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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 18:50

 

      Un matin nous sommes allés nous promener avec Bhagavan jusqu'au lac qui se trouvait au pied du Mont Arunachala. A un certain endroit Bhagavan montra du doigt un palmier rabougri à cause d'un banyan qui poussait en son milieu.


Un oiseau avait lâché une graine de banyan sur le palmier et le banyan s'était développé au détriment du palmier.

Attirant notre attention sur ce phénomène, Bhagavan remarqua que c'étaitram123.jpg

exactement ce que faisait le regard du jnani.


Un regard dans une âme, et l'arbre des impressions passées (vasanas), qui s'était développé au fil de longs cycles de vies successives, se retrouvait entièrement calciné.


Alors apparassait la réalité du Soi.


Bhagavan nous dit encore que la suprême jnana obtenue par contact avec un saint ne peut jamais s'obtenir par l'étude des textes sacrés ni par l'accumulation de bonnes actions ou n'importe quelle autre pratique spirituelle.

 

Sur le chemin du retour nous sommes passés près d'une écluse.

« Regardez ! S'exclama Bhagavan; sans cette petite ouverture par laquelle doit passer le cours d'eau, la végétation ne pourrait tirer profit de l'eau du lac.

Si la digue se brisait, tout serait inondé et les récoltes seraient détruites.

Cette écluse qui régularise le courant permet aux plantes de pousser normalement.


Il en va de même avec la Conscience divine. Sa félicité doit être accordée à petites doses par le Guru, sinon l'âme ne peut pas être débarassée de ses vasanas...

 

Ce travail n'est possible qu'à proximité du Guru. Le Guru est donc semblable à l'écluse et irrigue l'âme avec la grâce provenant de son océan de compassion. Si la digue est crevée, le flot s'engouffre dans cette ouverture et emporte tout sur son passage.


De même, si le sadhaka reçoit de plein fouet la Conscience divine sans qu'elle ne passe par l'écluse de la grâce du Guru, il meurt sans que ses vasanas aient été détruites. »

 

RAM124.jpg 

Un berger nommé Poovan, raconta qu'il connaissait Bhagavan depuis trente ans, à l'époque où celui-ci se tenait dans la grotte de Virupaksha. Il avait alors coutume de fournir du lait aux visiteurs de passage.

Il y a six ans environ, il avait perdu une brebis qui attendait un agneau. Pendant trois jours il la chercha en vain. Il avait perdu tout espoir de la retrouver et pensait qu'elle avait été dévorée par des animaux sauvages.


Un jour qu'il passait devant l'ashram, il rencontra Bhagavan qui s'enquit de son sort.

Il lui répondit qu'il cherchait une brebis égaré.

Sri Bhagavan resta silencieux ainsi qu'il avait coutume de le faire.

Puis il demanda au berger de l'aider à soulever quelques pierres, ce que celui-ci fit avec joie.

Quand le travail fut achevé, Sri Bhagavan lui dit, en lui indiquant un sentier qui serpentait vers la ville :

« Prends ce chemin et tu trouveras ta brebis égarée. »

Ce que fit le berger. La brebis fut retrouvée avec deux agnelets près d'elle.

 

 

Depuis le berger ne cesse de proclamer les mérites de Sri Bhagavan.

« Voyez la puissance de ses paroles ! Il est extraordinaire ! Il n'oublie pas un pauvre homme comme moi ! Il se souvient et me parle même de mon fils Mânikkam avec bonté.


Voilà l'attitude des grands hommes ! Je suis heureux quand je peux lui rendre un service ou effectuer quelques travaux domestiques à l'ashram. »


 portrait9.jpg

 

A l'époque où Sri Bhagavan résidait dans la grotte de Virupaksha, Mudaliar Swami alla un jour se promener avec lui derrière le site de Skandâshram. Ils rencontrèrent près d'un énorme rocher,

haut de 4,5 mètres environ et surplombant un ravin, une petite bergère en larmes.

Sri Bhagavan s'enquit de la raison de son chagrin. Elle raconta qu'un de ses moutons avait glissé dans le ravin.


Le Maharshi descendit au fond de celui-ci, prit le mouton sur ses épaules, remonta à la surface et rendit l'animal à la fillette.


Mudaliar Swami souligna que c'était un exploit remarquable, même pour quelqu'un d'entrâiné.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 21:33
Bhagavan allait se promener sur le Mont Arunachala plusieurs fois par jour et il disait parfois qu'il avait vu à l'intérieur du Mont une grande ville avec de nombreux bâtiments.
Tout ceci était très mystérieux.Photos - 20
Il avait vu une vaste congrégation de sadhus chanter les Védas, et parmi eux se trouvaient la plupart
des fidèles de l'Ashram.
 
