UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

INSTRUCTIONS SPIRITUELLES

Dimanche 1 novembre 2009

SAD-VIDYÂ
"La connaissance (vidyâ) de l'Être (sat)"


"Au centre de la caverne du Coeur,
 l'Unique , l'Infini Brahma,
 dont on dit en effet qu'Il est "JE-JE",
brille directement comme étant de la nature du Soi.

Entre toi-même dans le Coeur au moyen du questionnement mental ("Qui suis-je ?") ou par la destruction du mental dans la rétention contrôlée du souffle et immerge-toi dans le Soi.

Le terme Coeur est utilisé dans les Védas et les textes pour désigner le lieu d'où jaillit le concept "Je".

S'élève-t-il seulement de cette masse de chair ?

Il jaillit en nous de quelque part, juste au milieu de notre être.

Le "Je" n'est pas localisable. Tout est le Soi.
 Rien d'autre n'existe.

Par conséquent, on peut dire que le Coeur est l'ensemble de tout notre corps et de l'univers entier,
le tout conçu comme "Je".

Mais pour aider celui qui cherche, il faut lui indiquer un endroit précis de l'univers ou de son corps.


Aussi dit-on que c'est le Coeur qui est le siège du Soi.
Mais en vérité nous sommes partout, nous sommes tout ce qui est et il n'y a rien d'autre".

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 24 octobre 2009


QU'EST-CE QUE LA REALITE ?

Réponse de Ramana :

La réalité doit être évidente en permanence.
Elle n'a ni formes ni noms.
C'est la réalité qui sous-tend ces derniers.
Etant elle-même illimitée, elle sous-tend les limitations.
Elle n'est reliée à rien.
Etant le réel, elle est sous-jacente à ce qui est irréel.

La réalité est ce qui est.
Elle est comme elle est.

Elle transcende la parole,
Elle est au-delà des expressions "existence", "non-existence", etc.

La réalité est la pure conscience qui demeure quand l'ignorance, en même temps que la connaissance des objets sont détruites ;
elle seule est le soi (atman).

Dans ce Brahmaswarupa (forme véritable du Brahman) qui est la plénitude de la conscience de Soi, il n'y a pas la moindre trace d'ignorance.

La réalité qui est resplendissante, libre de souffrance, sans masse, aussi bien quand le monde est appréhendé que quand il le l'est pas,
 est votre forme propre.

La radiance de la conscience resplendissant aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur est en soi la divine réalité primordiale suprême.
Sa forme est le silence et elle est dite par les jnani être l'état final et sans obstruction de la parfaite connaissance (jnana)

Sachez que jnana lui seul est non-attachement ;
Jnana lui seul est pureté ;
Jnana est la conquête de Dieu ;
Jnana qui ne se détache pas du Soi est lui seul immortalité ;
Jnana lui seul est TOUT.


Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 octobre 2009

Si vous vous tenez fermement au Soi, vous ne verrez pas de monde objectif.

Tant que l'on s'identifie à son corps matériel, la pensée qui se matérialise en manifestation concrètes constitue une réalité.
Il n'y a ni mort ni naissance.
Maya ("l'illusion") est un mot qu'on emploie pour signifier les manifestations du Réel. Donc maya n'est que Réalité.

Un organisme fonctionne parce que ses fonctions
sont accompagnées de félicité ;
La Création est due à la Déité intégrale, qui se subdivise en Dieu
et en Nature (mâyâ, prakriti).
Nous sommes Dieu (Îshwara).

Votre psychisme est le cycle des naissances et des morts.
Le monde n'est pas extérieur ;
Le monde ne dit pas qu'il existe : cela n'est que votre opinion.
Le psychisme n'est qu'une projection du Soi, qui apparaît dans l'état de veille ;
Ce qui est perçu est le monde.

Le monde n'est qu'une projection mentale.
L'univers n'est que le Soi qui se projette.

L'intellect n'est qu'un phénomène ;
Le Soi use de l'intellect pour jauger la multiplicité.

(Après le sommeil) un être nouveau apparaît : le moi, il joue à travers les sens, voit les objets, se confond avec le corps et dit que le Soi est le moi.

Y a-t-il un psychisme ? Ce que vous appelez psychisme est une illlusion.
L'univers est comme une peinture projetée sur un écran.

Le psychisme est la phase intelligente (du Soi) qui conduit à sa propre destruction pour que le Soi apparaisse.
Le Soi ne se meut pas ; le monde s'y meut.

Le psychisme se voit maintenant diversifié en univers.
Le psychisme n'est qu'une phase transitoire.
Tous les shastras (traités traditionnels) n'ont pour but que de faire remonter l'homme à sa source;
Le psychisme ou le cerveau agissent en projecteur de cet Etre Unique, Eternel, et le manifestent en univers vastement déployé.
Le corps matériel ne provient que du psychisme.

Le corps est une projection mentale : le psychisme est le moi ;
le moi émane du Soi.


L'Univers n'est que mental.
Le monde est une idée, rien d'autre.
Le problème de la création du monde est résolu si l'on résoud celui de la création du JE.

Les objets existent-ils indépendamment de vous ?
Viennent-ils vous dire "Nous existons"?
L'existence du monde dans votre veille et votre rêve est admise par vous parce qu'ils sont produits par votre psyché.
Le monde est création mentale.

Le monde est irréel si on le conçoit comme séparé du Soi,
Réel si on le voit comme étant le Soi.

Le corps vous dit-il qu'il est là ?
L'état de l'Être est permanent ; le corps et le monde ne le sont pas.
Ce sont des phénomènes fugaces qui passent sur l'écran de
l'Etre-Conscience
qui est éternel, immobile.

L'Être universel devient limité en tant que jîva (individu).
Le sujet n'est qu'une modalité du psychisme.
Elle passe, et la réalité, qui la sous-tend, ne passe pas.

Le moi s'élève du Soi et oublie sa naissance.
Le psychisme est une forme de manifestation de la vie.
Le corps et la conscience du corps apparaissent ensemble.

                                                                  LA PAROLE DU MAÎTRE.

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 14 octobre 2009

Il n'y a pas de moment où le Soi n'existe pas.
Il n'y a rien d'autre que vous ;
rien n'en peut être séparé.
Se retirer (dans la solitude) signifie demeurer dans le Soi.
La naissance du moi est appelée naissance de l'individu.
Il n'y a pas d'autre espèce de naissance.
On n'a pas à atteindre le Soi.
Le moi doit mourir.
Quand tous sont devenus le Soi,
 Qui aimerait-on ?
Qui haïrait-on ?

Vous ne pouvez pas échapper au Soi.
Je me vois pas comme un Maharshi.
Par contre, tout le monde est un Maharshi pour moi.

La paix est le seul critère de la présence d'un Mahatma.

Il n'y a pas de Libération et où sont les Libérés ?
Il n'y a que Libération et rien d'autre.
On n'atteint pas le Soi parce qu'on est le Soi.

Il y a la psyché pacifiée qui est le Suprême.
Si vous restez libre d'affliction, il n'y en a plus nulle part ;
Voyez-vous tout d'abord vous-même, puis voyez que le monde entier est le Soi.
Si vous êtes le Soi, le monde paraît être Brahman.

Il n'y a ni ombre ni substance pour qui est seulement conscient du Réel.
Les faits ont seulement la réalité de celui qui les voit.
Peine et plaisir ne se rapportent pas à des faits mais à des conceptions mentales ;
Tuez le jiva (l'individualité), il n'y a plus ni peine, ni plaisir, et la félicité mentale persiste à jamais.
Connaissez le Soi et ne soyez pas troublé par les doutes.

Nous sommes toujours dans le sommeil profond.
Quel sens y a t-il à parler de vérité et d'erreur
dans un monde qui est non-vrai lui-même ?
La paix est notre vraie nature.
Il n'y a pas d'avidya (ignorance).
Eveillez-vous du rêve actuel.
Le Soi est l'objectif.

Le sommeil n'est pas ignorance : c'est votre état pur ;
le sommeil, le rêve, la veille ,ne sont que des modalités qui défilent devant le Soi ;
Vous êtes le Soi : y eut-il jamais un temps où vous ayiez  jamais été séparé du Soi ?

L'esprit pur - c'est-à-dire dépouvu de pensées - , c'est le Soi.
Y être attentif, c'est l'ignorance :
 "l'inattention est la mort même"
Découvrez si vous êtes vraiment né avant de penser à la mort.
Seul celui qui est né doit mourir. Voyez si vous êtes né.

L'univers est vu comme étant divers.
Celui qui voit est un sans second.

L'éducation est ignorance instruite
Existence = félicité = être.

Le maître est intérieur.
Il n'y a pas d'incarnation, il n'y en a pas eu,
il n'y en aura pas.
Peine et plaisir sont pour le moi.
Le moi n'est pas.
L'ignorance c'est l'inexistant.
Si vous connaissez le Soi, il n'y a plus d'obscurité, d'ignorance, d'affliction.
Connaître le Soi, c'est être le Soi.
Votre devoir est d'ETRE et non pas d'être ceci-ou-cela.
Que signifie le calme ? C'est se détruire soi-même.

