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Avadhuta Gita

Avadhuta Gita of Dattatreya

Chapitre I

9
Oui, la pensée est semblable au ciel,
Oui, elle est sans limites,
Elle a tout franchi, elle est toute chose,
Mais la pensée n’existe pas,
Du point de vue de la réalité ultime.

12
L’Esprit, qui seul est partout sans cesse,
Jamais ne s’interrompt.
“Je suis celui qui médite, l’Ultime est ce qu’il faut méditer,”
Comment diviser ainsi l’indivisible ?


13
Tu n’as ni naissance ni mort,
Jamais tu n’as été ce corps.
“Tout est esprit”, c’est ce que disent partout,
De multiples façons, les Ecritures.


17
Ni naissance ni mort ni pensée pour toi n’existent,
Non plus que servitude et libération,
Bien et Mal.
Pourquoi donc gémir, mon enfant ?


20
Les Ecritures disent toutes que la Réalité
Est immatérielle, pure, immuable,
Sans corps physique, partout égale.
Je suis cette Réalité, sache-le, sans nul doute.


21
Ce qui a une forme est irréel, sache-le,
Seul le sans-forme est éternel.
C’est par la transmission de cette vérité
Qu’on ne connaît pas de renaissance.


23
Que signifie l’unité pour le non-être ?
Et que signifie l’unité pour l‘être ?
Être ou ne pas être, que signifie cela pour l’unité,
Si tout n’est que liberté ?


26
En vérité c’est en toi, et par ce que tu es,
Que tu remplis totalement toute chose.
Tu n’es ni celui qui médite ni la méditation, ni la pensée.
Comment méditer alors sans rougir ?


28
Je ne suis pas la Réalité, la Réalité est partout égale,
Rien ne l’incite à prendre forme.
Sans personne pour percevoir, sans rien à percevoir,
Comment être son propre objet de connaissance ?


30
Rien ne t’affecte, égale en toute chose est la Réalité,
Immatérielle, sans naissance, immuable.
Comment parler d’illusion, à propos de l’Esprit ?
Et comment dire encore : je suis dans l’illusion ?


32
Il n’est ni jarre ni espace contenu dans la jarre.
il n’est ni âme ni forme de l‘âme.
Vois clairement que seul existe l’Esprit,
Qu’on ne peut ni connaître ni faire connaître.


33
En tout lieu, à tout instant, tout est Esprit
Éternellement immuable,
Tout est vide et plein.
Sache que je suis cela, sans nul doute.


34
Ni Veda ni Mondes ni Dieux ni Sacrifices n’existent,
Ni castes ni conditions sociales ni famille ni race n’existent,
Ni voie obscure, ni voie lumineuse n’existent,
La réalité ultime a pour forme unique l’Esprit.


36
Certains inclinent à la non-dualité,
D’autres à la dualité.
Mais nul ne trouve la réalité égale en toute chose,
Qui n’est ni duelle ni non-duelle.


40
Ce que je fais, ce que je mange,
L’offrande que je verse, ce que je donne,
Rien de tout cela n’est à moi :
Rien ne m’affecte, je suis sans naissance,
Immuable.


45
Tout de cet univers m’apparaît n‘être rien.
Tout n’est qu’Esprit.
Que signifie appartenir à une caste, à un état ?


49
En effet, il n’existe pas de corps matériel,
Pas plus qu’immatériel.
En vérité, tout n’est qu’Esprit.
Que signifient les trois états de la conscience, et le quatrième ?


50
Je ne suis ni enchaîné ni libre,
Je ne suis pas différent de l’Esprit.
Je ne suis ni l’acteur ni le bénéficiaire,
Je ne suis pas plus présent qu’absent.


54
Je n’ai ni maître, ni enseignement,
Ni attribut ni action.
Sache que l’espace est immatériel.
Je suis pur par ce que je suis.


55
Tu es pur, tu n’es pas ce corps
Tu n’es pas la pensée.
“Je suis Esprit, réalité ultime”,
Tu n’as pas à rougir de le dire.


58
Connaître, ce n’est ni raisonner ni méditer,
Ce n’est ni affaire de temps et d’espace, ou
D’enseignement du maître.
Je suis pas nature toute-connaissance,
Réalité pareille au ciel, innée et immuable.


