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  RAMANA MAHARSHI
     
La connaissance de l'être
Ulladu Narpadu ou Sad-Vidya - Quarante vers sur la connaissance de l'être
(composé entre le 25 juillet et le 11 août 1928)

 
1.  Sans Cela qui est, pourrait-il y'avoir connaissance de la Réalité ?
    Libre de tout concept, là est la Source, on le nomme (donc) le Coeur.
    La question (qui demeure) est comment le concevoir -lui, l'Un, inconcevable ?
    Le concevoir c'est le devenir, Lui (qui demeure) dans le Coeur.
 
2.  Le sens de l'ego disparaît pour ceux qui, ayant peur de la mort,
     Prennent refuge dans le Seigneur, le Vainqueur de la Mort.
     Ainsi ils deviennent immortels -
     Comment pourraient-ils encore craindre la mort?
 
3.  Il est admis que la cause du moi et du monde
     Est un principe unique au pouvoir infini.
     Dans la projection qu'est le monde, l'écran et la lumière,
     Le vu et le voyant - Tout est Lui, l'Un.
 
4.  Dieu, le monde et l'âme
     Forment cette triple vérité,
     De laquelle procédent toutes les religions.
     L'ego les séparent tous trois,
     La Réalité les transcende quand l'ego disparaît.
 
5.  "Tout est être-conscience-félicité",
     Non, c'est le contraire ! " Vaines sont ces querelles,
      Dans la réalité du Soi sont abandonnées toutes les notions de libération et de servitude.
 
6.  Pour celui qui déclare que le Soi a une forme,
     De même Dieu a une forme et (aussi) le monde.
     Mais (en lui) "qui" demeure encore pour voir dans le Soi sans forme ?
     Lui-même est la Vison infinie, une et absolue.
 
7.  Le corps est composé de cinq enveloppes (kosha),
     Sans ces identifications (au corps), le monde existerait-il ?
     Sans le corps quintuple (de dualité),
     Qui demeure pour dire qu'il n'y a ni connaissant ni connu ?
 
8.  L'audible et le visible, l'odorat , le toucher et le goût constituent le monde (jagat)
     Les sensations perçues à cette lumière
     Sont du domaine mental.
     Aussi, le monde n'est-il qu'un produit du mental.
 
9.   Le monde et sa perception s'élèvent et disparaissent ensemble,
     Il est perçu à la lumière du "je" et de la pensée.
     Dans la réalité de l'être, le mental et le monde se forment et disparaissent.
     Un et parfait, non-né est Cela, sans fin.
 
10.  Voir la Vérité, vénérer le Suprême.
      Dans ses noms et dans ses formes est l'une des approches.
      Mais demeurer dans l'état naturel du Soi
      Est la véritable vision de la Vérité.
 
11.  Dualité (sujet-objet) et triade (connaissant- connu-connaissance fixés) sur
             quelque chose créent la servitude.
     Irréelles, elles disparaissent par l'introspection.
     Quand Cela est réalisé, toute dualité s'efface.
     Là est la vérité. La voir c'est ne plus douter.
 
12.  Si l'ignorance n'était pas, comment pourrait-il y avoir de connaissance ?
      Si la connaissance n'était pas, comment pourrait-il y avoir d'ignorance ?
      Cherchant la source commune,
     Etablis-toi dans la connaissance de la Réalité.
 
13.  Sachant que le "connaissant" n'est pas,
      Comment survient une telle connaissance?
      Le Soi étant vu - le substrat des deux - (connaissance-ignorance)
      Dissout la réalité connaissant-connu.
 
14.  La neutralité (voyant-vu) n'est pas la (vraie) connaissance, ni ce qui est connu.
      Rien n'est "vu" dans la connaissance ultime.
      Différent des deux (dualités), là est la Conscience.
      Elle n'est pas vacuité, mais resplendissante et véritable Connaissance.
 
15.  Pur conscience, seul le Soi est réel.
      Multiples sont ces formes ;
      Ont-elles une réalité en dehors de lui ?
      Les ornements sont faits d'une même substance : l'or ,leur réalité.
      Sont-ils pour cela séparés de lui ?

16.  Les notions de "Lui" et de "tu" sont liées par le "je".
      Dans la réalisation, la racine du "je" disparaît.
      Dans le Soi non-né, resplendit le véritable "Je",
      Libre des dualités "lui", "tu" et "je".
 
17.  S'il est admis que le passé est le présent,
      Alors le futur l'est aussi.
      Sans connaître la réalité du présent,
      Il est vain de discourir sur la nature du futur et du passé.
      Peut-on compter les nombres sans l'unité de l'Un ?
 
18.  L'espace et le temps existeraient-ils sous l'impulsion du mental ?
      Le corps existe dans le temps et l'espace, mais non dans le Soi.
      Le Soi n'est soumis ni au temps ni à l'espace,
      Et (malgrè cela) il est présent en tout et toujours.
 
19.  Le corps est le Soi ("je") pour le sage comme pour l'ignorant.
      L'ignorant s'identifie au corps,
      Pour le Sage, le Soi resplendit dans le Coeur,
      Le corps (universel) est le monde ;
      Là Il se tient, infini et parfait.
 
20.  Le monde est réel pour l'ignorant comme pour le Sage,
      Pour l'ignorant, seul le monde perçu est réel.
      Pour le Sage, la source sans forme du visible
      Est la seule réalité du monde, lumineuse et parfaite.
 
21.  Parler du destin et de l'effort,
      Celui qui n'en connaît pas la source.
      Celui qui la connaît, n'est lié ni par le destin ni par l'effort.
 
