Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:39

 

Un visiteur européen demanda  : "Comment répondez-vous à la question "Qui êtes-vous ?"

 

MAHARSHI : Posez-vous la question : "Qui suis-je ?"

 

QUESTION : Je vous en prie , dites-moi comment vous avez trouvé la réponse. Je ne serai pas capable de la trouver tout seul. Le 'je' est le résultat des forces biologiques et il aboutit au silence. Je voudrais savoir comment le Maître a trouvé la réponse.

 

MAHARSHI : Peut-elle être trouvée seulement par la logique ? L'analyse scientifique est un processus intellectuel.

 

Q : D'après J.C Bose, la nature ne fait aucune différence entre un ver et un homme.

 

M : Qu'est-ce que la nature ?

 

Q : C'est ce qui existe.

 

M: Comment connaissez-vous l'existence des choses ?

 

Q : Grâce à mes sens.

 

M: Le "mes" implique votre existence. Mais vous parlez d'une autre existence. Vous devez bien exister pour pouvoir parler de "mes sens". Il ne peut y avoir de "mes" sans 'je'.

 

PastedGraphic-5.jpg

 

Q : Je suis une pauvre créature. Je suis venu vous demander, à vous le grand Maître que vous êtes, qu'est-ce que cette existence. Le mot existence n'a pas de signification particulière pour moi. J'existe, il existe, et les autres existent. Et alors ?

 

M : Le fait d'admettre l'existence d'un autre prouve votre propre existence. L'existence est votre nature.

 

Q : Il n'y a rien d'étrange dans le fait que quelque chose existe.

 

M : Comment pouvez-vous connaître l'existence des choses, plutôt que votre propre existence.

 

Q : Qu'y a-t-il de nouveau dans l'existence de quelque chose ? Je prends votre livre et je lis que la seule question que l'on doit se poser est "Qui suis-je ?". Je veux savoir : "Qui êtes-vous ?" J'ai ma propre réponse. Si quelqu'un d'autre dit la même chose, et des millions d'autres personnes aussi, il est probable que le Soi existe. Je cherche une réponse positive à la question et non à jouer avec les mots.

 

M: De cette manière, vous êtes au mieux dans le domaine de la probabilité.

 

Q : Oui, il n'y a pas de certitude. Même l'existence de Dieu ne peut être prouvée avec une certitude absolue

 

M : Pour le moment, laissez Dieu de côté.

Qu'en est-il de vous-même ?

 

Q : Je veux la confirmation du Soi.

 

M : Vous cherchez la confirmation chez les autres. Bien qu'on s'adresse à une personne en disant "vous", elle se désigne elle-même en disant 'je'. La confirmation ne vient donc que du 'je'. En fait, il n'y a pas de "vous" du tout. Tout est inclus dans le 'je'. L'autre ne peut être connu que si le Soi est admis. Sans le sujet, les autres n'existent pas.

 

Q  : Il n'y a rien de nouveau dans toutes les déclarations que j'entends ici.

 

M : Le 'je' n'est jamais nouveau. Il est éternellement le même.

 

Q : Voulez-vous  dire que le progrès n'existe pas ?

 

M: Le progrès est perçu par le mental extériorisé. Quand le mental est tourné vers l'intérieur et que le Soi est recherché, tout est tranquille.

 

Q : Mais alors les sciences que deviennent-elles ?

 

M : Elles aboutissent toutes dans le Soi. Le Soi est leur finalité.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENTRETIENS
commenter cet article
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:53

 

 extrait d 'UN TEXTE D’ALAIN THEL

Ramana Maharishi : un sage en pays Tamoul (1879-1950),

OU LE VOYAGE DÉFINITIF.


 1 avr 3-3

 

 

Il n’est pas courant pour un gourou de conseiller aux esprits tourmentés qui se sentent fortement attirés par lui de s’abstenir de le rejoindre, de ne pas faire le voyage, d’abandonner l’idée de tout pélerinage.
Cet indice suffirait à lui seul à montrer en quoi Ramana Maharishi n’est pas un sage comme les autres, que l’on soit ou non allergique à cette forme particulière de la sagesse orientale.
D’ailleurs, le doute et le scepticisme n’ont-ils pas également un côté divin ?

 

Peu instruit, ayant peu lu, peu écrit, ce penseur est un extraordinaire Socrate indien. Il nous donne dans ses entretiens la plus fondamentale et la plus traditionnelle des conceptions indiennes du monde. En comparaison de nos idées habituelles, c’est une révolution copernicienne.


Un visiteur occidental (on retrouve parmi ceux-ci des noms connus, comme Olivier Lacombe, Paul Brunton, Evans-Wentz...), lui déclare :

 

"Savez-vous que vous seriez enfermé dans un asile psychiatrique si vous mettiez en pratique ces idées en Occident ?"


Mais il répond :

 

"Ne serait-ce pas l’asile qui serait enfermé dans ma pensée ?"

