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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:17

Sivaprakasam Pillai était l'un des intellectuels parmi les disciples de Sri Bhagavan. Il avait fait de la philosophie à l'Université, et il s'était penché sur le mystère de l'Etre.


Il posa quatorze questions :SivaprakasamPillai_small.jpg


 

SIVAPRAKASAM : Swami, qui suis-je ? Comment peut-on obtenir le salut ?

 

BHAGAVAN : En vous posant inlassablement au fond de vous-même, la question : "Qui suis-je?" vous vous connaîtrez-vous même, et de la sorte vous parviendrez au salut.

 

SIVAPRAKASAM : Qui suis-je ?

 

BHAGAVAN : Le véritable moi, le Moi supérieur, n'est pas corps, ni l'un des cinq sens, ni les objets des sens ni les organes de l'action, ni le prana (le souffle ou force vitale), ni l'intelligence, ni même le profond sommeil, pendant lequel la connaissance de tout cela n'existe plus.

 

SIVAPRAKASAM : Si je ne suis rien de tout cela,

que suis-je d'autre ?

 

BHAGAVAN : Après avoir tout rejeté, et dit : "Voilà ce que je ne suis pas, ce qui reste, c'est le Moi, et le Moi, c'est la conscience.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de cette conscience ?

 

BHAGAVAN : C'est le Sat-Chit-Ananda où ne subsiste plus même de trace de l'idée de "Je". On l'appelle aussi Mouna (silence) ou Atma (Moi). C'est la seule chose qui soit. Si l'on tient pour des entités séparées la trinité du monde, de l'ego et de Dieu, ce ne sont que de simples illusions, comparables aux reflets de nacre, qui paraissent être de l'argent. Dieu, l'ego et le monde sont, en réalité Sivaswarupa (forme de Siva) ou Atmaswarupa (forme de l'esprit).

 

SIVAPRAKASAM : Comment pouvons-nous parvenir au réel ?

 

BHAGAVAN : Lorsque les choses que nous voyons disparaissent, la vraie nature de celui qui voit, ou du sujet, apparaît.

 

SIVAPRAKASAM : N'est-il pas possible de parvenir à cet état en continuant à voir les objets extérieurs ?

 

BHAGAVAN : Non, parce que celui qui voit, et les choses qui sont vues, sont semblables à la corde ou au serpent que l'on croit voir en elle.arch-20_11.jpg Jusqu'à ce qu'on se soit débarrassé de l'idée  du serpent, on ne peut voir que l'on a affaire à une simple corde.

 

SIVAPRAKASAM : Quand donc les choses extérieurs s'évanouiront-ils ?

 

BHAGAVAN : Quand l'intelligence, cause de toutes les pensées et activités s'évanouit, les objets extérieurs s'évanouiront aussi.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de l'intelligence :

 

BHAGAVAN : L'intelligence n'est que pensées. C'est une forme de l'énergie. Elle se manifeste en tant que monde. Quand l'intelligence se perd dans le Moi supérieur, le Moi supérieur a été réalisé. Quand l'intelligence réapparaît, le monde réapparaît et le Moi supérieur n'est pas réalisé.

 

SIVAPRAKASAM : Comment l'intelligence disparaîtra-t-elle ?

 

BHAGAVAN : Seule la question : "Qui suis-je?" la fera disparaître. Bien que cette question soit une opération mentale, elle détruit toutes les opérations mentales, y compris elle-même, de même que le bâton qui active le feu du bûcher funéraire, est réduit lui-même en cendres, après que le bûcher et les cadavres ont été consumés.

C'est alors seulement que le Moi supérieur se réalise.

L'idée "Je" est détruite ; le souffle et les autres signes de vitalité sont éliminés.

L'ego et le prana proviennent d'une source commune. Tout ce que vous faites, faites-le sans égoïsme, c'est-à-dire sans que vous ayez le sentiment : "je fais cela". Lorsqu'un homme parvient à cet état, sa propre femme, elle-même, lui apparaîtra sous l'aspect de la "mère universelle".

La véritable Bhakti (piété) n'est autre que la soumission de l'ego au Moi supérieur.

 

SIVAPRAKASAM : N'existe-t-il pas d'autres moyens de détruire l'intelligence ?

 

BHAGAVAN : Il existe d'autre méthode adéquate que la recherche de soi-même. Lorsque l'intelligence est bercée, puis s'assoupit grâce à d'autres moyens, elle reste inactive pendant un moment, puis elle se redresse et reprend son activité première.

 

SIVAPRAKASAM : Mais comment tous mes instincts, toutes mes tendances (vasanas), par exemple le sens de la conservation, finiront-ils par être domptés ?

 

BHAGAVAN : Plus vous vous enfoncerez dans le Moi, plus ces tendances se retireront, et finalement elles se détacheront de vous.

 

SIVAPRAKASAM : Est-il vraiment possible de déraciner ces tendances qui ont imprégné notre intelligence à travers tant d'existences successives ?

 

BHAGAVAN : Ne cédez jamais à pareils doutes, mais plongez résolument dans le Moi. Si l'intelligence est constamment orientée vers le Moi, elle finit par se dissoudre, et , se transformant, devenir le Moi lui-même. Si vous éprouvez quelques doutes, ne cherchez pas à les dissiper, mais demandez-vous qui est celui qui doute.

 

SIVAPRAKASAM : Pendant combien de temps faudra-t-il poursuivre cette recherche ?

 

BHAGAVAN : Aussi longtemps que subsistera dans votre intelligence la moindre tendance à la pensée. Tant que l'ennemi occupera la citadelle, il ne s'arrêtera pas de faire des sorties. Si vous tuez chacun de vos adversaires au fur et à mesure qu'il sort, la citadelle finira par tomber entre vos mains. De même, chaque fois qu'une pensée dresse sa tête, écrasez-la par la recherche de votre Moi. Ecrasez toutes vos pensées à leur source. L'acte de détruire est appelé vairagya (détachement).

Ainsi la vichara (recherche de soi-même) continue à être nécessaire, tant que le Moi supérieur n'est pas réalisé. Il faut songer au Moi supérieur avec une continuité qui n'admet pas d'interruption.

 

SIVAPRAKASAM : Mais le monde avec ce qu'il contient, ne résulte-t-il pas de la volonté de Dieu ? Et, dans ce cas, pourquoi Dieu veut-il qu'il existe ?

 

BHAGAVAN : Dieu n'a pas de dessein. Il n'est lié par aucune action. Les activités de ce monde ne peuvent le toucher.

Comparez-le avec le soleil. Le soleil se lève sans désirs ; il ne propose rien et ne fait pas d'efforts. Mais dès qu'il se lève, d'innombrables activités naissent, sous l'effet de ses rayons : les boutons de la fleur de lotus s'épanouissent ; l'eau s'évapore, et toute créature vivante se met au travail, s'y consacre et finalement s'en détache.

Mais le soleil n'est affecté par aucune de ces activités puisqu'il n'agit qu'en accord avec sa nature, selon des lois fixes, sans aucun but, en simple témoin.ashram 026

 

Ou bien prenez encore l'analogie de l'espace et de l'éther. La terre, l'eau, le feu et l'air y sont contenus et s'y modifient, mais ni l'espace ni l'éther n'en sont affectés.


Il en est de même pour Dieu. Dieu n'a ni désir, ni objectif lorsqu'Il crée, qu'Il se manifeste, se retire, qu'Il accorde le salut.

Puisque les êtres recueillent le fruit de leurs actions selon les lois de Dieu, ce sont eux qui en portent la responsabilité, et non pas Dieu. Dieu n'est lié par aucune action.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.