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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 19:25


Un soir, tandis que nous étions tous assis sur la montagne, Bhagavan nous raconta deux incidents qui se produisirent à la grotte de Virupaksha.


"Un jour, pendant mes premières années ici, j'étais assis sur un rocher dans la montagne quand un petit garçon vint me voir. Il avait environ huit ans.

"Me voyant, il dit avec beaucoup de pitié
: "Swâmi, pourquoi êtes-vous parti comme cela pour vivre tout seul sans vêtements ?"

"Je lui fis une réponse susceptible de le satisfaire : "A la maison, mes aînés se sont fâchés contre moi. C'est pourquoi je suis parti et venu ici."

"Le petit garçon demanda : "Swâmi, comment est-ce que vous faites pour la nourriture? "

"Je répondis : "Si quelqu'un me donne quelque chose, je le prends. Sinon je ne mange pas."
Il fut choqué d'apprendre que je devais mener une vie si pénible.

"Aiyô!" s'exclama-t-il. "Venez avec moi. Je vais parler à mon patron et vous trouver un travail. Si vous travaillez quelques jours, seulement pour la nourriture, par la suite, il vous donnera un salaire."

Je répondis à son offre en restant silencieux.


Une autre fois, tandis que j'étais assis sur le banc à la grotte de Virupaksha, un petit garçon monta me voir et me fixa un long moment. Puis il pleura et sanglota vivement.
"Palaniswâmi, qui était dans la grotte, sortit et lui demanda :
"Pourquoi pleures-tu ?"
"Je ressens beaucoup de pitié quand je le regarde", dit le petit garçon. Et puis il continua de sangloter."


Shri Bhagavan, comme il le faisait souvent quand il racontait des histoires, anima son récit en jouant les rôles des personnages. En l'occurence, il fit une belle imitation des paroles et des sanglots du petit garçon.


Des gens vinrent du sud pour le darshan de Bhagavan.
Parmi eux, il y avait un petit garçon d'environ cinq ans.
Il fit namaskâram, puis s'approcha de Bhagavan et le regarda avec amour. Bhagavan mit sa main gauche sur la tête du garçon et lui demanda :

"Qu'est-ce que tu veux?"

Le garçon répondit fermement : "Je ne veux rien."

"Oh ! Oh!" dit Bhagavan, "Tu es des nôtres."

Puis, s'adressant aux gens avec qui il était venu, il ajouta :
"S'il demeure dans cet état de "non-vouloir", tout viendra à lui."


Cela rappela à Bhagavan un vieil incident de sa propre vie.


"Quand je demeurais au Temple de Pachaiamman, mon pagne se déchira. Je ne demandais jamais rien à personne, il me fallut donc le coudre moi-même. Comme aiguille, j'utilisai une épine de cactus. Je fis une fente au bout de l'aiguille et y pinçai un fil que j'avais enlevé de mon pagne. Une fois le raccomodage terminé, je pus le porter encore deux mois.
"A la même époque, ma serviette avait tellement de trous qu'elle ressemblait à un filet. Un jour, en la voyant, un berger essaya de me tourner en dérision en disant : "Swâmi, le Gouverneur (de la province) veut cette serviette."
"Après avoir lavé et séché cette serviette, j'avais l'habitude de l'enrouler autour de ma main de manière à ce qu'on ne puisse pas voir dans quel état elle était. Ceux qui étaient avec moi finirent pourtant par s'en apercevoir et apportèrent trois jeux de pagnes et de serviettes neuves. Ils prirent ma vieille serviette et me firent échanger mon pagne contre un neuf.

"Si vous restez dans cet état de "non-vouloir", tout viendra à vous. C'est pourquoi sympathies et antipathies, attractions et répulsions ne sont pas de mise."



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commentaires

marie 09/04/2011 20:42


Pardonnez une question personnelle. L' avez-vous connus ?
Merci d'entretenir la lumière.


Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.