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CHÛDÂL  : Cette histoire contée par Srî Râmana est tirée du Yoga Vâsishtha,

section VI, Nirvana Prakaranam, chap 77 à 110.

C'est l'une des plus intéressantes et instructives.


 

Le Vâsishtha dit que chûdâlâ gourverna le royaume dix-huit ans durant l'absence de son époux. A la fin, il est dit qu'ils vécurent heureux, et pendant 10.000 ans.


 

L'histoire est intéressante à plus d'un titre.

Elle montre que la femme a les mêmes droits

à la connaissance du Soi que l'homme,

et à la libération.


Aussi, dans la période védique – particulièrement dans le tantrisme et dans le sud de l'Inde -,

la femme jouissait d'un statut élevé, il y avait des femmes rishis, qui pouvaient porter le cordon brahmanique, débattre de points philosophiques avec des Sages, des pandits, des guru ; à cet effet est citée Gârgî Vâcaknavî  qui mit à mal par ses questions le Sage Yâjnavalkya

(auquel le Soleil révéla le Yajur-Veda) lors d'un débat.

 

Certaines femmes récitaient même les hymnes sacrés védiques, composaient des chants, des pièces, des poèmes en sanskrit, les reines pouvaient se montrer non voilées, et même gouvernaient après la mort de leur époux, guerroyaient sur le champs de bataille – particulièrement les reines râjpoutes.


 

Ces faits sont attestés, entre autres, dans l'Artha-Shâstra, texte ancien enseignant l'art de gouverner.


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MAHARSHI :  Le Soi est l'Être le plus intime  et éternel, alors que les siddhis sont étrangers. Les pouvoirs demandent des efforts pour les acquérir, alors que le Soi n'en demande pas. Les pouvoirs sont recherchés par le mental qui doit rester pleinement actif, alors que le Soi est réalisé quand le mental est détruit.

Ces pouvoirs peuvent être recherchés et obtenus après la Réalisation du Soi.

Mais ils sont alors utilisés dans un but précis, c'est-à-dire pour le progrès spirituel des personnes,

comme dans le cas de Chûdâlâ.

 

 

 

LE CHARME DE LA REALISATION DU SOI

 

 

«  Le roi Shikhidhvaha et la reine Chûdâlâ  gouvernaient le royaume des Mâlva.

Chûdâlâ pratiquait régulièrement la méditation aux heures silencieuses.

Le moment venu, elle réalisa la Vérité absolue, et sa figure qui resplendissait devint encore plus charmante qu'avant.

Le roi ne manqua pas de remarquer ce changement et il lui en demanda la cause.

La reine répondit que cela était dû à sa réalisation  de la Vérité.

Le roi se rit d'elle, pensant que la Réalisation n'était possible qu'en pratiquant des austérités, et qu'elle ne pourrait jamais se réaliser en vivant dans un palais.

Aussi voulut-il quitter le royaume afin de pratiquer des tapas dans la forêt afin d'obtenir la Réalisation.

La reine essaya de l'en dissuader, suggérant qu'il pouvait fort bien faire des tapas tout en vivant au palais et en gouvernant le royaume.

Refusant de suivre son conseil, il se retira dans la forêt (de la montagne Mandara) afin de pratiquer une rigoureuse pénitence.

La reine gouverna le royaume durant son absence.

 

Prenant pitié de son époux et soucieuse de le sauver du bourbier de l'illusion, Chûdâlâ déploya  des pouvoirs extraordinaires (siddhis), et prenant l'apparence  d'un Kumbhâ muni (ascète vénérant Kumbhâ, une des épouses de Shiva) apparut à son époux, se tenant quelques pieds au-dessus du sol ! Le roi, pensant que des êtres célestes étaient descendus des cieux afin de le bénir, tomba à ses pieds, lui raconta ses malheurs et sollicita ses conseils.

