Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 20:03

Pourquoi, si Dieu est parfait, permet-il le mal?

Pourquoi un Dieu omnipotent permet-il la souffrance, alors qu’il a le pouvoir de l’abolir d’un coup?

Tels sont les paradoxes auxquels se heurtent depuis des siècles les philosophes et surtout les théologiens.


Sri Ramana évitait la difficulté en disant que Dieu, ainsi que l’âme individuelle qui souffre, étaient des inventions de l’esprit.

Au lieu d’attribuer la souffrance aux fruits de nos mauvaises actions ou à la volonté de Dieu, Sri Ramana enseignait qu’elle apparaissait pour la seule raison que nous imaginons être des individualités séparées en interaction les unes avec les autres ainsi qu’avec le monde.


Ils disait que les mauvaises actions participent à la création de la souffrance et doivent donc être évitées, mais elles n’en sont pas la cause première.

C’est l’esprit qui crée le sens de séparation, et c’est lui qui souffre des conséquences des illusions qu’il a engendrées.

La souffrance est donc le produit et l’effet de l’attitude discriminante de l’esprit ; quand l’esprit est éliminé, la souffrance s’avère non existante.

Beaucoup d’interlocuteurs pouvaient comprendre cette idée sur un plan individuel, mais acceptaient difficilement que toute la souffrance du monde puisse n’exister que dans l’esprit de la personne qui la perçoit, Sri Ramana était inflexible sur ce sujet et répétait que si l’on réalisait le Soi, on comprendrait que toute la souffrance, et pas seulement la sienne propre, est dépourvue d’existence.


En poussant cette idée au bout de sa logique, Sri Ramana disait souvent que la meilleure façon d’éliminer la souffrance chez les autres était de réaliser le Soi.


Ce point de vue ne doit pas être interprété dans le sens que Sri Ramana encourageait ses disciples à se désintéresser de la souffrance des autres. A un niveau plus pragmatique, il disait qu’avant la réalisation du Soi, il fallait accepter la réalité de la souffrance des autres, et faire son possible pour la soulager chaque fois que l’occasion se présentait.


Mais, pour que cela soit vraiment bénéfique, il fallait le faire, sans penser « il y a des gens qui sont moins heureux que moi » ou bien « je suis en train d’accomplir une bonne action ».


Dans l’ensemble, la question de ce que l’on doit ou ne doit pas faire dans le monde, présentait peu d’intérêt pour Sri Ramana. Pour lui, toutes les conventions sur ce qui est juste ou faux n’étaient que jugement de valeurs élaborés par l’esprit, et, quand ce dernier cessait d’exister, les notions de juste et de faux cessaient également d’avoir cours. Il parlait rarement des règles conventionnelles de moralité et, quand ont le pressait de donner son opinion, il disait que l’action « juste » était de découvrir le Soi.



QUESTION :

Dans cette vie enfermée dans ses limitations, comment pourrai-je jamais réaliser la béatitude du Soi?


MAHARSHI :

Ce bonheur suprême du Soi est toujours avec vous et vous le trouverez si vous le cherchez avec ardeur.

La cause de votre détresse est dans votre ego ; elle n’est pas dans le monde extérieur.

Vous vous imposez des limitations, et vous faites ensuite des efforts désespérés pour vous en débarrasser

Toutes les misères sont causés par l’ego, c’est de lui que vient tout le trouble.

A quoi vous sert d’attribuer à des événements extérieurs la cause de votre misère, alors qu’elle est en vous? Quel bonheur pouvez-vous tirer de choses étrangères à vous-même ? Quand vous les obtenez, combien de temps cela dure-t-il?

Si vous rejetiez l’ego et si vous le desséchiez en l’ignorant, vous seriez libre. Si vous l’acceptez, il vous imposera ses limitations et vous entraînera dans une lutte vaine pour les transcender.

Etre le Soi, ce que vous êtes en réalité, est la seule façon de réaliser le bonheur suprême qui vous appartient depuis toujours.


