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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:00

 

SUR LA DÉVOTION


1. Interrogé sur la dévotion (bhakti) , le meilleur des hommes, le très favorable

Bhagavan Ramana Maharshi, parla ainsi :



2. Le Soi est cher à tous. Rien d’autre n’est aussi cher.
L’amour, continu comme un filet

d’huile, est appelé bhakti .


3. Par l’Amour, le Sage sait que Dieu n’est pas autre chose que son propre Soi.
Bien que

par ailleurs le fidèle Le considère comme différent de lui- même, cependant lui aussi se

fond et demeure dans le Soi seul.


4. L’amour qui coule (ininterrompu) comme un flot d’huile vers le Seigneur Suprême,

conduit infailliblement le mental dans l’Être pur, sans même qu’on ait à le désirer.



5 et 6. Quand le fidèle, se considérant lui- même comme un individu séparé, limité et

de peu de compréhension, mais désireux d’être délivré de la souffrance, prend la Réalité

Suprême omniprésente pour une déité particulière et l’adore, même de cette façon,
il
atteint à la fin Cela (seul).


7. O le meilleur de hommes,celui qui donne des noms et des formes à la déité, par ces

noms et ces formes mêmes, il transcende tout nom et toute forme.


8. Quand le dévotion (bhakti ) est devenue parfaite, alors entendre parler une seule fois

(sur la réalité) suffit pour acquérir la Connaissance parfaite.


9. La dévotion (bhakti ) qui n’est pas continue comme un flot est appelée intermittente.

Même celle- ci est sûre de résulter en dévotion suprême.


10. Celui qui pratique la dévotion en vue d’un but désiré, ne trouve aucune réalisation

en l’atteignant, et ensuite de nouveau il adore Dieu pour obtenir le bonheur éternel.


11. La dévotion (bhakti ), même accompagnée par le désir, ne cesse pas avec
l’accomplissement du désir.
La foi en la Personne Suprême se développe et continue de
croître.

Isanya


12. En augmentant ainsi, la dévotion (bhakti ), avec le temps, devient parfaite.
 Par cette
dévotion parfaite et suprême, de même
que par la connaissance (jnana ),
on traverse

(l’océan du) Devenir.



Tiré du seizième chapitre intitulé

“ Sur la Dévotion “

de Sri Ramana Gita,

la Science du Brahman

et l’Écriture du Yoga,

composé par le disciple de Ramana

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 18:09


Les eaux s'élèvent de l'océan sous forme de nuages, puis
descendent en pluie pour retourner à grands flots vers l'océan ;



rien ne peut les empêcher
de rejoindre leur source.


Pareillement, l'âme qui s'élève de TOI
ne peut être empêchée de TE rejoindre,

bien qu'elle passe en chemin par une multitude
de tourbillons.









Et quand l'âme retrouve sa source,


elle s'immerge

et se fond en TOI,
     Ô Arunachala,

TOI, l'océan de félicité !

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:25

Tout est Dieu

                    Ellam Onru


Tout est Dieu - Tout est Un (Ellâm Onru)


Texte tamoul anonyme du 19e siècle


 

"L'incessante recherche du Soi, nous l'appelons Amour Suprême de Dieu, car Lui seul est établi comme Soi au-dedans du coeur de tous."

Sri Râmana Maharshi






Voilà un extrait du
"Ellâm Onru" (Tout est Dieu) que Ramana conseillait en lecture à ses visiteurs...

 

 

 

 

  1. UNITÊ



1 -Tout, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, le témoin du monde,
                            tout est Un.


2 - Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle, et cela,
                            tout est Un.


3 - Les êtres sensibles, ainsi que l'inerte et l'insensible (la terre, l'air, le feu et l'eau),
                            tout cela est Un.


4 - Le bien-être qui résulte de la conscience que " tout est Un", ne peut être obtenu par une conscience fragmentaire, séparant les choses et les êtres :
                           tout est Un.

