pas les poursuivre, mais se demander : "De qui viennent-elles ?" La manière dont de nombreuses pensées arrivent n'a pas d'importance. Alors que chaque pensée monte, on doit se demander avec application : "Pour qui cette pensée est-elle venue ?". La question qui émergera sera "Pour moi".

Là-dessus, si l'on enquête : "Qui suis-je ?", le mental retournera à sa source, et la pensée qui est venue s'apaisera. Avec une pratique répétée de la sorte, le mental développera l'aptitude à rester à sa source. Lorsque le mental qui est subtil sort par le cerveau et les organes des sens, les noms et les formes grossières apparaissent. Ne pas permettre au mental de sortir mais le retenir dans le Coeur est ce que l'on appelle "intériorité". Laisser le mental sortir du Coeur est connu comme extériorisation. Ainsi, lorsque notre mental demeure dans le Coeur, le 'Coeur', le 'Je' qui est la source de toutes les pensées partira, et le Soi, qui toujours existe, resplendira.


Généralement le chercheur qui pratique la Voie Royale de l'Enquête sur le Soi se plaint que la pratique est très difficile. La réponse de Bhagavan est : "Ce n'est pas aussi difficile que vous l'imaginiez". Le mental par son pouvoir d'illusion grossit le problème au-delà de toutes proportion. Ne soyez pas distrait par les obstacles créés par le mental mais poursuivez l'enquête avec diligence, et le succès viendra en toute certitude.


Bhagavan recommande deux voies, à savoir l'Enquête sur le Soi et l'Abandon. Toutes les autres voies, d'une manière ou d'une autre, sont un supplément à ces voies principales. Pour ceux qui sont doués de dévotion, le conseil de Bhagavan est de s'abandonner à Dieu. Dieu étant le Pouvoir Supérieur, s'il est invoqué avec dévotion, Il viendra au secours du chercheur et le libérera de l'esclavage. Cependant, Dieu ou le Guru ne feront que montrer la voie de la libération. Ils ne conduiront pas eux-mêmes l'âme à l'état de libération.
En vérité, Dieu, Guru et Soi sont une seule et même chose.


Lorsque des chercheurs trouvent l'Enquête sur le Soi impossible à poursuivre à cause de nombreuses pensées et demandent l'aide qui convient Bhagavan, pour répondre à leur demande, il leur conseille de pratiquer le Nama Jama (répétition du Nom d'une déité choisie). Le mental errera toujours. Tout comme l'éléphant bouge constamment sa trompe d'un côté ou de l'autre, le mental errera ici et là sans but. Tout comme le dresseur met une chaîne et qu'en la tenant l'éléphant laisse sa trompe tranquille, de même on donne un mantra grâce auquel le mental sans repos se calme et demeure tranquille. Et quel meilleur mantra peut-on trouver qu'Arunachala Shiva. N'est-ce pas Arunachala qui nous a tous amenés ici ?

 

Arunachala Shiva !Arunachala Shiva !
Arunachala Shiva ! Arunachala !
Arunachala Shiva ! Arunachala Shiva !
Arunachala Shiva ! Arunachala !


 C'est le refrain de la guirlande de lettres que Bhagavan composa sur Arunachala à la demande des dévots. Qu'est-ce qui peut être plus grand que ce mantra ?
 Bhagavan dit qu'Arunachala est à l'intérieur comme le Soi et qu'en méditant sur ce nom le mental devient calme.

Repost 0
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 18:44
H.W.L POONJA (1913-1997) également appelé Papaji,

termina sa vie dans le nord de l'Inde, à Lucknow dans une simple demeure familiale où la pluplart de ses disciples occidentaux le rencontrèrent.


Sa santé s'étant détériorée, ce yogi férocement indépendant accepta de se soumettre à l'afflux débordant d'une foule de chercheurs attirés par son enseignement direct, indéniable et éternel,
qui lui avait transmis son Guru Ramana Maharshi.


Toutefois, son approche demeure totalement originale et remarquablement articulée.