 

Le muni enseigna le roi comme suit :

 

- »Les Karma (actions) peuvent donner des fruits comme le décrète le Seigneur, mais en eux-mêmes,ils ne peuvent vous donner la libération. En accomplissant des actions désintéressées, le mental peut devenir pur. Avec un mental purifié, l'on devra contempler le Soi ; cette contemplation détruira les vâsanâ (imprégnations mentales).

Aussi, l'on approchera un maître afin d'apprendre, à travers sa grâce, comment investiguer sur la nature du Soi.

La libération n'est possible qu'à travers l'investigation, et non en accomplissant un nombre donné de Karma.

En renonçant à tout, il faudra réaliser la Vérité.

 

Le roi répondit qu'il avait renoncé à tout, incluant  son royaume et sa famille.

Le Khumbâ muni lui dit que le renoncement  était seulement extérieur et que les graines de l'attachement étaient toujours en lui. Alors le roi prit son bâton de marche (danda), le kamandalu (cruche à eau de l'ascète), le rudrâksha (chapelet des shivaïtes) et ses vêtements, puis jeta le tout dans le feu, et se tint libre de toute possession.

 

Malgré cela, sachant qu'il n'avait pas renoncé complètement, le roi fut sur le point d'abandonner sa dernière possession – le corps – en sautant du sommet de la montagne.

Le muni lui demanda :

 

- » Quel mal le corps vous a-t-il fait pour mériter un tel châtiment ? »

 

Puis  l'ascète lui enseigna qu'il ne réaliserait pas la Vérité en détruisant le corps mais seulement en détruisant le mental, lequel était la source de tout attachement.

Le mental s'identifie lui-même en tant que « je » : là est la servitude.

 

La disparition de cette identité était le renoncement à toute chose. Puis le muni décrivit en détail la sâdhanâ (pratique) de la discrimination.

 

Ainsi les doutes du roi furent dissipés, et son mental retrouva sa pureté originelle. Il s'enquit de la source du Soi, et devint rapidement un avec lui, demeurant dans un samâdhi (absoprtion, enstase) tout de félicité.

 

Le Khumbâ muni disparut et revint après quelques temps.

 

Comme le roi était toujours en samâdhi, Chûdâlâ rugit comme un lion afin de le sortir de cet état, mais en vain. Alors, prenant une forme subtile, elle entra dans le coeur du roi et le trouva pur, dénué de toutes tendances latentes. Puis, d'une voix mélodieuse, elle chanta le Sâma-veda, et tel un lotus en fleur, le roi son époux s'ouvrit au monde. Rempli de joie, il resta silencieux, en sachant comment exprimer pleinement sa gratitude.

 

Ensuite, sur les conseils de son épouse, il retourna avec elle au palais.

Etablis ainsi dans la Vérité, Shikhidhvaja gouverna le royaume , et vécut heureux et pendant très longtemps avec Chûdâlâ. »

 

JE SUIS SANS ETAT D'ESPRIT,

D'UNE FORME INCONCEVABLE

JE PENETRE TOUTES CHOSES,

TOUS LIEUX, TOUS LES SENS,

JE SUIS TOUJOURS EGAL, NI LIBRE NI LIE,

CONSCIENCE BIENHEUREUSE,

JE SUIS SHIVA ! JE SUIS SHIVA !

 

SRI SHANKARA (Âtmashataka, le cantique de l'âme, VI)

 

 

Le Yoga-Vâsishtha : est un dialogue  entre le Sage Vâsishtha et Srî Râma, durant lequel l'advaïta est exposé et abondamment illustrés d'histoires.


Srî Bhagavân se référait fréquemment au Yoga-vâsishtha , et avait même inclus six versets dans son supplément aux Quarante Versets (Ulladu nârpadu anubandham).

 

Si les thèmes sont divers, le message est unique

– autant de perles de sagesse assemblées sur le fil de la connaissance et d'amour dont Bhagavân ceint notre cou.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.