UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POEMES ET LEGENDES DE DIFFERENTES SOURCES

Lundi 19 octobre 2009

Les Véda parlent d'une espèce d'oiseaux fabuleux nommés humâs, qui ne vivent qu'au plus haut de l'azur, loin au-dessus des agitations de ce monde, et ne condescendent jamais à se poser sur le sol.
Leurs oeufs, qu'ils pondent en volant dans le ciel, s'ouvrent au cours de leur chute - qui dure plusieurs jours - et donnent naissance aux jeunes oiseaux.
Ceux-ci, se sentant tomber, réagissent instantanément et, poussés par l'instinct, montent d'un grand coup d'aile vers le ciel, leur patrie.

L'oiseau qui a pondu l'oeuf est la Divine Mère qui demeure tout là-haut, avec l'Infini, bien au-delà du monde des sens.

Ceux de Ses enfants qui sont le plus proches d'Elle sont ces jeunes âmes pures pour qui la vie reste un mystère jusqu'à ce que leurs yeux s'ouvrent et qu'ils puissent voler de leurs propres ailes.
Lorsque leurs yeux s'ouvrent, ils voient clairement la mort qui les attend s'ils touchent le monde et les choses qui sont dans le monde :
argent, honneurs, plaisirs sensuels, etc.

Aussitôt ils font demi-tour et se dirigent vers Dieu, car ils savent que la Divine Mère est la seule Réalité en laquelle ils ont la vie, le mouvement et l'être, et de qui ils doivent toujours attendre la lumière et la vie.

Des hommes comme Jésus, Shankarâchârya, Nârada , Ramana et bien d'autres, sont semblables à ces oiseaux de légende.
Dès leur jeunesse, ils renoncent à tout ce qui les rattache au monde et ils se retirent dans les plus hautes régions
de la Vraie Sagesse et de la Lumière divine.



 

 

Par Sililia
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Mercredi 23 septembre 2009

Un poème écrit par le fils d'un ancien derviche, et qui exprime avec concision et beauté le sentiment que l'on peut éprouver pour le Maître, depuis que, comme le disent les soufis, il a "vidé son manteau".


"Vous pouvez pleurer son départ
ou bien sourire qu'il ai vécu
et nous ai tant donné

Vous pouvez fermez les yeux et prier pour qu'il revienne
ou bien ouvrir les yeux et voir tout ce qu'il a laissé,
sa sagesse, sa guidance, son empreinte

Votre coeur peut être vide de ne pouvoir le voir
ou bien être plein de l'amour que vous avez partagé
son amour sera toujours là

Vous pouvez ne pas penser à demain et vivre dans le passé
ou bien être heureux du lendemain a cause du passé

Vous pouvez vous souvenir de lui et de son départ
ou bien chérir sa mémoire et la laisser vivre

 

Vous pouvez pleurer et vous renfermer, vous sentir vide

ou bien faire ce qu'il voudrait sourire,

ouvrir vos yeux

a son message infini,

le message qui continuera à vivre...


La rélaité du Maître n'est pas la figure corporelle qui nous a quittée, mais l'esprit qui vit dans nos coeurs.
C'est le message qu'il me répétait sans cesse.
Il disait: "Ne crois pas que ceux qui sont physiquement proche de moi soient obligatoirement proche de moi.
Cela mettait en avant que sa réalité n'était pas la personne physique assise devant nous, mais le puissant projecteur de lumière intérieure sur notre coeur.
Pour ceux qui comprennent cela, son départ de ce monde confirme que sa réalité était et est toujours le donateur de joie et de lumière à l'intérieur de soi.

Par Sililia
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Samedi 12 septembre 2009

 « De quel côté me tourner pour m'adresser à Dieu ?
 en quel coin de mon coeur ou de l'univers placer moi-même pour Le contempler,
 L'adorer, Le supplier ?

Où que je me place pour ce faire,
Il est déjà là !

 Quand j'essaie de dire « je »,
son JE à Lui a déjà brillé
au fond de mon « je »
 et l'a anéanti de son éclat de feu ».

Par Sililia
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Dimanche 9 août 2009
 


Qu’y a-t-il donc de mystérieux dans cet être-ici-et-maintenant

qui se trouve en tout lieu et hors duquel rien n’existe ?


L’être est pure présence autonome et spontanée.

