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QUARANTE QUATRAINS


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ULLADU NARPADU, cet unique poème didactique composé par le Maharshi , poème dont tant de disciples font des traductions contradictoires, toutes également approuvées par le Maître.


Parmi les traductions qu'ils ont eues à leur disposition, il convient de mentionner celle faite directement de l'original tamoul en français par M.MOUTTAYEN, depuis de longues années disciple du Maharshi et de Shri Aurobindo.


Voici une traduction libre, plus conforme au sens intime de l'original, rendu en bon français, que fidèle mot à mot, en suivant une des versions anglaises


 

1  "Sans l'existence de l'Être, le sens de l'existence

peut-il exister ?

L'Être est hors d'atteinte de la pensée ; il est saisi par le coeur".

Mieux encore : il est le coeur, l'essence intime du coeur.

Concevoir l'Être, ce n'est pas le chercher hors de soi ;

c'est être par le coeur.

"C'est demeurer tel dans le coeur".

 

2  "Les trois principes", dit Râmana Maharshi -

 Jîva, Ishvara, Jagat -

"sont admis par toutes les religions.


Dire qu'un seul Principe devient et reste les Trois ou que les Trois sont trois principes distincts, ces deux affirmations"

- cette dualité de vues en apparence contradictoires -

"subsistent aussi longtemps que subsiste le sentiment du moi distinct.

Celui-ci une fois disparu, toute chose reste dans son état propre,

c'est là l'essentiel."

Car les vues de notre esprit sur le réel ne peuvent influencer en rien ce réel.

 

(Prop.2) "Que ceux qui ont grand'peur de la mort se réfugient aux pieds de l'Être (Ishvara) qui n'est pas soumis à la mort.

Ceux qui sont morts à toute possession exclusive sont éternels.

Comment pourraient-ils consacrer une pensée à la mort ?"

 

3 "Le monde apparaît comme réel ou comme apparent ;

le monde est esprit ou bien ce qui n'est pas esprit : matière ;

le monde est joie ou le contraire : douleur.

A quoi bon relever ces contrastes connus ?

Ne pas laisser le monde vous dominer ; s'examiner, soi, et se connaître ; perdre le sentiment de l'unité ou de la dualité ; s'absorber, soi, dans cet état où il n'y a plus de moi : voilà ce qui supprime toute inquiétude."

 

4 "Si le multiple et l'Un sont deux expressions d'une même réalité fondamentale, " si la forme est (essentiellement) le Moi, alors le monde et Dieu ne sont qu'un."

Et si le Moi est apparent dans la forme, on ne peut dire que

"le Moi est forme", uniquement forme, que la forme est tout et qu'il n'y a rien derrière. Rien ? Et qui donc perçoit la forme ?

"Sans yeux, y a t-il une vision ?

L'oeil est l'UN, l'UN est un oeil sans limite."

 

5 "Les cinq sens sont donc compris dans le mot : corps.

Sans le corps, le monde existerait-il ?

Dépouillé du corps, comment pourrait-on percevoir les corps ?"

 

6 "Le monde est forme (résultat de la perception) des cinq sens ;

il n'est pas différent".

"Ces cinq sens fonctionnent au moyen des cinq organes des sens.

Du moment que le manas " (esprit conscient) "perçoit le monde par le canal des sens , le monde pourrait-il exister sans le manas" -

sans la perception qui, elle, est d'ordre pyschique ?

Mais toute lumière vient de l'UN, elle va de l'UN au manas,

du manas au monde.

Car ce qui, en l'homme , voit, c'est l'Esprit.

 

7 "Quoique le monde et sa connaissance s'élèvent et disparaissent ensemble, c'est par sa connaissance seule que le monde devient apparent. La perfection en laquelle le monde et sa connaissance s'élèvent et disparaissent, et qui brille sans lever ni coucher, seule est la Réalité.

 

8 "Sous quelque nom ou quelque forme qu'on adore l'UN, l'adoration n'est qu'un moyen, une voie qui doit conduire à l'UN.

