Samedi 3 décembre 2011
6
03
/12
/Déc
/2011
16:04
Une personne se demandait si la conscience "Je"-"Je" correspondait au nirvikalpa-samadhi (1) ou lui était
antérieure.
Shri Bhagavan dit que le passage
minuscule situé dans le Coeur reste
toujours fermé, mais qu'il s'ouvre par le vichâra (l'investigation), avec pour résultat l'éclat de la conscience
"Je"-"Je", identique au samâdhi.
QUESTION :
Quelle est la différence entre l'évanouissement et le sommeil ?
BAGHAVAN :
Le sommeil surgit subitement et subjugue de force la
personne.
L'évanouissement est plus lent et il y a une certaine résistance qui se
maintient.
La Réalisation est possible dans l'évanouissement et impossible dans le
sommeil.
QUESTION :
Quel est l'état juste avant la mort ?
BAGHAVAN :
Quand une personne à l'agonie commence à
avoir une respiration haletante, c'est un indice qu'elle est inconsciente de son corps physique ;
elle a saisi un autre corps, et elle va et
vient entre ces deux corps.
Sa respiration haletante est accompagnée
par intervalles d'un halètement plus violent et cela indique l'oscillation entre les deux corps due à l'attachement au corps physique qui n'a pas encore été complètement
rompu.
J'ai remarqué ce processus lors de la mort
de ma mère et de Palaniswâmi.
QUESTION :
Est-ce que le nouveau corps, auquel s'accroche la personne, représente sa prochaine réincarnation ?
BAGHAVAN :
Oui. La personne agonisante se trouve dans un état similaire au
rêve,
elle est insconsciente de ce qui l'entoure.
Il convient de se rappeler que Shri Bhagavan était resté auprès
de sa mère agonisante pendant douze heures consécutives (de 8heures à 20heures), jusqu'à sa fin.
Durant tout ce temps, il n'avait cessé de tenir sa tête tandis
que l'autre main était posée sur sa poitrine;
Que s'était-il passé à ce moment là ?
Le Maharshi expliqua plus tard qu'une lutte s'était engagée entre sa mère et lui-même, jusqu'au moment où l'esprit de
sa mère était parvenu à rejoindre le Coeur.
Au moment du décès, l'âme passe par toute une série d'expériences subtiles.
Le contact de la main du Maharshi avait engendré un courant qui avait ramené l'âme errante dans le
Coeur.
Les samskâra de sa mère luttèrent contre la force spirituelle engendrée par le contact de Sa main. Cette lutte dura
jusqu'au moment où les samskâra furent complètement détruits. L'esprit de la mourrante put alors rejoindre le Coeur et y trouver la Paix éternelle, ce qui revient au même que la
Libération.
L'entrée de l'esprit dans le Coeur se reconnaît à une sensation particulière, perceptible à un Mahâtma et comparable
au tintement d'une cloche.
Quand le Maharshi se tint aux côtés de Palaniswâmi sur son lit de mort,
il retira Sa main à ce signal. Les
yeux de Palaniswâmi s'ouvirent aussitôt, ce qui indiquait que l'esprit s'était échappé à travers eux, impliquant une renaissance sur un plan plus élevé mais non la Libération.
Fort de cette expérience avec Palaniswâmi, le Maharshi garda Ses mains
sur le corps de sa mère encore
quelques minutes après avoir senti le signal indiquant le passage de l'âme dans le Coeur.
Il put ainsi assurer sa Libération.
Ce qui fut confirmé par l'impression de calme et de paix parfaite qui se dégagent de son visage.
(1) se fondre dans la Réalité et demeurer inconscient du monde est le
nirvikalpa-samâdhi