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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 05:41

 

Au cours d'une conversation sur le non-attachement,

Bhagavân dit : 

 

 

RAMANA-2900.jpg

 

- Dans cette région de l'Inde, l'un de nos Anciens écrivit :

" O Seigneur, tu m'as donné une main pour utiliser en coussin sous ma tête, une pièce de tissu pour couvrir mes reins, des mains pour me nourrir, que désirer de plus ?


Telle est ma bonne fortune ! "

Tel est le sens du verset.

 

Est-il vraiment possible d'exprimer une telle félicité ? 

Même les pls grands rois souhaitent un tel bonheur. Il n'y a rien qui puisse l'égaler.

 

Ayant fait l'expérience des deux états, je connais la différence entre ceci et cela.

Ces lits, ce canapé et tous ces objets autour de moi - tous ne sont que servitude.

 

-Le Bouddha n'est-il pas l'exemple de cela ? demanda un dévot.

Aussi, Sri Bhagavan commença à parler du Bouddha :

 

- Oui, dit Bhagavan, quand le Bouddha vivait dans le palais, entouré de tous les luxes possibles, il restait triste. Afin de dissiper cette tristesse, son père créa encore plus de somptuosités que jamais.

Mais rien ne semblait satisfaire le Bouddha.

 

Alors à minuit, il quitta sa femme et son enfant et disparut. Durant six années, il vécut dans la plus grande austérité, réalisa l'éveil, et pour le bien du monde devint un moine errant (bhikshu)

Ce n'est qu'après qu'il goûta à la félicité suprême. Que pouvait-il réclamer de plus ?

 

- Il revint dans sa propre ville habillé en mendiant, n'est-ce pas ? demanda un dévot.

 

-Oui, oui, répondit Bhagavan. Ayant appris qu'il était revenu, son père, Shuddhodana, harnacha somptueusement l'éléphant royal et à la tête de  toute son armée, alla au-devant de son fils, par la voie royale.

Mais le Bouddha prit des chemins écartés et des ruelles, aussi ses pas, ne foulèrent-ils pas la voie royale.

Il envoya ses proches compagnons dans diverses rues afin de mendier leur nourriture, et lui-même, sous le déguisement d'un mendiant, alla par un autre chemin à la rencontre de son père.

 

Comment ce dernier aurait-il pu reconnaître son propre fils sous ce déguisement ? Toutefois, Yashodharâ (l'épouse de Bouddha) le reconnut, le fit se prosterner devant son père et se prosterna elle aussi.

 

Shuddhodana reconnut alors le Bouddha. Mais jamais il n'aurait pensé revoir son fils sous l'aspect d'un mendiant, aussi en fut-il fort courroucé et s'écria :

 

"- Honte à toi ! Qu'est-ce que cet habit ? Pourquoi celui qui est doté de toutes les richesses vient-il ainsi vêtu ? C'en est trop, c'est inacceptable !"

 

A ces mots, il foudroya le Bouddha du regard. En regrettant que son père ne soit pas encore libéré de son ignorance, le Bouddha soutint lui aussi son regard avec encore plus d'intensité.

Dans cette guerre des regards, le père fut vaincu. Il tomba aux pieds de son fils, et devint lui-même un mendiant, un renonçant.

 

-Seul, un homme libre de tout attachement peut connaître toute la force du non-attachement,

  ajouta Bhagavân, la voix chargée d'émotion.

 

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Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
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commentaires

Nirvana 23/08/2013 17:20

C'est vrai Ramana est un élixir de sagesse.
Quel être merveilleux.
Ce que nous sommes également, mais nous ne le vivons pas encore comme certains êtres.

marie 30/09/2011 10:22


Merci Sililia, de faire parler Baghavan. S'il vous plais ne vous arrêtez pas.


Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.