Mais prendre conscience de ce que l'on est, soi, en soi, à la lumière de la Vérité, se concentrer sur cette conscience de l'UN, s'y absorber, voilà l'essentiel."

 

9 "Les dualités opposées et le trinités " - littéralement : les trois inséparables, ex : connaisseur, connaissance et connu - "sont toujours fondées sur une unité qui les domine. Quelle unité ?


Si, dans son for intérieur, on prend conscience de cette unité, les éléments multiples, deux ou trois, se dissoudront.


Seuls ceux qui ont vu cela ont vu la Vérité ; ils ne se troublent pas."


L'inquiétude est dans le multiple, dans l'impression que les dissonances du multiple sont irréductibles, que le multiple est la seule réalité, que toute affirmation contraire est folie ou illusion. La paix est dans la vision de l'UN prédominant ; l'UN est harmonie ; lui seul mérite le nom de réalité ; le multiple conçu comme seul existant, voilà la grande illusion : Mâya.

 

10 "Indépendamment de l'ignorance, le savoir n'existe pas ; indépendamment du savoir, l'ignorance n'existe pas.

Mais à qui appartient cette ignorance et ce savoir ?

L'intelligence qui cherche cette appartenance et en reconnaît la source, le Moi, est la vraie intelligence".

 

11 "L'Esprit : en lui, il n'y a plus intelligence ou ignorance (humaines).

Ce qui connaît (humainement) ne peut-être l'Esprit véritable".

La réflexion réfléchit, reflète.


Mais, tel le soleil qui fait refléter tout chose sans être, lui, le reflet de rien, car est lui-même lumière et source de lumière, ainsi "le vrai Esprit resplendit - sans que rien, dans sa splendeur, lui soit étranger",

ni réflexion ni objet reflété, car " le Moi, c'est l'Intelligence,

ce n'est pas le vide".

 

12 "L'Esprit, c'est le point où disparaissent intelligence et ignorance.

Celui qui réfléchit n'est pas l'Esprit en soi. Seul l'UN d'où émane la lumière resplendit sans emprunter son éclat à une autre source de lumière. L'homme distingue celui qui connaît et ce qui est connu ; mais l'Intelligence divine ne connait pas le vide", l'abîme qui est censé séparer l'un et l'autre.


Peut-on se représenter une faculté de connaître qui serait sans objets à connaître ? des objets connaissables, sans un Être qui les connaît ?

Car l'UN réunit en soi ces deux éléments polaires, il est Plénitude divine.

 

13 "Seule est vraie la connaissance de l'UN ; la connaissance multiple"

- et tenue pour irréductiblement multiple - "est l'ignorance.

L'ignorant ne se rend-il pas compte qu'il ne saurait exister de connaissance ou même de l'ignorance sans la faculté de connaître ?"

Souvent on dit se connaître. Mais qui donc connaît ce moi aux aspects multiples, sinon la pensée une ?

 

14 "Si la première Personne existe, elle se manifeste sur la seconde et la troisième. Reconnaître la réalité unique de l'UN, c'est enlever au moi et au monde toute réalité séparée, indépendante. Ce qui luira seul alors,

c'est l'UN véritable".

 

Et si l'on transpose ceci sur le terrain du déroulement dans le temps, on constate de même que l'incarnation de l'Esprit-UN crée, en quelque sorte, par le canal du moi, le passé et l'avenir ; mais seul est réel l'instant présent.

 

15 " C'est par rapport à l'action présente qu'existe le passé et l'avenir. Quand l'action passée eut lieu, elle fut présente ; quand l'action future aura lieu, elle sera présente. Donc le présent seul est réel. Si l'on ne se rend pas compte de cela, on s'égare..." Certes, le corps est limité dans le temps et dans l'espace."

 

16 " Mais somme-nous ce corps ? Nous sommes le même, aujourd'hui, jadis et toujours, le même ici, là et partout. Nous sommes, et ceci indépendamment du temps et de l'espace".

