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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 11:12

La voie de Ramana

 

 
Swami Hamsananda


Bhagavan Sri Ramana Maharshi est une incarnation de la méditation. Tout comme le parfum émane de la fleur, le parfum de la spiritualité émanait du Maharshi. Des cherchants venaient de l'Occident avec un questionnaire méticuleusement préparé, mais la plupart du temps ils ne posaient pas leurs questions car en Sa silencieuse présence méditative, ils sentaient la futilité de poser des questions au lieu de trouver des réponses pour eux.

Ramana enseignait par 'anubhavam', il enseignait par l'expérience directe. Au lieu de dire ce qu'était la méditation, Ramana Maharshi faisait prendre conscience aux gens que la méditation a lieu par une expérience directe avec le pouvoir du Silence. Cette expérience arrive au cherchant par la Grâce du Maître et pour demeurer dans cet état sans interruption, il est nécessaire de pratiquer ou la voie de l'Enquête sur le Soi ou l'Abandon comme l'enseignait Bhagavan.

Recherchez exclusivement le Soi. Le Soi existe comme Sat-Chit-Ananda
(Existence-Conscience-Béatitude).

Le Soi existe en tant que "Je suis Conscience" et il est pur. Ramana avait l'habitude de dire que le 'Je' est le premier nom de Dieu et qu'il est en nous comme le coeur de notre être et qu'en tant que tel personne n'était ignorant. Asseyez-vous silencieusement sans rien faire tout en restant vigilant et conscient et réalisez que le 'Je suis Conscience' dépourvu de pensée est la Vérité. Si nous sommes vigilants et attentifs, nous pouvons sans effort empêcher le mental d'être extraverti.
Ainsi, lorsque nous réfléchissons sur le 'Je', nous dénudons le Je des pensées. Ainsi, le 'Je', libéré de l'étreinte des pensées, ne peut ni aller vers le monde ni exister dans le cerveau ni aller de lui-même au-dedans à la recherche du Soi. C'est à ce moment que le Maître qui est au-dehors pousse le 'Je' à l'intérieur et que le Maître qui est au-dedans tire le 'Je'. Il est important qu'à ce stade nous nous abandonnions entièrement à ce pouvoir silencieux de la Grâce. Cet abandon est vital et important.

 La méditation nous arrive par la Grâce et nous devons être assez sages pour l'accepter de plein gré. Mais si nous ne sommes pas dotés de calme et de discrimination, nous pouvons avoir peur et réagir et par là manquer l'illumination au mêment-même où nous l'atteignons, car la méditation ou la Grâce ne se forcent pas elles-mêmes. Aussi est-il très important de reconnaître la Grâce et de s'y abandonner au moment opportun et obtenir la Connaissance du Soi.

 

Bhagavan dit que le Soi est comme un écran blanc de cinéma. L'écran est blanc et bien tendu. Il ne bouge pas. Lorsque le film commence, diverses scènes sont projetées sur l'écran, pourtant l'écran n'est pas affecté par les projections. L'écran blanc reste blanc en dépit des couleurs diverses qui lui sont surimposées. De la même manière, laissez le Soi être COMME IL EST en dépit de sa relation avec le mental. En étant dans le Soi on peut fonctionner sans attachement et ainsi les actions ne laissent aucun résidu derrière elles.

Pour réaliser et demeurer dans le Soi, Viveka (la discrimination) et vairagya (le renoncement) sont essentiels.

 Il n'y a pas de bonheur dans le monde. C'est le mental qui projette le bonheur et qui tire le cherchant vers le monde. Mais peut-on trouver un bonheur permanent, éternel dans quoi que ce soit dans le monde ? Tout change et rien n'est permanent. Aussi les sages ne recherchent-ils pas le bonheur dans le monde. Ils ont la discrimination, la bonne compréhension que le bonheur ne se trouve pas dans le monde, que le bonheur ne se trouve pas dans le plaisir. Le Bonheur est fixé dans la Béatitude, dans le Coeur, dans la méditation silencieuse.

Ainsi, réalisant que la Vérité est à l'intérieur de notre propre Soi et que la nature du Soi est Sat-Chit-Ananda, on demeure dans le Soi. Sat (l'Existence) est aussi Chit (la Connaissance) et Ananda (la Béatitude). Aussi le Maître dit-il au cherchant : "Tu es Satchidananda svarupi". Tu es, par nature, les trois en un. Demeure comme le Soi. Jouis de la béatitude du Soi et irradie cette béatitude. Le bonheur repose à l'intérieur et 'viveka', la compréhension juste, n'est pas au-dehors. La simple viveka n'est pas suffisante, le renoncement est aussi nécessaire. Le renoncement signifie cesser de rechercher le bonheur à partir du monde. Ainsi viveka et vairagya sont-ils essentiels pour demeurer dans le Soi.