C’est cela qui se cherche soi-même lorsque nous le cherchons

et que nous ne pouvons pas trouver parce que c’est ce que nous sommes.


Car objectivement, ce n’est pas là.


                            Depuis le commencement, rien n’est.

 


Ce que je suis est ceci (que je ne suis pas).

Ce que je ne suis pas est cela (que je suis).

Il n’y a ni ceci ni cela.


Je ne suis ni je ne suis pas
(puisqu’il n’y a pas de moi qui soit

ni de moi qui ne soit pas).


Il n’y a ni mental intégral ni mental divisé.

Il n’y a rien qui exerce une fonction et il n’existe
 pas non plus
de fonction.


Il n’y a pas d’absence et il n’y a pas de présence.


Dira-t-on qu’il n’y a qu’une spontanéité immédiate ?

Cela non plus n’est ni n’est pas.


Comprends-tu maintenant qu’il n’y a rien à comprendre ?


Qui comprend ? Qu’est-ce donc qui n’a pas été compris ?


Qui a été vécu

 

 

 HUI NENG

 

Par Sililia
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Vendredi 7 août 2009

Les écritures hindoues disent que certains êtres, appelés des Jivan Muktas, des "libérés dans la vie", sont établis à jamais dans cette conscience de l'Unité, affranchis du temps, de l'espace et de la causalité, délivrés de la prison du nom et de la forme.
Ces Êtres, ces Sages, vivent encore parmi nous, mais délivrés de ce qui est pour nous une certitude, celle du moi et du non-moi, et ils existent en communion avec l'Univers entier qui est contenu dans leur propre conscience
identifiée à la Conscience unique.


Vous, moi, nous sommes sûrs, nous "savons" que nous sommes chacun une toute petite partie - un trois milliardième environ - d'une partie, le genre humain, de ce qui vit à la surface de la terre, elle-même partie d'un système solaire qui n'est qu'une partie d'une galaxie elle-même partie de l'Univers....Eh bien, l'advaïta déclare qu'au contraire tout cet univers est contenu dans notre conscience puisque celle-ci est en fait, sans l'avoir encore réalisé, l'Unique Conscience qui seule est.

C'est ce que savent et ce que vivent les Jivan-Muktas.
C'était le cas de Ramana Maharshi. C'est le cas de Swami Ramdas mais aussi de certains Soufis et Cheiks musulmans et de bien des Sages inconnus.
Et ce fut celui de plusieurs saints du Christianisme.


Cette expérience de la "libération", de la conscience de l'Unité, est le grand enseignement des Upanishad, du Vedanta.
Il est d'ailleurs intéressant de remarquer - et les Indiens ne s'en font pas faute - que le mouvement scientifique actuel, dont la tendance principale est de réduire la multiplicité à l'unité, affirmant aujourd'hui l'unité de l'Univers en une matière-énergie unique qui elle-même en arrive à disparaître, est similaire à cet effort de la conscience hindoue pour passer de multiple à l'un.


Je voudrais citer un texte du Christianisme où se trouve décrite une expérience très semblable. Certes les Hindous cultivés ont découvert Maître Eckhart qu'ils comparent souvent à Shankara, leur grand mystique philosophe.
Ce rapprochement est moins impressionnant pour l'opinion occidentale chrétienne du fait que Maître Eckhart occupe tout de même une place assez à part dans le Christianisme ou dans l'Eglise catholique. Mais l'expérience que voici a été  faite par Saint Benoît, le maître de tous les moines bénédictins et cisterciens en Occident.
Traduite du latin et exprimée dans un vocabulaire qui n'est, bien sûr, pas celui de l'Inde, elle figure dans les "Dialogues de Saint Grégoire-Le-Grand" consacrés à Benoît :