 

17 " Le corps est le moi (ou à moi) et, aussi bien pour ceux qui se connaissent que pour ceux qui ne se connaissent pas, le moi semble limité au corps. Mais pour ceux qui, en eux, voient l'Invisible, l'UN resplendit sans limite et, sans lui, le moi ne serait pas."

 

18 "Le monde peut être dit réel aussi bien pour ceux qui n'ont pas d'intelligence que pour ceux qui sont intelligents. Mais pour les premiers, la Vérité se limite au monde sensible. Ce sont les ignorants. Pour les clairvoyants, la Vérité, dépourvue de forme sensible, est la base du monde sensible. Telle est la différence entre eux."

 

19 " Seuls ceux qui ne connaissent pas la base une du destin et du libre-arbitre peuvent discuter la prépondérance de l'un ou de l'autre. Ceux qui savent que l'UN est à l'origine de l'un ou de l'autre ont dépassé l'un et l'autre. Dès lors pourquoi s'en inquièteraient-ils ?"

 

20 " Si l'on oublie l'UN, on pense que Dieu est distinct de la pensée qui L'aperçoit. Celui qui se voit, qui voit le Moi, qui voit l'UN, voit Dieu et se dépouille de la conception du moi séparé. Car l'UN n'est pas autre chose que Dieu".

 

21  "Se voir. - Voir Dieu. - Quel est le sens de ces expressions des diverses Ecritures sacrées ? Qui est celui qui se voit ? "


Et, en sens opposé, en le vidant de tout contenu, "qui pourrait voir le Moi seul ? Comment voir Dieu ?" Il n'y a qu'une issue à cette dualité fatale, il faut, soi, devenir UN, se dissoudre en Dieu.

" Le voir, c'est être absorbé par Lui."

 

22 "L'UN éclaire le manas et sa lumière y brille. Comment concevoir l'Auteur du manas au moyen du manas ?" L'infini au moyen du fini ? Un élément du multiple ne peut embrasser l'UN ; seul l'UN embrasse tout le multiple. La seule voie consiste donc " à identifier le manas à son Auteur".

L'idée d'être séparé du Tout telle est la quintessence du Mal, le Mal en Soi, la cause de toute erreur et de toute souffrance.

 

23 "Ce n'est pas le corps qui se proclame "je". Personne ne soutiendra que même dans le sommeil profond le "je" cesse d'exister. Dès que le "je" émerge, tout le reste émerge. Recherchez avec un mental aiguisé d'où ce "je" émerge.

 

24 " Le corps matériel (jada), dit-il, ne saurait dire : "moi".

La conscience de l'Absolu (Sat-Chit, qui veut dire : pouvoir de conscience de l'immatériel - Chit - et Existence immuable - Sat) non plus.


Mais entre les deux, dans les limites du corps, un "moi" se manifeste. On l'appelle : noeud entre l'immatériel (chit) et le matériel (jada),

lien (jîva), corps subtil - nous dirons : fluide éthérique - "ego, existence présensible (samsâra), manas".

 

25  "En s'attachant à la forme, le moi se crée, se maintient, se développe. Il écarte une forme et en prend une autre. Cherchez-le où il était, il n'est plus là. Sache que c'est là ce diable de moi qui prend forme, mais est (dans son essence) sans forme".

 

26 " Avec le Moi, tout apparaît. Sans le Moi, rien ne peut exister.

Le Moi est le Tout. Chercher ailleurs qu'en soi ce Moi, c'est perdre Tout".

Ainsi chaque moi est une étincelle du Moi, de Dieu, de l'UN.

 

27 " L'état où le moi n'apparaît pas comme distinct est l'état où nous sommes en l'UN, où nous sommes uns avec l'UN. Si l'on ne cherche pas où le moi apparaît, la notion même de perte du moi disparaît. Ni apparition , ni disparition ; alors on demeure dans l'UN, on reste l'UN, on est l'UN".

 

28 "De même que l'on plonge pour retrouver un objet qui est tombé dans l'eau, de même il faut, avec une attention aigüe, en retenant son souffle et sa parole, plonger en soi-même pour y découvrir d'où sort le moi."

