Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

La Gita Dialogue entre Krishna et Ardjuna avant le combat mythique...

Ce dialogue est particulièrement important, car il montre comment on doit agir dans le monde, tout en étant contemplatif, et non pas retiré de l'action, assis sous un banian. Message très moderne!

 "Tout comme l'habitant de ce corps traverse l'enfance, la jeunesse et la vieillesse, de même il passera dans un autre corps. Ceci ne trouble pas le sage.

 Le contact des sens avec leur objets, " fils de Kunti, engendre l'expérience du froid et du chaud, du plaisir et de la douleur. Transitoires, ils vont et viennent; Supporte-les patiemment, " Bharata!

En vérité, il est digne de l'immortalité, l'homme inébranlable que ces contacts ne troublent pas, qui maintient un esprit imperturbable dans le plaisir et la douleur, " toi le meilleur parmi les hommes!

L'irréel n'a pas d'être, le réel ne cesse jamais d'être. La vérité profonde de ces deux principes a été perçue ainsi par ceux qui voient la Réalité ultime.

 Sache en vérité que Cela, par quoi tout ceci est imprégné, est indestructible. Nul ne peut oeuvrer à la destruction de cet être immuable.

On sait que ces corps ont une fin ; L'habitant de ce corps est éternel, impérissable, infini. Ainsi donc, combats, " Bharata!

Celui qui le tient pour le tueur et celui qui le considère comme étant tué, ne perçoivent ni l'un ni l'autre la vérité. Il ne tue, ni n'est tué.

 Il ne naît jamais, ni ne meurt; ni, ayant été, il ne cessera d'être. Non-né, éternel, perpétuel, ancien, Il n'est pas tué lorsque le corps est tué.

 Celui qui le connaît comme étant indestructible, permanent, non-né, immortel, comment peut-il " Partha, tuer ou pousser un autre à tuer?

De même qu'un homme se dépouille de vêtements usés pour en prendre des neufs, ainsi l'habitant de ce corps, se défaisant des corps usés, en prend d'autres qui sont nouveaux.

Les armes ne peuvent le transpercer, ni le feu le brûler; l'eau ne peut le mouiller, ni le vent le dessécher. Il ne peut être transpercé, ni brûlé, ni mouillé, ni même dessèché.

Il est éternel, imprégnant toute chose, stable, immuable, toujours le même. Il est dit être non-manifesté, inconcevable, non-changeant; par conséquent, le connaissant ainsi, tu ne devrais pas t'affliger.

 Même si tu penses que constamment il naît, et que constamment il meurt, même alors, ", toi aux bras puissants, tu ne devrais pas t'affliger ainsi.

En vérité, la mort est certaine pour qui est né; et la naissance est certaine pour qui est mort; tu ne devrais par conséquent pas t'affliger de ce qui est inévitable.

 Les créatures sont non manifestées au commencement, manifestées dans l'état intermédiaire et de nouveau non manifestées à la fin.

O Bharata, qu'est-ce que cela a d'affligeant? Celui qui habite dans le corps de chacun, " Bharata, est éternel et invulnérable; tu ne devrais donc t'affliger pour aucune créature, quelle qu'elle soit.

 Même si tu considères ton propre dharma, tu ne devrais pas hésiter car, ayant atteint l'équanimité, dans le plaisir et la douleur, dans le gain et la perte, dans la victoire et dans la défaite, lance-toi donc dans la bataille.
 Ainsi, tu n'encourras pas de péchers.

Ce qui a été exposé est la connaissance selon le Sankhya. Entends-la maintenant selon le Yoga. Et l'intellect établi grâce à cela, " Partha, tu te libéreras de l'influence aliénante de l'action.

Dans ce Yoga, nul effort n'est perdu et nul obstacle n'existe. Même un peu de ce dharma délivre d'une grande peur.

 Dans ce Yoga, l'intellect est résolu et focalisé, alors que l'intellect des irrésolus est divisé en maintes branches et sans cesse changeant. Un intellect résolu ne naît pas dans l'esprit de ceux qui sont profondément attachés au plaisir et au pouvoir.(...)

Le Veda traite des trois gunas. Sois en dehors des trois gunas, libre de la dualité, toujours ferme dans la pureté, détaché des possessions, installé dans le Soi.

Tu n'as de contrôle que sur l'action, jamais sur ses fruits. Ne vis donc pas pour les fruits de l'action. Ne t'attache pas non plus à l'inaction.

Etabli dans le Yoga, accomplis les actions, ayant abandonné tout attachement, l'esprit devenu égal dans le succès ou l'échec, car l'égalité d'esprit est appelé Yoga.

