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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 20:26


Un jour de l'année 1854, un jeune fakir errant apparut mystérieusement, dans les rues de Shirdi, un village du Maharastra.


Personne ne savait qui il était, ni d'où il venait.


shirdi-sai-baba-avatara.jpg

A partir de l'année 1900, il deviendra extrêmement célèbre en Inde.

Encore maintenant on trouve son portrait un peu partout, et il n'y a sans doute pas de saints dont le culte est aussi répandu dans toute la péninsule indienne.


Ce sont vraisemblablement ses très nombreuses guérisons miraculeuses qui sont à l'origne de sa renommée et non son enseignement spirituel qui est pourtant remarquable de clarté.


Saï Baba de Shirdi demeure une énigme. Il ne lisait jamais de livres et mettait ses disciples en garde contre une connaissance simplement mentale, contre les dangers d'une érudition qui peut se substituer au chemin spirituel.


A quelqu'un qui voulait une photo de lui, il répondit :


"Non, il ne faut pas de photos, il suffit de détruire le mur."

 

Car une photo est une image illusoire. Le mur est l'ego qui nous sépare des autres. En le détruisant, on connaîtra le vrai visage de Saï Baba, sa nature réelle, au-delà du masque.


La nécessité de détruire de mur de l'ego qui nous isole et nous empêche de voir la réalité revient sans cesse dans son enseignement. Il disait à son disciple Dabholkar :


"Le monde crée un mur entre soi-même et les autres, entre moi et vous.

Détruisez ce mur !".


Fondamentalement, Saï Baba était un être unifié avec l'univers, et son comportement étrange s'explique en grande partie par cette "vision du monde" particulière qui était la sienne.


Sa perspective n'était pas celle de l'humanité commune composée d'êtres séparés, isolés, fermés sur eux-mêmes, sur leur égoïsme, mais celle d'un être ouvert de coeur, faisant un avec la vie.


De nombreux témoignages montrent qu'il se sentait en osmose avec les humains, les animaux,, les chiens, les oiseaux, les plantes. Il était lié de façon "magique" à son environnement.


Saï Baba semblait se mouvoir dans le monde comme dans un royaume qui lui appartenait et lui obéissait. Il connaissait les âmes, il savait leurs destinées. Il voyait aussi de multiples fils qui tissent la toile de la réalité derrière les apparences.


L'univers semblait un vaste jeu, pour lui. Un jeu dont il était le maître ou plutôt, le serviteur conscient.

 

SON ENSEIGNEMENT SPIRITUELsai-baba.jpg

 

Dans son ouvrage sur Saï Baba, Narasimha Swami donne de précieuses indications sur l'enseignement spirituel du saint.

 

Baba utilise des images toujours très parlantes. Il compare l'esprit constamment agité qui se complait dans les objets des sens, à une mouche. L'esprit fuit Brahma, comme la mouche fuit le feu qui l'anéantira.

 

Saï Baba considérait que l'état de contemplation sans formes était difficile à réaliser. Pour fixer l'esprit, l'unifier, il conseillait d'adorer l'image d'un dieu avec dévotion et de se concentrer sur sa forme en pensant à elle jour et nuit.


"Avec une telle pratique de méditation, l'esprit se dissout dans l'unité et atteint l'état de laya."

 

Ailleurs, il recommande aussi la pratique de la discrimination et l'interrogation védantique qui consiste à se demander :


"Qui suis-je ? Qui est le je ? Où se trouve-t-il ? "

 

Il ajoutait parfois :


"Pour me connaître demandez-vous constamment qui vous êtes ;

vous devez voir votre Soi."

 

Le but est l'état d'unité, car la réponse à l'investigation sur l'origine du moi est :

 

"Je suis vous, vous êtes moi. Il n'y a aucune différence entre vous et moi. Ce qui vous constitue, me constitue".


Ou encore :


"Les gens font une différence entre eux-mêmes et les autres. Ce qui leur appartient et ce qui appartient aux autres. Cela est faux. Vous êtes en moi et je suis en vous...

Les saints ne font pas de différence.

 

Lorsque N.G Chandorkar l'interroge sur la nature ultime de Brahma,

qu'il nomme Shuddha Chaïtanya , Baba le définit ainsi :

 

"C'est l'origine, l'Essence, le fondement de l'univers entier et la fin de toutes choses... Vous ne pouvez décrire Chaïntanya, mais il est présent chaque instant de votre vie. Il est partout présent, mais il n'a ni forme, ni nom. Il est semblable à l'air qui n'a ni couleur, ni forme visible, mais dont l'existence est évidente... Il est Sat, l'être, Chit, la conscience, Ananda, la béatitude et Ekatva, l'unité. Toutes choses sont en lui. Nous ne sommes pas distincts de lui."


"En réalité, le monde n'existe pas. Seul existe le Réel (Sat). Mais les apparences sont prises pour la réalité....

Aussi, abandonnez la Maya pour retrouver Brahma. Comment ?

"En réalisant que vous êtes aussi pur que Chaïtanya. Lorsqu'on enlève les impuretés qui troublent l'eau, elle se révèle pure. De même enlevez les impuretés de la Maya de ce monde d'apparence."

 

Un jour, il expliqua la même idée à son proche disciple, Nanasaheb Chandorkar qui lui massait les pieds :

 

"Exactement comme on enlève une épine avec une autre épine, le guru enlève l'ignorance du disciple....la connaissance spirituelle n'est pas créée, mais elle est toujours présente, inaltérable. La parole du guru agit, en fait, comme un chirurgien qui enlève la cataracte qui recouvre les yeux. Alors, ont peut voir et reconnaître la pure connaissance qui a toujours été présente."

 

Sur la mort, Saï Baba avait une pensée en accord avec la non-dualité telle qu'elle s'exprime chez les grands maîtres du Védanta. Pour lui :

 

"La mort et la vie sont des manifestations de Dieu.


Vous ne pouvez les séparer...


En fait, ultimement, personne ne naît, personne ne meurt....


Mais combien sont aveugles ceux qui oublient Dieu. Lorsque la mort arrive, ils sont affligés, alors que le sage ne l'est pas." Plus loin, il précise : "Lorsque la mort arrive, le propriétaire réclame ce qui lui appartient. Les cinq pranas retournent à leur source. L'air retourne à l'air, le feu au feu. Chacun des cinq éléments retourne à son origine.


Comme le corps est fait de terre, il est normal qu'il retourne à la terre."

shirdi_.jpg

Extraits de    

VIE ET PAROLES DE

SAÏ BABA DE SHIRDI

Par Erik Sablé


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commentaires

josss 27/08/2016 21:48

trop fort pour nous on a pas le niveau

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.