 

29 " Ta bouche dit : "Je..." Est-ce là tout ?

Chercher d'où vient la lumière de ce moi, telle est la voie de la sagesse." Quelques-uns disent : "Je ne suis pas ceci, mais je suis cela".

Cette façon de faire peut constituer un auxiliaire pour la recherche de l'âme essentielle, mais " ce n'est pas encore la recherche de l'âme",

une et centrale.

 

30 "Qui suis-je ? - Si le manas cherche à répondre à cette question, il plonge en soi et atteint le fond ultime. Alors le petit moi baisse la tête, pris de honte : tout au fond, Quelqu'un à répondu : Moi.

Mais il ne s'agit pas du petit moi séparé. La réponse est venue de l'Eternel, de l'Universel, de l'Être, de la Vérité en soi."

 

31 " A ceux qui, le petit moi dépassé, sont UN, que reste-t-il de plus à faire ? ils ne reconnaissent plus rien qui serait étranger à l'UN. Comment concevoir, comment définir cette unité qui est plénitude de l'Être ?"

 

32 "Tu es Cela" - disent les Védas. Ce que tu considérais comme multiple est UN ; tu aspirais à l'UN, et voici : tu es UN.


"Celui qui ne cherche pas l'UN, afin de le trouver et d'y demeurer, celui qui, parlant au nom de son petit moi, déclare : je suis ceci, je ne suis pas cela, celui-là manque de courage. Car le Moi l'UN, demeure en tout et partout pareil à lui-même."

 

33 " Je ne me connais pas ; je me suis connu". Pourquoi ?


Pour que le moi devienne "objet", un objet perçu par un "sujet", y a-t-il deux Moi ? Le Moi est unique. Telle est la vérité, elle résulte de l'expérience universelle."

 

34 "Ce qui est le même toujours et pour tous, dit Râmana Maharshi, ce qui est naturel, il faut reconnaître qu'il se trouve au fond du coeur où il a sa place et où on le rencontre et, dès lors, on atteint à l'UN, on est UN. Au lieu de cela, discuter pour savoir si "cela est ou n'est pas", déclarer que "cela est un", ou que "cela est deux", c'est se livrer au vertige de l'illusoire, de Mâyâ."

 

35 " Checher l'Être et demeurer en l'Être, en cela réside l'accomplissement (siddhi). Les autres voies sont des symboles comme les images des rêves. Lorsqu'on se réveille, ils s'évanouissent, on les sait irréels. Ainsi ceux qui se tiennent dans la Vérité. Aucune des fausses vérités de rêve ne peut les inquiéter."

 

36 " Il nous arrive de penser que nous sommes rien de plus que notre corps. A ces moments-là, il vaut mieux que nous ne sommes pas matière, mais que nous participons à l'UN. Toutefois penser n'est qu'un moyen accessoire. A quoi sert de tant penser : "Je suis l'UN" ? Pensons-nous toujours : "Je suis homme" ? Pourtant ceci suffirait, car cette affirmation implique la participation à l'UN."


La solution est et demeure dont : la fusion totale dans l'UN.

 

37 " Au cours de la recherche, c'est la dualité qui domine; mais la réalisation n'est plus dualité, elle est unité. - 


Quand l'homme cherche et qu'il dit s'être trouvé", n'est-ce pas qu'il s'est retrouvé et qu'il était UN et uni à l'UN dès l'origine ?


On croit chercher Dieu hors de soi ; or le fait même de le chercher est d'origine divine. C'est le Dieu vivant au sein de l'homme qui dirige la recherche, à l'insu de celui-ci.

 

38 " Si nous nous considérons comme l'auteur d'une action, nous en subissons les conséquences. Mais si nous cherchons le véritable auteur de l'action et si nous apprenons à distinguer le Moi total derrière l'apparent moi distinct, l'idée d'auteur s'évanouit.


Acteur, acte et réaction distincts disparaissent." On se croyait lié à tout cela. "On s'en trouve libéré."