La vie et tout le reste sont en Brahman seul.
Brahman est, ici et maintenant.
Cherchez dans cette direction.

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 12 septembre 2009

Le silence de la solitude est forcé.
La retenue de la parole en société équivaut au silence.

Car c'est alors que l'homme contrôle sa parole.

Il faut que celui qui parle existe avant de parler.

S'il est engagé ailleurs, la parole est retenue ;
le mental tourné vers l'intérieur est occupé à autre chose et ne tient pas à parlé.

 


Le mauna, conçu comme une mesure de discipline, a pour objet de limiter les activités du mental provoquées par la parole. Si le mental est déjà contrôlé, la disicpline de mauna n'est pas nécessaire, car alors, le mauna devient naturel.


Le mauna est éloquence incessante.
 L'inactivité  est activité constante.

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 18 juillet 2009


SHRI BHAGAVAN A LA JOIE DE TOUS, RACONTA LES HISTOIRES SUIVANTES :


"Il était une fois un roi dont l'épouse était fort pieuse. Elle était toute dévouée à Shri Râma et espérait ardemment que son mari partagerait un jour ses sentiments. Une nuit, elle s'aperçut que le roi, durant son sommeil, murmurait quelque chose.
Elle approcha son oreille de ses lèvres et entendit alors le mot "Râma", répété indéfiniment, comme un japa.
Elle fut au comble de la joie et le lendemain ordonna à son ministre d'organiser une fête. Le roi, qui participait à la fête, demanda à son épouse le motif de ces réjouissances.
Elle lui raconta toute l'histoire, et conclut en disant que cette fête avait été organisé pour remercier Dieu d'avoir exaucé son plus cher désir.
Le roi fut gêné de savoir que sa dévotion avait été découverte.
Certains racontent, qu'estimant avoir trahi Dieu et se considérant dès lors indigne de Lui, il mit fin à ses jours.

La morale de cette histoire est qu'on ne doit pas faire étalage de sa piété.


                                   

"Kaduveli Sidhar passait pour un ermite des plus austères. Il ne vivait que de feuilles sèches tombées des arbres.
Le roi, ayant entendu parler de lui, vint lui rendre visite et offrit une récompense à celui qui parviendrait à prouver le mérite de cet homme.
Une riche dâsî releva le défi. Elle se mit aussitôt à vivre auprès de l'ascète, prétendant le servir.
Elle jeta en cachette quelques morceaux de poppadam
(galette croustillante de farine de pois chiche)
parmi les feuilles séchées qu'il ramassait.

Lorsqu'elle vit que l'ascète les mangeait, elle parsema les feuilles sèches d'autres
 aliments savoureux.
L'ermite prit finalement l'habitude de manger de bons plats offerts par elle.

Peu à peu, ils devinrent si intimes qu'un enfant leur naquit.
Lorsqu'elle informa le roi de cet évènement, celui-ci lui demanda de donner au peuple une preuve de ses relations avec l'ermite.
Elle accepta et suggéra un plan d'action. Le peuple fut convié à un spectacle de danse donné par la dâsî devant une idole du temple.
Avant de faire son entrée en scène celle-ci avait donné à l'enfant une potion amère pour le faire pleurer, puis l'avait laissé aux soins de l'ermite.

Alors que la danse était à son apogée, l'enfant pleurait, réclamant sa mère. Le père prit alors le bébé dans ses bras et alla à la représentation où la dâsî exécutait une danse frénétique.
 Il ne put s'approcher d'elle pour lui tendre l'enfant.
Ayant remarquer leur venue, elle s'approcha de l'endroit où se trouvait le saint et s'arrangea pour perdre un de ses bracelets de cheville.
Puis, elle tendit le pied dans la direction du saint qui lui remit son bracelet à la cheville.
Le public se mit aussitôt à crier et à rire, mais le saint demeurait impassible.
 Puis, il se mit à chanter une chanson en tamoul :


"Pour la victoire, que ma colère s'envole ! Je laisse mon mental libre lorsqu'il veut s'enfuir.
S'il est vrai que je dors jour et nuit tout en restant conscient de mon Soi, que cette pierre ici présente éclate et devienne le vaste espace !"


Aussitôt la pierre éclata bruyamment et tout le monde en fut ébahi."


SHRI BHAGAVAN POURSUIVIT :

"Ainsi donna-t-il la preuve qu'il était un jnâni inébranlable. On ne doit pas se laisser tromper par l'apparence extérieur d'un jnâni. C'est ce que confirme le Vedânta-chûdâmani dans le verset 181 dont voici la signification :

Bien qu'un jîvan-mukta (Libéré-vivant), ayant un corps en raison de son prârabdha, puisse donner l'impression d'être ignorant ou de manquer de sagesse, il est cependant pur comme l'éther (âkâsha) qui garde toujours sa clarté, recouvert ou non de sombres nuages.
Il se réjouit toujours du seul Soi, comme une épouse aimante éprouve du plaisir de son seul époux, tout en le servant avec des biens reçus d'autres personnes que lui.

Bien, que le jîvan-mukta demeure silencieux tel un ignorant, son inertie ne provient pas d'un manque de savoir, mais de la dualité implicite de la vaikharî-vâk (le langage parlé) des Véda ; son silence est la plus haute expression de la non-dualité réalisée qui, somme toute, est le vrai enseignement des Véda.

Bien qu'il instruise des disciples, il ne se pose pas en maître, étant pleinement convaincu que le maître et le disciple ne sont que de pures conventions nées de l'illusion (mâyâ) ; et ainsi, il continue de prononcer des mots telle l'âkâshavânî (voix venant du ciel).
Si par ailleurs, il murmure des mots incohérents tel un insensé, c'est que son expérience est inexprimable, comme l'est celle des amants durant leur étreinte.
Si au contraire, il s'exprime avec aisance, comme un orateur, il s'agit seulement du souvenir de son expérience passée puisqu'il est maintenant l'inaltérable, unique Réalité sans dualité et dépourvu de tout désir.

S'il apparaît quelquefois en proie à une profonde douleur, comme n'importe quel homme face à un deuil, il ne fait que manifester le juste amour et la pitié à l'égard des sens qu'il contrôlait autrefois, avant de réaliser qu'ils n'étaient que de simples instruments et manifestations de l'Etre Suprême.

Quand il semble vivement intéressé par les merveilles du monde, il ne fait que ridiculiser l'ignorance née de la surimposition (adhyâsa).

S'il semble avoir quelque indulgence vis-à-vis des plaisirs sexuels, il faut comprendre qu'il jouit de la félicité éternelle et inhérente au Soi, lequel, divisé Lui-même en soi individuel
et Soi universel, se délecte de leur union pour regagner Sa Nature originelle.

S'il apparaît en colère, c'est qu'il veut du bien à ceux qui l'offensent.

Tous ces actes ne doivent être pris que pour des manifestations divines qui s'effectuent sur le plan humain.

Pas le moindre doute ne doit s'élever sur le fait qu'il est libéré bien qu'il soit encore vivant.
Il ne vit que pour le bien du monde.


Puis, Shri Bhagavan mit en garde ses interlocuteurs contre l'erreur consistant à blâmer un Jnâni en se basant sur sa conduite apparente et cita l'histoire du roi Parikshit.

"Celui-ci avait été un enfant mort-né, ce qui avait provoqué la douleur de ses proches, qui invoquèrent le secours de Krishna.
Les sages présents au moment de la naissance se demandèrent comment Krishna pourrait rendre la vie à l'enfant,

Krishna leur dit :

"Si cet enfant est touché par quelqu'un d'une éternelle chasteté, il reviendra à la vie"."

Comme personne parmi les sages ne se révélait assez audacieux pour toucher l'enfant,

Krishna s'approcha et le toucha en disant :

"Si je suis éternellement chaste que cet enfant revienne à la vie."

L'enfant se mit à respirer et devint plus tard le roi Parikshit.

Voyez donc comment Krishna, qui était entouré de 16 000 gopî
(les bergères adoratrices de Shri Krishna),
 n'en demeurait pas moins un brahmachârî !
Tel est le mystère des jîvan-mukta !
Un jîvan-mukta est celui qui ne voit rien comme étant séparé du Soi.

Si, par contre, un homme s'efforce consciemment de démontrer ses pouvoirs (siddhi),
il ne recevra que des coups.


 

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009

Le soir du 14 août, je posai au Maharshi une question concernant
granthi bheda (la coupure du noeud) au sujet de laquelle même les érudits ont des doutes.

Le seigneur resplendissant, Shri Ramana Rishi, écouta la question, réfléchit un moment et parla à sa manière divine.


Le lien entre le corps et le Soi est appelé granthi.
Ce n'est que par ce lien avec le Soi qu'on est conscient du corps.

Ce corps est insensible. Le Soi est pure conscience.
C'est par l'intellect que l'on déduit le lien entre les deux.