"Mais ce n'est qu'une vision", dit quelqu'un.
 
"Tout ceci (c'est-à-dire notre monde) n'est aussi qu'une vision, répondit Bhagavan, 
Cette vision-là est aussi réelle que celle-ci."


Un jour, alors que je marchais sur Arunachala avec le Maharshi, celui-ci ramassa un caillou sur le chemin
et me dit :

"Quelqu'un m'a écrit de l'étranger pour me demander un caillou de la partie la plus sacré du Mont.
Il ne sait pas que le Mont tout entier est sacré.
C'est Shiva lui-même.
Tout comme nous nous identifions à un corps, Photos - 19
ainsi Shiva a choisi de s'identifier au Mont.
Arunachala est pure Conscience sous la forme d'un Mont.
C'est par compassion pour ceux qui le cherchent qu'il a choisi de se révéler sous cette forme visible.
Le chercheur qui demeure près de ce Mont recevra directives et apaisement." 
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:42
Peu avant que n'éclate la seconde guerre mondiale (en septembre 1939), un chercheur spirituel occidental, très perturbé par l'inquiétante  situation internationale, est arrivé dans la salle du darshan.
Il était d'une humeur plutôt belliqueuse et avait amené à Bhagavan un véritable catalogue de questions.

Il "réprimanda" celui-ci parcequ'il "gaspillait son temps et son énergie dans un coin reculé de la planète au lieu d'inciter le monde à se détourner du démon et se tourner vers le Divin."

Il fit savoir qu'il désapprouvait l'apparente inactivité de Bhagavan à ce sujet.

Une telle attitude nous laissait pantois.
Il exigeait une réponse immédiate.

Bhagavan lui dit qu'il aurait sa réponse.

Puis il demeura silencieux.

L'atmosphère était très tendue et je me demandais bien comment cette tension allait pouvoir tomber.

Au bout d'une demi heure de silence général, l'interlocuteur s'exclama tout à coup qu'il avait obtenu sa réponse.

Bhagavan lui demanda de la mettre par écrit.

Il avouait dans ce texte qu'il était désormais convaincu que Bhagavan servait au mieux l'humanité de sa manière discrète et silencieuse ; Il disait aussi qu'un chercheur ne devait pas adopter une attitude de défiance mais se soumettre aux forces supérieures qui oeuvraient de manière mystérieuse par l'intermédiaire de grands sages comme Bhagavan.

C'est ainsi que Bhagavan travaillait sur l'esprit des visiteurs et leur apportait la paix alors qu'ils étaient venus pour en découdre.
A partir de ce jour, cet homme est devenu l'un des fidèles les plus doux de Bhagavan.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:20

Un couple Péruvien est arrivé à l'ashram.

Cela faisait des années qu'ils brûlaient de rencontrer
Sri Maharshi.
 Ils avaient économisé sou par sou pendant toutes ces années pour pouvoir s'offrir le voyage jusqu'en Inde.
Cette traversée leur avait pris plusieurs mois, dans des conditions très inconfortables.
Ils racontèrent à Bhagavan tout ce qu'ils avaient dû endurer avant d'arriver enfin jusqu'à lui.

Bhagavan était plein de sollicitude à leur égard et il écouta leur histoire avec la plus grande attention.

Puis il remarqua :

"Vous auriez pu vous épargner tous ces ennuis en pensant à moi là où vous étiez. Ainsi vous auriez obtenu les mêmes bénéfices qu'une visite personnelle."

Cette remarque sembla les laisser perplexes. Sri Maharshi ne voulait pas gâcher leur joie d'être auprès de lui et il n'insista pas.

Plus tard, dans la soirée, Sri Bhagavan les interrogea sur leur vie quotidienne et la conversation se porta sur le Pérou.
Le couple se mit à décrire la côte et la plage de la ville où ils habitaient

Sri Maharshi dit alors :

"Cette plage n'est-elle pas pavée de dalles de marbre, entre lesquelles poussent des cocotiers ?
N'y a-t-il pas des rangées de bancs en marbre tournées vers la mer, et ne vous asseyez-vous pas souvent sur le cinquième de ces bancs avec votre femme ?"


Le couple restait bouche bée.
 Comment donc Sri Bhagavan, qui n'avait jamais quitté Tiruvannamalai, pouvait-il donner des détails aussi précis sur leur ville de résidence ?

Sri Maharshi dit en souriant :

"Peu importe comment je sais cela. L'important est que vous compreniez que dans le Soi l'espace-temps n'existe pas."

Ceci confirma dans l'esprit du couple la déclaration précédente de Sri Maharshi disant qu'ils auraient pu obtenir ses bénédictions chez eux simplement en pensant à lui.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.