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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:45

Comment concilier la consécration totale à la recherche avec le travail quotidien et routinier que le monde attend de nous ?

Cette question fut posée au Maharshi par quelqu'un qui avait fait pour venir un long voyage en chemin de fer.

"Pourquoi pensez-vous êtes actif, demanda le Sage ?
Prenez par exemple votre voyage pour venir ici.
Vous êtes parti de chez vous dans une voiture, vous vous êtes assis dans un train, vous êtes descendu à la gare de Tiruvannamalai, vous êtes monté dans une autre voiture, et vous vous êtes trouvé ici.
Quand on vous le demande, vous répondez que vous êtes venu ici depuis chez vous. Est-ce vrai ?
En réalité, vous êtes resté comme vous étiez; seuls les moyens de transport se sont déplacés.

Vous avez considéré leurs mouvements comme étant les vôtres ; il en est de même pour toutes les autres activités.
Elles ne sont pas vôtres ; ce sont les activités de Dieu."


Le visiteur objecta qu'une telle attitude conduirait simplement à la vacuité de l'esprit et à un arrêt complet de tout travail.

Le Sage lui répondit :
"Allez d'abord voir cette vacuité et revenez me dire ce que vous en pensez ".

Nous pouvons en conclure que, dans la mesure où nous "réalisons" que le Moi n'est pas l'auteur de l'action, il n'est pas nécessaire au véritable chercheur de cesser son activité dans le monde, et de se faire ermite ou de se cloîtrer pour poursuivre sa recherche.
Il suffit de permettre au mental et aux sens d'accomplir leur travail automatiquement, tout en nous rappelant que nous ne sommes pas l'auteur des actions.
Et nous pouvons continuellement poursuivre activement notre recherche, tout comme on peut réfléchir tout en marchant..

Non seulement il est inutile de renoncer à nos activités journalières et d'entrer dans un couvent ou un ermitage pour s'engager dans la grande recherche, mais il semblerait même d'après ce que dit le Sage qu'il est désirable de continuer son activité afin de se préparer pour la recherche.

Après avoir raconté l'histoire du yogin qui s'éveille de samâdhi après plusieurs siècles et réclame l'eau qu'il avait envoyé chercher (1), le Maharshi expliqua que l'on obtient la destruction du mental non pas par la voie des samâdhis yoguiques, mais en cultivant méthodiquement une sorte de spectre du Moi.
Et cela peut se faire tandis que l'on poursuit ses activités habituelles. Lorsque nous avons fermement établi en nous  cette connaissance (que le mental n'est qu'un spectre du vrai Moi), il sera facile de nous attacher à la recherche et d'y persister avec vigilance jusqu'à sa conclusion.

(1)Pour montrer que tout samâdhi ne correspond pas à la libération, le Maharshi raconte l'histoire suivante :

"Un certain yogin, en sortant de samâdhi, eut soif et envoya son disciple lui chercher de l'eau. Mais avant que l'eau ne fût arrivée, le yogin était retombé en samâdhi, et il y resta pendant plusieurs siècles.
Pendant ce temps de grandes révolutions et de grandes transformations se déroulèrent dans le pays.
Mais lorsque le yogin se réveilla, sa première pensée fut pour le disciple qu'il avait envoyé chercher de l'eau, et ses première paroles fuurent ; "l'eau est-elle arrivée ? "


QUESTION :
J'ai l"intention de me retirer de mes occupations et de rester auprès de Bhagavan

MAHARSHI :

Bhagavan est toujours auprès de vous, en vous; et vous-même êtes Bhagavan.
Pour le réaliser , il n'est pas nécessaire de quitter votre travail, ni partir de chez vous.
Le renoncement ne signifie pas changer de vêtements, de couper les liens familiaux, la maison, etc.
Il signifie renoncement aux désirs et attachement aux objets des sens.
Celui qui y renonce se fond dans le monde et répand son amour sur tout.
Amour, compassion, intelligence sont les marques bien plus évidentes d'un véritable dévot que le renoncement (pour un chef de famille).
Elles s'étendent au-delà des limitations de caste, croyance, race, etc.
Un sannyasin (renonçant) qui apparement abandonne ses vêtements et sa maison, ne le fait pas par aversion, mais parce que son amour est illimité.
Quand survient cette expansion, vous ne pensez plus que vous quittez votre maison. Vous l'abandonnez comme un fruit mûr tombe de l'arbre le moment venu ; jusqu'à ce jour, ce serait une folie de quitter votre demeure où vos obligations.



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Published by Sililia - dans ENSEIGNEMENT
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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.