 

39 " Tant que la pensée : "Je suis lié" subsistera, subsisteront les deux idées antagonistes de lien et de libération. Mais quand on examinera

" qui est lié" et qui lie, on se verra et seule demeurera

la liberté éternelle ; l'idée de lien n'existera plus.

Dès lors comment l'idée de libération pourrait-elle subsister ?

Etant accomplie, elle n'aura plus de raison d'être.

 

40 " La libération finale de l'être sera-t-elle accompagnée par sa forme ou sera-t-elle sans forme ? 

Je vais vous livrer ce secret.


"La libération, c'est l'état où le petit moi qui discute au sujet de la forme perd sa forme ; dès lors il perd aussi les notions de sans-forme et de forme-sans-forme !"

 

                        --------------------------------

 

La pensée de Râmana Maharshi est trop haute et trop grande pour être atteinte de plain-pied par quiconque. Il n'est pas possible de la "vulgariser", car la dualité est infiniment périlleuse et, dans la lutte quotidienne, l'UN infiniment hors d'atteinte....


Pourtant un enseignement demeure qui nous paraît essentiel :


Ni l'esprit pur, ni la pure matière ne sont toute la réalité ;

l'un pénètre l'autre, l'autre est indispensable à toute incarnation.

 

Tous deux participent de l'UN. Mâyâ, l'illusion, ce n'est pas la matière, écran ou voile qui cache les réalités premières , elle ne les voile pas , elle les révèle.

 

L'illusion n'est pas hors de nous, mais en nous , elle consiste dans le fait de considérer la matière comme réalité unique - ou, au contraire, de lui dénier toute réalité. L'apercevoir comme l'une des faces, un des aspects de la Réalité Totale, voilà l'un des apports essentiels du Maharshi.

La Nature et Dieu sont UN.


 1 avr 3

Les Sages pour qui le monde n'est pas, n'est plus, "perdition", parce qu'ils ont dépassé tout attachement unilatéral, égoïste, exclusif. Et leur sagesse, loin de les séparer du monde, les rapproche du monde. Irradiés par la Lumière d'en haut, ils irradient à leur tour et leur présence est un bienfait infini. Car elle est un rayonnement authentique de la Présence divine.

Dr.Ad.Ferrière

 

197.jpg

 

Souvenir d'un disciple

sur la composition d'un poème expliqué par Bhagavan

 

Par Anantachari

 

Un jour que je copiais une traduction en telugu d'un poème

de Ramana Maharshi,

un disciple me signala un passage susceptible d'avoir plusieurs sens différents, entre lesquels le traducteur avait naturellement choisi.

Il ajouta que chacun interprétait ce passage à sa façon, mais que nul n'en connaissait le sens exact.


Je m'exclamai : "C'est impossible ! L'auteur du poème est devant vous.

Il peut vous dire ce qu'il avait en tête quand il a composé ces vers,

et ce sera évidemment le sens exact.

 

- C'est facile à dire ! répondit le disciple ; essayez vous-même".

 

Et je demandai à Bhagavan :

 

"Bhagavân avait certainement une idée dans l'esprit quand il a écrit cela.

 

-Pas le moins du monde, répondit-il.

Je vais vous dire comment j'ai composé ce poème.

Un jour que j'étais assis à l'entrée de la grotte, sur la colline, un certain nombre de phrase, qui avait une forme rythmique et qui pouvait constituer un vers dans un poème, se présenta à moi avec une grande insistance.


Je n'avais rien fait pour la formuler.


Et je fis tout mon possible pour ne pas y penser, mais ce fut sans succès.


Le soir, je fus obligé de l'écrire, et il vint trois autres vers au bout de ma plume.

 

Après quoi la préoccupation disparut.

 

Le lendemain, la dernière de ces quatre lignes commença de me hanter.

Je cédai et il me vint une autre strophe.

Et ainsi de suite pendant huit jours, ce qui fait que huit strophes furent écrites.

Et cela s'arrêta.

 

Comment pourrais-je expliquer

ce que j'ai voulu dire ?


Je n'ai rien voulu dire du tout."


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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.