 

Pour lui, la différence entre Occident et Orient n’existe pas, n’existe plus. Ni donc l’éventuelle supériorité de l’un sur l’autre. Ni par conséquent le besoin de voyager à tout prix de l’un à l’autre, d’hésiter entre eux, d’avoir à comparer et à choisir.

 

Les interlocuteurs du Sage sont d’une variété peu commune : il y a parmi eux des enfants et des chenapans ; des érudits indiens et des hommes de science étrangers ; des femmes qui tiennent leur bébé mort dans leurs bras, des maris qui viennent de perdre leur femme ; des vieillards qui vont mourir ; des fous, des malades ; de riches commerçants, de pauvres gens ; des musulmans, des hindouistes ou des chrétiens ; des policiers, des fonctionnaires qui viennent enquêter ; sans oublier les gens ordinaires, quelques paons, des mangoustes et autres animaux.

 

Infiniment variées sont les questions ; infiniment diverses sont les réponses. Il est ainsi possible, dans ces longs dialogues d’accouchement socratique, de déceler à la longue le principe immobile qui permet à la toupie de rester droite, tranquille, à travers toutes les nuances et les légères inclinaisons d’un esprit à la fois ferme et flexible qui s’adapte infatigablement à cet autre esprit en train de chercher et de questionner face à lui.

 

Certes, en tous domaines, les conseils abondent : manger peu et de la nourriture légère, portant à la spiritualité (sattvique), si possible végétarienne ; ou bien, la meilleure des postures du yoga est la posture aisée, naturelle, le repos de l’esprit en lui-même.

Mais son yoga privilégié est le plus difficile et le plus royal qui soit : celui de la connaissance, de la discrimination de l’esprit (âtman-vichâra : la méthode de la recherche de ce que l’on peut traduire par le Soi, ou l’Ame : Atman).

 

Ramana Maharishi tente de nous hisser au-delà de l’opposition "intérieur de notre corps-extérieur de notre corps". Sortir de son corps, même si peu que ce soit, est au début effrayant, mais à ce vertige, le yoga permet de s’habituer. S’il existe une objectivité absolue, elle se situe sur ce terrain où les certitudes ordinaires chancellent, où la contradiction sujet-objet n’est qu’une étape sur le sentier, car la nature, plus rusée et tortueuse que ne le sera jamais notre intelligence, se joue de toutes les apories où l’esprit l’humain s’empêtre.

 

Photos-favorites.jpg

 

L’un des Leitmotiv du sage est une interrogation sur le sommeil.
Le bonheur du coucher n’est pas une totale inconscience et ce reste d’existence constitue le substrat qu’il faut retrouver dans la veille.

 

Si l’Orient et l’Occident sont les deux hémisphères, les deux hémistiches du monde, le cerveau de la planète est leur somme, l’alexandrin entier. Que l’on soit tenté par le voyage intérieur ou le voyage extérieur, il faut à un certain moment unir l’un à l’autre.

Un autre thème récurrent de Ramana Maharishi est l’inexistence du mental.
Si l’on cherche à le saisir par lui-même, capture qui est peut-être le défi fou de la philosophie occidentale - élucider le mental par le mental - on s’aperçoit qu’il n’existe pas, qu’il se dérobe, s’esquive, fuit sans cesse la prise, tel un voleur criant "au voleur !"

 

Ramana Maharishi, gourou paradoxal et atypique, anti-gourou, conseille de ne pas se rendre à son ashram. La destination du voyage est là déjà, en nous, autour de nous, tout près de nous. Souvent l’on passe et repasse devant la porte que l’on cherche. Cervantès nous le dit : "une porte se referme, une autre s’ouvre". Et au soleil de midi, Sancho Pança se roule dans l’herbe en riant devant son maître.


Alain Thel

http://ermitage.ouvaton.org/spip.php?article772

Repost 0
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 22:02

 

Un avocat de Cuddalore cita :

 

"Là (En Brahman), le soleil ne brille pas, ni la lune ou les étoiles ; ces éclairs ne brillent pas, à plus forte raison le feu. Tous ceux-ci ne resplendissent que dans Sa seule lumière. C'est par Sa lumière que tout resplendit".

 

Puis, il demanda quel était le sens ici de "par Sa lumière" ? 

Cela veut-il dire que tout resplendit grâce à Lui ou grâce

à Sa Lumière ?

 

Shri Bhagavan répondit :  Grotte-arunachala.jpg

 

"Il n'y a que Lui. Lui et Sa Lumière sont identiques. Il n'y a pas d'individu pour percevoir d'autres choses, car celui qui perçoit et ce qui est perçu sont Lui seul.

Le soleil, la lune, etc., resplendissent. Comment ?

 

Le soleil et la lune viennent-ils vous dire qu'ils resplendissent ou est-ce quelqu'un d'autre, séparé d'eux, qui le dit ?

 

C'est moi, bien sûr, qui dis qu'ils resplendissent.

