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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 19:25

 

QUESTION :

 

L'être réalisé sait, comme les autres, que des guerres font rage dans le monde.

 

MAHARSHI :rona131_bust.jpg

 

Oui

 

QUESTION :

 

Comment peut-il alors être heureux ?

 

MAHARSHI :

 

L'écran de cinéma est-il affecté par des scènes d'incendie ou d'inondation ?

Il en est de même avec le Soi.

 

L'idée « je suis le corps ou le mental » est si enracinée qu'il est difficile de s'en défaire, même quand on est convaincu du contraire.


Quand on a fait un rêve, on sait au réveil qu'il était irréel ;

et l'expérience de veille devient irréelle dans les autres états.


Par conséquent chaque état contredit les autres.


Ils ne sont donc que des états changeants qui se déroulent dans la conscience de celui qui les perçoit.

RAMANA-50.jpg

Ce sont des phénomènes apparaissant dans le Soi qui, lui, ne change pas et reste non affecté par eux.

 

Tout comme les états de veille, rêve et de sommeil profond ne sont que des phénomènes, la naissance, la croissance et la mort ne sont, elles aussi, que des phénomènes dans le Soi, lequel continue à demeurer inchangé et non affecté.


Naissance et mort ne sont que des idées. Elles relèvent du corps ou du mental.

 

Le Soi existait avant la naissance de ce corps et demeurera après la mort de celui-ci.

Il en est de même de tous les corps qui ont été pris successivement.

 

Le Soi est immortel.


Les phénomènes changent et sont mortels.


La peur de la mort relève du corps, pas du Soi. Une telle peur est due à l'ignorance.


Réalisation signifie vraie connaissance de la perfection et de l'immortalité du Soi.


La mortalité n'est qu'une idée qui cause la souffrance.


Vous pouvez vous en débarasser en réalisant la nature immortelle du Soi.

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:52

 

Au cours d'une discussion sur le karma,

Shri Bhagavan dit :SOURIRE-RAMANA.jpg

 

« Le karma (l'action) porte ses fruits (phala) comme la cause à son effet.

La relation entre la cause et son effet est due à une shakti, que nous appelons Dieu.

Dieu est le phala-dâtâ (le dispensateur des fruits). »

 

Un visiteur avança l'idée du Soi ayant oublié sa vraie nature. Après un moment de silence, Shri Bhagavan dit :

 

« Les gens parlent de souvenir et d'oubli de la plénitude du Soi. Souvenir et oubli ne sont que des formes de pensées. Elles alterneront tant qu'il y a des pensées.


Mais la Réalité se trouve au-delà des pensées. Le souvenir et l'oubli doivent dépendre de quelque chose.


Ce « quelque chose » doit être étranger, sinon il ne pourrait y avoir oubli.


Il est appelé « je » par chacun.


Quand on part à sa recherche, on ne le trouve pas, car il n'est pas réel.

C'est pourquoi le « je » est synonyme d'illusion et d'ignorance

(mâyâ, avidyâ ou ajnâna).

 

Comprendre que l'ignorance n'a jamais eu d'existence est le but de tous les enseignements spirituels. L'ignorance ne peut être perçue que par quelqu'un qui en est conscient. La conscience est jnâna.

 

Le jnâna est éternel et naturel.

 

L'ajnâna est artificiel et irréel. »

 

QUESTION : Après avoir entendu cette vérité, pourquoi ne reste-t-on pas satisfait ?

 

MAHARSHI : « Parce que les samskâra n'ont pas été détruits. Tant que les samskâra subsistent, il y aura toujours doute (sandeha) et confusion (viparîta).

 

Tous les efforts tendent à la destruction du doute et de la confusion. Pour y parvenir, leurs racines doivent être coupées. Leurs racines sont les samskâra.

 

Elles deviennent inopérantes par la pratique prescrite par le guru. Celui-ci laisse au chercheur le soin de faire les efforts nécessaires pour découvrir lui-même qu'il n'y a pas d'ignorance.