O enfant, c'est enveloppé dans la lumière diffusée par la pure conscience que le corps fonctionne.
C'est par la suite de la non-appréhension (du monde) dans le sommeil,
(une syncope) et caetera, qu'il faut déduire la localisation du Soi.

De même que les forces subtiles comme le courant électrique passent par des fils visibles, la lumière de la conscience circule à travers un nadi
 (canal subtil) dans le corps.

La lumière resplendissante de la pure conscience, saisissant un centre, illumine le corps entier comme le soleil illumine le monde.

Par suite de la diffusion de cette lumière dans le corps, on a des expériences corporelles. Ce centre de rayonnement, au dire des sages, est le Coeur.

Du jeu des forces dans les nadis, on déduit la circulation de la lumière de la conscience. Les forces courent à travers le corps, chacune se tenant à son propre nadi.

Le nadi particulier à travers lequel circule la pure conscience s'appelle sushumna.
On le nomme également
atma nadi, para nadi, et amrita nadi.


Comme la lumière inonde le corps tout entier, on s'attache au corps, on prend le corps pour le Soi et on regarde le monde comme différent de soi-même.

Quand celui qui est capable de discernement renonce à l'attachement et à l'identification de soi-même avec le corps et poursuit l'investigation vers un seul but, un bouillonnement se produit dans les nadis.

Par ce bouillonnement (littéralement : barattement) des nadis,
le Soi se sépare des autres nadis et,
en n'adhérant qu'au seul amrita nadi,
se met à briller.

Lorsque la lumière resplendissante de la conscience brille uniquement dans l'atma nadi, rien d'autre ne brille que le Soi.

Tout ce qui apparaît devant  (tel un jnani) n'a aucune existence séparée.
Il connaît le Soi aussi clairement que l'ignorant (connaît ) son corps.

Celui pour qui l'atman seul brille, au-dedans, au-dehors et partout aussi (clairement que) les objets pour l'ignorant, est appelé
celui-qui-a-coupé-le-lien.

Le lien est double : l'un, celui des nadis, l'autre, l'attachement mental.
 Celui qui perçoit, bien que subtil, perçoit à travers le lien des nadis,
 tout le monde extérieur.

Lorsque la lumière, retirée de tous les autres nadis, demeure dans un seul, le lien (entre la conscience et le corps) est scindé et la lumière subsiste en tant que Soi.

De même qu'une boule de fer chauffée (au rouge) paraît une boule de feu, ce (corps) chauffé dans le feu de la recherche-du-Soi, brille comme le Soi.

Les anciennes vasanas (tendances) appartenant au corps, (mental, etc) sont détruites. Libre de la conscience du corps, on n'a jamais le sentiment d'être l'auteur d'une action.

Dès lors qu'un tel n'a pas le sens d'agir par lui-même, on dit que son karma est complètement détruit. Comme rien n'existe que le Soi, aucun doute ne s'élève pour lui.

Une fois que le noeud est coupé, on n'est plus jamais lié. Ceci est considéré comme l'état de puissance suprême et de suprême paix.



SRI RAMANA GITA

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 21 juin 2009

Etre un gourou, c'est donner l'initiation et l'upadesa, toutes deux étant inséparables, l'une de l'autre.
Il n'y a pas d'upadesa dans un acte initial d'initiation et point d'initiation si elle n'est pas suivie de l'upadesa.

La question se posait donc parfois de savoir si Sri Bhagavan accordait l'initiation ou l'upadesa.

Au lieu de répondre, il laissait aux autres le soin de décider  selon leur propre jugement ou leur manque de jugement.

La réponse qu'il faisait le plus souvent était celle qu'obtint le Major Chadwick :

"Il y a trois méthodes d'initiation :
 par le toucher, par le regard, par le silence."



C'est ainsi que Sri Bhagavan émettait d'ordinaire une opinion doctrinale impersonnelle, qui cependant impliquait la réponse à la question spécifique.
Cette idée des trois modes d'initiation était bien connue des Hindous, car, pour eux, ils sont représentés par
 l'oiseau qui doit couver ses oeufs pour les faire éclore (le toucher) ;
par le poisson qui qui se borne à les regarder éclore (le regard) ;
et par la tortue , qui n'a qu'à penser à eux  (le silence).

L'initiation par le silence est devenue très rare de nos jours.
C'est la mouna-diksha d'Arunachala, de Dakshinamurti, et c'est aussi le mode d'intiation particulièrement adapté au sentier direct de la recherche de soi-même, qu'indiquait Sri Bhagavan.
Ce mode d'initiation était doublement approprié, tant par sa valeur propre, que parce qu'il permettait un camouflage satisfaisant.

L'initiation par le regard était très réelle..
Sri Bhagavan se tournait vers le disciple et le fixait avec une intensité fulgurante.
La luminosité, la puissance de ses yeux vous transperçait, brisant le mécanisme de la pensée.
Parfois il semblait qu'un courant électrique vous traversait, parfois on était baigné dans la paix, dans un flot de lumière.



Un disciple nous a décrit ses impressions :

"Tout à coup, Sri Bhagavan tourna vers moi son regard lumineux et transparent. Auparavant, je ne pouvais supporter longuement ce regard. A présent, je plongeais droit dans ces yeux merveilleux et terribles pendant combien de temps?
Je ne saurai le dire.
Ce regard faisait naître en moi une sorte de vibration, que je percevais nettement."


Quand Sri Bhagavan vous regardait ainsi, on avait l'impression, puis la certitude inébranlable, que, dorénavant, il vous prenait en charge, qu'il vous guidait.
Certains percevaient le moment où cette initiation commençait, mais d'ordinaire elle se faisait insensiblement.

Parfois, c'était pendant qu'on chantait les Vedas, quand ceux qui y faisaient attention étaient peu nombreux.
Ou bien le disciple était pris d'un désir d'aller voir Sri Bhagavan avant le lever du jour, ou au moment où il était seul, ou presque seul.

L'initiation par le silence était également réelle.
Elle se faisait chez ceux dont les coeurs se tournaient vers Sri Bhagavan sans qu'il eussent la possibilité de se rendre eux-mêmes à Tiruvannamalai.
Parfois elle était accordée en rêve comme dans le cas de Natesa Mudaliar.

Nul maître n'était plus catégorique que Sri Bhagavan, quand il s'agissait de l'aide et de la direction à accorder à un disciple pris en charge, et qui avait déjà reçu l'initiation.



Il dit à Sivaprakasam Pillai :

"Celui qui a obtenu la grâce du Guru sera inévitablerment sauvé. Jamais on ne l'abandonnera, de même que la proie tombée sous la dent du tigre ne lui échappera plus jamais."

Une autre fois, un disciple se décourageait de sentir que ses progrès intérieurs étaient nuls, et dit :

"J'ai peur d'aller en Enfer, en continuant de la sorte !"

Bhagavan répondit :

"Si vous y allez, Bhagavan vous suivra et vous ramènera".

Les circonstances mêmes de la vie du disciple sont influencées par le Guru, de manière à servir à son sadhana (progrès spirituel). On dit à un disciple :

"Le Maître est à la fois au dehors, et au dedans, de sorte qu'il crée les conditions extérieures de votre introspection, et préparera votre être intime à l'aspiration vers le tout ."

It's india world!

En réalité, l'upadesa de Sri Bhagavan, de même que l'initiation qu'il donnait, se faisait par le silence.
L'esprit était silencieusement orienté dans la direction qu'il devait suivre. On attendait d'un disciple qu'il le comprît.
Un très petit nombre avait besoin d'une assurance verbale.

Ces upadesa silencieux variaient beaucoup en réalité, Sri Bhagavan dans ses paroles et ses écrits insistait souvent sur la nécessité du vichara (recherche de soi-même) et l'idée se répandit qu'il ne prescrivait que le Gnana-marga ( le sentier de la connaissance), que bien des gens trouvent abrupt de nos jours.
Mais, Sri Bhagavan était universel, et sa direction convenait à n'importe quel tempérament.
Elle suivait le sentier de la dévotion, non moins celui de la connaissance.

L'amour et le dévouement qu'il inspirait étaient comme un pont au-dessus de l'abîme que devaient franchir ceux qui cherchaient le salut. Sri Bhagavan , ne recommandait pas d'autre sentier à nombre de ses fidèles.
En somme, le sentier de la dévotion est le même que celui de la soumission. On rejette tout son fardeau sur le Guru.
C'est aussi ce que recomandait Sri Bhagavan.
Il disait à l'un de ses fidèles :

"Soumettez-vous à moi, et je détruirai l'intelligence."
Il dit à un autre :

"Contentez-vous de rester tranquille ; Bhagavan fera le reste."
Et à Devaraja Mudaliar :

"Tout ce que vous avez à faire, c'est de m'abandonner toute la besogne".

Il répétait souvent :

"Il y a deux routes à suivre ; l'une, c'est de vous demander : Qui suis-je ? et l'autre, c'est de vous abandonner au Guru."

