UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

ENSEIGNEMENT

Samedi 7 novembre 2009

JANAKA DIT :

-Comment atteint-on la connaissance ? Comment peut-on parvenir à la libération ?

ASTÂVAKRA DIT :


Mon enfant, si tu souhaites la libération, évite les objets des sens comme du poison. Recherche le pardon, la franchise, la compassion, le contentement et la vérité comme nectar.

Tu n'es ni la terre, ni l'eau, ni le vent, ni l'air et ni l'espace ; dans un but de libération, considère-toi toi-même comme un témoin de tout cela, une manifestation de la Conscience elle-même.

Si tu te sépares de l'identification au corps et que tu demeures en prenant ton appui sur la conscience, c'est alors même que tu seras heureux, paisible, et libre des liens.

Tu n'es ni brahmane, ni d'une autre caste ; tu n'appartiens à aucun stade de la vie ; tu n'es pas perceptible par les sens. Tu n'es associé à rien, tu n'as pas de forme, tu es le témoin du monde. Sois heureux !

Ô toi qui pénètres tout ! Ce qui est juste ou non, le plaisir ou la souffrance sont les produits du mental ; ils ne t'appartiennent pas. Tu n'es pas l'acteur, tu n'es pas celui qui profite des expériences. Certainement tu es toujours libre.

Tu es l'observateur unique du monde entier, tu es toujours vraiment libre.
Voici ta seule véritable prison : alors que tu es l'observateur, tu te considères comme quelqu'un d'autre !

Tu t'es fait mordre par le grand serpent noir de l'égoïsme qui consiste à dire :
"Je suis l'acteur". Bois le nectar qui consiste à dire avec confiance :
"Je ne suis pas l'acteur". Sois heureux !

Je suis la conscience unique et pure. Par le feu de cette certitude, brûle la forêt profonde de l'ignorance et libères-toi de la peine. Sois heureux !

Cet univers apparaît de façon imaginaire, comme dans l'obscurité un serpent là où en Réalité il y a une corde. Tu es cette conscience, cette félicité, cette félicité suprême !
Va et sois heureux !


Certainement, celui qui se considère comme libre des liens est libre ; celui qui se considère lié est également lié. "On devient ce qu'on pense". Dans notre cas, ce proverbe est bien vrai.

Le Soi est le témoin, il pénètre tout, il est la plénitude, la Conscience, il est uni, libre, inactif, dépourvu de toute association, de contact avec les désirs, paisible ; c'est par erreur qu'il paraît impliqué dans ce monde.

Après avoir abandonné l'illusion d'être l'âme individuelle et aussi les identifications à la fois externes et internes du Soi, considère avec conviction ton propre Soi comme la conscience non-duelle stable et massive comme une enclume (ou comme le sommet d'une montagne).

Mon enfant, tu as été attaché depuis longtemps par l'identification au corps : tranche celle-ci avec le sabre de cette connaissance selon laquelle "Je suis la conscience". Sois heureux !

Tu n'es associé à rien, tu n'as pas d'activité, tu rayonnes de ta propre lumière, tu es sans tâches. Ton seul lien consiste certainement dans le fait même que tu cherches à t'absorber à l'intérieur.

C'est par toi que tout cet univers est pénétré et il a été réellement tissé autour de toi. Tu es Conscience par nature, ne sois pas mesquin !

Tu n'as pas d'attente, jamais tu n'es déformé, tu n'as ni contours ni volume, c'est dans ta nature d'être relaxé. La Conscience est insondable, tu es imperturbable, établi que tu es dans la seule Conscience.

Sache que ce qui a une forme est impermanent, mais ce qui n'en a pas est immuable.
Par cet enseignement sur la Réalité, il n'y a pas de possibilité de renaissances.

De même que le miroir existe à la fois au-dedans et autour des images qu'il reflète, de même le Seigneur suprême existe à l'intérieur et à l'extérieur du corps.

Il n'y a qu'un seul espace qui s'étend aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur d'un pot. De même le Brahman étenel et omniprésent existe au sein de tous les êtres.




EXTRAIT DE  :

SOI

L'expérience de l'Absolu

selon

L'ASTHÂVAKRA-GÎTÂ

Par Sililia
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Mardi 27 octobre 2009

Il est écrit dans la Bhagavad-Gita :
"Réalisez le Soi avec un esprit pur, et aussi en vous mettant au service du Gourou, et en pratiquant l'investigation".
Comment cela  s'accorde-t-il ?


RAMANA :

Le Seigneur, le Gourou et le Soi sont identiques.
Aussi longtemps que persiste en vous le sens de la dualité, vous recherchez un Gourou en pensant qu'il est différent de vous.
Pourtant, il vous enseigne la vérité et vous permet d'obtenir la vision intérieure.
Celui qui confère à l'âme la connaissance suprême du Soi en la mettant en face du Soi, celui-là seul est le suprême Gourou, loué par les sages comme étant la forme de Dieu qui est le Soi.
Attachez vous à lui.
En approchant le Gourou, et en le servant fidèlement, vous pourrez apprendre, au moyen de sa grâce, la cause de votre naissance
et de vos souffrances.
Comprenant que cela est dû à votre éloignement du Soi,
vous saurez qu'il vaut mieux demeurer fermement dans le Soi.