 

Par conséquent, ils resplendissent en fonction de vous. Là encore, la conscience est nécessaire pour savoir qu'ils resplendissent.

Cette conscience est votre Soi, c'est vous. Vous ou votre conscience sont donc la même chose que Lui et Sa Lumière, grâce à laquelle tout le reste resplendit.

 

Cette Lumière est-elle comparable à celle du soleil ?

 

Non, la lumière du soleil est jada (non consciente). Vous en êtes conscient. Elle rend les objets perceptibles et repousse l'obscurité, tandis que la Conscience est cette Lumière qui rend perceptible, non seulement la lumière, mais l'obscurité aussi.


L'obscurité ne peut exister face à la lumière du soleil, mais elle peut subsister face à la Lumière de la Conscience. De même, cette Conscience est pure Connaissance, dans laquelle brillent à la fois la connaissance et l'ignorance.

 

Si Dieu est tout, pourquoi l'individu doit-il souffrir de ses actions ? Les actions dont l'individu doit souffrir

ne sont-elles pas inspirées par Lui ?

 

Celui qui croit qu'il est l'auteur de ses actions est également celui qui souffre.

 

Mais les actions sont inspirées par Dieu et l'homme n'est que son instrument.

 

Ce genre de raisonnement est tenu lorsqu'on souffre et non pas lorsqu'on est heureux. Si l'on parvient à en être convaincu en toute circonstance, la souffrance disparaîtra.

 

 

Quand la souffrance cessera-t-elle ?BHGAVAN-52.jpg

 

 

 

Elle durera tant que l'individualité n'aura pas disparu. Si les bonnes et les mauvaises actions sont celles de Dieu, pourquoi devriez-vous penser que le plaisir et la souffrance n'appartiennent qu'à vous seul ?

Celui qui fait du bien ou du mal récolte la joie ou la peine. Laissez donc la souffrance à sa place et ne vous en chargez pas.

 


Repost 0
Published by Sililia - dans ENTRETIENS
commenter cet article
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 21:24

II

JANAKA :


Rien ne m'affecte, je suis sérénité, conscience, au-delà des formes vivantes.

Si long le temps où j'ai été dupé par le voile des formes.

 

Moi seul rends visibles et mon corps et le monde. Pour moi, le monde est à la fois et toute chose et rien.

 

C'est en mourant à mon corps et au monde qu'aussitôt un étrange pouvoir me fait apercevoir la suprême conscience.

 

Vagues, écumes ou tourbillons, tout est lié à l'eau. Ainsi de l'univers : émané de soi-même, il est lié à soi.

 

Un vêtement, quand on l'observe, n'est formé que de fil.

Ainsi de l'univers, quand on l'observe : il n'est tissé que de soi-même.

 

Le jus du sucre de canne imprègne tout entier le sucre qu'il produit.

Ainsi, de l'univers : produit en moi, il est tout imprégné de moi.

 

C'est de son ignorance propre que naît le monde; mais se connaître le dissipe.

Ne pas reconnaître la corde fait apparaître un serpent, qui disparaît quand on l'a reconnue.

 

La vraie forme est lumière, je ne suis rien d'autre qu'elle.

Et lorsqu'apparaît l'univers, c'est moi qui suis visible.

 

Mais l'univers fictif, l'ignorance en moi le fait surgir, comme l'argent paraît dans la perle, le serpent dans la corde, et l'eau dans le rayon de soleil.

 

Cet univers surgi de moi, en moi se résorbera comme la jarre dans l'argile, la vague dans la mer et le bracelet dans l'or.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, pour qui nulle mort n'existe, qui, lorsque périt le monde dans sa totalité, du brin d'herbe à Brahmâ, seul demeure.

 

L'être, Je salue en moi l'être, l'être qui est unique, même s'il a un corps. Nulle part il ne va, de nulle part il vient, mais sans cesse il emplit l'univers.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, l'être ici-bas inégalé par rien, cet être qui soutient de tout temps l'univers, sans le contact du corps.

 

L'être ! Je salue en moi l'être, l'être qui ne possède rien, cet être pour qui tout ce qui, en ce monde, est parole, est nourriture pour l'esprit.

 

La connaissance, le connu, le connaisseur n'ont pas d'existence réelle. L'ignorance les fait surgir tous trois dans l'être que rien n'affecte.

 

La racine du mal est la dualité. Il n'est d'autre remède que de savoir que tout objet perçu est illusoire et que seul l'être a la saveur de la pure conscience.

 

L'être est toute conscience. Mon ignorance en a construit une réplique. Même ainsi reflété, l'être est absent de toute image.

 

Pour l'être n'existe ni délivrance ni prison. Dépourvue de support, enfin l'illusion cesse. L'univers est dans l'être, sans pourtant matériellement s'y trouver.

 

L'univers et le corps ne sont rien, c'est l'évidence. L'être est pure conscience, sur quoi donc désormais divaguer ?

