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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 09:42

La tolérance et la bienveillance de Sri Bhagavan surprenaient. Non seulement il reconnaissait la vérité de toutes les religions, n'importe quel homme doué de compréhension spirituelle ferait de même, mais l'orsqu'un groupe, ou un Ashram cherchait à exercer une action spirituelle, Sri Bhagavan montrait qu'il appréciait le bien réalisé par ce groupe.
Et cela, en dépit de l'écart entre les méthodes employées, et les siennes propres, ou entre la doctrine et  la stricte orthodoxie.



Raghavachariar, fonctionnaire de l'Etat de Tiruvannamalai, allait voir Sri Bhagavan de temps à autre. Il désirait connaître son opinion au sujet de la société Théosophique, mais, chaque fois qu'il venait à la grotte, il y trouvait une foule de disciples, et il répugnait à parler devant eux.

Un jour, il se décida à exposer trois questions, et voici comment il parla :

Voici les questions que je désire poser :

Première question :
"-Pouvez-vous m'accorder quelques minutes d'entretien particulier, personnel, en dehors de tout autre témoin ?"
Deuxième question :
"-J'aimerais savoir ce que vous pensez de la Société Théosophique, dont je suis membre".
Troisième question :
"-Me permettrez-vous de vous voir sous votre aspect réel, si j'en suis digne ?"



"A mon arrivée, et tandis que je me prosternais et que je m'assis en sa présence, une trentaine de personnes, au moins, l'entouraient, mais elles se dispersèrent les unes après les autres et je restai seul avec lui.

-Ma première question trouve donc sa réponse sans être posée. J'en fus vivement frappé.


"Après cela, il me demanda spontanément si le livre, que je tenais à la main, n'était pas le Gita, et si j'étais membre de la Société Théosophique. Il ajouta, même avant d'attendre ma réponse :

"Elle fait du bon travail."

Je répondis à sa question par l'affirmative.

"Comme sa réponse avait également aniticipé sur ma seconde question, j'attendais avec impatience ce qui se passerait pour la troisième question.


Au bout d'une demi heure j'ouvris la bouche pour dire :

"De même que Ajurna désirait voir la forme (l'aspect réel) de Sri Krishna, et priait pour que le darshan (vision de Dieu) lui fît accordé, de même je désire obtenir le darshan de votre aspect réel, si j'en suis digne".

"A ce moment là, Sri Bhagavan était assis sur l'estrade. A côté de lui, sur le mur, se trouvait une peinture représentant Dakshinamurti. Le Swami me regardait en silence, et comme toujours, je fixais mes regards dans les siens.
Puis son corps, ainsi que l'image de Dakshinamurti s'évanouirent devant mes yeux. Je ne voyais plus qu'un espace vide, même pas un mur. Peu à peu une ombre blanchâtre, dont les contours étaient ceux du Maharshi et de Dakshinamurti, se profila devant moi.
Les contours marquées par une ligne argentée, se précisèrent.
Puis, je vis se dessiner, en traits de feu, les yeux, le nez et d'autres détails. La silhouette grandit et enfin toute l'image du Sage et de Dakshinamurti se dressa devant moi comme une flamme d'un éclat aveuglant. Je fus obligé de fermer les yeux.


RamanaMaharshi-filtered.jpg


"Au bout de quelques minutes d'attente, je les rouvris, et j'aperçus Sri Bhagavan, et Dakshinamurti, sous leur aspect habituel. Je me prosternai, et quittai la grotte.
Pendant tout un mois, je n'osais plus m'approcher de Sri Bhagavan, tant était profonde l'impression que m'avait faite l'expérience relatée ci-dessus.


"Le mois écoulé, je revins vers la grotte et je vis le Maître debout devant Skandashram.




Je lui dis :
"Je vous ai posé une question il y a un mois, et il m'a été accordé de faire cette expérience,
et je lui racontai ce qui s'était passé.
Puis, je lui demandai de me l'expliquer. Après un silence, il dit :


"Vous désiriez voir ma forme réelle ? mon aspect réel ? Vous avez assisté à ma disparition.
Je n'ai pas de forme.
De sorte que cette expérience pourrait bien être la vérité réelle. Les autres visions que vous êtes susceptible d'avoir, pourront s'accorder avec vos conceptions personnelles, dérivées de votre étude du Bhagavan Gita.
Cependant, Ganapati Sastri a fait une expérience similaire.
Vous pourriez l'interroger à ce sujet."


"Mais je n'interrogeai pas Ganapati Sastri".

"Plus tard, le Maharshi ajouta :

 "Découvrez ce qu'est le "Moi",
ce qu'est "celui qui voit, qui pense",
et où il réside".


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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.