Même si après avoir embrassé la voie du salut, vous vous en écartez pour une raison ou pour une autre, sachez que vous ne devez jamais vous élever contre la parole du Gourou.


Les sages disent : "Que si l'on fait du tort à Dieu cela peut-être rattrapé par le Gourou, mais le tort fait au Gourou ne peut même pas être réparé par Dieu."

Pour celui, qui muni d'un amour exceptionnel, intense et abondant,
a une foi complète dans le regard de grâce accordé par le Gourou, il n'y aura plus de souffrance, et il aura dans ce monde,
 une vie égale à Indra (le roi des Dieux).

La paix, que tout le monde désire, ne peut être obtenue par personne, de quelque façon, quand et où que ce soit, si l'esprit n'a pas été préalablement calmé par le canal de la  grâce du vrai Gourou
Recherchez toujours cette grâce avec un esprit concentré.


La grâce est le Soi
Si vous vous souvenez de Bhagavan
c'est que vous y avez été incité par le Soi.
N'y a-t-il pas déjà là une grâce ?
Y'a-t-il un seul instant où la grâce n'agit pas en vous?
Le fait de vous souvenir  est le signe précurseur de grâce.
Cela est la réponse, cela est le stimulus, cela est le Soi
et cela est la grâce.


Le Soi est seul et unique et le Gourou vous dit que seul le Soi est.
Le Soi n'est-il donc pas votre Gourou ?
D'où peut venir autrement la grâce ?
Elle vient du Soi uniquement.
La manifestation du Soi est une manifestation de la grâce et inversement.

Nous nous posons des questions parce que nous considérons les objets comme extérieurs à nous-mêmes, et que sur ces bases, nous établissons avec eux des relations fausses.
Rien n'est extérieur au Soi
.

Par Sililia
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Samedi 24 octobre 2009

"L'incessante recherche du Soi, nous l'appelons Amour Suprême de Dieu, car Lui seul est établi comme Soi au-dedans du coeur de tous."

Sri Râmana Maharshi



Voilà un extrait du "Ellâm Onru" (Tout est Dieu) que Ramana conseillait en lecture à ses visiteurs...


 TOI




1 - Qui es-tu ? Ce corps, est-ce toi ? S'il en est ainsi, pourquoi n'as-tu pas conscience du serpent qui glisse sur lui lorsque tu es en sommeil profond?
 Certainement, tu es autre que ce corps.


2 - Parfois, dans ton sommeil, tu as un rêve; alors, tu t'identifies à un personnage ;
ce personnage, est-ce toi ? Non. Ou alors, que devient-il à ton réveil ? Tu ne peux être lui. Plus encore, tu as presque honte de t'être identifié à lui. Il est clair que tu n'es pas ce personnage ; tu es celui qui se tient à l'écart.


3 - Souviens-toi à présent de l'état de sommeil sans rêves. Est-ce celui de ta nature véritable? Tu ne le crois sans doute pas, car tu n'es pas insensé au point de t'identifier à ces épaisses ténèbres qui t'empêchent de connaître l'état où tu te trouves. Grâce à l'intellect, tu es capable de te distinguer des objets environnants : comment pourrais-tu admettre que tu es la même chose que l'ignorance, ou le vide ? Comment cela pourrait-il être ta véritable nature ? Ce n'est pas possible. Tu es le Connaisseur qui sait que cet état est un voile obscur et dense recouvrant ta véritable nature. L'ayant condamnée après en avoir fait l'expérience, tu sais que tu n'es pas cette sombre ignorance du sommeil profond.
Tu es celui qui se tient à l'écart de cela aussi.


4 - Si tu admets que même ce corps grossier n'est pas toi, peux-tu imaginer être quel qu'autre chose de plus éloigné? Non.
 De même que tu n'es pas ce corps grossier, tu n'es pas non plus quelque chose d'autre qui s'en trouverait plus éloigné -, ni le personnage du rêve; ni l'ignorance du sommeil profond. Tu es différent de ces trois états, et de ce monde.


5 - Ces trois états peuvent se résumer en deux conditions : l'une où prédomine la conscience sujet-objet (qui comprend les états de veille et de sommeil avec rêves),
et l'autre, qui est celle de l'inconscience du sujet lui-même (comprenant l'état de sommeil profond). Toutes les expériences possibles sont comprises dans l'une ou l'autre de ces deux conditions.
Et elles sont toutes deux étrangères à ta vraie nature, qui est toute autre.


6 - Si tu te demandes ce qu'elle est, son nom est Turiya, qui signifie "le Quatrième" (état). Ce nom est approprié, car il semble dire: "les trois états de ton expérience - veille, rêve et sommeil profond - te sont étrangers ; ton véritable état est le Quatrième, qui est différent de ces trois-là". En supposant que ces trois états (veille, rêve et sommeil profond) forment ensemble un long rêve, le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve. Ainsi, il est plus profond que le sommeil profond, et en même temps plus "éveillé" que l'état de veille. Ton véritable état est donc ce de Quatrième", se distinguant de tes états de veille, sommeil avec rêves, et sommeil profond.
Tu es cela, uniquement,


7 - Comment est ce quatrième état ? Il est la Connaissance qui ne particularise pas ; il est pleine Conscience de soi-même. Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance, sans conscience du particulier, mais en pleine conscience de Soi. Seul celui qui réalise cet état, même pour un seul instant, réalise la vérité.
Tu es cela, uniquement.
Qu'y-a-t-il de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième" ?