"
Si peu que l'âme ait entrevu la lumière incréée, tout ce qui est créé lui paraît infime ; parce que la clarté de la vision intérieure augmente la capacité de l'âme et la développe en Dieu au point de la rendre plus vaste que le monde. L'âme du voyant s'élève au-dessus du soi : lors en effet qu'elle est ravie au-dessus d'elle même dans la lumière de Dieu, elle se dilate dans l'intime de son être ; et quand, dans son élévation, elle regarde au-dessous d'elle, elle saisit la petitesse de tout ce que, dans son abaissement, elle ne pouvait comprendre....
Quoi d'étonnant alors qu'il (Benoît) ait vu le monde réuni sous ses yeux,
lui qui dans l'illumination de son esprit se trouvait hors du monde ?
Que le monde ait été ramassé devant ses yeux, ce n'est pas à dire que le Ciel et la Terre se soient rétrécis, mais l'âme du voyant dilatée : ravie en Dieu elle pouvait avoir sans difficulté tout ce qui est au-dessous de Dieu.
Dans cette lumière qui resplendissait aux yeux de son corps, brillait une autre lumière spirituelle et intérieure, qui, en soulevant les facultés de son âme vers les régions supérieures, leur montrait combien sont petites les choses d'ici-bas".


Cette expérience rappelle celle du Sage hindou Ramana Maharshi dont la conscience contient l'Univers. Mais, du point de vue de l'advaïta, resterait à savoir si elle fut une vision exceptionnelle, un état momentané de samadhi (conscience supérieure) ou si Saint Benoït vivait en permanence sur ce plan de conscience

Ainsi, appliquée à nous, la proposition "tout l'Univers est Brahman" implique que chacun de nous a comme réalité fondamentale ce Brahman, et le Jnani proclame :
 Je suis Shiva, je suis Brahman, je suis Cela.

Voilà qui peut paraître à première vue le comble de l'égoïsme, de l'égocentrisme et du manque d'humilité.
En fait, c'est exactement le contraire : cette affirmation, telle qu'elle est dite et éprouvée par ceux qui sont engagés dans cette voie, représente la plus totale des négations de soi-même, le plus absolu renoncement à soi-même à qui l'on ne reconnaît aucune valeur, aucune réalité autre que celle de Dieu.


Il y  a certainement beaucoup moins d'égoïsme à dire :
 Je suis Shiva, je suis l'Absolu,

 que dans le fait de se considérer comme un individu, même pécheur et indigne, existant par lui-même.

Quand la Bible dit :
"On ne peut voir Dieu et continuer à vivre",
elle indique bien qu'en face de Dieu l'individu ne peut subsister.

Par Sililia
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Jeudi 23 juillet 2009



Il y a un langage qui se passe de paroles.

Il vient du silence et ne peut être capté par les oreilles,

seulement par le coeur.

Les oreilles sont l’instrument
qui permet de recueillir un son;
où il n’y a pas de son,
les oreilles n’ont pas de fonction.
Mais le coeur est un instrument
qui ressent l’énergie en mouvement

 créée par le langage
 sans paroles.




On ressent la paix et l’amour
 des sages
         qui sont complètement
 dévoués à Dieu.
 En présence de
 Ramana Maharshi,
les questions des uns et des autres
trouvaient leur réponse dans son silence.

 

 
Le langage sans paroles est fait de confiance,
de foi,
de dévotion et d’amour.

Aucune parole
n’est nécessairepour
exprimer ces qualités.

Extrait de “Vivre sa paix intérieure”
de Baba Hari Dass

Par Sililia
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Dimanche 19 juillet 2009

C'est en son propre sein que le poète, par sa parole,
 réalise l'union cosmique.

Le monde intérieur de l'homme réunit tous les mondes :

 " Ce qui réside à l'intérieur, il le voit aussi à l'extérieur "
(Kabir) ;

" Tout ce qui existe dans le monde n'est pas en dehors de toi "
(Rumi).

 Le symbolisme de l'union, union du Ciel et de la Terre, du Soleil et de la Lune, est un symbolisme universel que l'on retrouve tant dans le langage hermétique pour évoquer l'enfant alchimique en gestation : "Le Soleil en est le père, la Lune en est la mère, le Vent l'a porté en son sein et sa nourrice fut la Terre "
(Hermès Trimégiste),

que dans le langage mystique pour signifier la Résurrection
" lorsque le Soleil et la Lune seront réunis "

(Coran LXXV, 9),
ou la Révélation :


" Nuit de la Révélation !
Nuit où l'Esprit visite le monde,
Où le Ciel rejoint la Terre,
Où la Terre s'unit au Ciel!"

(Ali Merad).


. Ce Ciel et cette Terre, ce Soleil et cette Lune, chacun le porte en toi, ainsi que le cosmos tout entier :

" Tout ce que tu désires, cherche-le en toi-même, car c'est toi qui est le microcosme "

(Rumi).