 

Corps, ciel et enfer, prison et liberté, et peur aussi, cela n'est que fiction en vérité. Pour l'être qui est conscience, qu'y a-t-il donc à accomplir ?

 

Même dans une foule immense, pour l'être qui perçoit, inexistante est la dualité, qui semble alors une forêt. A quoi pourrait s'arrêter l'être.

 

L'être n'est pas le corps, le corps n'appartient pas à l'être. Je ne suis pas celui qui vit, je ne suis que conscience;

 

En moi qui suis insondable océan, quand le vent de la pensée cesse, les fondements de l'univers périssent, et sans pitié pour qui spécule.

 

En moi qui suis insondable océan, les vagues de la vie naissent et se heurtent, s'ébattent et se résorbent, par leur nature propre.

 

FILE5.jpg

Repost 0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:55

 

file21.jpg

TEMPS

 

 

Il y a seulement la réalité.

'Le temps est seulement une idée' ;

Si vous l'appelez 'temps', c'est le 'temps', 

si vous l'appelez 'existence', c'est l'existence.

 

Après l'avoir appelé 'temps', vous le divisez 

en jours et nuit,

mois et années,

heures et minutes, etc.

 

Le temps est immatériel pour la voie de la connaissance,

mais certaines lois et la discipline peuvent être bonnes pour les débutants.

 

 

Qu'est-ce que le temps ?


Le temps postule un état, une reconnaissance de celui-ci,

et aussi les changements qui l'affectent.

 

L'intervalle entre deux états est appelé le temps.

Un état ne peut naître que si le mental crée son existence.

Le mental est tenu dans le Soi.

Si le mental-pensant n'est pas utilisé, il ne peut y avoir aucun concept de temps.

 

Le temps et l'espace sont dans le mental mais notre état

véritable demeure au-delà du mental.

 

La question du temps ne se lève pas quand nous sommes établis dans notre véritable nature.

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:32

 

Ayant oublié que sa vraie nature  est l'éther parfait et absolu de la conscience, l'homme trompé par l'ignorance , s'identifie au corps, etc. et se prend pour un individu insignifiant aux facultés réduites.

 

Si on lui dit qu'il est le  Créateur de l'univers entier, il rira de cette idée  et refusera d'être guidé. Aussi, pour se mettre à son niveau, les Ecritures

brahma79 postulent qu'Iswara est le Créateur de l'univers. 

 

Mais ceci n'est pas la vérité. Toutefois les Ecritures révèlent la vérité au chercheur perspicace. 

 

Te souviens-tu de ce conte de d'enfant dans le Yoga Vasishta ?

 

LEQUEL ?

 

C'est une histoire qui illustre bien le vide de cet univers. En l'écoutant, les fausses notions sur la réalité du monde et sa Création par Iswara disparaîtront.

En quelques mots, voici comment se déroule l'histoire :

 

"Un enfant demanda à sa nourrice de lui raconter une histoire passionnante et voici ce qu'elle lui narra :

 

"Il était une fois un roi extrêmement puissant, né d'une mère stérile, qui régnait sur l'ensemble des trois mondes. Sa parole faisait loi pour tous les rois de ces mondes. Le fils de cette mère stérile était doté de pouvoirs d'illusions extraordinaires : il pouvait créer, préserver et détruire des mondes et prendre à sa guise un de ces trois corps : le blanc, le jaune ou le noir.

 

Lorsqu'il prenait le jaune, l'envie lui venait de créer une cité comme un magicien.

 

-Où se trouve cette cité ? demanda l'enfant.

 

-Elle est suspendue en plein ciel.

 

-Comment s'appelle-t-elle ?

 

-L'irréalité absolue.

 

-Comment est-elle construite ?

 

-Elle a quatorze voies royales, chacune divisée en trois sections dans lesquelles se trouvent respectivement de nombreux jardins d'agréments, d'immenses demeures et sept somptueuses pièces d'eau ornée de rangs de perles.

Deux lampes, l'une d'une lumière chaude et l'autre d'une lumière froide, éclairent en permanence la cité où le fils a construit une quantité de maisons magnifiques sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville.

 

Chacune a une toiture de velours noir, neuf entrées, plusieurs fenêtres pour laisser entrer la brise, cinq lampestrois colonnes blanches et des murs plâtrés avec art.

 

Par le pouvoir de sa magie il a crée des fantômes redoutables et chaque maison en a un pour la garder. Tel un oiseau rejoignant son nid, il pénètre à son gré dans n'importe quelle maison pour s'adonner à ses plaisirs.

 

Avec son corps noir,  il protège ses maisons à travers les gardes fantômes.

Avec son corps blanc, il les réduit en cendres.

 

Un jour, ce fils d'une mère stérile qui, comme un fou, n'a cesse de créer, protéger et détruire la cité au gré de son caprice, se trouve fatigué de son labeur ; pour se rafraîchir, il prend un bain dans les eaux désaltérantes d'un mirage et arbore fièrement des fleurs cueillies dans le ciel.