En pratique, il n'est pas possible pour quiconque, de demeurer à jamais dans cet état qui est l'état sans connaissance du particulier. Celui qui a réalisé le quatrième état, tôt ou tard revient à ce monde -, mais pour lui le monde n'est plus comme avant -
 il voit ce qu'il a réalisé comme étant le quatrième état, rayonner en toutes choses. 11 ne voit plus ce monde comme différent de cette Pure Connaissance. Ainsi, ce qu'il a vu à l'intérieur, il le voit maintenant, d'une manière différente, aussi à l'extérieur. Ayant quitté le stade de la différenciation, il est à présent établi dans l'état de non-différenciation, où qu'il se trouve. Désormais, il est Tout. Il n'y a rien qui soit différent de lui. Que ses yeux soient fermés ou ouverts, quels que soient les changements pouvant survenir, son état demeure inchangé. Cela est l'état de Brahmati, Cela est l'état naturel éternel.
Tu es cet état, éternellement Vrai.

 


8 - Il n'y a rien au-delà de cet état. Les mots "intérieur" ~ , et " extérieure", perdent leur sens. Tout est Un. Le corps, la parole et le mental ne peuvent plus fonctionner égoïstement: La Grâce les anime, pour le bien de tous. Le il moi" fragmentaire est perdu à jamais., L'ego ne peut plus revivre. Il est dit alors qu'il est libéré ici et maintenant. Il ne vit pas parce que son corps vit, ni ne meurt parce que son corps meurt . il est éternel.
Il n'y a rien d'autre que lui. Tu es celui-là.


9 - Qui est Dieu ? Il est Grâce. Qu'est-ce que la Grâce? La Conscience, sans l'ego fragmentaire. Comment peut-on être sûr qu'un tel état existe ? Seulement en le réalisant. Les Védas louent celui qui réalise Cela, comme étant celui qui a réalisé Dieu, devenant un avec Lui.
 C'est pourquoi, ce que le monde peut nous apporter de meilleur, et ce que nous pouvons lui rendre de meilleur, c'est la réalisation de cet état.
En fait, il n'y a pas d'autre état que celui-là ; les autres n'apparaissent que dans l'ignorance. Pour celui qui sait, il y a un état, uniquement: Tu es Cela.

Par Sililia
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Lundi 19 octobre 2009


Si les objets ont une existence indépendante, c'est-à-dire s'ils existent quelque part en dehors de vous, peut-être vous serait-il possible de vous éloigner d'eux.

Mais ils n'existent pas en dehors de vous.

C'est à vous qu'ils doivent leur existence, à vos pensées.


Où pourriez-vous aller pour leur échapper ?


LE RENONCEMENT EST TOUJOURS QUELQUE CHOSE D'INTERIEUR.

Toutes les activités que le corps devra accomplir sont déterminées dès sa naissance.

Il ne vous appartient pas de les accepter ou de les rejeter.

La seule liberté que vous avez c'est d'intérioriser le mental et de renoncer intérieurement aux activités.

Nul ne peut dire pourquoi l'homme ne jouit que de cette seule liberté.

C'EST LE PLAN DIVIN.

 


Renoncer aux activités signifie renoncer à l'attachement aux activités ou à leurs résultats, renoncer à l'idée

"je suis celui qui agit".

 

Si l'on demeure fixé dans le Soi, les activités se poursuivront malgré tout et leur réussite ne sera pas mise en cause.
Cette force qui a donné le jour à votre corps, quel que soit le nom que vous lui donnez, veillera à ce que les activités destinées à être accomplies par ce corps soient effectivement accomplies.

DISCIPLE :

Comment le renoncement est-il possible si toute l'existence manifestée n'est autre que l'unique Divin ?
A quoi faut-il renoncer ?


BHAGAVAN :

Il faut renoncer à l'idée erronée qu'il y a dualité, multiplicité, en dépit des apparences.
L'Etre Suprême est l'unique Réalité.
Lui seul existe et est la cause de l'apparente multiplicité.

Le véritable sannyasa, le véritable renoncement consiste à se débarrasser des sankalpa et vikalpa (tendances innées)
qui encombrent l'esprit et qui constituent en fait "la famille" des attachements.
Autrement dit, cela consiste à renoncer aux attachements intérieurs et non pas simplement à adopter les symboles extérieurs du renoncement ou à se conformer extérieurement à des règles de conduite.
Seul ce renoncement aux attachements peut amener le mental à demeurer fermement établi dans le Soi.

Par Sililia
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Lundi 5 octobre 2009

Interrogé sur l'efficacité de la bhakti (la dévotion),


Shri Bhagavan répondit :

"Tant qu'existe la vibhakti (la séparation),
il doit y avoir bhakti.

Tant qu'existe le viyoga (la dés-union),
il doit y avoir yoga.

Tant qu'existe la dualité,
 il doit y avoir Dieu et son adorateur.

De même pour le vichâra (l'investigation).
Tant qu'existe le vichâra, il y a également dualité.

Ce n'est qu'en s'immergeant dans la Source qu'il n'y a plus que l'unité.

