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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 21:31


Les paroles du Maharshi parlant de sa maladie et du corps, pour ses fidèles qui appréhendaient sa mort :

Comme la tumeur réapparut après l'opération, ils proposèrent l'amputation du bras, mais la tradition veut que l'on ne mutile pas le corps d'un Jnani, et même il ne faut pas que le métal le touche.

Sri Bhagavan refusa l'amputation et il dit :

"Il n'y a pas quoi de se tourmenter. Le corps est, en lui-même une maladie. Qu'il ait donc sa fin naturelle !
Pourquoi le mutiler ? Il suffit de panser la partie malade."




Pour lui, la mort n'était pas un sujet d'inquiétude.
Il fit croire aussi en une guérison possible lorsqu'il dit :


"Tout viendra en son temps."

Mais, en fait c'était à nous de reconnaître que ce qui arrivait était juste. Lui n'en avait jamais douté.

"Laissez donc ce corps, résultat de la fructification du karma, se mouvoir ou demeurer tranquille, vivre ou mourir."

"Le Sage a rélalisé que le Moi Supérieur est parvenu au but, mais n'en a pas conscience, comme celui qui est plongé dans l'ivresse n'a pas conscience de ses vêtements."

Un peu plus tard, il expliquait une strophe du Yoga Vasistham :

"Le Jnani, qui s'est trouvé lui-même en tant que Conscience Pure et sans forme, reste insensible, même quand une épée lui transperce le corps. Le sucre ne perd pas  sa saveur quand on le casse ou qu'on l'écrase."

Sri Bhagavan souffrait-il en réalité ?

Il disait à l'un de ses disciples :

"Ils prennent ce corps pour Bhagavan, et attribuent à Bhagavan les souffrances de ce corps.
Quelle pitié !"


Et à l'un de ses domestiques il dit :

"Où donc ce trouve le siège de la douleur si ce n'est dans l'esprit ?"

S.S. COHEN se souvient de lui avoir entendu dire :

"Si un Jnani se coupait la main avec un couteau, il en souffrirait comme un chacun, mais puisque son esprit est plongé dans la béatitude, la souffrance est moins vive pour lui que pour d'autres."

Ceci ne veut pas dire que le corps d'un Jnani ne peut se détériorer par l'effet de la souffrance, mais que le Jnani ne s'identifie pas avec son corps.


La question de la souffrance, comme celle de notre karma, n'existe que du point de vue de la dualité.
De son point de vue, celui de l'Advaita, rien n'a de réalité.
C'est dans ce sens là, qu'il parla plus d'une fois à ses disciples.
Il disait :

"Je ne suis malade que pour autant que vous croyez que je le suis. Si vous pensez que je suis bien portant, je serai bien portant."

"Tant qu'un disciple croit à la réalité de son propre corps, et à ses  souffrances, le corps de son Maître est pour lui une réalité, et souffre aussi."


Un groupe de fidèles chantaient chaque jour des prières et des hymnes pour sa guérison,et , comme on l'interrogeait sur l'efficacité de ces prières chantées, il répondit en souriant :

"Il est certainement désirable d'être engagé dans des actions bonnes. Laissez-les continuer."


Il gardait aussi son sens de l'humour, plaisantant au sujet de sa tumeur comme si c'eût été une chose qui ne le concernait pas. Une femme, à proximité de la salle, dans l'excès de son chagrin, se frappait la tête contre une colonne.
Sri Bhagavan eut l'air étonné et dit :


"Oh ! je croyais qu'elle essayait de casser une noix de coco!."

Il éprouvait une immense compassion pour ceux que désolait sa souffrance, et il cherchait à les consoler, non pas en supprimant la maladie, et en retardant sa mort de quelques années, mais par le moyen essentiel qui consistait à leur faire comprendre que le corps n'était pas Bhagavan.

A son médecin qui était aussi son disciple il donnait l'explication suivante :

"Le corps est pareil à une feuille de bananier sur laquelle on a servi toutes sortes de mets délicieux. Après avoir mangé les friandises allons-nous conserver la feuille ? Ne la jetterons-nous pas à présent qu'elle a rendu sa fonction ?"


Une autre fois, il dit à ses serviteurs :

"Qui donc est censé se charger du fardeau de ce corps qui a besoin d'être aidé en tout et pour tout ? Pensez-vous que ce soit moi, alors qu'il faudrait au moins quatre hommes pour en supporter le poids ?".

Et à d'autres disciples :

"Figurez-vous que vous allez dans un dépôt de combustibles et achetez un fagot de bois, que vous faites porter chez vous par un coolie. Pendant que vous cheminez ensemble, il songe anxieusement au temps qu'il lui faudra pour arriver à destination, et au moment où il pourra se décharger de son fardeau.
C'est ainsi que le Jnani a hâte de se débarrasser de son corps mortel."


Puis il corrigea son explication par ces mots :

"Cet exposé est juste à un certain point, mais, à proprement parler, il n'est pas entièrement exact. Le Jnani n'attend pas avec anxiété le moment de "remiser" son corps. Il est tout aussi indifférent qu'il s'agisse de l'existence ou de la non-existence du corps, car il n'a pour ainsi dire pas conscience de ce corps".

Un jour, bien qu'on ne le lui eût pas demandé, il définit la Libération (délivrance) Moksha à l'un de ses serviteurs :

"Se débarrasser de misères qui n'existent pas, et parvenir à la Béatitude toujours présente, voilà la Moksha."


Un disciple Parsi , le supplia ainsi :

"Bhagavan ! transférez  sur moi cette maladie ! Permettez-moi de la supporter pour vous ! "

Mais lui : " Et qui donc me l'a donnée, à moi ?"

Qui donc la lui donna ? Etait-ce le poison de notre karma ?

Un sadhou suédois rêva que le bras malade s'ouvrait et qu'il apercevait à l'intérieur la tête d'une vieille femme aux cheveux en désordre. On interpréta ce rêve en disant que Sri Bhagavan s'était chargé du karma de sa mère lorsqu'il lui avait donné le Moksha, mais d'autres prétendirent que la femme représentait l'Humanité tout entière, ou MAYA.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.