Et cependant, il n'est pas facile de garder son esprit en paix, et d'être entièrement réceptif à la grâce de son Guru.
Cette attitude exige un constant effort, un appel constant à la mémoire, et seule la Grâce du Guru les rend possibles.

Le moyen le plus efficace, quoique invisible, était le sat-sangh, littéralement : l'association avec l'être.
Et, en tant que que moyen de sadhana, il n'est en réalité que l'association avec quelqu'un qui a réalisé le Sat, ou l'être.

Lorsqu'on est parvenu à l'association avec un sage, à quoi servent les méthodes variées de la discipline de soi-même ?

"Dites-moi à quoi sert un éventail quand souffle la douce brise du Sud ?"

L'association avec Sri Bhagavan déterminait une subtile alchimie, dont les effets n'étaient parfois visibles qu'au bout de plusieurs années. Et il arrivait que le Maître s'entretînt avec ses disciples de l'importance de ces effets.



Il dit
un jour à Ranga Aiyar, le camarade d'école :

"Si vous demeurez avec le Gnani, il vous donnera des vêtements déjà tout tissés."


Il sous-entendait que, par d'autres méthodes, on n'obtient que le fil, et qu'il faut tisser ses vêtements soi-même.

Sundaresh Aiyar avait composé à sa louange un chant tamil, où il décrivait la grâce qui jaillissait de ses regards pour soutenir ses disciples.

Sri Bhagavan corrigea  :

"Non, elle ne jaillit pas; elle est projetée par un acte conscient, qui dirige la grâce vers la personne choisie."

Le disciple,  lui aussi,  doit s'efforcer au plus haut point d'aider la grâce du maître à atteindre son but, et à cet effet, Sri Bhagavan ne  cesse de préconiser la méthode du vichara ( c'est à dire poser la question :
 Qui suis-je ? se consacrer à la recherche de son moi.)



La sadhana qu'il donnait ainsi pour répondre aux besoins de notre temps n'était ni secret ni caché. Sri Bhagavan soutenait catégoriquement sa prééminence sur tous les autres:

"La recherche de soi-même est le seul moyen infaillible, le seul direct, grâce auquel vous parviendrez à la réalisation de l'être inconditionné, absolu, que vous êtes en réalité......
Essayer le détruire l'ego, ou l'intelligence, au moyen d'une autre sadhana que la recherche du moi, c'est jouer au voleur, qui se fait gendarme pour s'arrêter lui-même."


Seule, la recherche du moi peut faire comprendre la vérité de l'inexistence de l'ego et de l'intelligence, et permettre la réalisation de l'être indifférencié, le Moi, ou l'Absolu.
Après cette réalisation du Moi, il n'y a plus rien à connaître, puisque le Moi c'est la Béatitude parfaite, le Tout.

La pratique du vichara n'était pas réservée aux gens qui pouvaient se rendre à Tiruvannamalai. Elle n'était pas réservée non plus aux seuls Hindous.
L'enseignement de Sri Bhagavan est l'essence même de toutes les religions :Time to indulge in reveries
elle met au grand jour ce qui était caché .
L'Advaita est le postulat central du Taoïsme et du Bouddhisme.
La doctrine du Guru intérieur est celle du "Christ en vous" dans la plénitude de sa signification.
Le vichara rejoint la vérité ultime de la foi islamique ou Shahada :
 Il n'y a d'autre Dieu que Dieu. Il n'y a d'autre Moi que Moi."

Spirits of the dead on tree

Sri Bhagavan avait dépassé les différences entre les religions
Le sadhana qu'il prescrivait  ne dépendait d'aucune religion. Les Hindous n'étaient pas seuls  à venir à lui, mais venaient aussi des bouddhistes, des chrétiens, les musulmans, des juifs, des parsis, et il n'exigeait d'aucun d'entre eux qu'il ne changeât de religion.

La confiance fervente (dévotion) en un Guru, et l'afflux de sa grâce font apparaître une réalité plus profonde que toutes les religions et la recherche du Moi révèle la vérité ultime qui est au-delà de toute religion.

Question of light

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 25 avril 2009

Arunâ = Rouge, brillant comme le feu.

Ce "feu" n'est pas le feu ordinaire qui n'est que chaud.

C'est jnânâgni
( le "feu" de la sagesse, le feu, agni,
de la Connaissance, jnâna)
qui n'est ni chaud ni froid.

Achala = colline.

ARUNÂCHALA EST DONC LA
 "COLLINE DE LA SAGESSE".


Voyons donc comment l'origine de la colline
nous est relatée :

"Une fois Vishnu et Brahmâ
(aspect créateur de Dieu, Îshvara)
se disputèrent pour savoir lequel d'entre eux
était le plus grand.
Leur querelle provoqua le chaos sur la terre, et les Devas, s'approchant de Shiva, le supplièrent de mettre un terme à cette querelle.

Alors Shiva se manifesta sous la forme
d'une colonne de feu,(1)
 d'où s'éleva une voix disant que plus grand serait celui qui découvrirait l'extrémité  la plus haute ou la plus basse de la colonne de lumière.

(1)(Arunachala, la montagne sacrée de Tiruvannamalai est assimilée à un Lingam. Ici Shiva s’est manifesté en une colonne de feu - lingam de lumière- lors de la fameuse dispute entre Brahmâ et Vishnu pour savoir lequel est le plus grand. Arunachala en est la rémanence, c’est un haut lieu de pèlerinage de l’Inde du sud.)
Vishnu prit la forme d'un sanglier et creusa profondèment le sol, pour en trouver la base,
tandis que Brahmâ prenait la forme d'un cygne et planait dans les airs, en quête du sommet.

Vishnu échoua dans  sa recherche de la base de la colonne, mais, commençant à discerner en lui-même
la Lumière suprême qui réside dans le coeur de tous,
il se perdit dans la méditation, oubliant son enveloppe charnelle et n'ayant même plus conscience de lui-même en tant que celui qui cherche.

 



Brahmâ  vit la fleur d'un arbre de montagne qui tombait à travers les airs et , pensant gagner par la tromperie, il revint avec cette fleur et prétendit qu'il l'avait cueillie au faîte de la colonne lumineuse."

Vishnu et Brahmâ ont donc échoué.
Mais l'histoire se poursuit :
 "La colonne de feu, ou le linga, était trop aveuglante,
et Shiva se manifesta alors sous l'aspect de la colline."

La colline est ainsi le symbole du Centre du Monde comme de l'axe qui en émane formant la chaine des mondes.
La colline est ainsi le symbole du but à atteindre comme de la voie pour y parvenir.
Parcourir cet axe depuis le point le plus bas (Vishnu) jusqu'au point le plus élevé (Brahmâ) ,
c'est, en s'y identifiant
(Shiva) atteindre Maha-Îshvara et finalement le but suprême, le Soi, ParaBrahma.


Au plan microscopique, cette colline symbolise l'enchaînement de tous les états de l'être.
En faire l'ascension, c'est au plan symbolique atteindre à sa propre totalisation, c'est-à-dire à la Réalisation de "L'homme Universel".

En correspondance avec le symbolisme de la croix, on peut dire que s'approcher (axe horizontal) de la colline symbolique, c'est tendre vers l'individualité intégrale.
L'atteindre, c'est effectuer la totalisation de l'état humain (centre).
En faire l'ascension (axe vertical), c'est opérer la totalisation des états supra-individuels et par le
 "passage à la limite", c'est réaliser l'identité avec le Soi, l'identité en Brahma.


Râmana Maharshi a très tôt dans sa vie ressenti une véritable fascination pour ce lieu saint comme il nous l'explique dans l'une de ses strophes de l'un de ses hymnes à Arunâchala :

"Ecoute ! Il se tient Mont impassible.
Son action est mystérieuse, elle dépasse l'entendement humain.
Depuis l'âge de l'innocence avait brillé dans mon esprit l'idée qu'Arunâchala était quelque chose d'une grandeur insurpassable, mais même lorsque j'appris par un autre que c'était la même chose que Tiruvannamalai (la localité au pied de la montagne),
 je ne me rendis pas compte de sa signification.
Lorsqu'il m'attira à lui, apaisant mon âme, je m'en approchai et je le vis (dresser) immuable."


Le Maharshi est symboliquement placé en haut de la colline qui marque ainsi son état de jîvan-mukta, de "délivré vivant", de jnâni, "Celui qui est effectivement identifié dans le Principe Suprême",
le nirguna Brahma, Brahma non qualifié.


Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 mars 2009




Il y a soixante treize années environ vers 1936,
l'écrivain Paul Brunton se rendant
en Inde découvre
le Sage indien Ramana Maharshi
(1879-1950).
Il passa quelques semaines dans
 son ashram à Tirunamavalai
dans le sud de l'Inde et publia
"L'Inde secrète" (éd. Payot).




Le Sage vivait principalement dans sa caverne située près du sommet de la montagne sacrée d'Arunachala. Nombreuses sont les personnalités qui rendirent visite
au Sage tels
le Dr. J. De marquette, le Dr. R. Godel, le biologiste Huxley etc.
Très instructif fut le refus de C. G. Jung!
                                                                                                           

Paul Brunton s'est consacré à la pratique du yoga et de la méditation de façon persévérante. Il a dépassé les disciplines habituelles pour arriver au silence et à la découverte de la Conscience-Amour.