 

Cette vérité est enseignée au stade de l'audition de la Vérité (shravana) mais là elle n'est pas encore stable (dridha).

 

Pour la rendre inébranlable on doit pratiquer la réflexion (manana) et la contemplation profonde (nididhyâsana).

 

Ces deux processus détruisent les germes des vâsâna, de sorte qu'elles deviennent inopérantes.

Ramana_maharshi_on_Mind.jpg

Quelques personnes extraordinairement douées obtiennent la connaissance inébranlable (dridhâ-jnâna) en entendant une seule fois la Vérité (sakrichchravana-mâtrena).


C'est parcequ'elles sont des kritopâsaka (des chercheurs avancés).


Tandis que les akritopâsaka (les débutants) prennent plus de temps pour obtenir le dridha-jnâna. Certaines personnes demandent comment l'ignorance (avidyâ) a pu prendre naissance. Nous leur répondons que l'ignorance n'a jamais pris naissance, qu'elle n'a pas d'existence réelle.


Ce qui est n'est que vidyâ (connaissance).

 

QUESTION : Alors pourquoi je ne le réalise pas ?

 

MAHARSHI : A cause des samskâra. Toutefois, cherchez qui ne réalise pas et ce qu'il ne réalise pas.

Alors il vous sera évident que l'avidyâ (l'ignorance) n'existe pas. 

 


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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 18:50

 

      Un matin nous sommes allés nous promener avec Bhagavan jusqu'au lac qui se trouvait au pied du Mont Arunachala. A un certain endroit Bhagavan montra du doigt un palmier rabougri à cause d'un banyan qui poussait en son milieu.


Un oiseau avait lâché une graine de banyan sur le palmier et le banyan s'était développé au détriment du palmier.

Attirant notre attention sur ce phénomène, Bhagavan remarqua que c'étaitram123.jpg

exactement ce que faisait le regard du jnani.


Un regard dans une âme, et l'arbre des impressions passées (vasanas), qui s'était développé au fil de longs cycles de vies successives, se retrouvait entièrement calciné.


Alors apparassait la réalité du Soi.


Bhagavan nous dit encore que la suprême jnana obtenue par contact avec un saint ne peut jamais s'obtenir par l'étude des textes sacrés ni par l'accumulation de bonnes actions ou n'importe quelle autre pratique spirituelle.

 

Sur le chemin du retour nous sommes passés près d'une écluse.

« Regardez ! S'exclama Bhagavan; sans cette petite ouverture par laquelle doit passer le cours d'eau, la végétation ne pourrait tirer profit de l'eau du lac.

Si la digue se brisait, tout serait inondé et les récoltes seraient détruites.

Cette écluse qui régularise le courant permet aux plantes de pousser normalement.


Il en va de même avec la Conscience divine. Sa félicité doit être accordée à petites doses par le Guru, sinon l'âme ne peut pas être débarassée de ses vasanas...

 

Ce travail n'est possible qu'à proximité du Guru. Le Guru est donc semblable à l'écluse et irrigue l'âme avec la grâce provenant de son océan de compassion. Si la digue est crevée, le flot s'engouffre dans cette ouverture et emporte tout sur son passage.


De même, si le sadhaka reçoit de plein fouet la Conscience divine sans qu'elle ne passe par l'écluse de la grâce du Guru, il meurt sans que ses vasanas aient été détruites. »

 

RAM124.jpg 

Un berger nommé Poovan, raconta qu'il connaissait Bhagavan depuis trente ans, à l'époque où celui-ci se tenait dans la grotte de Virupaksha. Il avait alors coutume de fournir du lait aux visiteurs de passage.

Il y a six ans environ, il avait perdu une brebis qui attendait un agneau. Pendant trois jours il la chercha en vain. Il avait perdu tout espoir de la retrouver et pensait qu'elle avait été dévorée par des animaux sauvages.


Un jour qu'il passait devant l'ashram, il rencontra Bhagavan qui s'enquit de son sort.

Il lui répondit qu'il cherchait une brebis égaré.