 

Je l'ai vu : il ne tardera pas à venir te présenter quatre rangs de pierres précieuses taillées dans des reflets d'éclats de verre et des bracelets de chevilles en argent fait de miroitement de nacre."

 

L'enfant cru à la véracité du conte et fut ravi. Ainsi en est-il du fou qui prend ce monde pour réel."

 

Comment cette histoire illustre-t-elle ce point ?

 

-L'enfant de la légende est l'ignorant du monde ; la nourrice représente les Ecritures qui parlent de la Création par Iswara ; le fils de la mère stérile est Iswara, engendré par maya , ses trois corps sont les trois attributs de maya ; quand il prend ces corps, il incarne les aspects de Brahma, Vishnu et Rudra.

 

Dans le corps jaune, Brahma, qui est le fil traversant l'univers entier, crée le monde dans l'éther de la conscience qui correspond au plein ciel dans la

fable ; son nom est l'irréalité absolue ;


les quatorze voies royales sont les quatorze mondes ;

les jardins d'agréments, les forêts ;

les demeures, les chaînes montagneuses ;

les deux lampes, le Soleil et la Lune

et les somptueuses pièces d'eau ornées de rangs et de perles, les océans dans lesquels se jettent de nombreuses rivières.

 

Les maisons construites sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville représentent les corps des êtres célestes, des humains et des animaux.

Les trois colonnes blanches sont les squelettes osseux et le plâtre sur les murs représente la peau.

La toiture noire est la tête recouverte de cheveux ;

les neuf entrées sont les neufs passages dans le corps ;

les cinq lampes, les cinq sens,

et le gardien fantôme est l'ego.

 

A présent que le roi Iswara, fils de la mère stérile maya, a construit les maisons des corps, il y entre selon son bon plaisir en tant que jiva, s'ébat en compagnie d'ego fantômes et erre sans but précis.

 

Dans le corps noir, il fonctionne en tant que Vishnu, également nommé Virat, et préserve l'univers.


Dans le corps blanc, il est Rudra le destructeur qui habite tout être et toute chose et absorbe en lui l'univer entier. C'est son sport et son divertissement. On dit que ce plaisir est illustré par le roi se rafraîchissant dans les eaux d'un mirage. Son orgueil est sa souveraineté.

 

Les fleurs célestes sont les attributs d'omniscience et d'omnipotence.

Les bracelets de cheville, le ciel et l'enfer ;

les quatre rangs d'éclats de reflets de verre, les quatre stades de mukti - salokya, samipya, sarupya et sayujya - signifiant égalité de rang, condition, puissance et identité finale.

L'arrivée attendue du roi porteur de présents est le culte de l'image qui exauce les prières des dévots.

 

Ainsi, l'ignorant qui étudie les Ecritures, trompé par son ignorance, croit que le monde est réel.

 

Si le ciel, l'enfer et les quatre stades de béatitude (mukti) sont tous illusoires, pourquoi une partie des Ecritures prescrit-elle des méthodes pour atteindre le ciel ou la béatitude ?

 

Voyant son enfant pris de douleurs d'estomac, la mère soucieuse veut lui administrer du poivre, mais conciente de son aversion pour le poivre et de son faible pour le miel, elle l'amadoue gentiment avec un peu de miel avant de lui faire ingurgiter le poivre.

 

De la même manière, voyant l'étudiant ignorant souffrir dans le monde, les Ecritures, dans leur miséricorde, veulent lui faire réaliser la vérité ; mais connaissant son amour pour le monde et son aversion pour la réalité non-duelle qui est subtile et difficile à comprendre, elles l'amadouent gentiment avec la douceur des plaisirs céleste, etc.. avant de lui dévoiler la réalité non duelle.

 

En admettant que le ciel, l'enfer , etc..  sont inexistants, comment peut-on déclarer qu'Iswara, si souvent mentionné par les Ecritures, est aussi irréel ?

 

Les passages concernant Iswara dans toute sa gloire sont suivis d'autres affirmant qu'il est le produit de maya et que le jiva est celui de l'ignorance.

 

Iswara, produit de l'illusion, n'est pas plus réel que le sujet de rêve, produit du sommeil. Il appartient à la même catégorie que le jiva, produit de l'ignorance, ou le sujet du rêve, produit du sommeil.

 

 

Extrait du livre "la lampe de la connaissance non duelle"

livre.jpg

"Advaita Bodha Deepika"

 

Dans cette oeuvre, l'auteur nous dit que "Les sages réalisés affirment que le mental prend racine en l'absence d'investigation et périt par une investigation éclairée" et précisent que les conditions requises pour ce processus sont la "capacité à discerner le réel de l'irréel, l'absence d'intérêt pour les plaisirs d'ici ou d'ailleurs, l'arrêt des activités et un ardent désir de libération".