Les occidentaux s'intéressant à la pensée religieuse indienne
connaissent la Bhagavad Gita.
 Il s'agit d'une des œuvres fondamentales évoquant clairement le climat universel de l'expérience indienne. Celle-ci révèle le rôle et la place importante du Brahman représenté fréquemment sous la forme d'un océan de claire lumière douée d'une
"Conscience-amour infinie".
Celle-ci pénètre la multiplicité apparente des êtres et des choses.
 Elle en est à la fois la source et la substance.


Dans le treizième dialogue de la Bhagavad Gita il est écrit:

 



13    - CELA a des mains et des pieds, des yeux et des têtes, des oreilles et des bouches partout.
CELA réside dans le monde et embrasse toutes choses.
14    - Rayonnant de toutes les facultés des sens sans en avoir connu aucun, détaché de tout, libéré des qualités... Il perçoit les qualités.
15    - Indivisible, il réside dans tous les êtres comme s'il s'était partagé. Il est ce qui soutient tous les êtres.
16    - CELA, Lumière des lumières est par delà les ténèbres. C'est la sagesse et l'objet de la sagesse que peut connaître la sagesse qui réside dans le cœur de chacun.


Les œuvres récentes d'auteurs de plus en plus reconnus comme "Sages" authentiques connaissent un rayonnement stupéfiant.
Non seulement il importe
 de citer celles de
J. Krishnamurti
 
mais aussi et surtout celles
de Maharaj Nisargadatta
"Je suis"



et de son élève Ramesh Balsekar
"The final truth" et "A Duet of One".
Il n'est pas inutile de signaler que
Ramesh Balsekar a étudié en Angleterre.
Il y prit contact avec l'œuvre fondamentale de David Bohm ce grand précurseur
de la nouvelle physique gnostique.









L'Ashtavakra Gita


L'Ashtavakra Gita est une œuvre essentielle de la plus haute sagesse indienne. Elle résume les entretiens qui se sont déroulés entre le sage Ashtavakra et son disciple le célèbre Roi Janaka entre les mains desquelles reposaient les destinées du Royaume Indo-Grec.

L'Ashtavakra Gita est moins connue que la Bhagavad Gita mais elle insiste davantage sur le côté radical, non conceptuel d'Eveil.
 Ainsi que l'écrit Ramesh Balsekar en se référant à Ramana Maharshi qui fut son premier inspirateur:


Ne méditez pas ! Soyez !
Ne pensez pas que vous êtes ! Soyez !
Ne pensez pas à être ! Vous ETES !


Le sage Ashtavakra insistait intentionnellement sur le fait que ceux qui se consacrent aux diverses disciplines et pratiques ne parviennent pas à la réalisation de leur nature véritable. Ils s'enferment inconsciemment dans la matérialisation de leurs concepts. Ceux-ci forment la substance d'un état auto-projeté déclare Krishnamurti.

En l'absence de leur compréhension purement intuitive, qui est la seule aide efficiente, les chercheurs aboutissent à l'obtention d'un objet qu'ils appellent l'illumination mais ils s'enlisent de plus en plus dans le "samsâra" (enchaînement de la dualité). Cependant, ils finiront par se rendre compte de leur erreur suite à l'enregistrement mémoriel des crises révélatrices qui se présenteront.

Ramana Maharshi considérait qu'à titre provisoire, au début de la recherche, les disciplines et pratiques traditionnelles pouvaient être une aide mais il évitait de recommander de longues périodes pendant les-quelles le chercheur restait assis en méditation. La similitude avec Krishnamurti est ici évidente.


Vers le vécu prioritaire de la Conscience-amour


Pour Ramesh Balsekar, tous les êtres humains et toutes les choses de l'univers manifesté sont uniquement le produit d'une Conscience-amour infinie sous-jacente. Ils le sont à la fois durant la période des illusions au cours de laquelle l'univers manifesté nous paraît être réel. Ils le sont, aussi bien, après la réalisation complète de la Vérité telle que le vécut le Roi Janaka.

Nous ne sommes rien d'autre qu'une "Conscience-amour infinie" et nous n'avons jamais été autre chose. Il est nécessaire au début de notre recherche de s'en pénétrer, non par un acte mental mais par un sentir intuitif du cœur.

Cette perception émane d'une "Intelligence du cœur" à laquelle Ramana Maharshi et Krishnamurti ont fait fréquemment allusion. Les maîtres des "Voies abruptes" et Krishnamurti répètent fréquemment que "la vision pénétrante ne passe pas par le cerveau."

Nous ne sommes rien d'autre qu'une Conscience-amour infinie et nous n'avons jamais été autre chose, répète Ramesh Balsekar. Il n'est certainement pas inutile d'insister ici sur ce point et d'éviter le surgissement de concepts. En quelque sorte, il est souhaitable de sentir intuitivement par le cœur qu'il n'y a jamais rien eu d'autre que la Conscience-amour infinie et que, par rapport à sa priorité infinie, il n'y a jamais eu de "nous", de séparation entre des personnes.
Tout ce qui a existé, tout ce qui existe, tout ce qui sera à jamais n'est que "Conscience-amour infinie".
Ces répétitions peuvent être exaspérantes pour le mental du chercheur, mais elles ont leur utilité.



 Nous terminons ici par celui que Ramesh Balsekar a publié dans "A Duet of One". "Le "fait est que l'illumination est phénoménalement "un "état subjectif". Comment se fait-il qu'un tel "état "subjectif" peut-il être affecté par une apparence "du monde manifesté" ? Une ombre ne peut ni connaître "ni affecter sa substance, une apparence ne peut "ni connaître ni affecter sa source. La seule réalité "est la "Conscience-amour infinie."


"Qui alors pratique ? "Qui" cherche "quoi" ? De "toute évidence, il n'y a que la "Conscience-amour "infinie" qui cherche! et que cherche-telle ? Elle-"même naturellement."

"La totalité de la manifestation est un processus "impersonnel que la science actuelle désigne par "l'expression "auto-générateur". La "Conscience-amour "infinie" crée d'abord une apparence à l'intérieur "d'elle-même. Elle s'identifie ensuite avec chaque "objet" individuel manifesté. La "Conscience-amour "infinie" se personnifie impersonnellement et crée "l'illusion d'un égo individuel dans l'illusion générale de la manifestation. Finalement se réalise "le processus de désidentification - allant du "personnel à l'impersonnel" - qui se termine dans
 "la situation connue comme "Eveil" ou illumination."
"Pourquoi tout ceci ?

 C'est toute la "Conscience-amour infinie" ou "Dieu" dans un "jeu divin".



ARTICLE DE ROBERT LINSSEN
Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 mars 2009

 

SUR LA DÉVOTION


1. Interrogé sur la dévotion (bhakti) , le meilleur des hommes, le très favorable

Bhagavan Ramana Maharshi, parla ainsi :



2. Le Soi est cher à tous. Rien d’autre n’est aussi cher.
L’amour, continu comme un filet

d’huile, est appelé bhakti .


3. Par l’Amour, le Sage sait que Dieu n’est pas autre chose que son propre Soi.
Bien que

par ailleurs le fidèle Le considère comme différent de lui- même, cependant lui aussi se

fond et demeure dans le Soi seul.


4. L’amour qui coule (ininterrompu) comme un flot d’huile vers le Seigneur Suprême,

conduit infailliblement le mental dans l’Être pur, sans même qu’on ait à le désirer.



5 et 6. Quand le fidèle, se considérant lui- même comme un individu séparé, limité et

de peu de compréhension, mais désireux d’être délivré de la souffrance, prend la Réalité

Suprême omniprésente pour une déité particulière et l’adore, même de cette façon,
il
atteint à la fin Cela (seul).


7. O le meilleur de hommes,celui qui donne des noms et des formes à la déité, par ces

noms et ces formes mêmes, il transcende tout nom et toute forme.


8. Quand le dévotion (bhakti ) est devenue parfaite, alors entendre parler une seule fois

(sur la réalité) suffit pour acquérir la Connaissance parfaite.


9. La dévotion (bhakti ) qui n’est pas continue comme un flot est appelée intermittente.

Même celle- ci est sûre de résulter en dévotion suprême.


10. Celui qui pratique la dévotion en vue d’un but désiré, ne trouve aucune réalisation

en l’atteignant, et ensuite de nouveau il adore Dieu pour obtenir le bonheur éternel.


11. La dévotion (bhakti ), même accompagnée par le désir, ne cesse pas avec
l’accomplissement du désir.
La foi en la Personne Suprême se développe et continue de
croître.

Isanya


12. En augmentant ainsi, la dévotion (bhakti ), avec le temps, devient parfaite.
 Par cette
dévotion parfaite et suprême, de même
que par la connaissance (jnana ),
on traverse

(l’océan du) Devenir.