Et c'est pourquoi le travail sur le corps est la base de tout le travail du yogi : "

Sans le corps, l'homme ne peut atteindre aucun résultat "
(Rudrayamala I, V, 160),

comme de celui du gnostique :
" Celui qui a connu le monde a trouvé le corps ; mais celui qui a trouvé le corps, le monde n'est pas digne de lui "
(Th 80).

 Loin de le rejeter pour un Absolu désincarné, l'initié fait de son corps le tremplin de la réalisation et se laissant investir par le Soi,
expérimente en lui-même cette alchimie intérieure dont la formule est :

" Faire du corps un esprit et de l'esprit un corps
" ou " spiritualiser le corps et corporifier l'esprit ".


Ce n'est pas le corps qui est un obstacle, mais le mental qui s'identifie au corps :
" Quand le mental se fond dans le Soi, le corps ne pose plus aucun problème...

 Le dessein ultime du corps est de servir à la découverte du corps cosmique qui est l'univers dans sa totalité "
(Nisargadatta).


 En raison de cette identité du corps individuel et du corps cosmique, du microcosme et du macrocosme l'univers tout entier devient l'école du yoga.

 

Selon le Rig-Véda :
" L'Homme cosmique a mille têtes, mille yeux, mille pieds… L'Homme est tout ce qui est, ce qui fut et qui sera "
(X, 90).

Shankara ne dit pas autre chose ?
 
" La tête de l'Homme cosmique est le ciel ; l'oeil, le soleil ; le souffle, le vent ; le tronc, l'espace ; l'eau, les reins ; la terre, les pieds "
(Commentaire Mandukyopanishad, 1, 3° mantra).

C'est le même cosmos qui vit en chacun :
" Cet espace qui est à l'extérieur de l'homme, c'est le même qui est à l'intérieur de l'homme ; et cet espace qui est à l'intérieur de l'homme est le mêmeque celui qui est au-dedans du coeur "
(Chandogya Upanishad XII, 7).


L'homme est un univers en miniature et l'univers un corps vivant gigantesque :
" le cosmos est semblable à un grand homme et l'homme semblable à un petit cosmos "
 disent les soufis. 

Tout homme est un microcosme :
" La lune et le soleil, agents de la création et de la destruction, s'y meuvent. L'espace, le vent, le feu, l'eau et la terre y sont aussi "
(Shiva Samhita, II) ;

 mais l'homme parfait, qui réalise en son corps la finalité du cosmos, est lui-même le macrocosme.
 " c'est pourquoi en apparence tu es le microcosme, c'est pourquoi en réalité tu es le macrocosme "
(Rumi).

Sages et mystiques de tous les temps ont ressenti jusqu'au plus profond de leur être ce mystérieux rapport entre le rythme de leur propre corps et celui du cosmos.


Nous nous contenterons de faire appel au témoignage de deux " mystiques " qu'en apparence tout oppose :
Hildegarde de Bingen, sainte allemande du XII siècle,
 et notre moderne et contestaire U.G. :


" Le soleil et la lune selon cette divine ordonnance sont au service de l'homme, et, selon l'état de l'air et de la brise, ils lui confèrent tantôt la santé, tantôt la maladie : le soleil étend son action du cerveau au talon, la lune des sourcils à la cheville "
(Livre des Oeuvres Divines, IV.)

 Le Soi intérieur n'est autre que le Soi cosmique.


 Et c'est pourquoi l'identité microcosme-macrocosme se retrouve à tous les niveaux :
 " Le Soi en vérité est en bas, le Soi est en haut... le Soi est tout ce qui existe "
(Chandogya Upanishad, VII, 25, 2).

 A ce texte semblent répondre comme en réplique LaoTseu :
 " Le haut et le bas se touchent "
(Tao Te King, V),

Hermès Trimégiste :
 
" Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut "
(Table d'Émeraude),

Nisargadatta :
 " La structure

même de l'univers fait que le plus élevé ne peut être obtenu qu'au travers de la libération du plus bas "
 (Je suis, 58),

ou Jésus :

" Quand vous ferez le deux Un, et le dedans comme le dehors, et le dehors comme le dedans, et le haut comme le bas, afin de faire le mâle et la femelle en un seul... alors vous irez dans le Royaume "
(Th 22).