5 - La connaissance de l'unité de toutes choses est bonne, autant pour toi que pour les autres :
                           tout est Un.


6 - Celui qui voit «je suis séparé", "tu es séparés "il est séparé", etc, agit d'une certaine façon envers lui-même, et d'une toute autre façon envers les autres. Il ne peut s'en empêcher. La pensée "chaque être est séparé des autres", est la graine d'où s'élève l'arbre de la discrimination arbitraire des actes (en fonction de la diversité des personnes). Comment pourrait-il y avoir un défaut de vertu chez celui qui sait qu'il y a unité entre lui et les autres ? Aussi longtemps que le germe de la différenciation est présent, l'arbre correspondant est à même de fleurir, que l'on s'y attende ou pas. Il faut donc renoncer à cette faculté de différenciation.
                          Tout est Un.


7 - Question : dans le monde, les choses paraissent différentes ; comment puis-je alors considérer le tout comme étant Un ? Y-a-t-il un moyen d'atteindre à cette connaissance ?

La réponse est celle-ci : dans un même arbre nous voyons des feuilles, des fleurs, des fruits et des branches, différents les uns des autres, et qui pourtant ne font qu'un, étant tous compris dans le mot "arbre". Leur racine est la même, leur sève est la même. Ainsi, toutes les choses, tous les corps, tous les organismes, proviennent d'une même source et sont activés par un seul et même principe vital:
                           tout est Un.


8 - Ô homme de bien ! L'affirmation "tout est Un" est-elle bonne ou mauvaise ? Réfléchis. De même que la personne qui se voit elle-même comme elle voit les autres et les autres comme elle-même ne peut qu'être honnête et juste, de même comment le mal pourrait-il s'attacher à celui qui sait qu'il fait un avec les autres ? Dis-moi s'il existe une meilleure voie vers le Souverain Bien que la connaissance de l'Unité ? Il n'y en a certainement pas. Comment quelqu'un pourrait-il aimer les autres mieux qu'en sachant qu'ils sont lui-même ? Il les connût en tant qu'Unité -, il les aime en tant qu'Unité, puisqu'en vérité,
                            ils sont Un.


9 - Qui peut partager la paix mentale et le calme du connaisseur de l'Unité ? Il n'a pas de soucis. Le bien-être de tous est son propre bien-être. Une mère considère le bien-être de ses enfants comme le sien propre. Cependant son amour n'est pas parfait, parce qu'elle se croit individuellement séparée de ses enfants. L'amour d'un Sage ayant réalisé l'Unité de toutes choses dépasse, et de très loin, même l'amour d'une mère. Il n'y a pas d'autre moyen pour réaliser un tel amour que la connaissance de l'Unité:
                             tout est Un.


10 - Sache que le monde dans son ensemble constitue ton corps impérissable, et que tu es toi-même la vie perpétuelle du monde entier.

Y-a-t-il du mal à faire ainsi ? Qui a peur de suivre la voie sans blâme ? Sois téméraire. Les Védas enseignent cette vérité. Il n'y a rien d'autre que toi. Le Souverain Bien t'appartient. Oui, tu es ce Souverain Bien toi-même. Tout ce que les autres pourront tirer de toi sera du Bien, uniquement. Qui donc s'emploierait a agir contre ses propres corps et âme ? S'il y a un abcès dans le corps, un remède lui est appliqué ; même s'il s'avère douloureux, son objet est de faire du bien, uniquement. Il en ira de même pour certaines de tes actions, dont le but sera le bien du monde. C'est pourquoi tu ne dois pas t'empêtrer dans la différenciation.



En résumé :

le connaisseur de l'Unité agit de la meilleure des façons. C'est la connaissance de l'Unité qui le fait agir. Il ne peut se tromper. Dans le monde, il est Dieu devenu visible.
Tout est Un.