Il en va de même pour la bhakti.
En réalisant le Dieu de sa dévotion, il n'y a plus qu'unité.
Même la pensée de Dieu provient du Soi,
elle est pensée dans le Soi et par le Soi.
Dieu est identique au Soi.

Si quelqu'un reçoit le conseil de pratiquer la bhakti pour Dieu et qu'il s'y consacre aussitôt, c'est une bonne chose.
Mais il existe une autre sorte d'homme, qui réplique :

"Nous sommes deux, Dieu et moi. Avant de connaître un Dieu lointain, laissez-moi connaître le plus immédiat et intime "Je".

A cet homme, il convient d'enseigner le Vichâra-mârga
(la voie de l'investigation).
En fait, il n'y a pas de différence entre
 la bhakti et le vichâra".

SRI BHAGAVAN raconta que le saint
Namah Shivaya qui vivait jadis à Arunâchala devait avoir subi de grandes difficultés pour qu'il s'exprime ainsi dans un de ses chants :

"Dieu soumet son adorateur à un ensemble de sévères épreuves, tel un homme qui laverait son linge en le battant sur une dalle, non pas pour le déchirer, mais pour lui enlever toute saleté
."

Par Sililia
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Lundi 5 octobre 2009

Lorsque la vie est en danger, tout l'intérêt se concentre sur un seul point, celui de la sauver.

De même, si le souffle est retenu, le mental ne peut plus se permettre de bondir vers ses jouets favoris, les objets extérieurs.
Par conséquent, le mental se calme tant que le souffle est retenu.
Toute l'attention étant tournée vers le souffle et son contrôle, les autres intérêts s'évanouissent.

Les passions sont accompagnées de respiration irrégulière, alors que le calme et le bonheur s'accompagnent d'une respiration lente et régulière.
Le paroxysme de la joie est en fait aussi pénible à supporter que celui de la douleur - et tous deux sont accompagnés de respirations irrégulières.

La paix réelle est le bonheur.
Les plaisirs ne font pas le bonheur.
Le mental s'améliore par la pratique et devient de plus en plus fin, comme la lame du rasoir qui s'aiguise à force d'être affilée.
Le mental devient ainsi mieux à même d'aborder les problèmes extérieurs et intérieurs.

Selon l'optique du jnâna, le prânâyâma  est ainsi constitué :

na  'ham : Je ne suis pas cela = Expiration
ko  'ham : Qui suis-je ? = Inspiration
so  'ham : Je suis Lui = Rétention

Voilà les trois fonctions du prânâyâma
(contrôle de la respiration)

Les trois formules sont donc :

na-aham (pas-je) ;
ka-aham (qui-je) ;
sa-aham (Lui-je) ;

Supprimez les préfixes (na, ka et sa) et accrochez-vous à leur facteur commun aham, je.
Voilà le point essentiel.

Le contrôle de la repiration n'est qu'une aide pour plonger profondément en soi.
On peut tout aussi bien y plonger par le contrôle mental.
Car lorsque le mental est contrôlé, la respiration devient automatiquement contrôlé.

Le contrôle de la respiration est recommandé à celui qui ne peut pas contrôler son mental directement.

Un musicien vint dans le Hall et se mit à chanter  des kîrtana du saint Tyâgarâja en telugu.

Un de ces chants disait :

"Touvez la source du son transcendantal en plongeant profondément en toi comme un pêcheur de perles qui plonge au fond de la mer."

Et un autre disait :

"Pour un homme qui maîtrise son mental, quelle est l'utilité du tapas (ascèse) ?
Renonce à l'idée , "Je suis le corps" et réalise "Je ne suis pas.
Tu es tout".


Shri Bhagavan fit remarquer :


"Tyâgarâja le dit bien :
le mental doit être maîtrisé.

Mais la question se pose aussitôt :
"Qu'est-ce que le mental ?"

Tyâgarâja donne la réponse
dans le couplet qui suit, en disant
que c'est l'idée
"Je suis le corps".

La deuxième question est :
"Comment effecteur la maîtrise mentale ?"

Tyâgarâja répond :
"Par l'abandon total".

Réalise "Je ne suis pas" et "Tout est Lui".

Le sens de ce chant est subtil et dense.
Il mentionne également l'autre méthode,
 celle du contrôle de la respiration."

Par Sililia
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Mercredi 30 septembre 2009

CE QUI EST  EST PAIX

Tout ce que nous avons à faire,
c'est de nous tenir tranquille.

La paix est notre nature véritable.

Nous la perturbons.

Ce qu'il faut, c'est que nous cessions de la perturber.

La paix n'est pas quelque chose que nous devons créer.

Par exemple, si nous voulons disposer
 de davantage de place dans cette pièce,
il nous suffit simplement d'enlever
 les objets qui l'encombrent.


De même si nous enlevons tout ce qui nous encombre l'esprit,

 toutes les pensées,


la paix deviendra manifeste.

Ce qui fait obstacle à la paix
doit être enlevé.

La paix est la seule réalité.

Par Sililia
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Samedi 26 septembre 2009

Le Soi est toujours réalisé.


Si la Réalisation était quelque chose qu'il faille obtenir, il y aurait autant
de chances de le perdre.
Il ne serait alors que transitoire.
La félicité transitoire entraîne avec elle la souffrance.
Elle ne peut-être la Libération, qui est éternelle.