C'est précisément le souffle (" prana ") que relie microcosme et macrocosme :
 
" L'Univers, tout comme le corps des êtres vivants, est manifestation d'un souffle, support du Verbe.

 C'est par le souffle que le Grand Dieu, Shiva, crée et détruit les mondes "
(A. Daniélou).

De même que le vent circule dans tout l'univers, le souffle circule à l'intérieur du corps. De même que le vent est le
" fil qui relie ce monde et l'autre monde et tous les êtres "
(Brhadaranyaka Upanishad 111, 7, 2),

 le souffle est le fil qui relie le corps de l'homme au cosmos :
 " Tous les mouvements, toutes les actions sont causés par cette force vitale : prana.
 A l'intérieur du corps, elle est prana. A l'extérieur, elle est l'air, l'espace
" (Nisargadatta).


Par Sililia
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Samedi 11 juillet 2009

NE SUIVEZ PAS LE FLOT DU MENTAL.


Celui pour qui ils errent, cherchent sans cesse, se tient toujours devant eux.
Pour qui est averti, Il est proche.
Pour qui ne l'est pas. Il est loin.
Kabir dit que, pour celui qui intronise le Guru dans son coeur et suit ses instructions, pour un tel saint, aucune peur n'habite les trois mondes. Faites vite ce que vous avez à faire.
La flamme touche à sa fin.
Quand le feu s'est emparé de la maison, rien ne peut être sauvé.
En répétant ce qu'ils ont vu les autres faire, ils ont induit le monde en erreur.
Personne n'a trouvé le Sadguru.
Personne n'a vu Rama en invoquant "Rama !
" jour et nuit.



MAYA, La Grande Mystificatrice.
(Kabir)


Maya est une mystificatrice très complexe.
Elle prend la corde du bourreau sous la forme des trois guna et poursuit son errance.
Par ses mots suaves, elle garde les êtres dans ses filets.
Dans la maison de Vishnu, elle s'assied sous la forme de Lakshmi.
Dans la maison de Shiva, elle s'assied en tant que Parvati.
Dans la maison des panda (les prêtres du temple), elle trône en tant qu'idole.
Dans les lieux saints, elle est présente en tant que Ganga et Yamuna.
Dans la maison des yogi, elle s'assied en tant que yogini.
Et dans les palais des rois, elle trône en qualité de reine.

Par Sililia
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Samedi 11 juillet 2009

 



Parceque .j'avais le désir d'être uni à Dieu, je L'ai cherché avec mon ego.
Lorsque l'ego disparaît, je fus même privé de toute idée de Dieu.
Que dire ?
Je devins tel que j'étais auparavant.



J'appartiens au Bien-Aimé et le Bien-Aimé m'appartient.
Notre relation est étrange.
Je suis la boucle d'oreille et le Bien-Aimé en est l'or.
Il n'y a aucun doute, aucune supercherie à ce sujet.
Rencontrer le Bien-Aimé est aisé si l'on quitte le nom et la forme.
Rencontrer Dieu est comme l'eau rencontrant l'eau.
Après une telle découverte, la séparation est difficile.

Par Sililia
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Samedi 20 juin 2009

"Dans cette cité de Brahman qu'est le corps,un petit lotus forme une demeure à l'intérieur de laquelle règne un petit espace.
Il s'agit de rechercher ce qui l'occupe.
Cela en vérité, il faut désirer le savoir".

Par Sililia
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Samedi 20 juin 2009

 

Dans la quiétude infinie de ton être
il s'est élevé de ce corps
a atteint la Lumière suprême
et s'est révélé à soi-même en sa propre forme




Comme le dit la Katha-Upanishad :

"Le Créateur ayant percé vers l'extérieur les sens de l'homme
celui-ci regarde par conséquent dehors et non au-dedans.

Le sage seul, avide d'immortalité, tourne ses yeux vers le dedans
et y découvre le Soi."



Ainsi fit Ramana Maharshi, il s'enfuit à Arunâchala,
 laissa tomber l'étoffe qui lui couvrait les reins sans s'occuper ni de Guru, ni de mantra,
et s'assit sur les marches du Temple,
le regard fixé sur Arunâchala la Sainte Montagne,
le Guru qui l'avait appelé.

