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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 20:06

 

Quelqu'un qui prétendait avoir été un disciple de Shri Maharshi avait intenté un procès, revendiquant le poste d'administrateur de l'ashram.

 

Shri Maharshi fut convoqué  devant une commission d'enquête. Il y avait foule, mais la procédure se déroula sans incident dans la pièce située au nord-est de l'ashram.

 

 

2.jpg

 

Voici quelques  extraits des réponses, spontanées mais calmes, de Shri Bhagavan.

 

QUESTION : A quel Ashrama appartient Shri Bhagavan ?

 

RAMANA MAHARSHI : A l'atyâshrâma

 

Q : Qu'est-ce que c'est ?

 

R.M : Il est au-delà  des quatre étapes de la vie, communément appelés âshrama.

 

Q : Est-il reconnu par les shâstra ? (Ecritures)

 

R.M: Oui, il y est mentionné.

 

Q : Y'a-t-il d'autres hommes du même genre que vous ?

 

R.M : C'est bien possible.

 

Q : Et dans le passé ?

 

R.M : Shuka, Rishabha, Jada  Bharata et d'autres encore.

 

Q : Très jeune, vous avez quitté votre foyer parce que vous n'aviez aucun attachement ni pour votre famille ni pour les biens matériels. Que doit-on en conclure ?

 

R.M : Je ne les recherche pas. Les biens m'ont été imposés. Je ne les aime ni ne les déteste.

 

Q : Vous ont-ils été donnés ?

 

R.M : Ils sont donnés au Swâmi, quel qu'il soit. Les gens du monde considèrent le Swâmi comme étant un corps. Il s'agit de ce corps-là. Il se réduit à moi-même.

 

Q : Par conséquent, l'attachement aux biens est de nouveau créé. N'est-ce pas ?

 

R.M : Je ne les déteste pas - c'est tout ce que j'ai dit.

 

Q : Sur le plan pratique cela revient à ce que j'ai dit.

 

R.M : De la même façon que nous vivons et nous nous occupons des affaires de tous les jours.

 

Q : Donnez-vous un upadesha (enseignement )? En avez-vous déjà donné ?

 

R.M : Les visiteurs posent des questions. J'y réponds du mieux que je peux. Ils peuvent donner le sens qu'ils veulent à mes paroles.

 

Q : Est-ce un upadesha ?

 

R.M : Comment puis-je dire de quelle façon les visiteurs le prennent ?

 

Q : Avez-vous des disciples ?

 

R.M : Je ne donne pas d'upadesha de manière cérémonielle, telle que, par exemple, se munir d'un kumbha (pot), faire des pûjâ (cultes) et chuchoter à l'oreille des gens.


Toute personne peut se désigner comme étant mon disciple. Quant à moi, je ne considère personne comme mon disciple. Je n'ai jamais cherché l'upadesha de qui que ce soit et je ne donne pas d'upadesha rituel. Si les gens se considèrent comme mes disciples, je ne l'approuve ni le désapprouve.


Pour moi, ils sont tous semblables. Ils s'estiment suffisamment qualifiés pour être appelés disciples. Que puis-je leur dire ? Je ne me considère pas moi-même comme un disciple ni comme un guru.

 

Q : Comment se fait-il que vous ayez approuvé la construction de Skandâshramam sur la Colline, sur un terrain appartenant au Temple, sans en avoir obtenu préalablement l'autorisation des autorités ?

 

R.M : J'ai été guidé par le même Pouvoir qui m'avait poussé à venir ici et à résider sur la Colline.

 

Q : Quand vous avez jeté votre argent et le reste une heure à peine après votre arrivée ici, c'était parce que vous ne désiriez garder aucun bien. Vous ne touchez jamais d'argent. Après votre arrivée ici et pendant plusieurs années, il n'y eut aucune possession. Comment se fait-il qu'aujourd'hui des dons soient acceptés par l'ashram ?

 

R.M : Cette pratique s'est introduite plus tard, quand quelques personnes se sont associées et ont commencé à se servir de mon nom pour réunir des fonds. Je ne les ai ni encouragées ni découragées. Et cela continue ainsi.

 

Un homme quitte l'ashram, un autre le remplace , mais cette habitude subsiste toujours . Je ne désire pas que des donations soient acceptées, mais les gens ne tiennent pas compte de ce conseil. Comme je ne veux pas donner de conseils inutiles, je préfère ne pas intervenir. Ainsi l'argent arrive et les biens s'accroissent automatiquement.

 

Q : Pourquoi ne signez-vous pas de votre nom ?

 

R.M : L'auteur du livre Self-Realization a déjà fourni la réponse à cette question. De plus, par quel nom suis-je connu ? Je l'ignore moi-même. Depuis mon arrivée ici et suivant les époques, les gens m'ont donné plusieurs noms. Si je signais sous un seul nom, certaines personnes ne comprendraient pas. C'est pourquoi, à ceux qui me demandent des autographes, j'explique que si j'en accordais, leur authenticité serait souvent mise en doute.