S'il était vrai que vous la réaliseriez plus tard, cela voudrait dire que vous n'êtes pas réalisée maintenant.
L'absence de Réalisation en ce moment-ci peut se répéter à n'importe quel autre moment dans le futur, car le Temps est infini. On pourrait donc en conclure qu'une telle réalisation n'est pas permanente. Mais ce n'est pas vrai.
Il est faux de considérer la Réalisation comme impermanente.
Elle est le véritable et éternel état
qui ne peut changer.

Vous êtes déjà Cela.
Le temps et l'espace ne peuvent affecter le Soi.
Ils sont en vous;
et tout ce que vous voyez autour de vous
est également en vous.



Il y a une histoire pour illustrer cela :

"Une femme portait un collier précieux autour de son cou.
Un jour, dans son agitation, elle l'oublia et elle crut l'avoir égaré.
Inquiète, elle le chercha partout dans sa maison, mais ne le trouva pas.
Elle s'enquit auprès de ses amis et de ses voisins s'ils savaient où se trouvait le collier.
Sans résultat.
Enfin, un ami lui suggéra de mettre sa main à son cou pour sentir le collier.
Elle se rendit compte qu'il avait toujours été là et fut heureuse.
Quand ses amis lui demandèrent plus tard si elle avait trouvé son collier, elle répondit :
"Oui, je l'ai retrouvé".
Elle gardait toujours le sentiment d'avoir retrouvé un bijou égaré.
Avait-elle réellement perdu son collier ? 
Ellle l'avait toujours porté à son cou.

Il en est de même pour nous.

Nous nous imaginons qu'un jour nous réaliserons le Soi, alors que nous n'avons jamais cessé d'être le Soi.


Bhagavan entendit cette phrase parmi les visiteurs :

"J'ai l'impression d'être transportée dans un autre monde."

Il sourit et dit :

"C'est le Royaume des Cieux. Mais le Royaume des Cieux mentionné dans la Bible et ce monde ne sont pas deux régions différentes. 
"Le Royaume est en vous", dit la Bible.
Telle est la vérité.
L'être réalisé voit le monde comme étant le Royaume des Cieux,
tandis que les autres le voient comme
"ce monde-ci".
La différence provient de l'angle de vision."

NOTE

Tout le monde a tendance a être confus de temps en temps.
On a beau entendre et comprendre la vérité, parfois on l'oublie et face à certaines situations on commet des erreurs.
La connaissance laisse place à l'ignorance et le résultat en est la confusion.
Seul le Sage peut donner une bonne direction à nos pensées.
D'où la nécessité du sat-sanga, (la compagnie des sages).

Par Sililia
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Vendredi 25 septembre 2009

"L'Univers entier est condensé dans le corps
et le corps entier dans le coeur.
Le Coeur est donc le noyau de l'Univers entier."


"Le monde n'est rien d'autre que le mental,
le mental rien d'autre que le Coeur ;
cela est toute la vérité."

Donc, le Coeur englobe tout.


C'est aussi ce qui a été enseigné jadis à Shvetaketu à travers l'image de la graine d'un figuier
(le figuier entier est contenu dans la graine).


La source est un point sans dimension.
Son expansion est double : en tant que Cosmos d'une part et en tant qu'infinie félicité d'autre part.
Ce point est le pivot.
De lui s'élance une seule vâsanâ qui se démultiplie
 en "je" expérimentateur, en expérience et en monde.

Il est fait allusion au
 "je-expérimentateur"
et à sa source dans le mantra :

"Deux oiseaux, exactement pareils,
 s'envolent simultanément."


Lorsque je résidais à Skandâshramam,
j'avais l'habitude de m'asseoir sur un rocher.

Un jour que j'étais en compagnie de deux ou trois personnes, dont Rangaswâmi Iyengâr, nous aperçumes soudain, sortant d'une fissure du rocher, un petit insecte qui ressemblait à un papillon de nuit et qui s'élança dans l'air telle une fusée.
En un clin d'oeil, il se multiplia en millions de papillons qui formèrent un nuage si dense qu'il cachait la vue du ciel.
Nous étions étonnés et nous examinâmes l'endroit d'où il s'était élancé.
Nous découvrîmes que ce n'était qu'une faille minuscule, pas plus grosse qu'un trou d'épingle et nous savions très bien qu'autant d'insectes n'avaient pas pu sortir d'un trou aussi exigu en un temps aussi bref.


De la même manière, l'ahamkâra (l'ego) s'élance telle une fusée et s'étend instantanément en tant qu'Univers.

Le Coeur est donc le point central. Aucun individu ne peut en être séparé.
S'il l'est, c'est qu'il est mort.
Bien que les Upanishad affirment que le jîva fonctionne avec d'autres centres en diverses circonstances, il n'abandonne cependant jamais le Coeur.
Les autres centres sont pour ainsi dire des lieux d'échanges.

Le Soi est attaché au Coeur comme la vache à son piquet.
Les mouvements sont déterminés par la longueur de la corde.
Tous ces déplacements sont centrés autour du piquet.

Une chenille rampe sur un brin d'herbe quand elle arrive à son extrémité, elle cherche un autre support.
Ce faisant, elle reste accrochée au brin d'herbe avec ses pattes arrière, soulève son corps et se balance en tout sens jusqu'à ce qu'elle arrive à s'accrocher à un autre brin.

