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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:50

DR LOHARA INTERROGEA BHAGAVAN : 


Pourquoi le mental ne s'immerge-t-il pas dans le Coeur, même en méditant ?

 

BHAGAVAN  :                   arch-19_1.jpg

 

Un corps qui flotte ne s'enfonce pas facilement sous l'eau, à moins qu'on ne trouve un moyen pour l'y forcer.

 

Le contrôle de la respiration rend le mental tranquille. Mais il doit rester vigilant et la méditation doit se poursuivre sans arrêt, même lorsqu'il est en paix.

Alors il s'immerge dans le Coeur.

On peut aussi alourdir le corps flottant par des poids pour le faire couler.

Ainsi, la fréquentation des sages fait-elle "couler" le mental dans le Coeur.

 

Une telle fréquentation est à la fois physique et mentale.

 

L'Être, extérieurement visible (celui du guru), pousse le mental vers l'intérieur. Mais il est également dans le Coeur du chercheur et de là il tire le mental  intériorisé de celui-ci et le fait basculer dans le Coeur.

 

Cette question se pose seulement quand le disciple commence à méditer et trouve cela difficile. Qu'il pratique juste un peu le contrôle de la respiration et son mental se purifiera. Il ne s'immerge pas encore dans le Coeur parce que les tendances latentes y font obstacle.

 

Celles-ci disparaissent par le contrôle de la respiration ou la compagnie des sages. En fait, le mental est toujours dans le Coeur. Mais il est agité et bouge à cause des tendances latentes. Quand celles-ci sont rendues impuissantes, le mental est tranquille et paisible;

 

Le contrôle de la respiration ne peut apaiser le mental que temporairement, parce que les tendances subsistent.


Si le mental se résorbe dans le Soi, il ne fera plus d'ennuis. Et l'on y parvient par la méditation.

 

Un disciple demanda comment il pouvait reconnaître son état naturel primordial.

 

BHAGAVAN :

 

L'état libre de pensées permet une telle reconnaissance.

 

Provoquez l'état de sommeil durant l'état de veille et c'est la Réalisation.

L'effort doit être concentré sur l'extinction de la pensée "je" et non sur l'introduction du vrai "Je". Car ce dernier est éternel et n'exige aucun effort de votre part.

 

Question d'un visiteur : Y'a-t-il des pensées en samadhi ?

 

BHAGAVAN :  Il n'y a que la sensation "Je suis" et pas de pensées.

 

Question : "Je suis" n'est-ce pas une pensée ?

 

BHAGAVAN :

 

"Je suis" dénué d'ego, n'est pas une pensée. C'est la Réalisation.

 

Le sens  ou la signification de "Je" est Dieu.

L'expérience "Je suis", c'est "être tranquille".

 

PastedGraphic-2.jpg

 

Question :

Comment peut-on garder le mental stable d'une façon continue 

 

BHAGAVAN :

 

Tous les être vivants ont conscience de leur environnement.

On doit donc en conclure qu'ils sont tous pourvus d'un intellect.

 

Cependant, l'intellect de l'homme est différent de celui des animaux, car l'homme, non seulement, perçoit le monde tel qu'il est et agit en conséquence, mais, de plus, n'étant jamais satisfait de l'état actuel des choses, il cherche à l'améliorer suivant ses désirs. Ce faisant, il étend le champ de ses divers intérêts, mais reste néanmoins insatisfait.


Il commence alors à penser et à raisonner.

 

Son désir d'une paix et d'un bonheur permanents est le signe manifeste de l'existence d'une telle permanence dans sa propre nature. C'est pourquoi il s'efforce de trouver et de regagner sa propre nature - son Soi.

 

Une fois le Soi trouvé, tout est trouvé.

 

Cette recherche intérieure est le chemin que doit emprunter l'intellect de l'homme.

Après une pratique continue, l'intellect finit par réaliser de lui-même que sa propre activité dépend d'un pouvoir supérieur. Mais, il ne peut pas par lui-même atteindre ce Pouvoir. Si bien qu'arrivé à un certain stade, il s'arrête d'agir.

 

Quand l'intellect a suspendu ainsi toute activité, seul reste le Pouvoir Suprême. C'est la Réalisation ; c'est la finalité ; c'est le but.

 

Il est donc clair que la finalité de l'intellect est de comprendre qu'il est dépendant d'un pouvoir supérieur et qu'il est incapable de l'atteindre. Il doit alors s'annihiler lui-même avant d'atteindre le but.

 

Tant qu'il reste un objet séparé du sujet (c'est-à-dire la dualité), il y a place pour le kâma (le désir).


Quand il n'y a plus d'objet, il ne peut y avoir de désir.

L'état sans désir c'est le moksha (la Libération).

 

Dans le sommeil profond, il n'y a ni dualité ni désir.

Alors que dans l'état de veille, il y a dualité et désir.

 

C'est à cause de la dualité que le désir apparaît pour posséder l'objet.

 

Le mental dirigé vers l'extérieur est le siège de la dualité et du désir. 

 

Si on sait que la félicité n'est autre que le Soi, le mental se tourne vers l'intérieur.

 

Quand le Soi est atteint, tous les désirs se trouvent exaucés.

 

PastedGraphic-1-copie-1.jpg

 

 

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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.