59
Je ne suis ni naissance ni mort,
Ni action bonne ou mauvaise.
L’Esprit est pur et sans forme.
En quoi servitude et libération me concernent-elles ?


61
Le monde m’apparaît tout entier
Dans son unité infrangible.
Oh ! La puissance d’illusion de la Magicienne
Qui a façonné dualité et non-dualité !


63
Tu n’as ni mère ni père, ni parent,
Pas plus qu‘épouse, enfant, ami,
Ni adhésion ni refus :
Pourquoi cette souffrance dans la pensée ?


66
Je ne suis ni l’acteur ni le bénéficiare,
Pour moi il n’y a d’action ni passée ni présente,
Pour moi il n’y a ni corps physique ni corps immatériel,
Pourquoi dirais-je : ceci est à moi, cela n’est pas à moi ?


71
Devoir, richesse, désir, libération,
Monde animé et inanimé, hommes,
Les sages considèrent tout cela
Comme un mirage.


72
Ni dans le passé, ni dans l’avenir, et ni non plus dans le présent,
Je n’accomplis d’action,
Je ne suis le bénéficiaire de rien,
Telle est ma pensée profonde.

 

Chapitre IV


14
Que je sois libre de mes sens ou ne le sois pas, qu’importe ?
Ni volonté, ni discipline n’ont pour moi d’existence.
Comment alors, Ô mon amie, parler de victoire ou de défaite ?
Ma nature est béatitude, je suis libre.


20
Je ne suis pas fou, je ne suis pas sage,
Je ne suis jamais astreint à observer ou à briser le silence.
Comment puis-je émettre un doute ou un avis ?
Ma nature est béatitude, je suis libre.


23
Sois certain que rien ne me trouble,
Sois certain que je suis au-delà de l’espace et du temps,
Sois certain qu’aucune émotion ne m’habite.
Ma nature est béatitude, je suis libre.


25
Quand il n’y a plus rien, plus rien, à rechercher,
Il n’est plus rien, plus rien, à désirer.
C’est immergé dans la perception de l‘égalité des choses,
C’est concentré et purifié
Que l’Avadhûta dit la réalité ultime.


Chapitre V


6
Ni espace dans la jarre, ni jarre,
Ni corps ni âme,
Nulle répartition entre cause et effet,
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


9
Nulle distinction entre unité et division,
Nul effort pour réunir extérieur et intérieur,
Sans amis ni ennemis, Cela est partout le même,
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


12
Ni incarné ni désincarné ne jouent,
Comment pourrais-je provoquer une action de vie ou de mort ?
Cela est pur, immaculé, partout le même,
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


23
Nulle fusion entre libération et servitude,
Nulle fusion entre union et séparation,
Nulle fusion entre avis et doute,
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


27
Cela est au delà du renoncement à l’Ordre-Désordre,
Au-delà du renoncement à la richesse-pauvreté,
Au-delà du renoncement au désir-attachement.
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


31
Les textes sacrés nous disent de mille façons
que tout cet univers, du ciel jusqu‘à la terre, n’est que l’eau d’un mirage.
Si tu es identique à l’Un, égale en toute chose,
Pourquoi pleurer, Ô pensée, toi qui partout est la même ?


32
Quand il n’y a plus rien, plus rien, à rechercher,
il n’est plus rien, plus rien, à désirer,
C’est immergé dans la perception de l‘égalité des choses,
C’est concentré et purifié
que l’Avadhûta dit la réalité ultime.


Chapitre VI


9
C’est lorsqu’on est ni séparé ni uni que l’on est détaché.
C’est lorsqu’on n’a ni perceptions ni absence de perceptions
Que l’on perçoit.


10
Continuellement soumis à la connaissance-ignorance,
Comment s’affranchir de la dualité-non dualité ?
Comment, lorsqu’on est pleinement détaché,
Percevoir une saveur unique, immaculée ?


12
Immuablement libre de toute chose,
Libre de toute réalité,
Comment pour lui ici-bas y aurait-il vie, mort ?
Qu’y aurait-il à méditer ou non ?


 muslim_reading

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  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.