 Celui dont l'intellect est unifié s'émancipe lui-même du bien et du mal. Par conséquent, adonne-toi au Yoga. Le Yoga est l'habilité dans l'action.

Les sages dont l'intellect est véritablement uni au Soi, qui ont renoncé aux fruits de leurs actions et qui sont libérés des liens de la naissance, parviennent à un état dépourvu de souffrance.

Quand ton intellect aura franchi les marécages de l'illusion, tu deviendras indifférent à ce que tu as déjà entendu et à ce que tu pourrais encore entendre.

Quand ton intellect, déconcerté pas les textes védiques se tiendra inébranlablement dans le Soi, tu parviendras alors au Yoga.

 Arjuna dit: "A quels signes reconnaît-on l'homme dont l'intellect est stable et qui est absorbé dans le Soi, " Keshava? Comment un homme à l'intellect stable parle-t-il, comment s'assied-il, comment marche-t-il?"

Le Bienheureux Seigneur dit: Quand un homme a complètement rejeté tous les désirs qui ont pénétré dans son esprit, " Partha, quand il est satisfait dans le Soi, par le Soi seul, on dit qu'il a un intellect stable.

Celui dont l'esprit demeure inébranlable au milieu des chagrins, qui, au milieu des plaisirs, est libre de convoitise, que l'attachement, la peur et la colère ont quitté, celui-là est appelé un sage à l'intellect stable.

Celui qui n'a pas d'inclinaison excessive envers quoi que ce soit, qui n'exulte ni ne répugne à recevoir le bien ou le mal, celui-là a l'intellect établi.

Et quand un tel homme retire ses sens de leur objet, comme une tortue rentre ses membres de tous côtés, son intellect est établi.

Les objets des sens délaissent celui qui ne s'en nourrit pas, mais le goût pour eux persiste. A la vue du Suprême, même ce goût cesse.

 Les sens turbulents entraînent de force l'esprit, même de celui qui essaie de les contrôler. Les contrôlant tous, qu'il se tienne assis, s'étant unifié, Me regardant comme le suprême, car l'intellect de celui dont les sens sont soumis est établi.

 En s'attardant sur les objets des sens, l'homme développe de l'attachement pour eux. De cet attachement naît le désir et du désir naît la colère. De la colère naît l'égarement, de l'égarement l'instabilité de la mémoire, et de l'instabilité de la mémoire la destruction de l'intellect. Par laquelle, il périt.

Mais celui qui a acquis la discipline de soi, qui vit parmi les objets des sens alors que ses sens sont affranchis de l'attachement et de l'aversion et demeurent sous son contrôle, celui-là accède à la "grâce". Par la grâce prennent fin tous les chagrins. En effet, l'intellect de l'homme à la conscience glorifiée devient vite fermement établi.

Celui qui n'est pas établi n'a pas d'intellect stable et ne connaît pas la paix, ni le bonheur.

L'homme qui a acquis le contrôle de soi est établi au sein de ce qui est nuit pour les autres êtres. Ce dans quoi les êtres sont éveillés, est nuit pour le sage qui voit.

Celui en qui tous les désirs pénètrent comme les eaux dans la mer immobile et toujours pleine, celui-là connaît la paix, mais non pas celui qui chérit les désirs. Quand un homme agit sans passion, ayant abandonné tous les désirs, libre du sens du "je" et du "mien", il parvient à la paix. C'est l'état de Brahman. L'ayant atteint, l'homme ne peut s'égarer. Etabli en cela, même au dernier instant, il accède à la liberté éternelle de la conscience divine.

Arjuna dit: Si tu considères la connaissance supérieure à l'action, " Janardana, pourquoi me pousses-tu à cet bataille terrible?

 Le Bienheureux répond: Comme je l'ai exposé jadis, il y a en ce monde deux voies: Le Yoga de la connaissance pour les hommes de contemplation, et le Yoga de l'action pour les hommes d'action. Ce n'est pas en s'abstenant d'agir que l'homme parvient à la non-action; ce n'est pas non plus par le simple renoncement qu'il parvient à la perfection. Nul, en effet, ne peut exister, même un seul instant, sans accomplir d'action; car chacun est irrémédiablement poussé vers l'activité par les gunas de la nature.

 Celui qui reste assis, réprimant les organes d'action et dont l'esprit est absorbé dans les objets des sens, se trompant lui-même, peut être appelé hypocrite. En revanche, celui qui, contrôlant les sens par l'esprit engage sans attachement ses organes dans le Yoga de
l'action, celui-là excelle, " Arjuna! "

Partager cette page

Repost 0
Published by

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.