Tiré du seizième chapitre intitulé

“ Sur la Dévotion “

de Sri Ramana Gita,

la Science du Brahman

et l’Écriture du Yoga,

composé par le disciple de Ramana

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 3 février 2009
 

LA PRADAKSHINA

Tourner autour d’une montagne, d’un temple ou d’un linga dans le sens des aiguilles d’une montre est un rite.

Adi Shankara a écrit dans la Nirguna-Mânasapûja :


« La circumambulation (pradakshinâ) est la méditation sur le fait d’être soi-même, le Témoin immuable, le Divin autour duquel tournent les milliers d’œufs cosmiques de Brahmâ ».


Sri Ramana Maharshi qui vécut toute sa vie au pied de la colline, enseigna à ses disciples l’intérêt de ce rite en considérant celui-ci comme une Atma-pradakshinâ (circumambulation du Soi),
 l’ultime pradakshinâ.


« Pradakshinâ, dit-il, veut dire : « Tout est en moi ».


La véritable signification de la marche autour de la colline d’Arunachala, c’est qu’elle est aussi efficace, dit la tradition, qu’un voyage autour du monde. Ce qui veut dire que le monde entier se trouve condensé dans cette colline.


Le circuit autour du temple d’Arunachala est tout aussi favorable, assure-t-on, et tourner sur soi-même l’est tout autant. Si bien que tous ces circuits sont contenus dans le Soi.

La Ribhu-Gitâ dit à ce propos :

« Je reste fixe, tandis que d’innombrables univers qui s’élèvent dans mon mental sous forme de concepts, tournent en moi.

Cette méditation est le circuit (pradakshina) suprême ».


Le mot Arunâ signifie « rouge » comme le ton rouge du lever ou du coucher du soleil, ou « brillant » comme le feu, et cette image suggère évidemment le feu de la connaissance (jnânâgni);

« C’est, nous dit Bhagavan, le feu de la sagesse qui n’est ni chaud ni froid.


Achala est le nom donné à une montagne , et le mot complet Arunâchala signifie « la montagne de la sagesse ».

Les deux termes suggèrent autant la vérité que les moyens d’y parvenir.


Selon Bhagavan Ramana Maharshi, le Soi divin n’est pas différent de la montagne. Nous devons retrouver dans son nom Etre (Sat), Conscience (Cit), Béatitude ( Ânanda), qui est la nature de l’Atma.


Pour cela, la lettre A va représenter Shiva ou le Soi suprême (Paramâtma), RU le Jivâtma ou le soi individuel et NA leur unité (aikya) ou leur non-dualité (advaïta).


La symbolique est évidente, Arunâchala possède toutes les caractéristiques du Soi. Atteindre l’idéal que représente cette montagne, c’est atteindre son Soi.

 « Arunâchala, dit Bhagavan, Est-ce principe (celui du Soi ) absolu, immobile, autour duquel tous les mouvements (chalana) tournent et dans lequel finalement tous se fondent. » Il nous dit également, dans Arunachala Ashtakam :

« J’ai été attiré par Arunâchala et en l’approchant, je l’ai perçue comme l’Immobile. »


Toute création est constituée des cinq éléments et tout ce qui est perçu comme animé ou inanimé est la combinaison de ces cinq éléments. Ce qui est cherché se trouve au-delà de ces éléments car là se trouve notre Etre originel.


Bhagavan Ramana Maharshi, s’adressant à la montagne sainte, dit :

« Les cinq éléments, tous les êtres vivants et l’immense extension de l’univers ne sont rien d’autre que toi seul ».


Tout le problème réside dans le mental dont la faculté spécifique est de refléter le monde extérieur et le monde intérieur. Lorsque le mental se tourne vers le dehors, il s’identifie au monde changeant de la matière. Si, par contre, il s’introver et se centralise sur le Soi, l’individu expérimente la conscience immobile et silencieuse car le Soi est le substrat unique de tous les mondes.

La Bhagavad Gîtâ dit ceci :

 

« Que l’on s’intériorise graduellement en maintenant l’intellect avec fermeté. Ayant fixé le mental dans le Soi, que l’on ne pense à rien d’autre », et cela est accompli en absorbant totalement le mental dans la nature de l’Âtma ou Soi. Pour ceux qui ne peuvent encore y parvenir, Bhagavan recommandait de fixer le mental sur un objet suggérant l’absolue immobilité du Soi, et pour lui ce symbole fût Arunâchala perçue sous la forme d’un linga représentant la nature inconditionnée de Shiva;


Il s’agit là d’Adi Linga, le tout premier qui apparut sous la forme de la colonne de feu, et par conséquent non encore différencié en polarité (actif-passif), et dont le Shiva Purâna fait état en ces termes :


« Cette colonne sans commencement ni fin prendra une forme réduite pour être contemplée et adorée par le monde. Ce linga apporte le plaisir. Il est l’unique moyen du plaisir et de la libération. Par sa vision, son contact ou en méditant sur lui, vient la libération de la naissance pour les êtres.

 


Le circuit de plus de 14 Km, est constitué de manière à former un parfait mandala, au cours duquel les pèlerins passent par les huit points cardinaux, tous balisés par un linga où étaient jadis exécutées des pûjâ particulières. L’importance de cette colline est telle que depuis la nuit des temps de grands sages sont venus ici méditer pour atteindre la perfection.

 

Âdi Shankara vint lui aussi s’y recueillir. Il eut nous dit-on, une vision divine dans laquelle il vit en chaque grain de sable un linga et par crainte de profaner de lieu saint, s’en éloigna respectueusement et l’adora de loin.

Le pradakshinâ commence à l’extrême sud, près de l’ashram de Sri Ramana Maharshi et se termine, après un tour complet, au petit sanctuaire
de Shiva-Dakshinâmurti, l’instructeur silencieux, image de l’ultime initiation,

ce qui fit dire à Sri Ramana que :


« Le silence n’est pas autre chose que l’éloquence incessante. Le maître primordial, Dakshinamurti, est l’idéal à suivre ».

 

 


 En dehors de la haute valeur initiatique du pradakshinâ, l’efficacité du rite est démultipliée par la radiation spirituelle qui émane de la montagne.

Arunachalâ possède à un haut niveau une radiation spirituelle bien précise;

Voici ce qu’en dit Bhagavan, répondant à une question sur ce sujet :


« Shiva dit à ce propos :
 « Telle est ma volonté, tel est mon commandement ».

Par conséquent, ceux qui vivent auprès d’Arunachalâ n’ont besoin d’aucune initiation, bénédiction, etc.

Ils obtiennent la libération. Telle est la volonté de Shiva ».



En tournant autour de la montagne, nous baignons littéralement dans sa lumière, et l’essentiel de l’ascèse va surtout consister à ce laisser aller dans le grand courant de l’intention divine, à renoncer à être l’auteur de l’action consistant à tourner. Il s’agit plus de se laisser amener par le Seigneur plutôt que de vouloir le faire soi-même.

Shiva lui-même aurait dit :


« Le corps de celui qui roule autour de la montagne devient divin et est immunisé contre tout mal.

Les Deva-s, les Siddha-s et les grand Rishi-s demeurent invisibles dans leurs chars célestes et observent ceux qui font la circumambulation avec dévotion. »



tiré du livre de Michel Coquet




Dévoile Ta beauté,

pour que le monde volage Te voie
à jamais et qu'il repose
 (en paix),

Ô Arunachala !






L'observation du circuit autour de la montagne nous révèle un ensemble d'éléments cosmologiques constituant un mandala universel avec,
vue d'en haut, une cité sacrée pourvue d'un point central (le sommet),
d'un carré (les quatre points cardinaux),
 et un cercle formé de l'ensemble des huit points cardinaux et de la radiation spirituelle de la montagne,
le triangle ou la loi triadique étant représenté par le triple pradakshinâ.

Bhagavan a énuméré ces trois circuits :


"Le premier est celui de la route, l'autre tourne au pied de la montagne, et le troisième est appelé le cicruit de la jungle.
Lorsqu'on lui demanda s'il utilisait ces trois sentiers, il parut surpris et répondit :

"Pourquoi uniquement ces trois sentiers ? Je dois même dire qu'il n'y a pas un seul lieu de la colline où je n'ai pas mis les pieds.

Une manière habile pour Bhagavan d'enseigner à ses fidèles qu'il ne fallait pas se limiter au concept mental de l'espace, mais faire un avec la réalité d'Arunâchala

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009

LE LIBERE


Le jnânin ne voit personne en tant qu’ajnânin (non libéré).

Pour le libéré, tous le sont aussi (fondamentalement). Dans l’état d’ignorance, l’on surimpose sa propre ignorance sur un jnânin, le voyant comme l’auteur de l’action. Le libéré ne voit rien comme séparé du Soi. Le Soi resplendit en tant que pure connaissance.

Pou l’éveillé, l’apparition de l’ego n’est qu’apparente, et il goûte cette expérience transcendantale en dépit de l’apparente manifestation de l’ego ; il demeure établi dans l’Etre. L’ego n’est pas à craindre, il est comme le squelette d’une corde consumée (par le feu de la connaissance) - même si elle a une forme, elle ne peut plus lier quoi que ce soit.