 

 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 23:55


BHAGAVAN attira un jour mon attention sur un passage du Yoga Vasishtha où il est dit qu'à la porte de moksha (la libération) se trouvent quatre gardiens, et que l'un deux est Sat Sanga, la compagnie des sages.
Être l'ami d'un des quatre gardiens permet d'obtenir facilement la permission d'entrer.



Une autre fois, Bhagavan, me cita les versets suivants :


Demeurer là où demeure un jnani, qui n'est autre que le Soi Suprême, est mukti. Celui qui sert un jnani est un être exceptionnel et je lui rends un permanent hommage.

                                                                                                                                                             (Brahma Gita)

Grâce à la compagnie des saints, l'imparfait devient parfait, le danger une providence, le mauvais présage un bon présage. Pour ceux qui se sont baignés dans le Gange d'une telle compagnie, homa, yajna, pénitence, charité, bains dans les rivières sacrées, sont totalement inutiles.
Recherche donc avant tout la compagnie des grands êtres ; c'est le navire  qui te fera traverser l'océan des naissances et des morts.

                                                                                                                                                           (Jnana Vasishtha)



"Voici quelques strophes qui décrivent avec éloquence ce que j'éprouve actuellement. Je prie Bhagavan de bien vouloir leur prêter attention."
Et je me suis mis à réciter les trois strophes suivantes de Shiva Prakasham Pillai :


Tu m'as enseigné que sans la grâce de Dieu, aucun projet ne saurait fructifier et que le meilleur dévot est donc celui qui ne fait aucun projet.
Mais je n'ai pas essayé sérieusement d'appliquer cet enseignement ni de maîtriser mon esprit.
Je ne suis pas la voie suprême que tu as enseignée, Ô mon guru.
Je n'ai pas renoncé à mon attachement au monde.
Tu m'as fait comprendre intellectuellement que je n'étais pas ce corps périssable.
Mais tu ne m'as pas accordé la réalisation pratique de la vérité.
Un maître compatissant doit surveiller et corriger son esclave, et non pas l'abandonner avec dégoût en pensant qi'il est une brute incorrigible.
Si les choses continuent ainsi et que tu me laisses faire ce que je veux, comment obtiendrai-je le salut ?
Faible comme je suis, je ne me corrigerai pas, et toi, mon seigneur et maître, tu ne me corrigeras pas.
Qui d'autre que toi peut m'apporter son aide en cette vie ou dans la suivante ?
Qu'as-tu l'intention de faire de moi, mon guru ?

Bhagavan demeura silencieux pendant une ou deux minutes, puis il me dit, dans sa grâce infinie :

"Que je fasse ou ne fasse rien (pour toi), tu dois te contenter de t'abandonner sans récriminer.

Je dois dire que mon unique méthode pour obtenir la libération, la réalisation, consistait simplement à m'en remettre complètement à Bhagavan, à m'abandonner à lui aussi complètement qu'il était en mon pouvoir, et à lui laisser faire le reste.



Et le dernier enseignement reçu de Bhagavan avant son mahasamadhi fut celui-ci :

"Ton seul travail consiste à t'abandonner et à me laisser faire. Si l'on s'abandonne vraiment complètement, on ne peut pas se plaindre que le guru n'a pas fait telle ou telle chose."

J'ai compris qu'il était stupide de ma part d'imaginer que Bhagavan ne s'occupait pas de moi et de céder ainsi au découragement.


             DEVARAJA MUDALIAR

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 22:47


Dans la cinquième strophe de Arunachala Pancharatna, il est question de
"(voir) Ta forme en toutes choses".
De quelle forme s'agit-il?

BHAGAVAN :

Cette strophe dit qu'il faut s'abandonner complètement, s'intérioriser et voir le Soi intérieur, puis voir le Soi en toutes choses.

C'est seulement après avoir vu le Soi à l'intérieur que l'on pourra voir le Soi en toutes choses.