22.  Voir le Divin sans voir le Soi,
      C'est ne voir qu'une image (créee par le ) mental.
      Séparé du Soi (le jiva), le Suprême n'est pas.
      La véritable vision est celle du Soi Suprême en soi.
 
23.  "Vois le Soi et vois Dieu".
      Ceci est la Parole révélée, (mais) la vérité est difficile à saisir.
      Car le Soi ne peut voir un "autre" que lui.
      Aussi comment est-il possible de voir Dieu ?
      Etre nourri par Lui, c'est le voir.
 
24.  Le Divin donne (sa) Lumière au mental.
      En Lui, caché en Lui-même, il resplendit ;
      Aussi, diriger sa pensée pour s'unir à Lui,
      C'est voir le Divin.
      Qui d'autre verrait-on ?
 
25.  Personne ne dit "le corps est le Soi",
      Ni n'affirme, "je ne suis pas durant le sommeil profond"
      Quand le "je émerge, tout émerge.
      De tes propres yeux, vois d'où vient ce "je".

26.  Le corps (grossier) est une fausse identification.
      Le vrai Soi est non-né.
      Entre les deux à la limite du corps,
      Quelque chose d'autre apparaît :
      Le noeud liant la matière et l'esprit, le mental, l'âme incarnée,
      Le corps subtil, le soi-ego,
      Cela est la Roue de l'impermanence (et)du samsara.
 
27.  Il naît avec une forme, encracinée dans les formes,
       Se nourrissant de formes, changeant sans cesse ses formes,
      (mais) sans forme propre, il disparaît par l'introspection :
      Ainsi est l'ego-fantôme.
 
28.  Quand survient le sens de l'ego, tout se manifeste.
      Quand il s'efface, tout disparaît.
      Ainsi tout n'est qu'une forme de l'ego.
      La quête (du Soi) est la voie qui mène à la réalisation.
 
29.  L'état naturel est là où l'ego n'est pas.
      Quand son lieu de naissance est trouvé, l'ego disparaît.
      Là rien ne peut modifier
      L'état suprême de son propre Soi.
 
30.  Tout comme dans l'eau profonde d'un puits,
       Plongeons en nous-même avec un discernement aiguisé,
       Avec la parole, le mental et le souffle sans contrôle.
       Afin de découvrir la véritable source du "je"
 
31.  A travers la tranquillité, le mental intériorisé comme l'introspection,
      La quête du Soi est la seule réelle.
      (je ne suis pas ceci", "cela n'est pas mien").
      De telles notions sont une aide dans la quête.
 
32.  En cherchant en soi, le Coeur est trouvé,
      (alors) l'ego s'incline et disparaît.
      Puis resplendit l'autre "Je",
      Non pas l'ego limité, mais le Soi Suprême parfait.
 
33.  Que rest-t-il à accomplir pour celui qui s'est fondu dans le Soi
      Et resplendit (de joie)?
      La question ne se pose pas pour celui qui s'est séparé de l'ego.
      Cette attitude semble étrange, qui peut la comprendre ?
 
34.  "Tu es Cela" disent les Ecritures avec clarté.
      Toutefois, ne pas l'avoir réalisé
      Incombe à de vaines controverses (sur la nature du Soi),
      Et à un faible discernement,
      Lumineux est toujours Cela , le propre Soi.
 
35.  Les affirmations "je n'ai pas réalisé" comme "'j'ai réalisé".
      Sont des bavardages stériles.
      Y'a-t-il un Soi à deux faces : voyant et vu ?
      Le Soi est Un.
 
36.  Non établi dans le Coeur, en l'être propre,
      Egaré dans le royaume du Réel,
      Controverser sur le "réel" ou l' "irréel" , avec ou sans forme,
      L'un ou le multiple -
      Toutes ces joutes verbales ne sont qu'artifices de maya.
 
37.  Stable dans le Réel, est siddhi, la Perfection Suprême.
      Les autres achèvements (sidhhi) ne sont que des rêves impermanents.
      Les rêves peuvent-ils être du domaine de l'éveil ?
      Celui qui est établi dans la Vérité, peut-il être encore abusé par maya ?
 
38.  Pour celui qui pense que le coprs est le Soi,
      La méditation "Je suis Lui" est une aide dans la quête Suprême.
      (elle est) Futile pour qui est établi et stable dans le Soi,
      Et aussi vaine que celui qui affirme "Je suis un homme"!
 
39.  Dans l'état éveillé, la non-dualité est la Vérité.
      L'état de non-dualité qui la précède (lors de la quête) est vrai (aussi).
      Raisonner ainsi est une erreur.
      Car la vérité demeure absolue, connue ou pas ;
      Dans la parabole, le dixième homme n'était pas compté,
      Aussi était-il perdu et le nombre restant était-il neuf ?
 
40.  Est lié aux fruits de l'action
      Celui qui pense, "je fais" ;
      La notion d'être l'agissant (kartâ) se perd dans la recherche du Coeur,
      Le triple karma s'efface - ceci est la Réalisation.
 
41.  La pensée de libération est liée par celle de servitude.
      Chercher à savoir "qui" est lié,
      Conduit au Soi non-né, l'être propre, éternellement libre.
      Là, cette pensée peut-elle encore surgir ?
 
42.  " Dans la délivrance la forme n'est pas ",
      " La forme est dans la réalisation ".
      Le sage dit : elle est dans les deux,
      Avec et sans-forme.
      Discriminer sur les trois sortes de délivrance, nourri l'ego.
      Les abandonner amène la véritable libération.
      C'est une expérience commune à tous.

  
ULLADU : Ce mot tamil désigne l'Existence ou sat, la Réalité, la Vérité : ce qui Est (tat sat).
 

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.