CONNAISSANCE
 

« Connais-toi toi même » est-ce que l’on dit. Même cela est incorrect. Car si nous parlons de « connaître » le Soi, il doit y avoir deux Soi : l’un connaissant, l’autre connu.

L’état appelé réalisation est simplement « être » - ne rien connaître ou ne rien devenir. Pour celui qui l’a réalisé, Cela seul est, et Cela a toujours été.


La vérité des upanishad qui dit « Je suis Brahman » signifie seulement que l’Absolu Brahman existe en tant que « Je », et non pas en tant que « je suis Brahman », je suis Brahman ».

Un homme pense t-il sans cesse « je suis un homme »?. Il l’est.

Inutile pour lui de clamer sans cesse, « je suis un homme ! ».

De même le Soi est le Soi. Brahman existe en tant que « je suis » en toutes choses et en tant qu’être.


REALISATION


Qu’est-ce que la réalisation du Soi?

Vous êtes l’âtma, le Soi est aussi sakshât, ici et maintenant. Où y aurait-il place pour son accomplissement?

Cette question montre que vous croyez ne pas être le Soi. Ou aussi, vous pensez qu’il y a deux Soi, l’un réalisant l’autre, ce qui est faux.


Il n’y a pas de degrés dans la réalisation de mukti, ni dans la connaissance de jnâna.

Il n’y a pas un état de connaissance avec la conscience du corps et un autre état sans conscience de ce même corps. Le jnânin sait que rien n’existe que le Soi. Pour lui, où serait la différence entre être conscient, ou non, du corps ? La connaissance est.


PAIX


La paix est le but à réaliser, tant pour l’individu que pour la société. La paix est pour se purifier. L’énergie créatrice est pour le développement de la société.


ÂNANDA


La joie qui est ressentie inconsciemment dans le profond sommeil, l’est consciemment dans turîya (l’état au-delà dela veille, le sommeil, et le rêve) ; là est la différence, mais il n’y a qu’ânanda qui englobe les trois états : celui du Soi.


ÎSHSVARA

(Dieu personnel unique, aspect dynamique du Brahman)


Il y a différentes routes pour atteindre Tiruvannamalaï, mais une fois arrivé, Tiruvannamalaï demeure la même - quelles que soient les routes choisies.

De même, les approches de la réalisation diffèrent selon les aptitudes de chacun. Mais une fois réalisé, le Soi demeure le même. Aussi, une fois arrivé à destination, il est inutile de demander comment arriver à Tiruvannamalaï. De même, étant le Soi, il est absurde de demander comment le réaliser. Vous êtes Cela. Demeurez en Lui. C’est tout.


Un petit groupes d’Américains qui passaient quelques semaines à l’ashram, demandèrent s’il existait vraiment un Dieu personnel (Îshvara). Le Mahârshi répondit :

-Oui, Îshvara.

(avec étonnement) - Quoi ! Avec des yeux, des oreilles, un nez, une bouche ?

-Oui, si vous les avez, pourquoi Îshvara n’en aurait-il pas ?

-Quand je lis dans la Kabbale et dans les Ecritures hindoues que Dieu a des organes, je ris !

-Bien, alors pourquoi ne riez-vous pas de vous-même ?


ÊTRE-CONSCIENCE-FELICITE

(Sat-Chit-Ananda)


Les jnânins insistent sur l’aspect de Sat, car ils reposent dans l’essence de l’Etre après une quête constante,et après avoir effacé toute individualité dans le Suprême.

L’aspect Chit est pour les yogi qui exercent à contrôler leur respiration afin de pacifier le mental, et qui voient la conscience de l’Être comme une lumière resplendissant dans toutes les directions.

L’aspect ânanda est pour les bhakta, les dévots qui sont enivrés pour le nectar de l’amour divin et qui se perdent dans l’expérience de la félicité ultime. Ils demeurent unis à Dieu à jamais.


BRAHMAN


(Absolu, Etre, Principe Suprême, Ce qui est)

Brahmân est au-delà de la connaissance et de l’ignorance (vidyâ et avidyâ).

Il est au-delà de mâyâ, l’illusion de la dualité.

Ce qu’est Brahman ne peut être décrit.


Pour celui qui a réalisé l’état de perfection dans le Soi, félicité indescriptible de l’Absolu, rien d’autre ne reste à accomplir.


Le Soi est l’Un. Et la connaissance du Soi est unique, dans le sens où le Soi-connu est Lui-même le Soi-connaissant. Il ne peut jamais devenir une chose connue ou non-connue.


GRÂCE DU GURU


La grâce du Guru est toujours présente. Vous imaginez qu’elle est ceci, cela, quelque part haut dans les cieux et qu’elle doit descendre (jusqu’à vous). Cette Grâce est en vous de toute éternité, dans votre cœur et, dès l’instant où vous demeurez à la Source, la Grâce surgit de vous, comme une source vive.


Le Guru ne vient que pour dire au disciple : « Le Divin est en toi. Plonge profond et réalise Dieu ; le guru et le Soi sont les mêmes (…) »

Grâce, Lumière, Esprit sont identiques au Soi. La Grâce est le début, le milieu et la fin. Elle est le Soi. Il ne faut voir le guru que comme le Soi manifesté. Manifestation du Soi est manifestation de la Grâce, et inversement. Rien n’est extérieur au Soi.

Le soleil est, il brille, et vous baignez dans cette Lumière. Si vous voulez connaître le Soleil, tournez votre regard vers lui et regardez-le. De même la Grâce, toujours présente, là , ici et maintenant.

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009

RANAYAMA


(contrôle du souffle)

Le prânâyâmâ selon le jnâna, c’est :

Nâ ham, « je ne suis pas cela » = expiration

Ko’ham, « qui suis-je ? » = rétention

So’ham, « je suis Lui » = inspiration.

Ceci est « vichâra . Cette introspection mène au but ultime.

 

ATMA-VICHARA

(recherche du Soi)

Le souffle et le mental proviennent de la même source. Quand l’un est contrôlé, l’autre l’est aussi.

En vérité, dans l’introspection, « D’où viens-je ? » sera remplacé ou suivi par « Qui suis-je? ».

Cela ne veut pas dire qu’il faille ne pas tenir compte du souffle et du mental, pensant que nous ne sommes pas le corps, ni les sens ni le reste ; afin de demeurer dans l’ultime Réalité. Il faut trouver la source du « je » - pensées ou ego qui se manifestent en nous.


CŒUR


Ne pas même murmurer « je », mais voir en soi ce qui est et qui resplendit dans le Cœur en tant que « je ». Transcendant le flot continu des pensées, là s’élève la Conscience, silencieuse et spontanée, ou « Je » dans le Cœur. En s’y établissant, en demeurant tranquille, le sens du « je » dans le corps disparaîtra, tout comme le feu consume le camphre. Les sages et les Ecritures attestent que cela est la libération.


LUMIERE


Pour voir une chose, il faut une lumière ordinaire qui dissipe l’obscurité. Pour connaître le Soi, une lumière est nécessaire, elle illuminera la clarté et l’obscurité. Cette Lumière n’est ni l’une ni l’autre. Elle est appelée Lumière, car à travers elle, les deux sont connues. La lumière est le Soi, l’infinie.

Conscience dont nous ne sommes pas conscients. Personne n’est un ajnânin, un ignorant, dans la non-connaissance du Soi. Ne sachant pas cela, les hommes veulent devenir jnânin !


VISION


La vision implique un voyant. Le voyant ne peut nier la réalité du Soi. Il n’y a pas d’instant où le Soi n’est pas en tant que Conscience. Cette Conscience est l’éternité de l’Etre et l’Etre seul. Le voyant ne peut se voir lui-même. Nie-t-il son existence s’il ne voit pas de ses propres yeux, comme dans le pratyaksha ? (perception directe). Non ! Aussi pratyaksha ne signifie pas « vu » mais « être ».

Darshan, vision divine, signifie illumination intérieure, prakâsha , le rayonnement du Soi.

Le mot divya (lumière) signifie le Soi. Qui accorde la vision intérieure? « Qui » est à voir?

On lit dans les livres , « écoute réflexion, attention sur un seul point sont nécessaires. »

Et on croit qu’il faut avoir l’expérience du savikalpa Samâdhi et du nirvikalpa Samâdhi pour réaliser le Soi.


De là ces questions. Pourquoi s’embarrasser dans la confusion? Qu’obtient dont finalement?

Ne cesse que la confusion de chercher. L’on trouve alors que le Soi est éternel et évident en Soi.

A la question, « Avez-vous vu Dieu ? »,

Le Sage répond en riant : « Si quelqu'un apparaît devant moi et dit : « Je suis Shiva ou je suis Râma ou je suis Krishna », je saurai que j’ai vu l’un d’eux.

Mais personne m’apparaît en me disant qui il est !