Il faut d'abord réaliser qu'il n'y a que le Soi et que l'on est ce Soi, avant de pouvoir percevoir que tout est la forme du Soi.

C'est ce que veut dire la formule
"Voyez le Soi en tout et tout dans le Soi",
 figurant dans la Gita et d'autres textes.

Si vous pensez que vous avez une forme, que vous êtes limité par ce corps et devez voir à travers ces yeux, alors Dieu et le monde vous sembleront aussi avoir une forme.

Si vous réalisez que vous êtes sans forme, que vous êtes illimité, que vous seul existez, que vous êtes l'oeil, l'oeil infini, qu'y a-t-il à voir en dehors de cet oeil infini ?
A par cet oeil, il n'y a rien à voir.

Pour voir un objet il faut un sujet conscient, ainsi que l'espace, le temps, etc.
Mais si seul existe le Soi, il est à la fois le sujet qui perçoit et ce qui est perçu, et il transcende le fait de percevoir ou d'être perçu.


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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:28




"Ne me connaissant pas moi-même,
je disais "je" et "mien".
Puis j'ai découvert que "je" était "TOI" et que
 "mien" était "TIEN",
 Ô mon DIEU :"



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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:41

 MAYA



De tous les aspects de la philosophie védantique, celui de maya est le plus difficile à comprendre et encore plus à expliquer.
Mais les explications de Sri Bhagavan sont superbes.

entretien avec SS.Cohen

SS. Cohen :

Nous disons que le monde est une illusion et cependant tout y est régi par des lois rigides, ce qu'il prouve qu'il est bien organisé.

Bhagavan :

Oui, Celui qui a projeté cette illusion lui a donné une apparence d'ordre et de parfaite organisation.

SS.C :

Toutes les institutions spirituelles, sauf celles de l'advaïta, font valoir l'aspect créateur de la Réalité, qu'elles appellent Dieu.
Elles parlent de prophètes, de saints, d'Ecritures, etc.
Sont-elles toutes une illusion ?


B :

Toutes existent au même titre que vous, qui posez ces questions.
Vous êtes dans le monde relatif, et elles aussi ; sinon vous ne pourriez pas les connaître.
En rêve, on voit également un monde bien organisé, avec des saints, des Ecritures, etc., mais dès que l'on se réveille toutes ces choses disparaissent. De même, sortir de ce monde onirique pour s'éveiller à la Conscience suprême entraîne la disparition de toutes ces choses.


SS.C

Mais comment l'illusion, le mensonge, peuvent-ils émaner de la Vérité ?

B :

Maya n'est pas un mensonge, même si elle en a l'apparence, mais l'aspect actif de la Réalité.
Elle est la créatrice des formes au sein de la Conscience, et forme signifie diversité, ce qui produit l'illusion.
Mais toute cette diversité, voyez-vous, se trouve au sein de la Conscience et nulle part ailleurs ; elle n'existe que dans l'esprit.
Quand un jiva voit un autre jiva, il oublie qu'il ne fait qu'un avec lui et se croit séparé de lui. Mais dès qu'il tourne son attention vers sa propre nature, qui est conscience et non la forme, l'illusion de la diversité, de la séparation, se dissipe tout comme un rêve s'évapore au moment du réveil.

SS.C :

Il est difficile de concevoir que Dieu, le Sans-forme, donne naissance aux formes.

B :

- Difficile pourquoi ? Votre esprit ne demeure-t-il pas sans forme en l'absence de perception ou de pensée, par exemple dans le sommeil profond, le samadhi ou pendant un évanouissement ? Et ne crée-t-il pas espace et relation quand il pense et pousse votre corps à agir ?
Votre esprit conçoit et votre corps exécute automatiquement ; de même l'Intelligence divine conçoit, et Son énergie agit automatiquement et spontanément ;
pensée et action sont un tout homogène.
L'Energie créatrice, implicite dans l'Intelligence pure, est connue sous différents noms, entre autres maya ou shakti, la créatrice des formes, des images.



Un visiteur fait remarquer que la lila de Dieu est cruelle car elle rend la connaissance du Soi si difficile.

Bhagavan (riant) :

Connaître le Soi, c'est être le Soi, et être signifie existence, notre propre existence que personne ne conteste, pas plus que l'on ne conteste l'existence des yeux même s'il est impossible de les voir.
Le problème, c'est que vous voulez objectiver le Soi, tout comme vous objectivez vos yeux quand vous mettez un miroir en face d'eux.
Vous êtes tellement habitué à l'objectivité que vous avez perdu la connaissance de vous-même, tout simplement parce que le Soi ne peut pas être objectivé.
Qui va pouvoir connaître le Soi ? Est-ce le corps insensible?
Vous mentionnez constamment votre "je, je, je", mais vous dites que vous ne le connaissez pas.
Alors, où est la lila de Dieu et où est sa cruauté ?
C'est parce que les gens nient le Soi que les shastra parlent de maya, lila, etc.

Un disciple fait remarquer que Sri Bhagavan dit souvent que maya et Réalité sont une seule et même chose.
Comment cela se peut-il ?

BHAGAVAN :

On a critiqué à tort Shankara pour sa conception de maya. Il a dit :

1) que Brahman est réel ;
2) que l'univers est irréel ;
et 3) que Brahman est l'univers.
Cela veut dire que l'univers est réel s'il est perçu en tant que Soi
et irréel s'il est perçu comme étant séparé du Soi.
C'est pourquoi maya et Réalité ne font qu'un.

Un visiteur très érudit, particulièrement intéressé par la constitution de l'homme, demanda à Bhagavan ce que son expérience lui avait appris sur les divers corps de l'homme et leurs fonctions.

Après une brève explication, Bhagavan ajouta :

"Les différentes écoles de philosophie prétendent clarifier les choses et révéler la Vérité, mais elles sont en fait un labyrinthe dans lequel on se perd. Pour comprendre quoi que ce soit, il faut nécessairement un sujet qui comprend.
Pourquoi se soucier de ses corps, son antahkarana, son intellect, de la création, de Dieu, des Mahatmas, de l'univers - de tout ce qui n'est pas le Soi ?
Pourquoi ne pas demeurer en paix, tel que vous êtes ?

Prenez le Védanta, par exemple : il parles des quinze prana et l'étudiant doit en mémoriser les noms et les fonctions. Ne suffirait-t-il pas de lui enseigner qu'il n'y a qu'un seul prana, dont la fonction est de maintenir le corps en vie?
On dit aussi que l'antahkarana pense, désire, veut, raisonne, etc.
A quoi bon tous ces détails ?
Quelqu'un a-t-il vu l'antahkarana ou tous ces prana ?
Existent-ils réellement ?
Ce sont là des catégories conceptuelles présentées par les enseignants de philosophie à la suite de leurs analyses excessives.
Où mènent tous ces concepts ?
Pourquoi créer la confusion pour le seul plaisir de la dissiper ?
Heureux l'homme qui ne se perd pas dans les labyrinthes de la philosophie, mais qui va directement à la Source d'où ils tirent leur origine. "



Un roi rêva un jour qu'il était malade et qu'il était trop pauvre pour faire venir un docteur.
Il dut mendier auprès de ses amis pour pouvoir payer le médecin.
Dans l'état de veille, il était fabuleusement riche, mais cette richesse ne lui servait à rien dans l'état de rêve.
De même l'illusion de l'ignorance (ajnana) ne peut-être dissipée que par l'illusion de l'enseignement (upadesha)
du guru.
La libération (mukti) est toujours présente et l'asservissement toujours absent, et pourtant tout le monde vit l'expérience inverse.



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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:59

 MANTRA ET JAPA


Un mantra est une formule sacrée, mot ou phrase, qui a été communiquée par un Gourou à un disciple, généralement au cours d'un rite d'initiation.

Si le Gourou a acquis une grande force spirituelle comme résultat de sa méditation et, encore plus de sa propre réalisation, une partie de ce pouvoir peut se transmettre dans le mantra.

Le mantra répété continuellement canalise la force du Gourou, et aide le disciple à se rapprocher de la réalisation du Soi.
Sri Ramana reconnaissait la valeur de cette approche, mais donnait rarement de mantra lui-même, et en tout cas n'en conférait jamais dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Par contre, il recommandait chaudement la pratique du nama-japa (répétition continuelle du nom divin)
comme une aide utile à ceux qui suivent la voie du renoncement.

L'abandon à Dieu ou au Soi, pouvait se faire en ayant à tout moment conscience que seul un pouvoir supérieur était responsable de toutes les activités du monde et non pas un "je" individuel agissant et pensant.
Sri Ramana recommandait le japa comme un moyen pratique de cultiver cette attitude puisque la conscience est alors dirigée constamment sur ce pouvoir supérieur.




Au début, la répétition du nom divin est simplement un exercice de concentration et de méditation, mais petit à petit on atteint un stade dans lequel la répétition se fait automatiquement, sans effort et sans interruption.
Ce stade n'est pas atteint seulement par la concentration, mais aussi par l'abandon à la forme divine, dont le nom est répété.
"Employer le nom de Dieu, c'est l'inviter avec un désir ardent, et s'abandonner à lui sans réserve.
Ce n'est qu'après un tel renoncement que le nom de Dieu ne quitte plus le pratiquant."

A ce stade avancé, il y a identité entre le nom divin et le Soi, et Sri Ramana disait même, que quand le Soi est réalisé, le nom de Dieu se répète de lui-même, sans effort et continuellement dans le Coeur.



Ce stade ultime n'est atteint que lorsque la pratique du japa s'est fondue dans la pratique de l'observation du moi.

Tant que vous pensez que vous êtes un nom et une forme, vous ne pouvez pas échapper non plus au nom et à la forme dans le japa.
Quand vous réalisez que vous n'êtes pas le nom ni la forme, alors nom et forme vont tomber d'eux mêmes.
Aucun effort particulier n'est nécessaire. Japa et dyana vont naturellement, automatiquement, vous y conduire.
Japa, qui est maintenant le moyen devient alors le but.


Namdev, un saint du quatorzième siècle vivant dans le Maharashtra disait :


"la nature omnipénétrante du Nom ne peut-être comprise que lorsque notre propre "je" a été reconnu.
Tant que notre propre nom n'a pas été reconnu, il est impossible d'accéder au Nom omnipénétrant ".
Sri Ramana trouva cette citation en 1937 dans un texte court de Namdev intitulé "Philosophie du Nom Divin".
Depuis cette date, il gardait une copie de ce livre sur une petite étagère à côté de son lit.
Il en lisait souvent un extrait à haute voix quand des visiteurs l'interrogeaient sur la nature et l'utilité du japa.


Le Nom et Dieu ne sont pas différents. C'est ce que montre clairement l'enseignement de Namdev :

1. Le ciel et les régions inférieures de l'univers entier sont abondamment imprégnés par le Nom.
Qui peut dire jusqu'à quelle profondeur dans les régions inférieures, et jusqu'à quelle hauteur dans les cieux
il s'étend.
Les ignorants errent à travers les quatre-vingt quatre lakhs
 (=100 000) de naissances différentes parce qu'ils ne connaissent pas l'essence des choses.


Namdev dit que le Nom est immortel.
Les formes sont innombrables, mais le Nom est le tout.


