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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 13:14


ENTRETIEN SUR LES DIFFICULTES ET EXPERIENCES



QUESTION :


On a parfois des flashs d'une conscience, dont le centre est extérieur au moi normal et qui semble tout intégrer.
Est-ce que Bhagavan ne voudrait pas me dire comment faire pour obtenir, retenir, et étendre ces rares flashs ?
Est-ce que les exercices spirituels propres à développer de telles expériences, impliquent qu'il faille se retirer quelque part ?


RAMANA :

Vous dites "extérieur" pour qui y-a-t-il un intérieur et un extérieur ? Tout ceci n'existe qu'aussi longtemps qu'il y a un sujet et un objet. Si vous cherchez bien, vous trouverez qu'ils se résorbent dans le sujet seulement. Cherchez qui est le sujet, et cette enquête va vous conduire à la pure conscience au-delà du sujet.

Vous dites le "moi normal" : le moi normal est l'esprit.
L'esprit a des limitations. Mais la pure conscience est au-delà des limitations et est atteinte par l'investigation dans le "Je".

Vous dites "obtenir" : mais le Soi est toujours là. Vous n'avez qu'à enlever les voiles qui vous empêchent de le voir.

Vous dites "retenir" : mais une fois que vous avez réalisé le Soi, il devient votre expérience directe, immédiate. Vous ne pouvez plus le perdre.

Vous dites "étendre" : mais il n'y a pas d'extension du Soi, car il est comme il est, depuis toujours, sans contraction ni expansion.

Vous dites "se retirer" : mais demeurer dans le Soi est solitude, car il n'y a rien d'étranger au Soi. Se retirer veut dire d'un endroit ou d'un état vers un autre. Mais ni l'un ni l'autre n'existent en dehors du Soi. Tout étant le Soi il n'est ni possible, ni concevable de s'en retirer.

Vous dites "pratique spirituelle" : mais cela ne sert qu'à empêcher la perturbation de la paix naturelle. Vous êtes toujours dans votre état naturel, que vous fassiez des exercices spirituels ou non. Rester tel que vous êtes en réalité, sans question ni doute, c'est cela votre état naturel.


QUESTION :

Pour réaliser ce bonheur intense, il faut bien qu'il existe quelque chose à saisir, n'est-ce pas ?

RAMANA :

Si vous devez saisir quelque chose, cela implique la dualité, mais ce qui est, est le Soi unique, pas la dualité. Par conséquent, qui se saisit de qui ?

QUESTION :

Quand j'atteins dans ma sadhana, l'état sans pensée, je ressens un certain plaisir, mais parfois je ressens aussi une vague crainte impossible à décrire.

RAMANA :

Il est possible que vous ressentiez quelque chose, mais ne vous y arrêtez pas. Que vous ressentiez du plaisir ou de la crainte, demandez-vous toujours qui ressent ce plaisir ou cette crainte, et continuez votre sadhana, jusqu'à ce que plaisir et crainte à la fois soient transcendés, jusqu'à ce que la dualité cesse et que seule demeure la réalité.

QUESTION :

Comment se débarrasser de la crainte ?

RAMANA :

Qu'est-ce que la crainte ? Ce n'est qu'une pensée. S'il y avait quelque chose en plus du Soi, il y aurait une raison d'avoir peur. Qui voit les choses séparées du Soi ? L'ego apparaît en premier et éprouve les objets comme étant à l'extérieur.
Si l'ego ne s'élève pas, il n'y a rien à l'extérieur, seul le Soi existe.
En effet, tout ce qui est perçu comme extérieur à soi-même implique, l'existence d'un sujet de la perception à l'intérieur.
Se mettre à sa recherche éliminera doutes et craintes. Non, seulement la crainte, mais aussi toutes les pensées centrées sur l'ego vont disparaître en même temps.

QUESTION :

Quand j'essaie de rester sans pensée, je sombre dans le sommeil. Que dois-je faire pour cela ?

RAMANA :

Une fois que vous vous endormez vous ne pouvez rien faire dans cet état. Mais pendant que vous êtes éveillé, essayez de tenir les pensées à l'écart. Pourquoi penser au sommeil ? C'est encore une pensée n'est-ce pas ?
Si vous pouvez demeurer sans aucune pensée pendant que vous êtes éveillé, c'est suffisant.
Quand vous passez dans le sommeil, l'état dans lequel vous étiez avant de vous endormir va continuer à votre éveil.
Il va reprendre son cours à partir du moment où vous l'avez laissé quand vous vous êtes endormi.
Tant qu'il y a des pensées d'activité, il y aussi du sommeil.
Pensée et sommeil sont les contreparties d'une seule et même chose.

Nous devons dormir d'une façon modérée, ni trop, ni pas assez.
Pour ne pas trop dormir, il faut essayer de ne pas avoir de pensée ni de chalana (mouvement trompeur de l'esprit), il faut manger de la nourriture pure (sattvique) en quantité modérée, et ne pas se livrer à trop d'activités physiques.

Plus nous contrôlons la pensée, l'activité, et la nourriture, plus nous serons capable de contrôler le sommeil.
Mais la modération doit aussi être la règle, comme c'est expliqué dans la Gîtâ pour le chercheur sur la Voie.

Le sommeil est le premier obstacle.
Le second obstacle est vikshepa (la dispersion, le manque d'attention), les objets des sens du monde phénoménal, qui détournent notre attention.
Le troisième est kashaya (il s'agit du parfum des empreintes karmiques), ou les pensées dans l'esprit dues à des sensations éprouvées dans le passé au contact d'objets des sens.
La quatrième ananda (félicité) est aussi considéré comme un obstacle parce que le sentiment d'altérité par rapport à la source d'ananda est présent, et permet à celui qui ressent cette félicité de dire "je la ressens".
Ceci aussi doit-être dépassé.

L'étape finale de samadhi est celle dans laquelle on devient soi-même un avec la réalité, avec ananda.
Dans cet état, la dualité entre la jouissance et celui qui la ressent se perd dans l'océan de Sat-Chit-Ananda c'est-à-dire dans le Soi.


QUESTION :

Il ne faut donc pas essayer de perpétuer des états extatiques, de joie parfaite ?

RAMANA :

L'obstacle décisif à la méditation est l'extase. On ressent une grande félicité, un grand bonheur et l'on veut demeurer dans cet état. Ne vous abandonnez pas à lui, mais passez au stade suivant qui est un calme complet.
Le calme est supérieur à l'extase et se fond dans le samadhi.
Un samadhi réussi provoque un sommeil éveillé.
Dans cet état, vous savez que vous êtes conscience éternelle, car la conscience est votre nature propre.
En vérité, on est toujours en samadhi, mais on ne le sait pas. Le savoir, c'est ce qu'il suffit de faire pour enlever les obstacles.



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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.