Le chercheur doué de renoncement et de discrimination peut s'asseoir en silence en présence d'un Sage et percevoir immédiatement le Silence et la Grâce. D'autres qui ne peuvent attraper la longueur d'onde du silence voient leurs doutes éclaircis par le Maître. Ramana, avec une grande compassion, éclaircit les doutes avec grâce.


Généralement, lorsqu'un chercheur pose une question à Ramana, au lieu d'y répondre, Ramana pose une contre-question : "De qui vient la question ?" Enquêtez. Bhagavan ouvre ainsi la voie de l'Enquête sur le Soi. L'Enquête sur le Soi est la Voie Royale et Ramana a ouvert cette voie directe. Ramana Maharshi cherchait à questionner le questionneur, car qu'est-ce qui est important, la question ou celui qui questionne ? La question vient de celui qui questionne. Le questionneur est plus important que la question.


Par l'enquête "Qui suis-je ?", le mental s'apaise. L'enquête "Qui suis-je ?" détruira toutes les autres pensées, et comme le bâton que l'on utilise pour remuer le bûcher, il sera lui-même détruit à la fin. Il y aura alors réalisation.

Lorsque d'autres pensées montent, on ne doit pas les poursuivre, mais se demander : "De qui viennent-elles ?" La manière dont de nombreuses pensées arrivent n'a pas d'importance. Alors que chaque pensée monte, on doit se demander avec application : "Pour qui cette pensée est-elle venue ?". La question qui émergera sera "Pour moi".

Là-dessus, si l'on enquête : "Qui suis-je ?", le mental retournera à sa source, et la pensée qui est venue s'apaisera. Avec une pratique répétée de la sorte, le mental développera l'aptitude à rester à sa source. Lorsque le mental qui est subtil sort par le cerveau et les organes des sens, les noms et les formes grossières apparaissent. Ne pas permettre au mental de sortir mais le retenir dans le Coeur est ce que l'on appelle "intériorité". Laisser le mental sortir du Coeur est connu comme extériorisation. Ainsi, lorsque notre mental demeure dans le Coeur, le 'Coeur', le 'Je' qui est la source de toutes les pensées partira, et le Soi, qui toujours existe, resplendira.


Généralement le chercheur qui pratique la Voie Royale de l'Enquête sur le Soi se plaint que la pratique est très difficile. La réponse de Bhagavan est : "Ce n'est pas aussi difficile que vous l'imaginiez". Le mental par son pouvoir d'illusion grossit le problème au-delà de toutes proportion. Ne soyez pas distrait par les obstacles créés par le mental mais poursuivez l'enquête avec diligence, et le succès viendra en toute certitude.


Bhagavan recommande deux voies, à savoir l'Enquête sur le Soi et l'Abandon. Toutes les autres voies, d'une manière ou d'une autre, sont un supplément à ces voies principales. Pour ceux qui sont doués de dévotion, le conseil de Bhagavan est de s'abandonner à Dieu. Dieu étant le Pouvoir Supérieur, s'il est invoqué avec dévotion, Il viendra au secours du chercheur et le libérera de l'esclavage. Cependant, Dieu ou le Guru ne feront que montrer la voie de la libération. Ils ne conduiront pas eux-mêmes l'âme à l'état de libération.
En vérité, Dieu, Guru et Soi sont une seule et même chose.


Lorsque des chercheurs trouvent l'Enquête sur le Soi impossible à poursuivre à cause de nombreuses pensées et demandent l'aide qui convient Bhagavan, pour répondre à leur demande, il leur conseille de pratiquer le Nama Jama (répétition du Nom d'une déité choisie). Le mental errera toujours. Tout comme l'éléphant bouge constamment sa trompe d'un côté ou de l'autre, le mental errera ici et là sans but. Tout comme le dresseur met une chaîne et qu'en la tenant l'éléphant laisse sa trompe tranquille, de même on donne un mantra grâce auquel le mental sans repos se calme et demeure tranquille. Et quel meilleur mantra peut-on trouver qu'Arunachala Shiva. N'est-ce pas Arunachala qui nous a tous amenés ici ?

 

Arunachala Shiva !Arunachala Shiva !
Arunachala Shiva ! Arunachala !
Arunachala Shiva ! Arunachala Shiva !
Arunachala Shiva ! Arunachala !


 C'est le refrain de la guirlande de lettres que Bhagavan composa sur Arunachala à la demande des dévots. Qu'est-ce qui peut être plus grand que ce mantra ?
 Bhagavan dit qu'Arunachala est à l'intérieur comme le Soi et qu'en méditant sur ce nom le mental devient calme.

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Presentation,

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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.