Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 15:32
Bhagavan n'aimait pas que les dévots lui témoignent une attention spéciale

Annamalaï Swâmî raconte :

"J'étais dehors en plein soleil, en train de surveiller le déchargement d'un arrivage de plâtre. J'avais un parapluie pour me protéger du soleil et des lunettes noires pour me protéger de la poussière.
Quand Bhagavan vint voir ce que je faisais, j'enlevai mes sandales et refermai mon parapluie en signe de respect.

Bhagavan me réprimanda aussitôt:

"Pourquoi faites-vous cela quand vous me voyez ? Pourquoi m'accordez-vous une attention spéciale ? Ces choses ont pour objet de vous protéger du soleil et de la poussière. Je ne viendrai vous voir à l'avenir que si vous me promettez de garder votre parapluie ouvert et vos sandales aux pieds."

Une autre fois où je dirigeais le travail de la salle à manger, je me rendis compte que mon ego se renforçait beaucoup.
Une sensation involontaire de fierté et d'accomplissement s'emparait de moi.

"Je suis responsable de tout ceci ! C'est moi seul qui dirige cet important travail ! "

Tandis que des pensées fortes m'assaillaient, Bhagavan vint me voir. Pendant qu'il s'approchait, je vis un nuage noir ressemblant à une ombre quitter mon corps et constatai aussitôt que mes pensées égotistes s'en étaient allées avec le nuage. Je parlai à Bhagavan de cet étrange événement.

Il confirma que quelque chose d'inhabituel s'était produit en citant un proverbe tamil bien connu :

"Les mauvais esprits s'en vont quand ils voient le prêtre."

Souvent, pendant le travail de construction de l'ashram, Bhagavan venait s'asseoir sur une pierre et dirigeait les opérations. Parfois, il se joignait même à nous



Il disait souvent :

"Quand je suis dehors, je me porte mieux. Ce sofa de deux mêtres de long sur lequel vous me faites asseoir est comme une prison pour moi".
                                          Les travaux de l'ashram

Bhagavan passait souvent des heures en notre compagnie.
Quand il était d'humeur à superviser, il ne retournait dans le Hall que si on lui disait que de nouveaux dévots étaient venus pour son darshan.

Je me souviens d'une fois où Bhagavan aperçut Madhava Swâmî qui venait vers nous . Il venait dire à Bhagavan que de nouvelles personnes étaient arrivées.

Bhagavan se tourna vers moi et dit :

"Voilà un nouveau mandat d'arrestation qui arrive. Je dois retourner en prison".

Bhagavan accueillait toujours de bon coeur une occasion de se joindre au travail.

"Je le fais parce que j'ai besoin d'exercice et si je travaille un peu mon corps sera plus robuste" disait-il.

Il se maintenait en bonne santé en allant régulièrement faire des promenades dans la montagne. Il faisait ces promenades fréquentes pour améliorer sa digestion et pour soulager la raideur de ses genoux.
Bhagavan avait des enflures et des douleurs rhumatismales aux genoux. Avec les années, le problème ne fit que s'aggraver.

A ce propos, Bhagavan répétait souvent la même plaisanterie, il disait :

"Hanuman s'est saisi des pieds de Râma, tandis que son père s'est saisi des miens".

Dans la mythologie hindoue, le père d'Hanuman est vâyu, le dieu du vent. Hanuman, le singe-roi, est un des plus éminents dévots de Râma. En tamil on dit toujours qu'il y a du vent dans la jambe quand elle commence à enfler.

Bhagavan autorisait ses serviteurs à le masser, mais il croyait davantage aux vertus de l'exercice pour soulager ses douleurs.

Il disait :
"Si je ne fais pas une promenade chaque jour, il va y avoir de la douleur dans les jambes."

Il y avait un autre genre d'exercice auquel Bhagavan aimait s'adonner : fabriquer des bâtons pour la promenade.
Un jour, je le vis en faire plusieurs de manière très énergique. Il nettoya d'abord la surface extérieure de ces bâtons  avec un petit couteau, puis les frotta avec des morceaux de verre et paracheva le travail en les lissant avec une feuille.
La sciure se déposait sur tout son corps. Une partie restait là où elle tombait.
D'autres particules étaient emportées par de petits ruissellements de sueur qui coulaient sur son corps.

J'essayai de l'éventer, mais Bhagavan m'arrêta en disant :

"Je travaille pour produire cette sueur. Quand on laisse couler la sueur sans l'entraver, le corps s'assainit. Si vous éventez comme cela, toute la sueur va partir."

Habituellement, quand des gens commençaient à l'éventer, Bhagavan leur disait d'arrêter.

Certains dévots comme Mudaliar Patti, étaient cependant très opiniâtres dans leurs tentatives. Un jour, au milieu de l'été, alors que le corps de Bhagavan brillait de sueur, je vis celui-ci,arracher un éventail des mains de Mudaliar Patti parce qu'elle essayait subrepticement de l'éventer. Il lui avait déjà dit :
 "Pas d'éventail ! " quelques minutes plus tôt.

Tandis qu'il prenait l'éventail, il répéta sa réprimande habituelle :

"C'est bon pour le corps de transpirer librement. Pourquoi essayez-vous d'interrompre la transpiration en m'éventant?".

Certains pensent que l'ashram s'est développé spontanément autour de Bhagavan, sans intervention de sa part.
Ils n'auraient guère tardé à changer d'idée s'ils avaient vu Bhagavan à l'oeuvre dans les années 1930.
C'était Bhagavan, et Bhagavan seul, qui,décidait quand il fallait construire des bâtiments, où et à quelle échelle il fallait les construire, quels matériaux il fallait utiliser, et qui serait responsable de la construction.
                                  

Bhagavan disait :

 "Je ne suis concerné par aucune des activités qui ont lieu ici. Je ne suis que le témoin de tout ce qui arrive".

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.