Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 18:04


SHRI BHAGAVAN A LA JOIE DE TOUS, RACONTA LES HISTOIRES SUIVANTES :


"Il était une fois un roi dont l'épouse était fort pieuse. Elle était toute dévouée à Shri Râma et espérait ardemment que son mari partagerait un jour ses sentiments. Une nuit, elle s'aperçut que le roi, durant son sommeil, murmurait quelque chose.
Elle approcha son oreille de ses lèvres et entendit alors le mot "Râma", répété indéfiniment, comme un japa.
Elle fut au comble de la joie et le lendemain ordonna à son ministre d'organiser une fête. Le roi, qui participait à la fête, demanda à son épouse le motif de ces réjouissances.
Elle lui raconta toute l'histoire, et conclut en disant que cette fête avait été organisé pour remercier Dieu d'avoir exaucé son plus cher désir.
Le roi fut gêné de savoir que sa dévotion avait été découverte.
Certains racontent, qu'estimant avoir trahi Dieu et se considérant dès lors indigne de Lui, il mit fin à ses jours.

La morale de cette histoire est qu'on ne doit pas faire étalage de sa piété.


                                  

"Kaduveli Sidhar passait pour un ermite des plus austères. Il ne vivait que de feuilles sèches tombées des arbres.
Le roi, ayant entendu parler de lui, vint lui rendre visite et offrit une récompense à celui qui parviendrait à prouver le mérite de cet homme.
Une riche dâsî releva le défi. Elle se mit aussitôt à vivre auprès de l'ascète, prétendant le servir.
Elle jeta en cachette quelques morceaux de poppadam
(galette croustillante de farine de pois chiche)
parmi les feuilles séchées qu'il ramassait.

Lorsqu'elle vit que l'ascète les mangeait, elle parsema les feuilles sèches d'autres
 aliments savoureux.
L'ermite prit finalement l'habitude de manger de bons plats offerts par elle.

Peu à peu, ils devinrent si intimes qu'un enfant leur naquit.
Lorsqu'elle informa le roi de cet évènement, celui-ci lui demanda de donner au peuple une preuve de ses relations avec l'ermite.
Elle accepta et suggéra un plan d'action. Le peuple fut convié à un spectacle de danse donné par la dâsî devant une idole du temple.
Avant de faire son entrée en scène celle-ci avait donné à l'enfant une potion amère pour le faire pleurer, puis l'avait laissé aux soins de l'ermite.

Alors que la danse était à son apogée, l'enfant pleurait, réclamant sa mère. Le père prit alors le bébé dans ses bras et alla à la représentation où la dâsî exécutait une danse frénétique.
 Il ne put s'approcher d'elle pour lui tendre l'enfant.
Ayant remarquer leur venue, elle s'approcha de l'endroit où se trouvait le saint et s'arrangea pour perdre un de ses bracelets de cheville.
Puis, elle tendit le pied dans la direction du saint qui lui remit son bracelet à la cheville.
Le public se mit aussitôt à crier et à rire, mais le saint demeurait impassible.
 Puis, il se mit à chanter une chanson en tamoul :


"Pour la victoire, que ma colère s'envole ! Je laisse mon mental libre lorsqu'il veut s'enfuir.
S'il est vrai que je dors jour et nuit tout en restant conscient de mon Soi, que cette pierre ici présente éclate et devienne le vaste espace !"


Aussitôt la pierre éclata bruyamment et tout le monde en fut ébahi."


SHRI BHAGAVAN POURSUIVIT :

"Ainsi donna-t-il la preuve qu'il était un jnâni inébranlable. On ne doit pas se laisser tromper par l'apparence extérieur d'un jnâni. C'est ce que confirme le Vedânta-chûdâmani dans le verset 181 dont voici la signification :

Bien qu'un jîvan-mukta (Libéré-vivant), ayant un corps en raison de son prârabdha, puisse donner l'impression d'être ignorant ou de manquer de sagesse, il est cependant pur comme l'éther (âkâsha) qui garde toujours sa clarté, recouvert ou non de sombres nuages.
Il se réjouit toujours du seul Soi, comme une épouse aimante éprouve du plaisir de son seul époux, tout en le servant avec des biens reçus d'autres personnes que lui.

Bien, que le jîvan-mukta demeure silencieux tel un ignorant, son inertie ne provient pas d'un manque de savoir, mais de la dualité implicite de la vaikharî-vâk (le langage parlé) des Véda ; son silence est la plus haute expression de la non-dualité réalisée qui, somme toute, est le vrai enseignement des Véda.

Bien qu'il instruise des disciples, il ne se pose pas en maître, étant pleinement convaincu que le maître et le disciple ne sont que de pures conventions nées de l'illusion (mâyâ) ; et ainsi, il continue de prononcer des mots telle l'âkâshavânî (voix venant du ciel).
Si par ailleurs, il murmure des mots incohérents tel un insensé, c'est que son expérience est inexprimable, comme l'est celle des amants durant leur étreinte.
Si au contraire, il s'exprime avec aisance, comme un orateur, il s'agit seulement du souvenir de son expérience passée puisqu'il est maintenant l'inaltérable, unique Réalité sans dualité et dépourvu de tout désir.

S'il apparaît quelquefois en proie à une profonde douleur, comme n'importe quel homme face à un deuil, il ne fait que manifester le juste amour et la pitié à l'égard des sens qu'il contrôlait autrefois, avant de réaliser qu'ils n'étaient que de simples instruments et manifestations de l'Etre Suprême.

Quand il semble vivement intéressé par les merveilles du monde, il ne fait que ridiculiser l'ignorance née de la surimposition (adhyâsa).

S'il semble avoir quelque indulgence vis-à-vis des plaisirs sexuels, il faut comprendre qu'il jouit de la félicité éternelle et inhérente au Soi, lequel, divisé Lui-même en soi individuel
et Soi universel, se délecte de leur union pour regagner Sa Nature originelle.

S'il apparaît en colère, c'est qu'il veut du bien à ceux qui l'offensent.

Tous ces actes ne doivent être pris que pour des manifestations divines qui s'effectuent sur le plan humain.

Pas le moindre doute ne doit s'élever sur le fait qu'il est libéré bien qu'il soit encore vivant.
Il ne vit que pour le bien du monde.


Puis, Shri Bhagavan mit en garde ses interlocuteurs contre l'erreur consistant à blâmer un Jnâni en se basant sur sa conduite apparente et cita l'histoire du roi Parikshit.

"Celui-ci avait été un enfant mort-né, ce qui avait provoqué la douleur de ses proches, qui invoquèrent le secours de Krishna.
Les sages présents au moment de la naissance se demandèrent comment Krishna pourrait rendre la vie à l'enfant,

Krishna leur dit :

"Si cet enfant est touché par quelqu'un d'une éternelle chasteté, il reviendra à la vie"."

Comme personne parmi les sages ne se révélait assez audacieux pour toucher l'enfant,

Krishna s'approcha et le toucha en disant :

"Si je suis éternellement chaste que cet enfant revienne à la vie."

L'enfant se mit à respirer et devint plus tard le roi Parikshit.

Voyez donc comment Krishna, qui était entouré de 16 000 gopî
(les bergères adoratrices de Shri Krishna),
 n'en demeurait pas moins un brahmachârî !
Tel est le mystère des jîvan-mukta !
Un jîvan-mukta est celui qui ne voit rien comme étant séparé du Soi.

Si, par contre, un homme s'efforce consciemment de démontrer ses pouvoirs (siddhi),
il ne recevra que des coups.


 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.