Par Sililia
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Samedi 20 juin 2009


Il n'y a pas d'autre vénération que de voir tout comme son propre Soi.

                                                                        
Ce que je loue partout et en tout lieu
est uniquement mon propre Soi.
Ce que je vénère partout et tout lieu
comme Dieu,
cela aussi est uniquement mon propre Soi.
Ici comme ailleurs, que je m'assoie, m'allonge ou que je coure, tout est accompli par mon propre Soi
et uniquement par Lui.
Je suis moi-même à la fois celui qui savoure et ce qui est savouré.

La splendeur du Soi

Par Sililia
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Samedi 13 juin 2009

L'Avadhûta


Des chiffons trouvés dans les rues forment sa défroque,
Il chemine à l'écart du bien et du mal,
il se tient nu dans un lieu désert,
Il est plongé dans la saveur unique du sans forme.

C'est son absence de signes particuliers qui le signale,
C'est son absence d'adresse ou de maladresse qui fait sa dextérité.
Seule la réalité l'illumine.
Comment un Avadhûta serait-il l'objet de discussions ?

Ni désirs, ni liens, ni chaînes ne l'entravent.
Nul besoin d'accomplir des rites pour être détaché.
Ainsi affranchi de toute chose,
Il est toute transparence.

Comment parler de matériel et d'immatériel ?
Comment parler de passion et de détachement ?
Immaculée, immuable, semblable au ciel,
Telle est ici-bas la forme innée de la réalité.

Comment ici-bas la trouver, et où ?
Comment ici-bas trouver une forme sans forme ?
Là où se trouve, hors de portée, le ciel,
Comment en faire ici-bas l'objet d'une perception ?

L'Âme universelle a la forme du ciel,
L'Âme universelle est immaculée.
Ainsi comment imaginer une division
en servitude, liberté, changement ?

Tout est identique à l'unique réalité.
Quelle fatuité de parler d'union et de séparation !
Ainsi tout est identique à la réalité suprême.
Comment parler alors d'essentiel et de superflu ?

Tout es identique à l'unique réalité,
aussi limpide que le ciel.
Ainsi comment ici-bas soutenir qu'attachement-
détachement sois vrai,
qu'indifférence-passion soit vrai ?


C'est lorqu'on n'est ni séparé ni uni que l'on est détaché.
C'est lorqu'on n'a ni perceptions ni absence de perceptions
Que l'on perçoit.

Continuellement soumis à la connaissance-ignorance,
comment s'affranchir de la dualité-non dualité ?
Comment, l'orsqu'on est pleinement détaché,
Percevoir une saveur unique, immaculée ?

Brisé sans être brisé ni intact,
attaché sans être ni attaché ni détaché,
comment ici-bas l'essentiel-superflu
est semblable au ciel, réalité à la saveur unique ?

Immuablement libre de toute chose,
libre de toute réalité,
comment pour lui ici-bas y aurait-il vie, mort ?
Qu'y aurait-il à méditer ou non ?

Tout ce monde est une illusion,
comme un mirage en plein désert.
Semblable à une conscience infinie,
Seule la Béatitude existe.

Jamais nous n'avons de désir pour ce qui,
commençant au Devoir, finit à la libération.
Comment les savants nous imaginent-ils
Avec la passion-détachement ?

Quand il n'y a plus rien, plus rien, à rechercher,
il n'est plus rien, plus rien à désirer.
C'est immergé dans la perception de l'égalité des choses,
c'est concentré et purifié
que L'Avadhûta dit la réalité ultime.





Par Sililia
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Mardi 9 juin 2009

L'endroit où les jnani résident est un lieu saint.




LEUR REGARD EST DE L'EAU SACREE


L'endroit où réside le jivanmukta unique,
qui existe partout de manière égale,
est lui-même un
lieu saint.


Son regard est lui-même
de l'eau sacrée.
La vénération de ses pieds de lotus est elle-même
une libération.


Par Sililia
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Mardi 19 mai 2009


BEAUTE




De l'essence de la forme vient l'inspiration.

De cette inspiration vient la vision divine.

De cette connaissance ultime se révèle la nature essentielle.

L'homme peut donc réaliser sa nature essentielle
en contemplant la forme parfaite

Vastu-sûtra-upanishad

Par Sililia
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POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

PRESENTATION,

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

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CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

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CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

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