Il en va de même du Soi. Tout en demeurant dans le Coeur, il investit aussi d'autres centres, selon les circonstances.
Mais ses activités restent toujours centrées autour du Coeur.

   

Par Sililia
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Mardi 22 septembre 2009


Shri Bhagavan lut à haute voix le passage suivant,
écrit par Gandhi et publié dans son journal "Harijan" :


"Combien mystérieuses sont les voies de Dieu !
Ce voyage à Rajkot est une merveille, même pour moi.
Pourquoi vais-je, où vais-je ? Dans quel but ?
Je ne pense rien à ce sujet.
Si Dieu me guide, que devrais-je penser et pourquoi
devrais-je penser ?
Même la pensée peut-être un obstacle sur la voie sur laquelle Il nous guide.
En fait, s'arrêter de penser ne nécessite aucun effort.
Les pensées, simplement, ne viennent pas.
A vrai dire, il n'y a pas de vide, mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de pensées à l'égard de la mission."

Shri Bhagavan  fit remarquer combien ces paroles étaient vraies et insista sur chaque déclaration de cet extrait.

Entretien à ce sujet :

Question :
Ce que Gandhi décrit dans son article n'est-ce pas l'état dans lequel même les pensées deviennent étrangères ?

Maharshi :
Oui, ce n'est qu'après l'éveil de la pensée "je" que toutes les autres pensées s'élèvent. On ne perçoit le monde qu'après avoir ressenti "Je suis".
Pour Gandhi, la pensée "je", ainsi que toutes les autres pensées, avaient disparu.


Question :
Alors dans cet état, la sensation du corps
doit elle aussi être absente ?

Maharshi :
La sensation du corps est aussi une pensée, tandis que Gandhi décrit l'état dans lequel
"les pensées ne viennent pas".


Question :
Il dit également
" s'arrêter de penser ne nécessite aucun effort".

Maharshi :
Bien sûr, dans cet état aucun effort n'est nécessaire pour arrêter les pensées, tandis qu'il en faut en faire un pour se mettre à penser

Question :
Nous nous efforçons d'arrêter les pensées.
Gandhiji dit aussi que la pensée est un obstacle sur la voie sur laquelle Dieu nous guide. C'est donc l'état naturel.
Bien que naturel, cependant combien difficile à réaliser.
On dit, d'une part, que des sadhanas sont nécessaires et d'autre part, qu'elles sont des obstacles.
Tout cela nous met dans la confusion.

Maharshi :
Les sadhana sont nécessaires tant qu'on est pas réalisé.
Elles existent pour mettre fin aux obstacles.
Finalement, arrive un stade où l'individu se sent impuissant en dépit de sa sâdhanâ qui lui est si chère.
C'est alors que le pouvoir de Dieu est réalisé
et que le Soi se révèle.


Question :
Si cet état est naturel, pourquoi l'homme ne parvient-il pas à surmonter les états qui ne sont pas naturels et à s'affirmer par rapport au reste ?

Maharshi :
Existe-t-il quelque chose hors de cet état naturel ?
Peut-on voir quelque chose hors du Soi ?
On est toujours conscient du Soi ;
Il est donc toujours Lui-même.


Il cita ensuite Thâyumânavar pour souligner cet état libre de pensées :

Thâyumânavar

"Bien que j'eusse souvent entendu dire que toutes les shruti déclaraient que l'état de tranquillité est celui de Félicité - de pleine Félicité - je n'en continuais pas moins à rester ignorant.
En raison de ma stupidité, je ne suivais pas le conseil de mon Seigneur, le Maître silencieux.
J'errais dans la forêt de l'illusion.
Hélas, c'était mon destin.
La Félicité se révèle d'elle-même si on est tranquille.
Pourquoi alors cette pratique illusoire du yoga ?
Peut-elle (la Félicité) être révélée en dirigeant son intellect dan sune voie particulière ?
Ne parlez-pas ainsi, vous à qui il a été donné de suivre la pratique et qui êtes donc un enfant innocent.

L'Existence éternelle est l'état dans lequel vous avez disparu.
N'êtes-vous pas aussi en lui ?
Vous qui ne pouvez pas en parler, ne soyez pas perplexe.
Bien, que vous ne puissiez en témoigner encore, vous n'êtes pas perdu pour autant.
Car vous êtes éternel et tranquille.
Ne restez pas dans la souffrance.
Voici la Félicité. Venez !"


Par Sililia
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Vendredi 18 septembre 2009


SOYEZ CE QUE VOUS ÊTES.

Il n'y a rien qui doive venir d'en haut ou se manifester.
Tout ce qui est demandé est de perdre l'ego.


  QU'ATTENDEZ-VOUS ?

La pensée "je n'ai pas vu", l'attente de voir et le désir d'obtenir quelque chose, tout cela est l'oeuvre de l'ego.

                                                                   
PENSER N'EST PAS VOTRE VRAIE NATURE.

Par Sililia
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Vendredi 18 septembre 2009


"Comment l'ego peut-il être détruit ?"


Cette question est la meilleur façon d'entretenir l'ego et non de le détruire.

L'ego serait-il d'accord pour se détruire lui-même ?
                            