Jusqu'à cette période, il avait toujours été le Guru d'un "Ashram invisible", comme il aimait le dire, laissant la magie du Soi placer sur son chemin le chercheur mûr pour un rendez-vous apparemment accidentel.
Dès qu'un groupe se formait autour de lui ou que quelqu'un voulait le suivre, il disparaissait.

Son expérience directe du Soi lui a révélé que la Création, dans le sens très littéral du terme, n’a jamais eu lieu.

En ce qui concerne Papaji,
 «  Il ne s’est jamais rien passé,
 rien n’a jamais existé ».


Voici ses commentaires :


-PAS de création

-PAS de dissolution

-PAS d’asservissement

-PAS de libération

Personne qui soit libéré : Voilà la vérité ultime.

La non-manifestation absolue

Est la seule Vérité.

La Création révèle un désir inassouvi de la part
du Créateur. Si la réalité ultime est parfaite en elle-même, alors l’acte de création ne peut jamais être fondé sur elle.


RAMANA MAHARSHI : Celui qui s’est correctement établi dans l’Atman sait que rien ne se passe dans ce monde, que rien n’est jamais détruit. Nous avons l’impression que quelque chose se passe seulement si nous sommes dans l’état de pranayama « celui qui sait ».


Cet état n’est pas notre vraie nature. Pour le jnani qui a abandonné la notion d’une personne qui sait, il ne se passe jamais rien.




Lorsque l’on demande aux sages advaïtas d’expliquer l’apparence du monde, ils disent généralement que c’est une projection irréelle. Ils affirment que l’état de veille est projeté tant qu’on est réveillé de la même manière que les rêves durant le sommeil.

Quand on sort d’un rêve, on sait instantanément que le monde du rêve n’était pas réel.

Ainsi, disent les sages, quand on « s’éveille » de l’état de veille dans la réalité non manifestée qui le sous-tend et dans laquelle il apparaît, on sait indubitablement que le monde projeté de l’état de veille est tout aussi irréel que les rêves qu’on projette durant son sommeil.

                          


Tout ce que je vois ;

Tout ce que j’ai déjà vu ;

Tout ce que que je verrai à l’avenir ;

Tout ce que j’étais ;

Tout ce que je suis ;

Tout ce que je serai ;

Tout cela est un rêve.

Ce n’est pas qu’une simple histoire.

C’est mon intime conviction.

C’est la Vérité.


MAIS


A qui appartient ce rêve ?

Qui fait ce rêve ?

Cette naissance, cette vie et cette mort font toutes parties du rêve.

En réalité, il n’y a rien.

Je suis, donc le samsara est.

QUE SUIS-JE ?

Par cette connaissance, le samsara peut-être connu

Pour ce qu’il est en réalité.


MAYA

Qu’est-ce que maya ?

Comment apparaît-elle ?

Comment demeure-t-elle?

Comment comprendre ?

Maya est une agitation mentale.

Elle surgit du mental

Où elle demeure sous la forme de désir.

Elle s’évanouira lorsque le mental

S’arrêtera et retournera à sa source.


Un somme d’une minute

Et regardez quel cyclone d’objets, et de temps, et de bien, et de mal.

Eveillez-vous.




« J’ai encore quelque chose à faire qui n’est mentionné dans aucun livre.

Aussi longtemps que demeure une intention très pure, il n’y a pas de fin à la compréhension.

Il reste encore quelque chose à faire après la réalisation totale et ultime, mais je n’en parle pas.

Je n’en ai jamais parlé et je ne trouve cela mentionné dans aucun des livres que j’ai lus, pas même dans ceux que les Maîtres réalisés ont écrits. »



H.W.L POONJA


Papaji fut un proche disciple de Ramana Maharshi.
On ne peut réellement dire si Ramana a eu des disciples ou non, car lui-même ne l'a jamais confirmé, tant était vaste sa nature et insaisissable son expérience du Soi. On peut dire qu'auprès de lui Papaji, alias
HWL Poonjaji, a réalisé sa nature infinie.