La réponse se situe au niveau de l’ignorance du questionneur. Le Divin, qui est le Soi réel, est sans forme. Il ne peut être vu comme un objet.



REALITE

Il n’y a pas de plus grand mystère que cela : nous sommes la Réalité, et nous cherchons à l’avoir.

Nous pensons que quelque chose cache notre réalité et qu’elle doit être enlevée afin de la voir. C’est faux. Le jour se lèvera quand nous rirons de nos efforts. Le jour nouveau est ici et maintenant.

Toutes les religions énoncent les trois principes fondamentaux : le monde l’âme et Dieu.

L’unique Réalité se manifeste dans les trois .

Dire : «  Les trois sont évidemment trois », est valable tant que subsiste l’ego.

Demeurez stable en l’Etre ; là où le « je », l’ego s’est fondu, là est l’état de perception suprême.



VEDÂNTA


On dit que tout le vedânta peut se résumer en quatre mots :

De’ham, nâ’ham, ko’ham et so’ham.

De’ham, c’est na’ham : le corps n’est pas « je ».

Si on interroge avec ko’ham, « qui suis-je ? » pour connaître la source du « je » et le réaliser alors là dans le Cœur, l’Un omniprésent resplendissant en tant que « Je », comme so’ham « je suis », et l’on aura l’expérience de « je suis Cela » qui est « Je ».



LE SOI


Etant le réservoir de toutes les eaux, l’océan s’évapore. Des nuages se forment et la pluie tombe, faisant naître des rivières, lesquelles, dès l’instant où elles se forment, deviennent un flux incessant, comme si elles cherchaient à revenir à leur origine, ne trouvant enfin la paix qu’après s’être fondues dans l’océan retrouvé. De même, l’individu qui naît du Cœur est sans repos, désireux de trouver sa propre source.

La voie est celle du retour de l’ego dans le Cœur.


Si nous voyons le Soi comme l’ego, alors nous devenons l’ego ; comme le mental nous devenons le mental, comme le corps nous devenons le corps. C’est la pensée qui construit ces multiples enveloppes .

L’ombres sur l’eau semble bouger. Peut-on faire cesser son tremblement ? S’il devait cesser, on ne verrait plus l’eau, mais que la lumière (s’y reflétant). De même, il ne faut pas considérer l’ego et ses activités, mais ne voir que la lumière qui est derrière.

L’ego est la pensée « je ». Le véritable « je », c’est le Soi.



Si le Soi a une forme, alors le monde et Dieu en ont une aussi. Mais si le Soi est sans-forme, alors « comment » et par « qui » ces formes sont-elles vues?

Le spectacle est-il toujours différent des yeux qui le voient ?

L’Œil véritable n’est que la Réalité du Soi, qui est infinie Conscience, sans-forme, non impliquée dans le monde.

 

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 janvier 2009

PRESENT


Il n’y a ni passé ni futur. Il n’y a que le présent. Hier était le présent (pour vous) quand vous en avez eu l’expérience, et il en sera de même demain. Ainsi, l’expérience de ce qui est n’existe que dans l’instant. Au-delà de l’expérience (dans l’instant) rien n’existe (n’a de réalité).


VIGILANCE


Il n’y a qu’un état de réel, celui de la Conscience ou de vigilance ou d’être.

Les trois états de veille, de rêve et de sommeil sont irréels. Ils viennent et disparaissent.

Seul demeure le réel. La Conscience, le « Je » ou l’Être demeurent inchangés, mais nous l’appelons veille. La Conscience plus l’état de sommeil, nous le nommons sommeil. La Conscience plus l’état de sommeil avec rêves, nous le nommons rêve. L’écran est réel. Les images projetées sur l’écran ne sont que des ombres (…) Il n’y a pas de quatrième état de conscience (turiya), mais qu’un seul état.


Le sommeil n’est pas l’ignorance ; c’est l’état originel de l’être. L’état de veille n’est pas la connaissance, c’est de l’ignorance. La présence est dans l’état de sommeil, et d’ignorance absolue dans l’état de veille(…)

Le Soi est au-delà de la connaissance et de l’ignorance. Sommeil, rêves et veille son trois états passant devant le Soi immuable.


C’est vous qui affirmez en vous réveillant que le sommeil sans rêves est vide de toute présence de la Conscience. Vous n’affirmez pas cela durant votre sommeil. C’est le même « Je » qui affirme maintenant que dans le sommeil, l’esprit est non-conscient. Il n’était pas présent dans votre sommeil, aussi est-il normal pour le mental de dire qu’il n’est pas « conscient ».

L’état de plénitude de profond sommeil est au-delà des limites du mental.


ECRITURES


Les shâstra, les Ecritures sacrées, deviennent inutiles quand leur essence est réalisée. Les Ecritures sont utiles pour montrer l’existence du Soi et la voie pour le réaliser. C’est tout. Quand l’essence est perçue, tout le reste est inutile.


RÂMA


Le sens du nom de Râma est le suivant : « ra » désigne le Soi et « ma » l’ego. Pour celui qui répète « Râma Rama », le « ma » disparaît. Dans cet état, il n’y a plus d’effort conscient de dhyâna (méditation). Le Soi est présent, car dhyâna est notre vraie nature.


DETACHEMENT


Vous renoncez à ceci et à cela , à « vos » possessions. Mais si vous abandonnez « moi », «  mien » et « je », tout sera donné en une fois. La racine même de la possession est détruite. Ainsi le mal est détruit dans le germe même. Le détachement du vairâgya doit être très fort pour accomplir cela. La volonté de l’accomplir doit être comparable à celle d’une personne maintenue de force sous l’eau, et qui essaye de revenir à la surface pour sauver sa vie.


RENONCEMENT


Le renoncement est la réalisation sont identiques. Ce sont différents aspects du même état. Abandonner tout ce qui n’est pas le Soi est du renoncement. Inhérent au Soi est le jnâna, la réalisation suprême. L’une est l’aspect négatif, et l’autre l’aspect positif : les deux aspects de la même et unique vérité.

 

SILENCE


Le silence est l’éloquence suprême. La paix est l’activité suprême. Comment?

Car l’être demeure dans sa nature originelle, essentielle, permettant ainsi au Soi de reposer en lui-même et de jouer le jeu de sa lila. Le silence est la siddhi, la perfection suprême.


L’état qui transcende la pensée et la parole est le silence. C’est une méditation, mais sans aucune activité mentale. Subjugation du mental est méditation ; la profonde méditation est le verbe éternel (le son du silence) : le flux perpétuel du langage. Il est interrompu par la parole, les mots obstruent son langage muet.


Le silence est comme le flux du courant électrique. La parole coupe le courant qui donne la lumière.

Toutefois, si un jnânin, un libéré, est amené à parler, il demeure l’Un non-agissant. Sa voix est le son du silence.

Son pas ne foule pas la terre. Ce serait comme mesurer le ciel avec le ciel.


SOLITUDE


La solitude est partout présente. L’individu est toujours solitaire. Son dharma est de trouver le silence en lui et non au-dehors. Ne soyez pas distrait de votre but. Demandez-vous « qui » est distrait. Vous dites que la réponse ne vient pas de la recherche intérieure. Le questionneur est la réponse, et aucune réponse ne peut survenir. Ce qui vient n’est pas la vérité. Ce qui est, l’est.


ABANDON


Parler de l’abandon, du détachement, serait comme voler le sucre qui a été offert à Ganesha, pour lui offrir de nouveau. Vous dites que vous donnez votre corps, votre âme et tout vos biens à Dieu.

Sont-ils vôtres? Au mieux vous pouvez dire « jusqu’à maintenant je m’imaginais que tout ce qui appartient au Divin m’appartenait. Je vais agir différemment. »

Et la connaissance qu’il n’y a rien d’autre que Dieu ou le Soi, que « je » et « mien » n’existent pas, que seul existe le Soi, est la connaissance ultime, le véritable abandon.


MEDITATION


Qu’est-ce que la méditation ? La répétition mentale d’un concept. C’est un japa mental, qui commence par la répétition de mots qui se termine dans le silence du soi.

La méditation est la maîtrise du mental sont interdépendante. Elle inclut le contrôle des pensées, la subtile position de témoin quand elles surviennent..

La méditation demande un support sur lequel méditer, alors que dans l’introspection du vichâra, il n’y a que le sujet (le Soi), sans l’objet (la dualité, le soi).

Là est la différence.. Vichâra est la méthode et le but. « Je Suis » est l’ultime réalité.

Où aller en fuyant le monde des phénomènes ? Il est comme l’ombre de celui qui essaye de fuir.

C’est l’histoire d’un homme qui voulait détruire son ombre. Il creusa un trou profond et, voyant son ombre dans le fond, en fut heureux, pensant l’enterrer profond. Il remplit un trou de terre, mais grande fut sa surprise et sa déception en voyant toujours son ombre à la surface du trou.

De la même manière, les phénomènes ou les pensées seront toujours attachées à vous tant que vous n’aurez pas réalisé le soi.

Par Sililia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

PRESENTATION,

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

Créer un Blog

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés