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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:32

 

Ayant oublié que sa vraie nature  est l'éther parfait et absolu de la conscience, l'homme trompé par l'ignorance , s'identifie au corps, etc. et se prend pour un individu insignifiant aux facultés réduites.

 

Si on lui dit qu'il est le  Créateur de l'univers entier, il rira de cette idée  et refusera d'être guidé. Aussi, pour se mettre à son niveau, les Ecritures

brahma79 postulent qu'Iswara est le Créateur de l'univers. 

 

Mais ceci n'est pas la vérité. Toutefois les Ecritures révèlent la vérité au chercheur perspicace. 

 

Te souviens-tu de ce conte de d'enfant dans le Yoga Vasishta ?

 

LEQUEL ?

 

C'est une histoire qui illustre bien le vide de cet univers. En l'écoutant, les fausses notions sur la réalité du monde et sa Création par Iswara disparaîtront.

En quelques mots, voici comment se déroule l'histoire :

 

"Un enfant demanda à sa nourrice de lui raconter une histoire passionnante et voici ce qu'elle lui narra :

 

"Il était une fois un roi extrêmement puissant, né d'une mère stérile, qui régnait sur l'ensemble des trois mondes. Sa parole faisait loi pour tous les rois de ces mondes. Le fils de cette mère stérile était doté de pouvoirs d'illusions extraordinaires : il pouvait créer, préserver et détruire des mondes et prendre à sa guise un de ces trois corps : le blanc, le jaune ou le noir.

 

Lorsqu'il prenait le jaune, l'envie lui venait de créer une cité comme un magicien.

 

-Où se trouve cette cité ? demanda l'enfant.

 

-Elle est suspendue en plein ciel.

 

-Comment s'appelle-t-elle ?

 

-L'irréalité absolue.

 

-Comment est-elle construite ?

 

-Elle a quatorze voies royales, chacune divisée en trois sections dans lesquelles se trouvent respectivement de nombreux jardins d'agréments, d'immenses demeures et sept somptueuses pièces d'eau ornée de rangs de perles.

Deux lampes, l'une d'une lumière chaude et l'autre d'une lumière froide, éclairent en permanence la cité où le fils a construit une quantité de maisons magnifiques sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville.

 

Chacune a une toiture de velours noir, neuf entrées, plusieurs fenêtres pour laisser entrer la brise, cinq lampestrois colonnes blanches et des murs plâtrés avec art.

 

Par le pouvoir de sa magie il a crée des fantômes redoutables et chaque maison en a un pour la garder. Tel un oiseau rejoignant son nid, il pénètre à son gré dans n'importe quelle maison pour s'adonner à ses plaisirs.

 

Avec son corps noir,  il protège ses maisons à travers les gardes fantômes.

Avec son corps blanc, il les réduit en cendres.

 

Un jour, ce fils d'une mère stérile qui, comme un fou, n'a cesse de créer, protéger et détruire la cité au gré de son caprice, se trouve fatigué de son labeur ; pour se rafraîchir, il prend un bain dans les eaux désaltérantes d'un mirage et arbore fièrement des fleurs cueillies dans le ciel.

 

Je l'ai vu : il ne tardera pas à venir te présenter quatre rangs de pierres précieuses taillées dans des reflets d'éclats de verre et des bracelets de chevilles en argent fait de miroitement de nacre."

 

L'enfant cru à la véracité du conte et fut ravi. Ainsi en est-il du fou qui prend ce monde pour réel."

 

Comment cette histoire illustre-t-elle ce point ?

 

-L'enfant de la légende est l'ignorant du monde ; la nourrice représente les Ecritures qui parlent de la Création par Iswara ; le fils de la mère stérile est Iswara, engendré par maya , ses trois corps sont les trois attributs de maya ; quand il prend ces corps, il incarne les aspects de Brahma, Vishnu et Rudra.

 

Dans le corps jaune, Brahma, qui est le fil traversant l'univers entier, crée le monde dans l'éther de la conscience qui correspond au plein ciel dans la

fable ; son nom est l'irréalité absolue ;


les quatorze voies royales sont les quatorze mondes ;

les jardins d'agréments, les forêts ;

les demeures, les chaînes montagneuses ;

les deux lampes, le Soleil et la Lune

et les somptueuses pièces d'eau ornées de rangs et de perles, les océans dans lesquels se jettent de nombreuses rivières.

 

Les maisons construites sur les hauteurs, à mi-hauteur et dans la partie basse de la ville représentent les corps des êtres célestes, des humains et des animaux.

Les trois colonnes blanches sont les squelettes osseux et le plâtre sur les murs représente la peau.

La toiture noire est la tête recouverte de cheveux ;

les neuf entrées sont les neufs passages dans le corps ;

les cinq lampes, les cinq sens,

et le gardien fantôme est l'ego.

 

A présent que le roi Iswara, fils de la mère stérile maya, a construit les maisons des corps, il y entre selon son bon plaisir en tant que jiva, s'ébat en compagnie d'ego fantômes et erre sans but précis.

 

Dans le corps noir, il fonctionne en tant que Vishnu, également nommé Virat, et préserve l'univers.


Dans le corps blanc, il est Rudra le destructeur qui habite tout être et toute chose et absorbe en lui l'univer entier. C'est son sport et son divertissement. On dit que ce plaisir est illustré par le roi se rafraîchissant dans les eaux d'un mirage. Son orgueil est sa souveraineté.

 

Les fleurs célestes sont les attributs d'omniscience et d'omnipotence.

Les bracelets de cheville, le ciel et l'enfer ;

les quatre rangs d'éclats de reflets de verre, les quatre stades de mukti - salokya, samipya, sarupya et sayujya - signifiant égalité de rang, condition, puissance et identité finale.

L'arrivée attendue du roi porteur de présents est le culte de l'image qui exauce les prières des dévots.

 

Ainsi, l'ignorant qui étudie les Ecritures, trompé par son ignorance, croit que le monde est réel.

 

Si le ciel, l'enfer et les quatre stades de béatitude (mukti) sont tous illusoires, pourquoi une partie des Ecritures prescrit-elle des méthodes pour atteindre le ciel ou la béatitude ?

 

Voyant son enfant pris de douleurs d'estomac, la mère soucieuse veut lui administrer du poivre, mais conciente de son aversion pour le poivre et de son faible pour le miel, elle l'amadoue gentiment avec un peu de miel avant de lui faire ingurgiter le poivre.

 

De la même manière, voyant l'étudiant ignorant souffrir dans le monde, les Ecritures, dans leur miséricorde, veulent lui faire réaliser la vérité ; mais connaissant son amour pour le monde et son aversion pour la réalité non-duelle qui est subtile et difficile à comprendre, elles l'amadouent gentiment avec la douceur des plaisirs céleste, etc.. avant de lui dévoiler la réalité non duelle.

 

En admettant que le ciel, l'enfer , etc..  sont inexistants, comment peut-on déclarer qu'Iswara, si souvent mentionné par les Ecritures, est aussi irréel ?

 

Les passages concernant Iswara dans toute sa gloire sont suivis d'autres affirmant qu'il est le produit de maya et que le jiva est celui de l'ignorance.

 

Iswara, produit de l'illusion, n'est pas plus réel que le sujet de rêve, produit du sommeil. Il appartient à la même catégorie que le jiva, produit de l'ignorance, ou le sujet du rêve, produit du sommeil.

 

 

Extrait du livre "la lampe de la connaissance non duelle"

livre.jpg

"Advaita Bodha Deepika"

 

Dans cette oeuvre, l'auteur nous dit que "Les sages réalisés affirment que le mental prend racine en l'absence d'investigation et périt par une investigation éclairée" et précisent que les conditions requises pour ce processus sont la "capacité à discerner le réel de l'irréel, l'absence d'intérêt pour les plaisirs d'ici ou d'ailleurs, l'arrêt des activités et un ardent désir de libération".

 

"Cet ouvrage figure parmi les quelques livres appréciés par Ramana Maharshi dont il recommandait la lecture à ses visiteurs."


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commentaires

Olivier 10/01/2013 11:06

Merci pour votre site, source d'éveil spirituel quotidien. Existe-t'il en France une ou des personnes qui transmettent l'enseignement de Sri Ramana ?
Merci
Olivier

Sililia 10/01/2013 16:48



Bonjour,


Merci. Non, je ne connais personne, mais peut-être sur la région parisienne, je ne sais pas.


Bien à vous


Sili



claude bernard 27/04/2012 23:21

merci......

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.