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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:17


DISCIPLE7-copie-1.jpg

 

Lorsque je suis engagé dans la recherche de la source d'où jaillit

le "Je", j'arrive à un état de tranquillité mentale au delà duquel

je suis incapable de progresser.

Je n'ai aucune pensée, d'aucune sorte, et il n'y a plus rien que le vide. Une douce lueur filtre, et je sens que c'est

mon "moi" dégagé de son corps.

Je n'ai alors ni connaissance, ni vision d'un corps ou d'une forme.


L'expérience dure presque une demi-heure et c'est agréable.

Aurais-je tort de croire que, afin de s'assurer une félicité éternelle (libération, salut, ou quel que soit le nom que l'on donne à cet état), il suffit de continuer la pratique de cet exercice, jusqu'à ce que l'expérience puisse être poursuivie pendant des heures, des jours, des mois.....

 

PastedGraphic-1.jpg


RAMANA MAHARSHI :


Ceci ne signifie pas du tout que la libération soit atteinte.

Un tel état a pour nom "Manolaya" ou "immobilité momentanée de la pensée".


Manolaya, c'est la concentration, le fait d'arrêter temporairement les vagues de pensées ; dès que cesse cette concentration, les pensées anciennes et nouvelles font irruption, comme de coutume, et en admettant même que cet assoupissement du mental puisse être maintenu pendant mille ans, cela ne conduirait cependant jamais personne à la totale destruction de la pensée, destruction qui est ce que l'on appelle le "salut" ou la "libération des naissances et des morts".


Le sâdhak doit donc se tenir toujours sur le qui vive et chercher en lui-même "qui" a cette expérience, "qui" en éprouve le caractère agréable.


Faute de se livrer à cette enquête incessante, il tombera dans une sorte de longue transe ou dans un sommeil profond (yoga-nidrâ).

De plus, à ce stade d'entraînement spirituel, le manque d'un guide averti et compétent a fait que de nombreux sâdhaks se sont fourvoyés, victimes d'une fausse conception de la "libération".


Quelques uns d'entre eux seulement ont pu atteindre le but sains et saufs, soit en raison d'actes méritoires accomplis dans des vies antérieures, soit qu'ils aient bénéficié d'une grâce exceptionnelle.


Depuis de très longues années, un yogin se livrait à des exercices de mortification (tapas) sur les rives du Gange. Quand il fut parvenu à un haut degré de concentration, il crut, lui aussi, que se maintenir dans cet état pendant des laps de temps prolongés représentait la libération, et il s'adonna à cet exercice.


Un jour, avant d'entrer en profonde concentration (nishthâ), il se sentit altéré et demanda à un disciple d'aller lui chercher un peu d'eau du Gange. Mais avant le retour du disciple, le sage était tombé dans un sommeil profond où il resta pendant d'innombrables années. Quand il s'éveilla, la première chose qu'il réclama fut :

"de l'eau.... de l'eau !", mais le disciple, et aussi le Gange,

avaient disparu de l'horizon.


La première chose qu'il demanda fut "de l'eau !" parce qu'au moment d'entrer en concentration, la pensée de l'eau était à la surface de son mental, et que la concentration, aussi profonde et prolongée qu'elle fût, n'avait eu d'autre effet que d'assoupir momentanément ses pensées. Donc, au moment où il reprit conscience, cette pensée à la surface du mental jaillit avec la rapidité et la violence d'une inondation.


S'il en est ainsi lorsqu'il s'agit d'une pensée qui avait pris forme juste avant que le sage ne se mît à méditer, il ne fait aucun doute que des pensées depuis longtemps enracinées ne seront pas annihilées.


Si annihilation de la pensée est libération, peut-on alors prétendre avoir ainsi atteint la libération ?


Les sâdhaks comprennent rarement la différence entre ce calme passager du mental, manolaya, et la destruction définitive des pensées (manonasha).


Dans la manolaya, il se produit un apaisement des pensées, qui, malgré son caractère temporaire, peut se prolonger mille ans.


Les pensées qui se trouvent ainsi immobilisées temporairement se remettent en mouvement dès que cesse manolaya.

L'on doit donc surveiller de très près son progrès spirituel, et ne pas se laisser prendre au charme de cette immobilité de pensée ; dès qu'on y arrive, l'on doit ranimer la conscience et chercher en soi-même "qui" éprouve cette immobilité.


Tout en empêchant les pensées de faire intrusion, l'on ne doit pas se laisser aller à ce sommeil profond, yoganidrâ, auto-hynoptisme.


Bien que ce soit un signe certain de progression vers le but, c'est aussi là que se place le point de divergence entre la route de libération et la yoganidrâ. Le chemin facile, la voie directe, plus encore, le raccourci peut-être le plus bref vers la libération,

est la méthode de la "Recherche".


Par une telle recherche, vous dirigerez la force de pensée toujours plus profond, jusqu'à ce qu'elle atteigne sa source et s'y immerge. C'est alors que vous obtiendrez cette réponse intérieure ; vous découvrirez que là est le repos détruisant toutes pensées une fois pour toutes.


sadhu.jpg


Ce calme momentanée de pensée se produit automatiquement pendant le cours normal d'un entraînement spirituel, et c'est un signe certain de progrès. Mais le danger réside dans l'erreur que l'on fait en prenant cet état pour le but final de la recherche spirituel. C'est là que l'on se fourvoie gravement, et c'est le moment précis où un guide spirituel est nécessaire pour éviter au sâdhak une grande perte de temps et une dépense d'énergie qui,

dans un tel cas, serait stérile et perdue.

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Tao de la Vitalité 24/08/2011 14:23


Le voyage est avant tout une forme d'évasion intérieur... votre âme est un paysage infini...


Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.