Sri Bhagavan resta silencieux ainsi qu'il avait coutume de le faire.

Puis il demanda au berger de l'aider à soulever quelques pierres, ce que celui-ci fit avec joie.

Quand le travail fut achevé, Sri Bhagavan lui dit, en lui indiquant un sentier qui serpentait vers la ville :

« Prends ce chemin et tu trouveras ta brebis égarée. »

Ce que fit le berger. La brebis fut retrouvée avec deux agnelets près d'elle.

 

 

Depuis le berger ne cesse de proclamer les mérites de Sri Bhagavan.

« Voyez la puissance de ses paroles ! Il est extraordinaire ! Il n'oublie pas un pauvre homme comme moi ! Il se souvient et me parle même de mon fils Mânikkam avec bonté.


Voilà l'attitude des grands hommes ! Je suis heureux quand je peux lui rendre un service ou effectuer quelques travaux domestiques à l'ashram. »


 portrait9.jpg

 

A l'époque où Sri Bhagavan résidait dans la grotte de Virupaksha, Mudaliar Swami alla un jour se promener avec lui derrière le site de Skandâshram. Ils rencontrèrent près d'un énorme rocher,

haut de 4,5 mètres environ et surplombant un ravin, une petite bergère en larmes.

Sri Bhagavan s'enquit de la raison de son chagrin. Elle raconta qu'un de ses moutons avait glissé dans le ravin.


Le Maharshi descendit au fond de celui-ci, prit le mouton sur ses épaules, remonta à la surface et rendit l'animal à la fillette.


Mudaliar Swami souligna que c'était un exploit remarquable, même pour quelqu'un d'entrâiné.

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 06:59

Pour celui qui a réalisé l'état

de perfection dans le Soi,

félicité indescriptible de l'Absolu,

 

 

RAMANA-108.jpg

 

 

 

Rien d'autre ne reste à accomplir.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 12:21

QUESTION :


Pouvons-nous apparaître et disparaître comme Viswamitra et autres rishis ?


BHAGAVAN :


Ce ne sont là que des débats sur des sujets physiques (et duels).


Est-ce notre intérêt essentiel ?


N'êtes-vous pas l'âtman ?BHGAVAN-52.jpg


Pourquoi penser à d'autres sujets ?


Chercher l'essence.


Ecartez toutes autres spéculations, elles sont vaines et inutiles.


Ceux qui croient que moksa consiste en la disparition (du corps), est une vue fausse.


Vous n'êtes pas le corps. Peu importe comment le corps

disparaît - d'une manière ou d'une autre.

Il n'y a aucun mérite à cela. Tout est l'Un.

Y'a-t-il supériorité ou infériorité dans l'Un ?


La disparition du "je" est le thème central, et non celui du corps.


C'est dehatma buddhi (la notion "je suis le corps")

qui est votre servitude.


Seul importe le rejet de cette notion et la perception du Réel.


Abandonneriez-vous quelque chose de doré avant

de vérifier si c'est bien de l'or ?


Qu'importe si c'est rond ou en poudre quand vous voyez la vérité comme étant de l'or pur.


Le mourant ne voit pas son corps. C'est l'ignorant qui pense de quelle manière meurt le corps. Le libéré ne meurt pas.


Même si le corps est actif ou usé, il demeure conscient et ne voit aucune différence.


Pour lui, rien n'est supérieur à quelque chose d'autre. La manière dont disparaît le corps d'un mukti (libéré) n'est pas importante.


Concentrez-vous sur votre propre réalisation, et après cela il sera toujours temps de voir quelle forme de mort est préférable !


Êtes-vous le corps ? La nuit, quand vous dormez, en avez-vous conscience ?

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 21:56

SATSANG

Entretiens avec Sri Bhagavan

 

Satsang transcrit par Srî RâmandâsadânandaRAMANA 58

Octobre 1915

 

Srî Râmandâsadânanda était l'un des tout premiers disciples du Maharshi, depuis l'époque où le sage demeurait sur la sainte Montagne d'Arunâchala.

Sa première rencontre eut lieu le 19 octobre 1915.

Le jour suivant eut lieu ce satsang qui allait décider de son engagement spirituel.

Il raconte que le premier jour, il resta sans voix, tant était forte la présence du sage.

Srî Râmandâsadânanda était immergé dans la joie du darshan – point besoin de parler.

Selon ses paroles, le sage vivait à cette époque dans la grotte de Virûpâksha comme de Skandâshram.


Ce satsang est présenté et traduit en français pour la première fois, avec l'aimable autorisation de l'âshram.

 

On notera la profondeur des questions.

 

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Des Mahatmas comme Sankara, Tayumanavar, Ramakrishna, Vivekananda, etc., ont eu l'expérience et ont affirmé sans équivoque l'unité des âmes, l'irréalité de maya et la permanence de la réalité de l'unité dans la multiplicité. Si l'advaïta déclare que nous, les jivas (âmes) semblent différents, nous ne sommes pas des entités séparées, mais de simples réflexions de l'Être Suprême, tout comme les illusoires reflets sur des pots remplis d'eau.

Les arguments de maîtres comme Ramanuja et Madhva mettent en garde contre les « hauteurs vertigineuses » de la philosophie de l'advaïta et (qu'il est préférable de) suivre la voie duelle pure et simple du dvaïta.

Cette dernière dit que les âmes sont éternellement séparées et dépendantes de l'Être Suprême – et même après leur libération.

Puis-je savoir laquelle est la vraie : la conclusion des advaïtins ou des dvaïtins ?

 

BHAGAVAN :

 

Chacun est vraie, à des niveaux différents.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La vérité ultime est-elle celle des advaïtins ?RAMANA-57.jpg

 

BHAGAVAN :

 

Oui.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Je crois comprendre que pour vous, l'âme dans sa véritable nature n'est rien d'autre que le Divin Lui-même.

 

BHAGAVAN :

 

Oui. Il n'y a que l'Un, l'Être sans qualité, au-delà des limites de la mort, naissance, déclin, progrès, etc. Il est décrit comme Sat-Chit-Ananda.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Si comme vous dites, le véritable « Je », l'habitant du corps périssable est un avec Lui, l'Absolu, le soleil des soleils, le seigneur des seigneurs, l'auteur de tout ce qui était, est ou sera, comment est-il possible que Lui,

le Tout-connaissant et Omnipotent puisse être amené à un tel niveau d'ignorance, oublieux de sa propre divinité ?

 

Comment peut-il être ainsi aveuglé par l'illusion sans pitié de maya –

qui est dite n'être que l'ombre d'Iswara (l'aspect dynamique du Brahman),

mais qui l'éclipse et lui fait même oublier

(pour s'être incarné en RÂMANADÂSADÂNANDA) Sa propre nature ?

 

Iswara ne devient-il pas l'esclave de mâya, celle-ci jouant le propre rôle d'Iswara ?

 

S'il est vraiment Omniscient, comment peut-il,

Lui ou une partie de Lui

– qui réside à l'intérieur et fait se mouvoir ce corps (RÂMANADÂSADÂNANDA) –

être oublieux, même un court instant,

de sa propre nature ?

 

Et ce qui est pire, une victime de maya ?

 

Comment expliquer cette anomalie ?

 

Bien que j'aie la plus grande joie d'apprendre de vous que « je » suis vraiment « un avec le Suprême », il m'est difficile de me libérer de la notion que je suis ce petit soi, limité à ce pauvre corps mortel, et incapable d'achever rien de plus élevé que ce qui est achevé par les autres hommes dans le monde !

 

BHAGAVAN :

 

Une mère réveille son enfant endormi et, tard dans la nuit,

le nourrit avec du lait.

Au matin, l'enfant ne se souvient pas d'avoir bu du lait la nuit dernière.

Il maintient le contraire alors que sa mère dit l'avoir nourri.

Lequel des deux dit la vérité ?

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La mère, bien entendu. Et aussi l'enfant, car quand il fera appel à toute sa mémoire, ou par tout autre moyen, il se souviendra d'avoir bu le lait.

 

BHAGAVAN :

 

De même l'enfant spirituel doit, par certaines tensions ou efforts, vérifier et réaliser son unité avec le Suprême, ce que les Srutis (Védas) proclament et ce que le Guru déclarent en termes clairs.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment vérifier qui je suis ?

 

BHAGAVAN :

 

Par une fréquente, sinon constante quête et recherche en soi.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment procéder ?

 

BHAGAVAN :

 

Questionnez-vous et sachez que vous n'êtes ni le corps, les sens, le prana, ni le mental, ni avidya (ignorance). Tous sont irréels, et vous seul êtes Sat, le Réel.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Mais le mental est un démon qui élève de perpétuels obstacles à l'atma-jnana (connaissance du Soi).

Quelle est la meilleure manière de le surmonter ?

 

BHAGAVAN :

 

Le mental n'est rien d'autre que pensées. La pensée-racine est le petit « je » connu comme ahamkara (ego). Quand la question « Qui suis-je ? » domine, elle élimine toutes les autres pensées et disparaît ensuite, car le petit « je » se réduit à rien quand vous introspectez sur sa nature.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Qu'est-ce qui se déplace – ou se révèle au dos de – quand l'ego disparaît ?

 

BHAGAVAN :

 

Tout comme la corde est toujours vue quand se dissipe l'illusion du faux serpent en elle, de même apparaît un Tout-connaissant et bienheureux « Je », le « Je » Suprême, dépourvu de toutes qualités. Il est ressenti sans dualité ni pluralité. Toute peur de maya a disparu.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Bhagavan ! Ma joie sera immense quand je réaliserai cela !

 

BHAGAVAN :

 

Qu'y a-t-il pour vous à réaliser alors que vous êtes déjà Cela ?.ramana-101.jpg

Vous êtes au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

Vous êtes l'Un infini, l'Absolu, l'Être Suprême de la Félicité.

Comme le ver à soie qui tisse son propre cocon et s'étouffe dedans, de lui-même ;

Pareillement, l'homme ignorant qui s'abandonne au mental, s'enferme dans un monde de souffrance, bien qu'il n'ait jamais cessé d'être l'Un-sans-second.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:23

 

 

AINSI PARLAIT RAMANA MAHARSHI

 

Dès l'instant où l'ego cherche à se connaître,

il se modifie,

il commence d'être de moins en moins inerte, jada,

et de plus en plus conscient du Soi réel, l'Atman.

 

L 'ego-soi, quand il ressent la nécessité de connaître sa propre origine ou quand il est poussé à s'élever

au-dessus de lui-même,

accepte alors la suggestion et de va de plus en plus profond.


Là, il découvrira la véritable Source et sa propre réalité.


RAMANA-110.jpg

 

Quand l'ego-soi commence à se connaître lui-même,

il disparaît dans la vision du Soi.

 

Le véritable Soi est là, dans le Coeur,

derrière l'ego-soi du jeeva.

 

Plus vous plongez profond,

plus vous vous perdez dans les profondeurs abyssinales,

et la réalité de l'Atman qui est en vous, vous soutient.


C'est un flux constant de la conscience du « Je ».


Vous pouvez la sentir, l'entendre, pourrait-on dire ;

c'est ce que j'appelle « Aham sphoorthi »

(une sensation indescriptible mais palpable, ressentie dans le Coeur : c'est l'état des jnâni).

 

Plus vous plongez profond, plus vous devenez conscient de la Présence.


Là il n'y a plus de doutes ni de pensées

– elles sont détruites à la racine –

c'est alors un flux puissant qui vous entraîne comme un fétu de paille.

Vous faites partie de ce flux, vous surnagez sain et sauf,

mais c'est une expérience agréable :

vous devenez ce qui vous entraîne.

 

C'est l'union du jeeva avec brahman.

 

La dissolution de l'ego dans le Soi.

La disparition du mensonge.RAMANA-MAHARSHI-100.jpg

La révélation de la Vérité ultime.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 19:19

 

RÂMANA MAHARSHI ET SHANKARA


1 avr 71


SHANKARA :


CE, APRES L'OBTENTION DUQUEL IL N'Y A PLUS RIEN A OBTENIR, AVEC LA FELICITE DUQUEL AUCUN PLAISIR N'EST DESIRE, AVEC LA CONNAISSANCE DUQUEL IL N'Y A PLUS RIEN A CONNAITRE ; 


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


RAMANA :


"Brahma est Tout et reste invisible. Il est toujours réalisé. Mais l'homme de toute façon ne le sait pas. Il faut qu'il le sache.

La connaissance est le fruit du renversement de tous les obstacles qui empêchent la révélation de la Vérité éternelle, à savoir que le Soi n'est autre que Brahma. Ces obstacles réunis vous donnent l'idée d'une séparativité, d'être un individu (absolument indépendant du Tout).


Par conséquent, votre effort aura pour résultat de dévoiler la vérité que le Soi n'est pas séparé de Brahma."


CE, L'AYANT PERCU IL N'Y A PLUS RIEN A PERCEVOIR, IDENTIFIE EN LUI IL N'Y A PLUS DE RETOUR AU SAMSARA, LE CONNAISSANT IL N'Y A PLUS RIEN A CONNAITRE ;


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


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CE, QUI EMPLIT TOUT, EN HAUT, EN BAS ET ENTRE, QUI EST ÊTRE-CONSCIENCE-BEATITUDE, NON-DUEL, INFINI, ETERNEL, UNIQUE ;


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


VEDA

 

CE QUI DEMEURE IMMUABLE, BEATITUDE INTERROMPUE,

UNIQUE ; CE QUE LES ECRITURES MÊME DESIGNENT INDIRECTEMENT PAR LA METHODE DE L'ELIMINATION COMME "PAS CECI - PAS CELA" ;


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


RAMANA:


"Pourquoi vouloir connaître Brahma hors de vous-même ? Les textes ne disent-ils pas : "Tu es Cela" ? Le Soi est au plus profond de vous-même et, en fait, vous ne pouvez être hors du Soi.

Réalisez-le, c'est également la réalisation de Brahma."


NE COMPTANT QUE POUR UNE FRACTION DE LA BEATITUDE INEPUISABLE D'ATMA, TOUS LES DIEUX, TEL BRAHMA, JOUISSENT DE LA BEATITUDE SELON LEUR DEGRE.


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COMME LE BEURRE DANS LE LAIT, L'UNIVERS OBJECTIF EST CONTENU EN LUI ; TOUTES LES ACTIVITES SONT BASEES SUR LUI SEUL. PAR CONSEQUENT, BRAHMA EST OMNIPRESENT.


 

"Brahma est omniprésent comme le beurre est inhérent au lait tout entier ; tout objet, toute existence Lui sont liés."


CE QUI N'EST NI SUBTIL NI GROSSIER, NI COURT NI LONG, NI PRODUIT NI CONSOMME ; QUI EST DENUE DE FORME, D'ATTRIBUT, DE CASTE ET DE NOM ;


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


RAMANA :

 

"Les castes sont liés au domaine corporel et non pas au Soi. Le Soi est toute Féiicité.

Quand on réalise la Félicité, on réalise le Soi. Il n'y a donc aucune raison de se tracasser au sujet des castes, etc..


CE DONT LA LUMIERE FAIT BRILLER LE SOLEIL ET LES AUTRES CORPS LUMINEUX, MAIS QUI N'EST PAS LUI-MÊME ILLUMINE PAR EUX ET DANS LA LUMIERE DUQUEL

TOUTES LES CHOSES SONT VUES ;


SACHE QUE CECI EST BRAHMA.


RAMANA :

 

"Bien que le soleil et les autres astres paraissent auto-lumineux, ils ne brillent pas d'eux-mêmes, mais grâce à la lumière de l'Être suprême... Tous ces mantras, qui mentionnent le Soleil, etc., ne parlent, en fait, que de Brahma."


COMME LE FEU DANS UN MORCEAU DE FER INCANDESCENT, BRAHMA PENETRE L'UNIVERS ENTIER INTERIEUREMENT, EXTERIEUREMENT ET DE PART EN PART ; IL LE FAIT BRILLER ET LUI-MÊME BRILLE AUSSI DE LUI-MÊME.


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BRAHMA EST DISTINCT DE L'UNIVERS, POURTANT RIEN NE DEMEURE HORS DE BRAHMA.

SI QUELQU'AUTRE QUE BRAHMA APPARAÎT, CE N'EST QU'UNE ILLUSION COMME L'EAU D'UN MIRAGE.


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TOUT CE QUI EST VU OU ENTENDU NE PEUT ÊTRE DIFFERENT DE BRAHMA. LA VRAIE CONNAISSANCE CONTEMPLE BRAHMA COMME ETANT ÊTRE-CONSCIENCE-BEATITUDE ET UN SANS SECOND.

 

"Dans la connaissance de la Vérité, Brahma est Être-Conscience-Béatitude et Un sans second".

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 01:09

Un jour, à la requête d'un disciple, il choisit quarante-deux versets du Bhagavad-Gîtâ, et les disposa dans un ordre différent pour leur faire exposer sa doctrine.

Parmi ces versets, il y avait le suivant :

 

"J'accepte de protéger et d'assurer le bien-être de ceux qui, sans rechercher de différenciation, concentrent leur méditation sur moi, ceux qui m'adorent, et de la sorte demeurent toujours dans l'accord."

 

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Peut-être y aura-t-il encore de grandes épreuves et des moments d'insécurité, où la foi sera menacée, mais un disciple qui met sa confiance en Sri Bhagavan n'est jamais abandonné.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 00:17

 

Dans le monde entier, des disciples écrivent à Sri Bhagavan.

 

Celui-ci lit toutes les lettres soigneusement ; il examine même l'adresse et le timbre.

RAMANA-113.jpg

 

Il y a une lettre qui porte seulement comme adresse :

"LE MAHARICHI AUX INDES".


Un disciple d'Amérique a envoyé un paquet de graines à semer dans le jardin de l'Ashram.

 

S'il a reçu des nouvelles d'un disciple, qui a des amis dans la salle, il les transmettra à ces amis.

 

Sri Bhagavan ne répond pas lui-même aux lettres.

En effet, le Jnani n'a point de parenté, pas de nom par lequel signer.

On écrit les réponses dans les bureaux de l'Ashram, et on les soumet à Sri Bhagavan pour qu'il puisse désigner ce qu'il y trouve d'imparfait, ou s'il est nécessaire d'ajouter quelque détail particulier ou personnel.

Mais dans l'ensemble, ses instructions sont si simples qu'un disciple apprend sans peine à les répéter.

 

C'est sa grâce cachée derrière les paroles qu'il est seul à pouvoir donner.

 

Après que la question des lettres est réglée, il arrive que tout le monde garde le silence, mais ce silence n'a rien de tendu.

 

Il répand la paix.

RAMANA-103-copie-1.jpg

 

Peut-être quelqu'un vient-il prendre congé de Sri Bhagavan.

 

C'est une femme qui s'en va, les yeux pleins de larmes, et le regard lumineux de Sri Bhagavan lui infuse l'amour et la force.

 

Comment dépeindre ses yeux ?

 

Rien qu'à les voir, on sent que toute la misère du monde, tous les combats du passé de chacun, tous les problèmes de l'esprit, disparaissent comme des miasmes délétères, devant la tranquille réalité de la paix.

 

Point n'est besoin de paroles.

 

La grâce de Sri Bhagavan bouleverse le coeur, de sorte que le Gourou extérieur nous incite à prendre conscience du Guru qui réside au dedans de nous.

 


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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.