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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 21:56

SATSANG

Entretiens avec Sri Bhagavan

 

Satsang transcrit par Srî RâmandâsadânandaRAMANA 58

Octobre 1915

 

Srî Râmandâsadânanda était l'un des tout premiers disciples du Maharshi, depuis l'époque où le sage demeurait sur la sainte Montagne d'Arunâchala.

Sa première rencontre eut lieu le 19 octobre 1915.

Le jour suivant eut lieu ce satsang qui allait décider de son engagement spirituel.

Il raconte que le premier jour, il resta sans voix, tant était forte la présence du sage.

Srî Râmandâsadânanda était immergé dans la joie du darshan – point besoin de parler.

Selon ses paroles, le sage vivait à cette époque dans la grotte de Virûpâksha comme de Skandâshram.


Ce satsang est présenté et traduit en français pour la première fois, avec l'aimable autorisation de l'âshram.

 

On notera la profondeur des questions.

 

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Des Mahatmas comme Sankara, Tayumanavar, Ramakrishna, Vivekananda, etc., ont eu l'expérience et ont affirmé sans équivoque l'unité des âmes, l'irréalité de maya et la permanence de la réalité de l'unité dans la multiplicité. Si l'advaïta déclare que nous, les jivas (âmes) semblent différents, nous ne sommes pas des entités séparées, mais de simples réflexions de l'Être Suprême, tout comme les illusoires reflets sur des pots remplis d'eau.

Les arguments de maîtres comme Ramanuja et Madhva mettent en garde contre les « hauteurs vertigineuses » de la philosophie de l'advaïta et (qu'il est préférable de) suivre la voie duelle pure et simple du dvaïta.

Cette dernière dit que les âmes sont éternellement séparées et dépendantes de l'Être Suprême – et même après leur libération.

Puis-je savoir laquelle est la vraie : la conclusion des advaïtins ou des dvaïtins ?

 

BHAGAVAN :

 

Chacun est vraie, à des niveaux différents.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La vérité ultime est-elle celle des advaïtins ?RAMANA-57.jpg

 

BHAGAVAN :

 

Oui.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Je crois comprendre que pour vous, l'âme dans sa véritable nature n'est rien d'autre que le Divin Lui-même.

 

BHAGAVAN :

 

Oui. Il n'y a que l'Un, l'Être sans qualité, au-delà des limites de la mort, naissance, déclin, progrès, etc. Il est décrit comme Sat-Chit-Ananda.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Si comme vous dites, le véritable « Je », l'habitant du corps périssable est un avec Lui, l'Absolu, le soleil des soleils, le seigneur des seigneurs, l'auteur de tout ce qui était, est ou sera, comment est-il possible que Lui,

le Tout-connaissant et Omnipotent puisse être amené à un tel niveau d'ignorance, oublieux de sa propre divinité ?

 

Comment peut-il être ainsi aveuglé par l'illusion sans pitié de maya –

qui est dite n'être que l'ombre d'Iswara (l'aspect dynamique du Brahman),

mais qui l'éclipse et lui fait même oublier

(pour s'être incarné en RÂMANADÂSADÂNANDA) Sa propre nature ?

 

Iswara ne devient-il pas l'esclave de mâya, celle-ci jouant le propre rôle d'Iswara ?

 

S'il est vraiment Omniscient, comment peut-il,

Lui ou une partie de Lui

– qui réside à l'intérieur et fait se mouvoir ce corps (RÂMANADÂSADÂNANDA) –

être oublieux, même un court instant,

de sa propre nature ?

 

Et ce qui est pire, une victime de maya ?

 

Comment expliquer cette anomalie ?

 

Bien que j'aie la plus grande joie d'apprendre de vous que « je » suis vraiment « un avec le Suprême », il m'est difficile de me libérer de la notion que je suis ce petit soi, limité à ce pauvre corps mortel, et incapable d'achever rien de plus élevé que ce qui est achevé par les autres hommes dans le monde !

 

BHAGAVAN :

 

Une mère réveille son enfant endormi et, tard dans la nuit,

le nourrit avec du lait.

Au matin, l'enfant ne se souvient pas d'avoir bu du lait la nuit dernière.

Il maintient le contraire alors que sa mère dit l'avoir nourri.

Lequel des deux dit la vérité ?

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

La mère, bien entendu. Et aussi l'enfant, car quand il fera appel à toute sa mémoire, ou par tout autre moyen, il se souviendra d'avoir bu le lait.

 

BHAGAVAN :

 

De même l'enfant spirituel doit, par certaines tensions ou efforts, vérifier et réaliser son unité avec le Suprême, ce que les Srutis (Védas) proclament et ce que le Guru déclarent en termes clairs.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment vérifier qui je suis ?

 

BHAGAVAN :

 

Par une fréquente, sinon constante quête et recherche en soi.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Comment procéder ?

 

BHAGAVAN :

 

Questionnez-vous et sachez que vous n'êtes ni le corps, les sens, le prana, ni le mental, ni avidya (ignorance). Tous sont irréels, et vous seul êtes Sat, le Réel.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Mais le mental est un démon qui élève de perpétuels obstacles à l'atma-jnana (connaissance du Soi).

Quelle est la meilleure manière de le surmonter ?

 

BHAGAVAN :

 

Le mental n'est rien d'autre que pensées. La pensée-racine est le petit « je » connu comme ahamkara (ego). Quand la question « Qui suis-je ? » domine, elle élimine toutes les autres pensées et disparaît ensuite, car le petit « je » se réduit à rien quand vous introspectez sur sa nature.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Qu'est-ce qui se déplace – ou se révèle au dos de – quand l'ego disparaît ?

 

BHAGAVAN :

 

Tout comme la corde est toujours vue quand se dissipe l'illusion du faux serpent en elle, de même apparaît un Tout-connaissant et bienheureux « Je », le « Je » Suprême, dépourvu de toutes qualités. Il est ressenti sans dualité ni pluralité. Toute peur de maya a disparu.

 

SRÎ RÂMANADÂSADÂNANDA :

 

Bhagavan ! Ma joie sera immense quand je réaliserai cela !

 

BHAGAVAN :

 

Qu'y a-t-il pour vous à réaliser alors que vous êtes déjà Cela ?.ramana-101.jpg

Vous êtes au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

Vous êtes l'Un infini, l'Absolu, l'Être Suprême de la Félicité.

Comme le ver à soie qui tisse son propre cocon et s'étouffe dedans, de lui-même ;

Pareillement, l'homme ignorant qui s'abandonne au mental, s'enferme dans un monde de souffrance, bien qu'il n'ait jamais cessé d'être l'Un-sans-second.

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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.