2. Le nom lui-même est Forme. Il n’y a pas de distinction entre Nom et Forme. Dieu se manifeste et assume Nom et Forme. D’où le Nom établi pat les Védas. Prenez garde, il n’y pas de mantra au-delà du Nom. Ceux qui disent autrement sont des ignorants. Namdev dit que le Nom est Dieu lui-même. Ceci n’est connu que des adorateurs du Seigneur.


3. L’omniprésente nature du Nom ne peut être comprise que si l’on reconnaît son propre « je ». Tant que notre propre nom n’est pas reconnu, il est impossible d’atteindre le Nom omniprésent. Celui qui se connaît lui-même rencontre le Nom partout. Namdev dit : « Demandez aux Saints ».


4. Personne ne réalise le Nom par la pratique des austérités, la méditation ou la connaissance.

Abandonnez-vous d’abord aux pieds du Gourou, et comprenez que ce « Je » même est ce Nom. Après avoir trouvé la source de ce « Je », fondez votre individualité dans cette unité qui est existante en soi, et vide de toute dualité.

Ce Nom qui est répandu au-delà de la dualité (dvaita) et de ce qui est au-delà de la dualité (dvaitatita) pénètre les trois mondes. Le Nom est Para brahman (le Brahman absolu) lui-même, lieu où la dualité n’engendre plus aucune action.


On trouve aussi la même idée dans la Bible :

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu ».


QUESTION :

La répétition continuelle du mantra est-elle une pratique très puissante ?


RAMANA MAHARSHI :


Le Soi est le plus grand de tous les mantra ; il continue éternellement, automatiquement.

Si vous n’êtes pas conscient de ce mantra intérieur, essayez de vous y mettre sous la forme du japa ; vous y arriverez en vous efforçant de tenir à l’écart toutes les autres pensées. En le pratiquant avec soin vous arriverez finalement à être conscient du mantra intérieur qui est l’état de réalisation ne demandant plus aucun effort.

La stabilité dans cet état de conscience vous maintiendra en permanence et sans effort dans le courant, quelle que soit l’importance de vos engagements dans d’autres activités.

Par la répétition de mantra l’esprit devient contrôlé. Alors le mantra devient un avec l’esprit et avec le principe vital (prana)

Quand les syllabes du mantra deviennent un avec le prana, cela s’appelle aussi dyana et quand dyana est suffisamment profond et assuré, il conduit à l’état naturel
( sahaja sthiti).

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 19:00




"L'état d'être pur, lié à la grâce [Soi], dépourvu d'attachement, est notre état naturel, qui est silence, à l'exclusion de toute autre chose. Comprenez que, devenir ce silence, y demeurer continuellement, en faire l'expérience tel qu'il est, est la véritable adoration mentale. La meilleure de toutes les formes d'adoration est l'adoration naturelle, dans laquelle l'esprit est établi comme le Soi unique, tandis que le Seigneur est installé sur le trône du Cœur Il n'y a plus d'ego, il n'y a plus que le silence qui est à lui seul libération.



L'éloignement coupable du Soi, qui nous fait tomber en dehors de ce silence, est à lui seul non-dévotion. Demeurer ce silence, avec l'esprit réduit à néant, non différent du Soi, est la véritable dévotion à Dieu.
Quand on s'est complètement abandonné aux pieds du Seigneur' notre nature devient celle du Soi.
Le résultat en est une paix abondante, et il ne reste pas la plus petite place dans le Cœur pour regretter nos défauts ou nos lacunes, c'est cela la suprême dévotion.
Nous devenons ainsi l'esclave du Seigneur tout en restant calme et tranquille, sans même la pensée égotiste d'être son esclave ;
c'est cela la suprême connaissance."



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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:06


SOMMEIL EN EVEIL

Le sommeil profond peut toujours
être goûté
En plein éveil par
la recherche du Soi.
Dans les états
de rêve et de veille
Poursuivez la quête du Soi
sans arrêt,
Tant que ces états ignorent le sommeil Suprême.
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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



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Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.