Repost 0
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 21:54

Le premier disciple occidental de Sri Bhagavan :
F.H Humphreys, bien qu'il n'ait jamais séjourné chez Sri Bhagavan et qu'il ne vint le voir qu'un petit nombre de fois il se pénétra de son enseignement et reçut sa grâce.
On publia plus tard, dans l'International Psychic Gazette un coup d'oeil d'ensemble rédigé en anglais, que Humphreys avait envoyé à un ami et qui reste un excellent exemple des leçons du Swami.


"Un Maître est celui qui a concentré sa méditation sur Dieu, qui a jeté sa personnalité entière dans l'océan de Dieu, l'y a noyée et oubliée jusqu'à ce qu'elle soit devenue l'instrument de Dieu. Quand sa bouche s'ouvre c'est pour prononcer les paroles de Dieu, sans effort et sans l'avoir prémédité, et quand il lève la main, Dieu afflue dans cette main pour produire des miracles.

"Ne pensez pas trop aux phénomènes psychiques et autres choses semblables. Leur nombre est légion.
Dès que la confiance dans les phénomènes psychiques est ancrée dans le coeur d'un chercheur, ces phénomènes ont fait leur oeuvre.
La clairvoyance, la clair-audience ne valent pas la peine d'être possédées, alors qu'il est possible d'obtenir plus aisément, sans elles ou avec elles, l'illumination et la paix, biens autrement précieux.
Le Maître se sert de ces pouvoirs comme d'une forme de sacrifice de soi-même.


"L'idée qu'un Maître est, tout simplement, quelqu'un ayant acquis son pouvoir sur les sens occultes par suite de longs exercices, ou par la prière, ou par quelque effort du même ordre, est complètement fausse.
Jamais un Maître ne s'est soucié le moins du monde des pouvoirs occultes, car il n'en a nul besoin dans sa vie quotidienne.

"Les phénomènes que nous voyons sont curieux et surprenants, mais nous ne comprenons pas le plus merveilleux de tous, et c'est celui, et uniquement celui dont la force illimitée est responsable de :

a) tous les phénomènes que nous voyons ;
b) de l'action par laquelle nous les voyons .

"Ne fixez pas votre attention sur tous ces objets changeants, tels que la vie, la mort ou les phénomènes. Ne pensez pas non plus à l'action positive, qui consiste à les voir ou à les percevoir, mais uniquement à Ce qui voit ces choses, Ce qui est responsable de toutes.
Cet effort vous paraîtra presque impossible au début, mais, par degrés, vous en sentirez les résultats.
Il faut des jours et des jours d'exercices obstinés, réguliers.
C'est ainsi que se fait un Maitre.
Accordez un quart d'heure par jour à cet exercice.
Essayez chaque jour de fixer inlassablement votre esprit sur Ce qui voit .
Ce qui est voit est au-dedans de vous.

"Je vous ai enseigné ces vérités en faisant usage des mêmes mots employés par le Maître vis-à-vis de ses chelas familiers. A partir d'aujourdh'ui, et dorénavant, que votre unique pensée durant la méditation ne s'attache pas à l'action de voir, mais à cet immuable "Cela qui voit".

"On n'est pas récompensé pour être parvenu à la connaissance. Et puis, on comprend qu'on ne désire pas être récompensé.

Comme le disait Krishna :
"Vous avez le droit de travailler, mais vous n'avez pas droit aux fruits de votre travail. La connaissance parfaite est, tout simplement l'adoration, et l'adoration , c'est la connaissance."


"Si vous comprenez lorsque vous vous arrêtez pour penser, que vous pensez seulement par la vertu de la Vie unique, et que l'intelligence poussée à l'action par cette Vie est une partie du tout qui est Dieu, vous n'accordez plus à votre intelligence une existence séparée. Il en résultera que l'esprit et le corps disparaîtront physiquement, pour ainsi dire.
La seule chose qui subsistera c'est l'être, qui est à la fois existence et non-existence, et que ne peuvent expliquer ni les mots ni les idées.