Si vous cherchez l'ego,
vous constaterez qu'il n'existe pas.


               C'est la seule façon de le détruire.

Par Sililia
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Samedi 12 septembre 2009


Question posé au Maharshi :

 L'ego est ce qui se réincarne?


MAHARSHI :  

Oui, mais qu'est-ce que la réincarnation ?
L'ego reste toujours le même.
De nouveaux corps apparaissent et se l'approprient.
L'ego ne change pas. Il ne quitte pas un corps pour en chercher et en trouver un autre.
Regardez ce qui arrive à votre corps physique.

Supposez que vous alliez à Londres. Comment faites-vous ?
Vous prenez une voiture qui vous emmène au port, puis  un bateau qui vous transporte jusqu'à Londres
 en quelques jours.

Que s'est-il passé ?
Ce sont les moyens de transport qui se sont déplacés, non pas votre corps..
Cependant, vous affirmez que vous avez voyagé d'un bout à l'autre du globe.
Les mouvements des véhicules ont été transposés à votre corps.

Il en est de même pour votre ego.

Les réincarnations sont des transpositions..

Par exemple, quand vous rêvez, que se passet-t-il ?
Rentrez-vous dans le monde onirique ou bien est-ce ce dernier qui se déroule en vous ?
La dernière hypothèse sûrement.
Il en va de même pour les réincarnations.
L'ego reste inchangé au cours de celles-ci.

De plus, dans votre sommeil, le temps et l'espace n'existent pas. Ce sont des concepts qui naissent une fois que la pensée "je" a surgi. Avant l'éveil de cette dernière, les concepts étaient absents.
Par conséquent, vous êtes au-delà du temps et de l'espace.
La pensée 'je" n'est qu'un "je" limité.

Le vrai "Je" est illimité, universel, au-delà du temps et de l'espace.

Ces notions sont absentes dans le sommeil.
Juste au moment du réveil et avant de voir
le monde objectif, se trouve un état de conscience
qui est le pur Soi.

C'est lui qu'il faut connaître.



Par Sililia
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Vendredi 7 août 2009

Bhagavan nous met sans arrêt en garde contre l'ego, contre ce qui, à l'heure actuelle, dit sans cesse "je" en nous.


Il y a en Inde, deux mots très précis pour traduire Je : ahamkara, qui signifie l'égo, le sens de l'individualité séparée - toi et moi, mien et tien - l'identification qui est considérée en Inde comme la grande ignorance :

"Croire : je suis ce corps ", je suis ce corps qui peut être accru par certaines choses, qui peut-être détruit par certaines choses, qui mange et qui est mangé, ce corps qui a des répulsions, des désirs, et surtout ce corps séparé de tous les autres corps, cette conscience individuelle séparée de toutes les autres consciences.

Le mot ahamkara inplique cette séparation.
Et il y a aussi, pour désigner le Je, le mot aham.
C'est un tout autre Je. C'est le mot qu'emploie le Maharshi et qui signifie simplement Je au sens de Je suis : Soham.


Une conversation avec le Maharshi :

QUESTION : "Si l'ego est non réel et fâcheux, pourquoi avons-nous pris tant de peine à le développer ?

MAHARSHI : Sa croissance , et le malheur qui en découle, vous en fait chercher la cause. Son développement a lieu pour sa propre destruction.

Q : N'est-il pas dit que l'on doit redevenir pareils à des enfants si l'on veut croître spirituellement ?

M : Oui, parce que l'ego n'est pas développé chez l'enfant.

Q : C'est ce que je veux dire. Nous aurions pu demeurer comme des enfants au lieu de développer notre ego.

M : Personne ne peut prendre de leçons d'un enfant pour la réalisation du Soi. L'état du Maître est comme l'état de l'enfant. Mais il y a une différence entre les deux. Lego existe en puissance chez l'enfant alors qu'il est complètement détruit chez le Saint".

La distinction des deux termes aham et ahamkara prévient, en Inde,
les confusions grossières que nous pouvons faire quand nous entendons le Maharshi enseigner à la fois "Je suis" et la mort de l'ego.
Mais cette mort à soi-même doit être justement comprise.
 Pas plus que le nirvana bouddhique, elle n'est un anéantissement.
Elle est réintégration dans notre source infinie par la disparition d'un imposteur, le je individuel et limité.


Sur cet imposteur, le Maharshi racontait une bien jolie parabole, d'ailleurs souvent reprise par Swami Ramdas :

"Un homme invita son futur gendre, qui vivait au loin, à séjourner chez lui pour la cérémonie du mariage. Mais un étranger, un aventurier, eut connaissance de la lettre d'invitation et vit le profit qu'il pouvait en tirer.
Il monta dans le même train que le gendre et descendit avec lui à l'arrivée.
Le gendre fut accueilli par son beau-frère qui était venu le chercher à la gare en auto. L'intrus monta tranquillement dans l'auto avec eux. Le gendre le prit pour un ami de sa belle-famille, le beau-frère pour un camarade du gendre.
A la maison du beau-père, tous les invités furent parfaitement accueillis et installés.
Aux repas l'imposteur était le premier à table, quand il n'allait pas directement réclamer à la cuisine et choisir ce qu'il préférait. Le beau-père s'en aperçut bien mais ne voulut rien dire à un ami intime de son gendre.
Et le visiteur inopportun se servait avec le même
 sans-gêne dans la chambre du gendre, où il choisissait chemises et chaussures à son goût, tandis que sa victime n'osait faire aucune réflexion à un si cher ami
de son beau-père.
Des deux côtés l'imposteur avait la vie belle.
Mais beau-père et gendre en eurent un jour plus qu'assez et, après avoir longtemps hésité, prirent tous les deux en même temps la décision d'exprimer à l'autre leur mécontentement.
Quand le fâcheux compère vit ses deux victimes entrer ensemble au salon pour discuter, il comprit qu'ils allaient se demander sérieusement qui il était et le faire appeler et aussitôt, il s'éclipsa".