 


 

Q : Vous ne touchez ni l'argent ni les offrandes je présume ?

 

R.M : Les gens placent parfois des fruits entre mes mains. Ceux -ci je les touche.

 

Q : Si vous recevez cette sorte d'offrande, pourquoi ne recevriez-vous pas aussi de l'argent ?

 

R.M : Je ne peux pas manger l'argent. Qu'en ferais-je ? Pourquoi prendre ce dont je n'ai que faire ?

 

Q : Pourquoi les visiteurs s'arrêtent-ils à l'ashram ?

 

R.M : Ils doivent savoir pourquoi.

 

Q : Je suppose que vous n'avez aucune objection à ce qu'on vienne et séjourne à l'ashram.

 

R.M : Aucune

 

Q : Vous n'avez également pas d'objection à faire sur la durée de leur séjour ?

 

R.M : Non, si je ne trouvais pas cela agréable, je m'en irais ailleurs. C'est tout.

 

Le lendemain, un fidèle lui demanda si l'interrogatoire par la commission ne lui avait pas causé trop de tension.

 

R.M : Etant donné que je ne me suis pas servi de mon mental, il n'y a pas eu de tension. Qu'ils m'examinent pendant mille journées de suite. Cela m'est égal.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:37

 

BHAGAVAN NOUS PARLE DU "QUI SUIS-JE ?"

 

L'auto investigation, c'est la méthode directe, et facile.

Courir après des objets qui nous sont étrangers est facile ;c.jpgc.jpg

comment peut-il être difficile d'aller vers son propre Soi ?

 

Vous dites "Où commencer ?" Mais il n'y a ni commencement, ni fin.

 

Vous êtes vous-même au commencement et à la fin.

 

Supposez que vous soyez ici et le Soi quelque part ailleurs, et qu'il vous faille l'atteindre, on pourrait vous dire comment partir, comment voyager et enfin comment y arriver.

 

Supposons que vous, qui y êtes ici en ce moment à l'ashram, demandiez :

"je désire aller à l'ashram", comment faire pour y arriver ?


L'homme qui cherche le Soi est dans ce cas. Il est à tout moment le Soi et rien d'autre.

 

Vous dites "Qui suis-je ?" devient un japa. Le but n'est pas de répéter continuellement "Qui suis-je ?". Dans ce cas la pensée ne s'éteindrait pas facilement.

 

Dans ce que vous appelez la méthode directe, en même temps que vous posez la question "Qui suis-je ?", vous devez vous concentrer au plus profond de vous-même, là où jaillit la "pensée-je", cause de toutes les autres pensées.

 

Le Soi n'est pas à l'extérieur, il est en vous; il vous faut donc plonger à l'intérieur et non pas à l'extérieur.

 

Quoi de plus facile que d'aller vers vous-même ?

 

Le fait est que cette méthode ne plaît pas à tout le monde et paraît difficile à certains. C'est pourquoi tant de méthodes différentes ont été enseignées. Chacune paraît la meilleure et la plus facile à ceux à qui elle est adaptée. Mais d'autres ne sont tentés par rien d'autre que la voie de l'auto-investigation.

 

Ils vont demander : "Vous voulez que je connaisse ou que je voie ceci ou cela, mais qui connaît, qui voit ceci ou cela ?"

 

Dans toutes les méthodes autres que l'auto-investigation, il y a quelqu'un qui connaît, quelqu'un qui voit ; impossible d'y échapper. Il faut trouver qui est le sujet de l'action, et tant qu'il n'a pas été trouver la sadhana n'est pas terminée.

 

Mais en fin de compte, tous en arrivent à découvrir "Qui suis-je ?". Vous vous plaignez de ne rien avoir de préliminaire ou de positif pour commencer. Vous avez le "je" pour débuter. Vous savez que vous existez continuellement tandis que le corps n'existe pas toujours, par exemple, dans le sommeil.

 

Le sommeil vous révèle que vous existez, même sans corps. Nous identifions le "je" au corps, nous regardons le Soi comme ayant un corps, comme ayant des limites, d'où nos difficultés.


Tout ce que nous avons à faire c'est de cesser d'identifier le Soi au corps, à sa forme et à ses limites ; nous nous connaîtrons alors comme étant le Soi que nous avons toujours été.

 

Est-il nécessaire de montrer le chemin à l'intérieur de votre propre maison ?

Il est en vous.

 

RAMANA 10001

 

 

BHAGAVAN NOUS PARLE DU COEUR

 

Le vrai Soi est là dans le Coeur. Vous ne pouvez pas le trouver avec votre esprit. Vous ne pouvez pas le réaliser par l'imagination. La seule façon directe d'en prendre conscience est de cesser de fantasmer et d'essayer d'être vous-même. Vous réaliserez alors automatiquement que le centre est là.

 

C'est le centre, le Coeur décrit dans les Ecritures comme

"caverne du Coeur", "Grâce", "le Coeur".P1010102

 

Vous devez essayer d'en avoir l'expérience, plutôt que de le localiser. Quand un homme veut voir, il n'a pas besoin de savoir où sont ses yeux. Le Coeur nous est toujours ouvert si vous prenez la peine d'y entrer ; il soutient tous vos mouvements, même si vous n'en êtes pas conscient; Il est peut-être plus à propos de dire que le Soi est le Coeur lui-même, plutôt que de dire qu'il est dans le Coeur.

 

En vérité, le Soi est le centre même. Il est partout conscient de lui-même comme étant "Coeur", "Conscience-du-Soi".

 

La conscience à l'état pur est insécable, sans parties. Ell n'a ni essence ni forme, ni "dedans" ni "dehors". Il n'y a ni "droite" ni "gauche".

La pure conscience qui est le Coeur, inclut tout, et rien n'est en dehors ou à part d'elle.

Ceci est la vérité ultime.

 

De ce point de vue absolu, le Coeur, le Soi ou la conscience ne peuvent pas avoir de localisation fixe dans le corps physique. Quelle en est la raison ? Le corps lui-même est une simple projection de l'esprit, et l'esprit n'est qu'une réflexion du Coeur rayonnant. Comment ce en quoi tout est contenu, pourrait-il être en même temps une minuscule composante à l'intérieur d'un corps physique qui n'est lui-même qu'une manifestation phénoménale, infinitésimale, de la réalité unique ?

 

Mais les gens ne comprennent pas cela. Ils ne peuvent pas s'empêcher de penser en termes de corps physiques, et de monde.


Par exemple, vous dites : "je suis arrivé à cet ashram tout droit depuis mon pays de l'autre côté des mers".


Ce n'est pas vrai. Où y'a t-il allée et venue, ou quelque mouvement que ce soit pour l'esprit omnipénétrant que vous êtes en réalité ? Vous êtes, où vous avez toujours été. C'est votre corps qui s'est déplacé ou a été transporté d'un endroit à un autre jusqu' à atteindre cet ashram. Ceci est la vérité toute simple, mais elle paraît imaginaire pour quelqu'un qui se considère comme un sujet vivant dans un monde objectif.

 

Une fois admis que, du point de vue de la vérité absolue, le Coeur, en tant que pure conscience, est au-delà de l'espace et du temps, il vous est facile de comprendre le reste dans une perspective correcte.

 

Vous êtes c'est un fait. La méditation est faite pour vous, vient de vous, est en vous. Elle doit se poursuivre où que vous soyez. Elle ne peut pas être extérieure à vous.

Vous êtes le centre de la méditation, c'est-à-dire le Coeur.


Vous doutez, quand vous l'identifiez avec quelque chose de tangible et de physique. Le Coeur n'est ni un concept ni un objet de méditation, il est le siège de la méditation. Le Soi demeure tout seul. Vous voyez le corps dans le Coeur ; le monde y est aussi. Rien n'est séparé de lui. Tous les efforts ne s'exercent qu'à cet endroit.

 

Le Coeur n'est pas physique. La méditation n'est faite ni sur le côté droit ni sur le côté gauche ; elle doit se faire sur le Soi.

Tout le monde connaît "Je suis". Qui est le "Je" ? 

Il ne sera ni dedans ni dehors, ni à gauche ni à droite. "Je suis", c'est tout.

 

Abandonnez les idées de droite et de gauche. Elles appartiennent au corps. Le Coeur est le Soi. Prenez-en conscience et vous verrez par vous-même. Vous n'avez pas besoin de savoir où est le Coeur, et ce qu'il est. Il fera sa part de travail si vous vous engagez dans la recherche du Soi.

 

Le Coeur dont je parle est celui qui est la source de tout, en qui tout vit, en quoi tout se fond.

 

Que ce soit dans le corps l'endroit où l'on pense que le Soi réside, il va apparemment y résider à cause du pouvoir de la pensée. C'est dans le Coeur que s'élève et que sombre le "je". Comprenez que, bien qu'on dise que le Coeur existe à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, en vérité absolue, il n'existe pas ainsi, parce que le corps, qui est la base sur laquelle apparaissent les marques distinctives "intérieur", "extérieur", n'est qu'un produit de l'imagination de l'esprit pensant.

 

LE COEUR, la source, est le commencement, le milieu et la fin de tout. Le Coeur, l'espace suprême, n'est jamais une forme.


Il est la Lumière de la Vérité.


BHAGAVAN-PHOTO-01.jpg

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:30

Melle Uma Devi convertie à l'hindouisme, dit à Sri Bhagavan :

 

J'ai raconté une fois à Bhagavan comment il m'est arrivé d'avoir une vision de Shiva à peu près à l'époque où je suis devenue hindoue. Une expérience semblable m'est arrivée à Courtallam. Ces visions sont passagères, mais elles me comblent de félicité.

Je veux savoir comment procéder pour les rendre permanentes et continues. Sans Shiva, le monde qui m'entoure est privé de vie. Je suis si heureuse quand je pense à Lui. Je vous prie de bien vouloir m'aider à pérenniser cette vision de Shiva.

 

BHAGAVAN : RAMANA-18.jpg

 

vous parlez d'une vision de Shiva, mais une vision suppose toujours un objet, ce qui implique l'existence d'un sujet.


La valeur de la vision est la même que celle de celui qui voit. C'est-à-dire que la nature de la vision se situe sur le même plan que celui qui a cette vision.


L'apparition implique aussi la disparition. Par conséquent, une vision ne sera jamais éternelle. Mais Shiva est éternel.

 

La vision de Shiva implique l'existence des yeux qui le voient, de l'intellect derrière la vue et, enfin, de la Conscience qui est à la base de celui qui a la vision. Cette vision n'est pas aussi réelle qu'on se l'imagine, parcequ'elle n'est pas intime et inhérente ; ce n'est pas une vision de première main. Elle est le résultat de plusieurs phases successives de la Conscience.


La Conscience seule ne varie pas. Elle est éternelle.

Elle est Shiva.

 

Une vision implique que quelqu'un l'ait, mais ce quelqu'un ne peut nier l'existence du Soi. Il n'est pas un moment où le Soi, en tant que Conscience, n'existe pas, et celui qui voit ne saurait , non plus, demeurer séparé de la Conscience.

Cette Consciene est l'Être Eternel et n'est rien d'autre qu'Être. Celui qui voit, qui a cette vision, ne peut se voir lui-même. Nie-t-il son existence parcequ'il ne peut se voir comme il voit des choses en vision ? Non ; la vision véritable ne signifie donc pas voir, mais ÊTRE.


ÊTRE est réaliser - d'où "JE SUIS LE JE SUIS".

JE SUIS EST SHIVA.


Rien d'autre ne peut être sans Lui. Tout a son être en Shiva, parceque tout participe de Lui.

 

Par conséquent, demandez-vous : "Qui suis-je ?" Plongez dedans, au tréfonds de vous-même, et demeurez en tant que Soi.

 

Cela est SHIVA en tant QU'ÊTRE.

 

Ne pensez pas avoir des visions répétées de Lui. Quelle différence y'a-t-il entre les objets que vous voyez et Shiva ? Il est à la fois sujet et objet. Vous ne pouvez pas être sans Shiva. Shiva est toujours réalisé, ici et maintenant. Si vous estimez ne pas L'avoir réalisé, vous avez tort. Voilà ce qui fait obstacle à la Réalisation. Débarrassez-vous de cette pensée et la Réalisation est là.

 

UMA DEVI :

 

Oui, mais comment y parvenir au plus vite ?

 

BHAGAVAN :bhagavan01.jpg

 

Voilà un autre obstacle à la Réalisation. Peut-il y'avoir un individu sans Shiva ? Même maintenant, en ce moment même, Il est Vous. Le temps n'a rien à voir à l'affaire. S'il existait un seul moment de non-Réalisatin, la question de la Réalisation pourrait se poser. Mais vous ne pouvez être sans Lui.

 

Il est déjà réalisé, réalisé toujours, et jamais non-réalisé.


Rendez-Lui les armes et soumettez-vous à Sa volonté ; qu'Il apparaisse ou disparaisse ; attendez Son bon plaisir. Si vous Lui demandez de faire ce qui vous plaît, il ne s'agit pas de soumission , mais de commandement. Vous ne pouvez Le faire obéir et penser que vous avez capitulé. Il sait ce qui est le mieux, et quand et comment. Laissez-Le décider absolument de tout.


Le fardeau est à Lui. C'est Lui qui porte le joug.


Vous n'avez plus aucun souci. Vous Lui avez remis toutes vos inquiétudes. Volà la soumission. C'est ce qui s'appelle bhakti.

 

UMA DEVI :

 

Une vision de Dieu est quelque chose de glorieux.

 

BHAGAVAN :

 

Une vision de Dieu n'est qu'une vision du Soi objectivée sous les traits du Dieu de la foi qui est la vôtre. Ce que vous devez faire, c'est connaître le SOI.

 

On entendait souvent Bhagavan répéter : "Connaître Dieu, c'est aimer Dieu ; par conséquent, les voies de jnana et bhakti (connaissance et dévotion) reviennent au même."

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

 

Le jour de la "Vision de Shiva", est l'une des fêtes que les Saivites célèbrent avec une grande dévotion, car elle commémore la manifestation Shiva même à ses fidèles, en tant que Nataraja, c'est-à-dire la danse cosmique de la création et la dissolution de l'univers.40

 

Ce jour là, en 1879, il faisait encore nuit quand les disciples de Shiva, qui habitaient la petite ville de Tiruchuzhi, dans le pays de Tamil, au sud de l'Inde, quittèrent leurs maisons pour suivre, pieds nus, les routes poussiéreuses en direction du bassin du temple.

 

La tradition veut en effet que les fidèles se baignent à l'aube.

 

Dans le temple, la statue de Shiva couronnée de fleurs est portée en procession toute la nuit et tout le jour, au bruit du tambour et des conques , et au chant des hymnes sacrés.

 

La procession s'arrêta à une heure du matin, mais l'Arudra Darshan continuait encore, car la journée hindoue va de l'aube à l'aube et non de minuit à minuit. L'idole de Shiva réintégra le temple au moment précis où, dans la demeure de Sundaram Ayyar et de sa femme Alagammal, naissait l'enfant Venkataraman.

 

C'est en cet enfant que devait se manifester Shiva en tant que Sri Ramana.

 

Ramana maharshi on Mind

 

Les fêtes hindoues varient avec les phases de la Lune.

Cette année l'Arudra Darshan tomba le 29 décembre, de sorte que l'enfant vint au monde un peu plus tard, aussi bien pour le jour que pour la période de l'année, que le divin enfant de Bethléem deux mille ans plus tôt.

 

La même coïncidence marqua également la fin de l'existence terrestre de Sri Ramana, car il mourut dans la soirée du 14 avril, un peu plus tard, selon l'heure et le jour, que l'après-midi du Vendredi Saint.

 

Les deux époques sont caractéristiques : Minuit et le Soltisce d'hiver marquent le temps où le Soleil redonne sa lumière au monde.

A l'équinoxe du Printemps, la durée du jour égale celle de la nuit et commence à la dépasser.

 

Ce 30 décembre 1879 dans le village de Tiruchuzhi, au nord-est du temple dédié à Shiva, se trouvait la maison de Sundaram Iyer (avocat).

Son épouse, Alagamma, était en train d'accoucher.

Il était une heure du matin. Dans la chambre se trouvait une voisine, une vieille femme presque aveugle.

Soudain, elle vit apparaître une lumière et s'écria :

 

"Celui qui vient de naître est sûrement un être divin."

Paroles prophétiques.

 

Bhagavan parlait rarement de son père,mais le peu qu'il en a dit est intéressant :Bhagavansfather.jpg


Il disait :

 

Mon père était un homme courageux et généreux.

Jour et nuit, sa maison  était remplie de visiteurs, de pauvres et d'indigents. Il ne refusait jamais de servir à manger à quelqu'un. Partout où son travail l'amenait, les magistrats lui témoignaient le plus grand respect. Il était tellement renommé pour sa droiture que les deux partis, accusés et plaignants, s'adressaient à lui pour les représenter ! Et en plusieurs occasions, il réussit à réconcilier les deux camps.

 

Sundaram et Alagamma formaient un couple très uni, auquel Sri Ramana a rendu hommage dans ces vers :

 

"Ô Arunachala ! puissions-nous, toi et moi, comme Alagu et Sundara, devenir et demeurer inséparables."

 

En Inde, deux êtres sont reconnus comme ayant "brûlé" toutes les étapes :


jh_020_bust.jpgRâmana Mahârshi et Mâ Ânanda Moyî.ma_ananda_moyi.jpg

 

Dès leur naissance, tous deux étaient déjà établis en brahmânanda,

la félicité en l'Absolu.

 

"Oui, je suis la Vie.

Si l'on ouvre la fenêtre,

la lumière illumine toute la pièce.

Point n'est besoin d'aller  dehors 

à sa rencontre ou de l'amener chez soi.

Tout ce qu'il y a à faire,

c'est d'ouvrir grand la fenêtre". 

 

22 juin 2010 24

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:35

RAMANA MAHARSHI :


Quelqu'un de réalisé envoie des vagues d'influence spirituelle qui attirent de nombreux êtres vers lui, même s'il est assis dans une grotte en silence complet.

 

On peut écouter des discours sur la vérité et repartir sans avoir rien retenu, tandis que le contact avec un être réalisé, même s'il ne profère pas une seule parole, amènera une plus grande compréhension du sujet.

 

Pas besoin pour lui de se mêler à la foule.

Si nécessaire, il peut même utiliser les autres comme instrument.

 

RAMANA-SILENCE.jpg

 

Le Gourou est celui qui répand le silence porteur de la lumière de la connaissance du Soi. Les mots ne sont d'aucune utilité, si les yeux du Gourou rencontrent le regard du disciple.

 

Le Gourou est silencieux et la paix règne en toute chose. Son silence est plus vaste et plus profond que tous les sastra réunis.

Les questions se posent parce qu'on a le sentiment qu'après avoir été si longtemps ici, avoir tellement entendu, s'être donné tellement de mal, on n'est arrivé à rien.


Le travail qui se fait à l'intérieur n'apparaît pas.

En réalité, le Gourou est toujours en vous.

 

Une histoire intéressante du temps passé illustre la puissance du silence du Gourou.

 

Tattvaraya décida un jour de composer une oeuvre en vers (bharani) en l'honneur de son Gourou Swarupananda et réunit une assemblée de doctes pandits pour écouter l'oeuvre et en apprécier la valeur.

 

Les pandits protestèrent que ce genre était réservé à de grands héros capables de tuer un millier d'éléphants dans une bataille, et pas aux ascètes.

 

L'auteur rétorqua alors : "Allons voir mon Gourou et nous réglerons la chose sur place".

 

Ils allèrent tous voir le Gourou, et l'auteur dit à ce dernier le but de cette visite.

 

Le Gourou s'assit en silence et tous les autres demeurèrent aussi en silence.

 

La journée entière se passa ainsi, puis la nuit vînt, puis d'autres jours et d'autres nuits, tous étaient assis en silence, aucune pensée ne leur venait à l'esprit et personne ne demandait, ni même ne pensait, pourquoi ils étaient venus en ce lieu.

 

Cela dura trois ou quatre jours, puis le Gourou remit légèrement son esprit en mouvement, et toute l'assemblée retrouva ses esprits.


Ils déclarèrent alors :

 

"Conquérir un millier d'éléphants n'est rien à côté du pouvoir qu'à ce Gourou de maîtriser les éléphants en rut, que sont nos egos réunis.


Il mérite certainement un bharani en son honneur".

 

RAMANA-SILENCE-2.jpg

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:50

 

Shri Shankara commence par observer qu'il est difficile d'avoir une naissance humaine et que, l'ayant atteinte, on devrait s'efforcer de réaliser la félicité de la Libération, qui est véritablement l'état naturel de notre être.

 

C'est uniquement grâce au jnâna ou Connaissance que cette Félicité est réalisée.

 

Le jnâna n'est accompli que par le vichâra ou l'enquête soutenue.

 

Pour connaître cette méthode d'investigation, dit Shri Shankara,

on doit rechercher la faveur d'un guru.

Photos - 22

 

Il décrit les qualités que doivent présenter le guru et son shishya (disciple) et la façon dont ce dernier doit approcher et servir son maître.

 

Il souligne que l'effort personnel est un facteur essentiel pour réaliser la félicité de la Libération .

 

Le simple savoir livresque ne procure jamais cette Félicité qui ne peut être réalisée que par le vichâra ou l'investigation .

 

Celle-ci consiste en

-shravana, l'attention fervente aux préceptes du guru,

-manana, la réflexion approfondie, et

-nididhyâsana, la pratique d'un ferme établissement dans le Soi.

 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:04

 

Une personne se demandait si la conscience "Je"-"Je" correspondait au nirvikalpa-samadhi (1) ou lui était antérieure.

 

Shri Bhagavan dit que le passage

minuscule situé dans le Coeur reste

23

 

toujours fermé, mais qu'il s'ouvre par le  vichâra (l'investigation), avec pour résultat l'éclat de la conscience "Je"-"Je", identique au samâdhi.

 

QUESTION :

 

Quelle est la différence entre l'évanouissement et le sommeil ?

 

BAGHAVAN :

 

Le sommeil surgit subitement et subjugue de force la personne.

L'évanouissement est plus lent et il y a une certaine résistance qui se maintient.

La Réalisation est possible dans l'évanouissement et impossible dans le sommeil.

 

QUESTION :

 

Quel est l'état juste avant la mort ?

 

BAGHAVAN :

 

Quand une personne à l'agonie commence à avoir une respiration haletante, c'est un indice qu'elle est inconsciente de son corps physique ;

elle a saisi un autre corps, et elle va et vient entre ces deux corps.

Sa respiration haletante est accompagnée par intervalles d'un halètement plus violent et cela indique l'oscillation entre les deux corps due à l'attachement au corps physique qui n'a pas encore été complètement rompu.

J'ai remarqué ce processus lors de la mort de ma mère et de Palaniswâmi.

 

QUESTION :

 

Est-ce que le nouveau corps, auquel s'accroche la personne, représente sa prochaine réincarnation ?

 

BAGHAVAN :

 

Oui. La personne agonisante se trouve dans un état similaire au rêve,

elle est insconsciente de ce qui l'entoure.

 

Il convient de se rappeler que Shri Bhagavan était resté auprès de sa mère agonisante pendant douze heures consécutives (de 8heures à 20heures), jusqu'à sa fin.


Durant tout ce temps, il n'avait cessé de tenir sa tête tandis que l'autre main était posée sur sa poitrine;


Que s'était-il passé à ce moment là ?

 

 

Le Maharshi expliqua plus tard qu'une lutte s'était engagée entre sa mère et lui-même, jusqu'au moment où l'esprit de sa mère était parvenu à rejoindre le Coeur.

 

Au moment du décès, l'âme passe par toute une série d'expériences subtiles.

Le contact de la main du Maharshi avait engendré un courant qui avait ramené l'âme errante dans le Coeur.

 

Les samskâra de sa mère luttèrent contre la force spirituelle engendrée par le contact de Sa main. Cette lutte dura jusqu'au moment où les samskâra furent complètement détruits. L'esprit de la mourrante put alors rejoindre le Coeur et y trouver la Paix éternelle, ce qui revient au même que la Libération.

 

L'entrée de l'esprit dans le Coeur se reconnaît à une sensation particulière, perceptible à un Mahâtma et comparable au tintement d'une cloche.

Palaniswami

 

Quand le Maharshi se tint aux côtés de Palaniswâmi sur son lit de mort,

il retira Sa main à ce signal. Les yeux de Palaniswâmi s'ouvirent aussitôt, ce qui indiquait que l'esprit s'était échappé à travers eux, impliquant une renaissance sur un plan plus élevé mais non la Libération.

 

Fort de cette expérience avec Palaniswâmi, le Maharshi garda Ses mains

 sur le corps de sa mère encore quelques minutes après avoir senti le signal indiquant le passage de l'âme dans le Coeur.

Il put ainsi assurer sa Libération.

 

Ce qui fut confirmé par l'impression de calme et de paix parfaite qui se dégagent de son visage.


(1) se fondre dans la Réalité et demeurer inconscient du monde est le        nirvikalpa-samâdhi

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:27

 

On interrogeait souvent Bhagavan  sur le problème de la souffrance.PHOTO PRIERE


C'était souvent l'expérience du chagrin qui poussait les gens à venir chercher du réconfort auprès de Lui.


La vraie consolation était dispensée sous forme d'influence silencieuse, mais il lui arrivait aussi de répondre à des questions théoriques.


La réponse habituelle consistait à prier le questionneur de se demander qui était celui qui souffrait, de la même façon qu'il priait l'incrédule de trouver qui était celui qui doutait ; car le Soi se situe autant au-delà de la souffrance que du doute.


Toutefois, à un niveau plus contingent, il faisait quelquefois remarquer que tout ce qui rend quelqu'un mécontent de son état d'ignorance et le pousse vers la recherche du Soi est bénéfique, et que cela s'opérait par l'entremise de la souffrance.

 

BHAGAVAN :

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Vous n'êtes jamais dépossédé de la Félicité du Soi et vous le trouverez si vous le recherchez sincèrement.


La cause de votre malheur n'est pas dans votre vie extérieure ; elle se trouve en vous, sous la forme de votre ego.


Vous vous imposez des limites et puis vous luttez en vain pour les transcender.


Tout malheur est imputable à l'ego. Il est la source de tous vos ennuis.


A quoi bon attribuer la cause de votre malheur aux évènements de l'existence quand cette cause se trouve en fait en vous ?


Quel bonheur pouvez-vous escompter des choses extérieures ?


Lorsque vous l'obtenez, combien de temps dure-t-il ?


Si vous niiez l'ego et le brûliez en faisant comme s'il n'existait pas, vous seriez libre.


Si vous l'acceptez, il vous imposera des limites et vous lancera dans une lutte illusoire pour les dépasser.


Etre le soi que vous êtes déjà est le seul moyen de réaliser la Félicité qui est toujours la vôtre de tout temps.


      Toutes les souffrances proviennent de la notion erronée :

"Je suis le corps".

Se débarrasser de pareille croyance est connaissance.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:45

RAMANA MAHARSHI :

 

Tout comme l'akasha est reflété de façon équitable dans l'eau de chacun des pots et dans l'eau du réservoir, de façon similaire, l'univers entier est reflété dans chaque objet individuel.

 

 

ramanaM-copie-1.jpg

 

Rien ne peut se refléter sur l'éther pur ; seul l'éther de l'eau peut refléter quelque chose ;


le verre ne peut pas refléter des objets, seulement une assiette en verre avec un bord opaque sur son dos peut refléter les objets devant elle.

(le bord opaque est à l'assiette ce que le mental est à la connaissance pure)


De la même manière, la connaissance pure ne contient ni ne reflète des objets.

Elle reflète le monde seulement lorsque s'ajoute le mental limité.

 

Le monde n'existe ni dans le sommeil profond ni dans le samadhi : il ne peut y avoir illusion dans la lumière resplendissante ou dans l'obscurité totale.


De la même façon, la Conscience pure reste seulement dans la lumière - elle est la connaissance pure ; c'est le mental qui s'élève d'Elle qui a l'illusion que les objets sont séparés.

 

QUESTION : Alors le mental est le miroir ?

 

MAHARSHI : 

 

"Qu'est-ce que le mental ?


C'est un mélange de chit (conscience) et sankalpas (pensées).

Il est donc composé de tout cela : le miroir, la lumière, l'obscurité et les reflets.


Chidakasha (chit = éther) est la connaissance pure, la Source du mental.


Quand il se lève, le mental est seulement lumière ; plus tard quand la pensée se lève, "je suis Ceci" la "pensée-Je " forme le jiva et le monde."

 

La première lumière est le mental pur, le mental-éther ou Ishvara ; ces modes se manifestent en tant qu'objets ; on appelle le mental-éther car il contient tout les objets en lui.


Tout comme l'éther physique, même s'il contient l'univers entier, il est lui-même le contenu du mental-éther, tout comme ce dernier est lui-même de contenu de l'éther-chit.


Le chit est ultime -Connaissance pure, qui ne contient rien.


La connaissance, dans sa pureté, demeure UNE, unique, Lumière transcendante.


RAMANA MAHARSH-copie-1

 

L'univers entier est plein de vie. Vous dites que la pierre est inconsciente.


C'est votre conscience limitée qui parle d'inconscience, la lumière est nécessaire pour détecter la présence ou l'absence d'un objet dans une pièce obscure.

La conscience est nécessaire pour déterminer si un objet est conscient ou pas.

La conscience brille d'elle-même.

 

Vous dites que vous êtes inconscient pendant votre sommeil et conscient de vous-même en état de veille.


Quelle est la Réalité ? La Réalité doit être continuelle et éternelle.


Ni l'Inconscience ni la conscience de vous-même

ne sont que la Réalité ; les autres états ne sont qu'associations.


La Conscience est la Réalité.


Quand la Conscience est associée avec des Upadhis (surimpositions),

vous parlez de conscience, d'inconscience, de subconscience et ainsi de suite.


Le facteur constant et commun est la Conscience.


La pierre est donc aussi inconsciente que vous dans le sommeil.


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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 05:41

 

Au cours d'une conversation sur le non-attachement,

Bhagavân dit : 

 

 

RAMANA-2900.jpg

 

- Dans cette région de l'Inde, l'un de nos Anciens écrivit :

" O Seigneur, tu m'as donné une main pour utiliser en coussin sous ma tête, une pièce de tissu pour couvrir mes reins, des mains pour me nourrir, que désirer de plus ?


Telle est ma bonne fortune ! "

Tel est le sens du verset.

 

Est-il vraiment possible d'exprimer une telle félicité ? 

Même les pls grands rois souhaitent un tel bonheur. Il n'y a rien qui puisse l'égaler.

 

Ayant fait l'expérience des deux états, je connais la différence entre ceci et cela.

Ces lits, ce canapé et tous ces objets autour de moi - tous ne sont que servitude.

 

-Le Bouddha n'est-il pas l'exemple de cela ? demanda un dévot.

Aussi, Sri Bhagavan commença à parler du Bouddha :

 

- Oui, dit Bhagavan, quand le Bouddha vivait dans le palais, entouré de tous les luxes possibles, il restait triste. Afin de dissiper cette tristesse, son père créa encore plus de somptuosités que jamais.

Mais rien ne semblait satisfaire le Bouddha.

 

Alors à minuit, il quitta sa femme et son enfant et disparut. Durant six années, il vécut dans la plus grande austérité, réalisa l'éveil, et pour le bien du monde devint un moine errant (bhikshu)

Ce n'est qu'après qu'il goûta à la félicité suprême. Que pouvait-il réclamer de plus ?

 

- Il revint dans sa propre ville habillé en mendiant, n'est-ce pas ? demanda un dévot.

 

-Oui, oui, répondit Bhagavan. Ayant appris qu'il était revenu, son père, Shuddhodana, harnacha somptueusement l'éléphant royal et à la tête de  toute son armée, alla au-devant de son fils, par la voie royale.

Mais le Bouddha prit des chemins écartés et des ruelles, aussi ses pas, ne foulèrent-ils pas la voie royale.

Il envoya ses proches compagnons dans diverses rues afin de mendier leur nourriture, et lui-même, sous le déguisement d'un mendiant, alla par un autre chemin à la rencontre de son père.

 

Comment ce dernier aurait-il pu reconnaître son propre fils sous ce déguisement ? Toutefois, Yashodharâ (l'épouse de Bouddha) le reconnut, le fit se prosterner devant son père et se prosterna elle aussi.

 

Shuddhodana reconnut alors le Bouddha. Mais jamais il n'aurait pensé revoir son fils sous l'aspect d'un mendiant, aussi en fut-il fort courroucé et s'écria :

 

"- Honte à toi ! Qu'est-ce que cet habit ? Pourquoi celui qui est doté de toutes les richesses vient-il ainsi vêtu ? C'en est trop, c'est inacceptable !"

 

A ces mots, il foudroya le Bouddha du regard. En regrettant que son père ne soit pas encore libéré de son ignorance, le Bouddha soutint lui aussi son regard avec encore plus d'intensité.

Dans cette guerre des regards, le père fut vaincu. Il tomba aux pieds de son fils, et devint lui-même un mendiant, un renonçant.

 

-Seul, un homme libre de tout attachement peut connaître toute la force du non-attachement,

  ajouta Bhagavân, la voix chargée d'émotion.

 

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.