"Un Maître ne peut s'empêcher d'être perpétuellement dans cet état avec cette seule différence qu'il peut, d'une manière incompréhensible pour nous, faire usage de son esprit, de son corps et de son intelligence, sans retomber dans l'illusion d'en avoir conscience séparément                                          
                                                                                                                                 
"Il est inutile de se livrer à des spéculations mentales ; inutile d'essayer de sasir les choses par l'esprit ou l'intelligence, et de partir de là pour travailler. Tout ceci n'est qu'une religion, un code pour les enfants, et pour la vie sociale, un guide pour nous aider à éviter les choses, de manière que le feu intérieur puisse consumer en nous toutes les absurdités, un guide qui nous apprenne le bon sens un peu plus tôt, c'est-à-dire nous fasse reconnaître l'illusion de la séparation des choses.

"Un Maître plongé dans la méditation fixe son attention avec une telle intensité sur "Ce qui voit", et que lui-même ne voit ne n'entend, bien que ses yeux et ses oreilles soient ouverts. Il n'a pas perdu toute conscience physique, voire mentale, mais seule demeure sa conscience spirituelle.

"Il nous faut supprimer le monde, cause des doutes qui obscurcissent notre esprit, et la lumière de Dieu brillera clairement en nous."

                                         


Repost 0
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 21:10


Le 3 février 1936, au petit matin, après deux nuits sans sommeil dans le train de Bombay, je suis parvenu à Tiruvannamalai.

La tête me tournait et mes sens étaient plongés dans la confusion.
J’avais espéré pouvoir prendre quelque repos à mon arrivée à l’Ashram, mais je fus immédiatement conduit dans un petit réfectoire où se trouvait un homme d’âge mûr, vêtu d’un simple pagne, assis par terre devant une assiette en feuillage à moitié dégarnie.

Son regard était limpide et apaisant ; il me fit un signe de tête amical et m’adressa un sourire d’une bonté inimaginable.


C’était le Maharshi en personne.


Comme le voulait la coutume à l’Ashram à cette époque, les nouveaux venus étaient invités à prendre leur repas en face du Maharshi. Celui-ci avait à présent terminé son repas. Il se leva, me regarda, comme pour me gratifier d’un au-revoir silencieux, et quitta la pièce.

Quelqu’un m’annonça alors que Sri Maharshi se rendait à la salle de darshan.


Je m’y précipitai, toujours en costume et avec mon chapeau sur la tête.

La grande et majestueuse silhouette du Maharshi entra derrière moi d’un pas mesuré. Je me retrouvai seul avec Lui.

La joie et la paix m’envahirent ; jamais encore auparavant je n’avais éprouvé un tel sentiment de pureté et de bien-être en présence de quelqu'un

Déjà, mon esprit était en profonde méditation, non pas sur l’être de chair par ailleurs si merveilleusement « dessiné », mais sur un principe immatériel capable de se faire sentir d’une manière si profonde malgré le handicap d’un lourd véhicule de matière.

Quand je repris conscience de ce qui m’entourait, je vis qu’il me regardait avec deux grands yeux pénétrants, plissés par un sourire dont l’innocence enfantine vous plongeait dans une paix divine.



-----------------------------------------------------------------------

Les jours passèrent, puis les semaines et les mois. L’étranger attendait impatiemment la Grande Expérience : chaque jour était le grand jour, chaque moment le grand moment.

L’Indien, lui, n’est jamais pressé : il sait ce qu’il fait et poursuit sa pratique avec une confiance inébranlable. Mais l’étranger, habitué aux emplois du temps précis, fixe l’heure et la date.

Comme rien de remarquable ne se produisait, il s’écria de toute son âme :


« Combien de temps, Seigneur, combien de temps ? »


Puis il se regarda : quel changement, mon Dieu ! Il se demanda comment ceci avait pu se produire en l’espace de six petits mois. Soudain, le suprême Secret se dévoila : c’était l’influence subtile de l’Homme divin, cet océan de lumière dans lequel il s’était baigné quotidiennement.

Finalement, l’entrevue avait eu lieu, mais l’étranger ne s’en était pas aperçu.

--------------------------------------------------------------------------

Pour le corps, cette nouvelle vie était très dure, le changement très brutal. Ce qui allégeait son fardeau, c’est que contrairement à ce qui se passe dans les autres ashrams, il n’y avait ici aucune obligations : pas de programme, de réunions, de groupes d’études ou de bhajan auxquels on soit tenu de participer.


Bhagavan, en cela, était le plus libéral des gurus, jamais il ne lui est venu à l’idée d’imposer des règles pour contrôler la vie de ses disciples ; il ne croyait pas en une discipline commune imposée de l’extérieur, car celle-ci n’apporte pas les fruits désirés et finit par être abandonnée. La discipline qui réussit est celle que l’on s’impose à soi-même, qui est adaptée à son cas et dont l’application correspond à un besoin intérieur de l’intellect éveillé.


Ainsi donc, Bhagavan laissait ses disciples totalement libres de modeler leur vie du mieux qu’ils le pouvaient. Cette liberté physique m’aida considérablement à surmonter les difficultés des premiers mois de ma nouvelle existence.


Je passais mes jours et une partie de mes nuits dans le « Hall », la salle où le maître vivait et dormait. Je restais là, tranquillement assis, écoutant les conversations que les visiteurs avaient avec lui et qui étaient parfois traduites en anglais
 ( si les questions étaient posées par un étranger ou un Indien du Nord).


Ses réponses étaient pleines de fraîcheur et de douceur.
Son influence était perceptible aussi bien dans son silence que dans ses paroles. Tout ceci faisait un profond contraste avec l’agitation de la vie ordinaire à laquelle je venais juste de tourner le dos, avec le gaspillage d’énergie, les fausses valeurs, les espoirs insensés mis dans des idéaux parfaitement creux, les relations humaines superficielles, les règles sociales fondées sur des siècles d’égoïsme, de convention et de superstition, sans parler de la politique, du statut social et de l’argent, ni de la jalousie et de la haine que ces choses font naître dans l’esprit des hommes. Il n’est donc guère étonnant que Bhagavan apparaisse comme un havre de paix, une brillante lumière au sein des ténèbres par ailleurs impénétrables.


Bhagavan était alors en parfaite santé et pouvait se permettre d’être à la disposition des chercheurs pratiquement à toute heure du jour.


Les années 1936-1938 furent extrêmement heureuses, car nous pouvions nous rassembler autour de son divan et lui parler d’une manière aussi intime qu’à un père adoré ; nous pouvions sans restriction lui parler de nos soucis.


Après 8 H du matin, il n’y avait plus que les gens des environs, et nous bavardions tranquillement avec lui jusqu’à 10H.

Il nous racontait des histoires tirées des Purana ou de la vie des saints. Bhagavan était extrêmement sensible, et quand ces lectures décrivaient des scènes d’intense bhakti ou de grandes tragédies humaines, il était submergé par l’émotion et ne pouvait ni retenir ni dissimuler ses larmes.


Un jour, par exemple, il récita de mémoire un poème d’un saint visnouite dans lequel figurait ce vers :

« Serre-moi dans tes bras, Ô Seigneur. »

A ce moment, les bras de Bhagavan formèrent un cercle devant lui et son regard brilla comme sous l’effet d’une ardente dévotion ; sa voix tremblait alors qu’il tentait d’étouffer les sanglots qui montaient en lui. Le voir ainsi jouer les scènes qu’il racontait et se laissait gagner par l’exaltation était quelque chose d’absolument fascinant.

Bhagavan avait le sommeil léger ; il se réveillait de temps à autre au cours de la nuit et disait quelques mots au serviteur qui se trouvait là, avant de se rendormir.

A 5H, il était prêt pour le parayanam (la récitation des Vedas) qui durait un peu moins d’une heure.

Pendant cette période, personne ne parlait et Bhagavan demeurait souvent assis les jambes croisées, complètement intériorisé. Il sortait ensuite prendre son bain et son petit déjeuner, puis il fallait faire un tour sur Arunachala.



A son retour, vers 7H30, les premiers visiteurs commençaient à arriver, et vers 9H la salle était pleine.


La période du parayanam matinal était la plus propice à la méditation :
 il y avait peu de monde, les femmes et les enfants n’étaient pas encore là, la température était fraîche et l’esprit encore calme.

Es surtout Bhagavan resplendissait, plongé dans l’immobilité de son samadhi qui imprégnait la salle et la méditation des disciples.

Les visiteurs constituaient une sorte de détente dans une vie par ailleurs intense. Les problèmes qu’ils soumettaient étaient en soi un sujet d’étude, étude de l’esprit humain et des maux innombrables qui l’assaillent.
En outre, observer la manière magistrale dont Bhagavan traitait de ces problèmes était en soi une sadhana.

L’ultime réponse à toutes les questions était toujours la même, à savoir :

« Découvrez qui vous êtes ».



Cependant, il rencontrait d’abord chaque interlocuteur sur son propre terrain, puis lentement l’amenait à se tourner vers la source universelle. Les psychologues ne s’occupent que du fonctionnement de l’esprit, mais Bhagavan va jusqu’à la source de l’esprit, le Soi lui-même.
Tous les visiteurs étaient impressionnés, parfois même sans comprendre exactement le sens de ce qu’il disait.

Les gens considèrent que les siddhi sont le signe infaillible de l’état de perfection, mais peu comprennent l’influence subtile de l’être vraiment parfait qui, sans faire étalage de miracles, transforme ceux qui entrent en contact avec lui, en particulier les disciples authentiques ; il fait d’eux des mukta ou les fait notablement progresser vers mukti, ce dont les siddhi extérieurs sont totalement incapables.


Parmi les gens qui ont eu l’inestimable privilège de séjourner longuement auprès de Bhagavan, nombreux sont ceux qui attestent de l’effet merveilleux que sa simple présence a exercé sur eux.

Ceci constitue le siddhi le plus élevé et le plus authentique, celui qui accompagne toujours jnana (la connaissance du Soi, la perfection suprême).

Fin 1938, j’ai senti que je devais quitter Tiruvannamalai pour quelques temps, afin que ma sadhana ne dégénère pas en une routine terne et monotone. J’ai d’abord effectué un pèlerinage en Inde du Sud avant de me retrouver, fin 1939, à l’ashram de Swami Ramdas, dans le Kerala.

Quand je suis revenu dans mon ashram, en juillet 1940, la seconde guerre mondiale avait déjà éclaté, plongeant des millions d’hommes dans les ténèbres.


Cependant, je fus surpris de constater que cela n’avait en rien affecté la vie de Ramanasramam, sinon qu’il y avait à présent deux fois plus de visiteurs.

En outre, je remarquai que le corps du Maître commençait à présenter des signes de vieillissement, à tel point que les responsables de l’Ashram avaient été obligés de réduire les heures de darshan.

A midi, les portes du Hall se fermaient afin que Bhagavan puisse faire deux heures de sieste. Il avait d’abord protesté, mais s’était bientôt résigné en voyant que cette décision se justifiait dans une certaine mesure.

Tandis que le corps de Bhagavan s’affaiblissait, son influence et son pouvoir d’attraction augmentaient.

Le flux des visiteurs continuait de croître régulièrement et atteignit sont point culminant en 1950, la dernière année de sa vie terrestre.


A mesure que le temps passait et que les idées et l’état d’esprit du Maître m’imprégnaient de plus en plus, j’ai cessé de poser des questions ou de l’intercepter lors de ses promenades à l’extérieur de l’Ashram, comme j’en avais pris l’habitude au cours des six premiers mois de ce que j’appelle ma vie de vanaprastha (retraite) ; car à présent toutes mes questions spirituelles, tous mes problèmes, avaient été résolus d’une manière ou d’une autre.

Quand j’ai fait part de cette conclusion à Bhagavan, il a fait un gracieux geste d’approbation et m’a dit :


« En dehors du peu qui dépend de nous, tout doit être remis au Guru, l’océan de grâce et de compassion qui se trouve dans le cœur,
sous la forme du propre Soi du chercheur ».



                                                 S.S COHEN

Repost 0

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.