Il en est de même pour l'ego : une enquête sur son compte fait aussi disparaître cet imposteur. Car il n'y a pas d'ego, ce n'est qu'une illusion causée par l'ignorance. Et atmavichara, la recherche du Soi enseignée
par le Maharshi, révèle son inexistence.


Bhagavan a répondu une fois : "Le Soi est pure Conscience. Cependant l'homme s'identifie avec le corps qui est en lui-même inconscient et ne dit pas : "Je suis le corps" de sa propre initiative.
C'est quelqu'un d'autre qui le dit.
Ce n'est pas le Self illimité.
Qui donc alors ? Un faux je apparaît entre la Pure Conscience et le corps insensible, et s'imagine limité par ce corps. Cherchez-le et il s'évanouira comme un spectre. Ce fantôme est l'ego, ou la conscience limitée ou l'individualité.

Tous les shastra (prescriptions) sont fondés sur l'apparition de ce fantôme dont l'élimination est leur but. L'état actuel est une pure illusion.
Le désillusionnement est le but et rien d'autre."

"L"ego, dit le Maharshi, n'est pas une entité indépendante du Soi de façon qu'il puisse se créer ou se détruire lui-même.
Il fonctionne comme un instrument du Soi et cesse périodiquement de fonctionner. C'est-à-dire qu'il apparaît et disparaît. On pourrait considérer que c'est cela, la naissance et la mort".

Par Sililia
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Mardi 21 juillet 2009

Tout être humain est identique  au Moi Supérieur, qui est l'Etre Pur, la pure conscience, la pure béatitude,
mais l'intelligence crée l'illusion d'une individualité séparée.

Pendant un profond sommeil l'intelligence est en paix et l'homme ne fait qu'un avec le Moi Supérieur, mais il n'en est pas conscient.
Dans le samadhi, il fait un avec avec le Moi Supérieur
et il en est pleinement conscient.

Ce n'est plus l'obscurité, mais la lumière.

Lorsque l'intelligence n'intervient plus, la conscience du Moi Supérieur peut s'éveiller dans le coeur par la grâce du Guru, préparant ainsi cette bienheureuse identité :
 état qui n'est ni la torpeur, ni l'ignorance, mais une connaissance radieuse, le Moi Pur, Je Suis.


Quelques uns reculeront devant cette idée de la destruction de l'intelligence, ou, ce qui revient au même, de l'individualité séparée, et la jugeront terrifiante. Pourtant cette séparation s'opère journellement pendant notre sommeil, et, loin d'avoir peur de nous endormir, nous nous en réjouissons, même si, par le sommeil, l'esprit n'est apaisé que d'une manière inconsciente. Par ailleurs dans le ravissement ou l'extase, l'esprit est momentanément absorbé et apaisé au cours de son expérience fragmentaire de la béatitude, qui est sa vraie nature.

Les termes mêmes de ravissement et d'extase indiquent la transcendance de l'individualité, puisque ravissement veut dire, étymologiquement,

 être emporté loin de soi-même,
et extase :
être en dehors de soi.

L'expression "couper la respiration" signifie, en réalité,
supprimer la pensée,
 car la respiration et la pensée procèdent de la même source, comme l'expliquait Shri Bhagavan, en parlant du contrôle de la respiration.
En réalité, l'individualité n'est pas anéantie ;
elle se déploie dans l'infini.

L'élimination de la pensée a pour but d'obliger l'intelligence à se concentrer plus profondément sur ce qui est en arrière et au delà de la pensée.
Loin d'affaiblir l'intelligence,
 elle la fortifie, car elle lui enseigne la concentration.


Shri Bhagavan l'affirmait souvent.

C'est l'intelligence faible, et non contrôlée, que distraient sans cesse des pensées hors de propos, et qu'elles épuisent en la chargeant
 de soucis inutiles.
L'intelligence, qui est assez forte pour se concentrer, peu importe sur quel objet, peut orienter son effort de concentration vers l'élimination des pensées et la recherche du Moi Supérieur.

Et, en revanche, l'effort tenté pour éliminer les pensées
 est générateur de forces et du pouvoir de concentration.

Quand la recherche est terminée les facultés de l'intelligence ne sont pas perdues.
Shri Bhagavan illustrait cette doctrine  par la comparaison de l'intelligence du Gnani avec la lune, dans le ciel de midi :

Sa clarté est évidente mais non pas nécessaire à cause de la lumière plus intense du soleil, d'où procède celle de la lune.

Par Sililia
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POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

PRESENTATION,

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

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CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



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Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

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CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

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