 

"Cet ouvrage figure parmi les quelques livres appréciés par Ramana Maharshi dont il recommandait la lecture à ses visiteurs."


Repost 0
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 11:02

 

L'état du jnani

n'est ni le sommeil ni la veille,

 

c'est un état intermédiaire entre les deux.

 

C'est la conscience de l'état de veille

et la tranquillité du sommeil.

RAMANA MAHARSHI N°1

C'est l'état combiné de conscience parfaite

et de tranquillité parfaite.

 

Il est l'intervalle entre le sommeil

et la veille ;

 

Il est également l'intervalle

entre deux pensées successives.

 

Il n'est pas inertie,

il est Félicité.

 

Il n'est pas transitoire,

il est éternel.

Repost 0
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 20:51

 

18

"Tout comme une rivière ne suit plus son cours une fois qu'elle s'est perdue dans l'Océan, de même une personne perd toute activité une fois qu'elle s'est perdue dans le Soi."

 

"Une homme ne peut vivre heureux qu'en sachant que pour vivre il n'a besoin de rien."

 

"Quand nous prenons conscience  de notre Soi le monde disparaît, mais lorsque nous perdons de vue notre Soi, nous nous trouvons enchaînés dans le monde."

 

"Le désir est mâyâ et le non-désir est Dieu."

 

"De même qu'un gigantesque bayan sort d'une minuscule graine, de même le vaste monde avec noms et formes jaillit du Coeur."

 

"Le sel en bloc est visible ; il est invisible en solution. Néanmoins, on reconnaît son existence par le goût. De même le sat, bien que non reconnu par l'intellect, peut-être réalisé d'une autre manière, c'est-à-dire sur le plan transcendantal."

 

"Tout comme un homme les yeux bandés, que des voleurs ont abandonné dans la jungle, s'enquiert de son chemin et retrouve sa maison, de même un ignorant (aveuglé par l'ignorance) s'enquiert, auprès de moins aveuglés, de sa propre source et y retourne."

 

SRI BHAGAVAN cita le GURÛPADESHA suivant :

 

 "vân manasi sampadyate, manah prâne, prânas tejasi, tejah parasyâm devâtyâm iti"

 

(La parole se fond dans le mental, le mental dans le souffle, le souffle dans la lumière, la lumière dans le Soi suprême).


RAMANA-R-160.jpg


 

"Y'a-t-il neuf méthodes différentes pour enseigner le mahâvâkya "tat tvam asi" (Tu es Cela)

dans la Chândogya-upanishad ?

 

BHAGAVAN : Non. Ce n'est pas le cas. Il n'y a qu'une seule méthode.


Uddâlaka (1) commença par enseigner sat eva somya....

(Il n'y a que ETRE...)

en donnant l'exemple du jeûne de Shvetaketu.

 

1. Le sat, l'Être dans l'individu, est mis en évidence par le jeûne.

 

2. Cet Être (sat) est identique en tous, comme le miel recueilli de différentes fleurs.

 

3. Il n'y a pas de différence dans le sat des individus, ainsi que le montre l'état de sommeil profond. Alors se pose la question : puisqu'il en est ainsi, pourquoi chacun de nous n'en a pas connaissance durant son sommeil ?

 

4. Parce que l'individualité a disparu. Seul le sat perdure. Exemple : les rivières se perdent dans l'océan. L'individualité, une fois disparue, le sat reste-t-il ?

 

5. Assurément, un arbre émondé repousse. C'est un signe certain qu'il est en vie. Mais le sat existe-t-il dans cet état de sommeil ?

 

6. Oui, prenez le cas du sel et de l'eau. La présence du sel dans l'eau est subtile ; bien qu'invisible à l'oeil, elle est reconnue par d'autres sens. Comment peut-on le reconnaître ? Quels sont les autres moyens ?

 

7. Par l'investigation. Comme l'homme perdu dans la forêt de Gandhâra et qui rejoint sa demeure.

 

8. Dans l'évolution comme dans l'involution, dans la manifestation comme dans la résorption, le sat seul existe. La lumière s'immerge dans le Suprême.

 

9. Un homme insincère se brûle au cours de l'épreuve du feu. Son absence de sincérité est dévoilée par le feu. La sincérité est évidente en Soi. Un homme sincère ou un homme qui a réalisé le Soi reste heureux sans être affecté par de fausses apparences (à savoir, le monde, la naissance et la mort), alors que l'homme non sincère ou l'ignorant en souffre.

 

(1.) sage qui instruit son fils Shvetaketu dans la Chândogya-upanishad

Repost 0
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:50

DR LOHARA INTERROGEA BHAGAVAN : 


Pourquoi le mental ne s'immerge-t-il pas dans le Coeur, même en méditant ?

 

BHAGAVAN  :                   arch-19_1.jpg

 

Un corps qui flotte ne s'enfonce pas facilement sous l'eau, à moins qu'on ne trouve un moyen pour l'y forcer.

 

Le contrôle de la respiration rend le mental tranquille. Mais il doit rester vigilant et la méditation doit se poursuivre sans arrêt, même lorsqu'il est en paix.

Alors il s'immerge dans le Coeur.

On peut aussi alourdir le corps flottant par des poids pour le faire couler.

Ainsi, la fréquentation des sages fait-elle "couler" le mental dans le Coeur.

 

Une telle fréquentation est à la fois physique et mentale.

 

L'Être, extérieurement visible (celui du guru), pousse le mental vers l'intérieur. Mais il est également dans le Coeur du chercheur et de là il tire le mental  intériorisé de celui-ci et le fait basculer dans le Coeur.

 

Cette question se pose seulement quand le disciple commence à méditer et trouve cela difficile. Qu'il pratique juste un peu le contrôle de la respiration et son mental se purifiera. Il ne s'immerge pas encore dans le Coeur parce que les tendances latentes y font obstacle.

 

Celles-ci disparaissent par le contrôle de la respiration ou la compagnie des sages. En fait, le mental est toujours dans le Coeur. Mais il est agité et bouge à cause des tendances latentes. Quand celles-ci sont rendues impuissantes, le mental est tranquille et paisible;

 

Le contrôle de la respiration ne peut apaiser le mental que temporairement, parce que les tendances subsistent.


Si le mental se résorbe dans le Soi, il ne fera plus d'ennuis. Et l'on y parvient par la méditation.

 

Un disciple demanda comment il pouvait reconnaître son état naturel primordial.

 

BHAGAVAN :

 

L'état libre de pensées permet une telle reconnaissance.

 

Provoquez l'état de sommeil durant l'état de veille et c'est la Réalisation.

L'effort doit être concentré sur l'extinction de la pensée "je" et non sur l'introduction du vrai "Je". Car ce dernier est éternel et n'exige aucun effort de votre part.

 

Question d'un visiteur : Y'a-t-il des pensées en samadhi ?

 

BHAGAVAN :  Il n'y a que la sensation "Je suis" et pas de pensées.

 

Question : "Je suis" n'est-ce pas une pensée ?

 

BHAGAVAN :

 

"Je suis" dénué d'ego, n'est pas une pensée. C'est la Réalisation.

 

Le sens  ou la signification de "Je" est Dieu.

L'expérience "Je suis", c'est "être tranquille".

 

PastedGraphic-2.jpg

 

Question :

Comment peut-on garder le mental stable d'une façon continue 

 

BHAGAVAN :

 

Tous les être vivants ont conscience de leur environnement.

On doit donc en conclure qu'ils sont tous pourvus d'un intellect.

 

Cependant, l'intellect de l'homme est différent de celui des animaux, car l'homme, non seulement, perçoit le monde tel qu'il est et agit en conséquence, mais, de plus, n'étant jamais satisfait de l'état actuel des choses, il cherche à l'améliorer suivant ses désirs. Ce faisant, il étend le champ de ses divers intérêts, mais reste néanmoins insatisfait.


Il commence alors à penser et à raisonner.

 

Son désir d'une paix et d'un bonheur permanents est le signe manifeste de l'existence d'une telle permanence dans sa propre nature. C'est pourquoi il s'efforce de trouver et de regagner sa propre nature - son Soi.

 

Une fois le Soi trouvé, tout est trouvé.

 

Cette recherche intérieure est le chemin que doit emprunter l'intellect de l'homme.

Après une pratique continue, l'intellect finit par réaliser de lui-même que sa propre activité dépend d'un pouvoir supérieur. Mais, il ne peut pas par lui-même atteindre ce Pouvoir. Si bien qu'arrivé à un certain stade, il s'arrête d'agir.

 

Quand l'intellect a suspendu ainsi toute activité, seul reste le Pouvoir Suprême. C'est la Réalisation ; c'est la finalité ; c'est le but.

 

Il est donc clair que la finalité de l'intellect est de comprendre qu'il est dépendant d'un pouvoir supérieur et qu'il est incapable de l'atteindre. Il doit alors s'annihiler lui-même avant d'atteindre le but.

 

Tant qu'il reste un objet séparé du sujet (c'est-à-dire la dualité), il y a place pour le kâma (le désir).


Quand il n'y a plus d'objet, il ne peut y avoir de désir.

L'état sans désir c'est le moksha (la Libération).

 

Dans le sommeil profond, il n'y a ni dualité ni désir.

Alors que dans l'état de veille, il y a dualité et désir.

 

C'est à cause de la dualité que le désir apparaît pour posséder l'objet.

 

Le mental dirigé vers l'extérieur est le siège de la dualité et du désir. 

 

Si on sait que la félicité n'est autre que le Soi, le mental se tourne vers l'intérieur.

 

Quand le Soi est atteint, tous les désirs se trouvent exaucés.

 

PastedGraphic-1-copie-1.jpg

 

 

Repost 0
Published by Sililia - dans ENTRETIENS
commenter cet article
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:57

 

Les Yogis observent au cours de leurs pratiques diverses lumières et photismes colorés ;

ce n'est pas encore la Réalisation.

 

Un jour, qu'elle se livrait à des austérités en vue de parvenir à la Réalisation, Parvati vit apparaître diverses lumières. Comme elle les percevait par l'intermédiaire de ses sens, elle en conclut qu'il ne pouvait s'agir de l'Eternel.

 

Elle poursuivit son ascèse et quand elle obtint la paix de l'esprit, elle comprit qu'il s'agissait du Soi, de l'Eternel. On ne peut percevoir les choses que grâce à la lumière.

 

N'est-il pas juste alors de dire que c'est aussi grâce à cette lumière que l'on réalise le Soi ?

Cette lumière est la conscience d'avoir réalisé le Soi.

 

Au cours du nirvikalpa samadhi, elle se manifeste dans la faculté de percevoir à la fois la lumière du samadhi et ce qui la transcende.

 

Ramana_Maharshi_199-copie-1.jpg

 

Y'a-t-il une différence entre les samadhis interne et externe ?

 

RAMANA MAHARSHI : Oui. Dans le samadhi externe on demeure immobile tout en percevant le monde, sans que cela suscite une réaction intérieure.

Le samadhi externe est comparable à une mer calme, tandis que le samadhi intérieur et comme une flamme perpétuelle.

Quand la flamme et l'océan ne font plus qu'un, c'est le sahaja samadhi

 

SAMADHI EXTERNE :

 

-L'esprit saute constamment d'un objet à l'autre. Il faut le stabiliser et le fixer sur la réalité 

 sous-jacente aux objets.

 

-Les objets extérieurs ont leur source en l'unique Réalité. Cherchez cette Réalité, puis efforcez-vous de vous y maintenir. Fondez-vous en cette unique Réalité qui sous-tend toutes choses et cessez de percevoir les phénomènes impermanents.

On compare cet état à un océan parfaitement calme, qu'aucune vague n'agite.

 

SAMADHI INTERNE :

 

-Le mental est victime du désir, de la sensualité, de la colère, etc. Cherchez-en la source, observez comment ils prennent naissance. Maintenez-vous dans cette source.

 

-Des milliers de pensées émanent de la Réalité intérieure et se manifestent.

Maintenez-vous dans cette Réalité.


 

-L'immersion dans l'Etre intime qui est l'unique Réalité d'où émanent toutes les pensées, etc.

Rien d'autre n'est perçu.

On compare cet état à une flamme qui brûle à l'abri des courants d'air, parfaitement droite et immobile.

 

Quand cet état de nirvilkapa est atteint sans exercer d'effort, et que l'océan paisible du samadhi externe n'est plus différent de la flamme régulière du samadhi interne, on est parvenu au sahaja samadhi.

 

06-ramana-070609-copie-1.jpg

 

Dans l'état de kevala, le jnani jouit de la béatitude engendrée par l'arrêt des activités mentales et la disparition des objets extérieurs. Mais au bout d'un certain temps, cette félicité prend fin car l'esprit se remet à fonctionner.

 

Dans le sahaja nirvilkapa, on abandonne définitivement l'esprit et la félicité devient permanente. C'est un bonheur de chaque instant, qui ne prend jamais fin.. Même si le coprs, les sens et l'esprit demeurent actifs, le sujet n'est pratiquement pas conscient de leurs activités.

 

Samadhi signifie transcendance, ce qui implique de ne plus identifier le corps au Soi.

On raconte que certains sont restés en nirvilkapa samadhi pendant un millier d'années ou même plus.

 

SOMMEIL                         NIRVILKAPA SAMADHI                    SAHAJA

                                                                                                                   SAMADHI

 

1. Mental vivant                   1. Mental vivant                               1. Mental annihilé

2. Plongé dans                      2. Immergé dans                              2. Fondu dans le Soi

     l'inconscience                       la Lumière

                                                3. Tel un seau attaché                      3. Tel une rivière se

                                                     à une corde et immergé                   jetant dans l'océan

                                                     au fond d'un puits                             et perdant

                                                                                                                  son identité.

                                                 4. Le seau est remonté                     4. Le fleuve ne peut

                                                      grâce à la corde                                 ressortir de l'océan.


 

aruna 193

 

La nature intérieure de l'homme, c'est la paix. Si vous le découvrez en vous-même, vous la verrez ensuite partout ailleurs.

 

La paix que vous avez découverte au cours de vos expériences spirituelles temporaires provenait de votre Moi. Il ne s'agissait que d'une surimposition.


Le jour viendra où nous devrons rire de nos efforts visant à obtenir  la Réalisation ; car nous nous apercevrons qu'avant comme après nous sommes égal à nous-même.                                     

RAMANA MAHARSHI

Repost 0
Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
commenter cet article

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.