QUESTION :

Le monde a-t-il été crée pour le bonheur ou pour la souffrance ?


MAHARSHI :

La création n’est ni bonne ni mauvaise ; elle est comme elle est.

C’est l’esprit humain qui bâtit sur elle ses superstructures, qui voit les choses de son propre point de vue, et qui les interprète dans le sens de ses intérêts. Une femme est essentiellement une femme, mais l’esprit va l’appeler tantôt « mère », tantôt « soeur », tantôt « tante »,ainsi de suite.

Les hommes aiment les femmes, détestent les serpents et sont indifférents à l’herbe et aux pierres qui sont sur le bord de la route. Ces jugements de valeur sont la cause de toutes les tribulations du monde.

La création, c’est un peu comme un grand arbre : les oiseaux viennent en manger les fruits ou s’y abriter, les hommes se rafraîchissent à son ombre, mais certains peuvent se pendre à une branche.

Pourtant l’arbre poursuit tranquillement sa vie, sans être ni concerné ni conscient de l’usage que l’on fait de lui. C’est l’esprit humain qui crée ses propres difficultés et ensuite appelle à l’aide.

Dieu serait-il partial au point de donner la paix à une personne et du tourment à une autre?

Dans la création, il y a de la place pour toute chose, mais l’homme refuse de voir ce qui est bon, ce qui est beau, ce qui est sain .

Au lieu de cela, il pousse des gémissements comme un affamé assis à côté de plats délicieux, et qui au lieu d’étendre la main pour calmer sa faim, n’arrête pas de se lamenter en se demandant si sa faim est la faute de Dieu ou des hommes.


QUESTION

Si Dieu est partout , pourquoi les individus souffrent-ils du résultat de leurs actes?


MAHARSHI

Celui qui pense qu’il est l’auteur de l’acte est aussi celui qui souffre.


QUESTION

Mais c’est Dieu qui incite l’homme à l’action et l’individu n’est que son instrument.


MAHARSHI

Cette logique ne s’applique que lorsque nous souffrons, pas lorsque nous nous réjouissons. Si nous avions toujours la même conviction, la souffrance non plus n’existerait pas;


QUESTION

Quand la souffrance cessera-t-elle?


MAHARSHI

Elle ne cessera pas tant que vous n’aurez pas perdu votre individualité. Si les actions bonnes et mauvaises Lui appartiennent, pourquoi penser que souffrance et plaisir vous appartiennent ?

Celui qui fait le bien et le mal ressent aussi le plaisir et la douleur. Laissez tout cela et ne vous infligez pas de souffrance supplémentaire.


QUESTION

Comment pouvez-vous dire que la souffrance est dénuée d’existence? Je la vois partout.


MAHARSHI

Notre propre réalité, qui est le Cœur resplendissant dans chacun de nous, est un océan de félicité sans mélange.

La souffrance n’existe pas plus que le couleur bleue du ciel, c’est une idée que l’on se fait et qui n’est qu’une illusion causée par notre sens erroné de l’individualité. Personne n’a jamais ressenti autre chose que cette illusion. Celui qui examine avec attention son propre Soi, qui est félicité, ne ressentira aucune souffrance tout au long de sa vie.
 Nous souffrons parce que nous identifions ce corps, qui n’est pas nous-même, au « je ».

La souffrance est entièrement due à cette illusion.


QUESTION

Je souffre à la fois dans mon esprit et dans mon corps. Pourquoi est-ce que je souffre ainsi?


MAHARSHI

Vous dites que votre esprit et votre corps souffrent. Mais est-ce qu’ils posent eux-mêmes cette question? Qui pose la question?

N’est-ce pas quelqu'un qui est au-delà de l’esprit et du corps?

Vous dites que le corps souffre dans cette vie, mais que la cause en est peut-être dans une vie antérieure.

S’il en est ainsi, la cause de cette vie est la vie précédente et ainsi de suite.

C’est comme dans le cas de la graine et de la pousse, nous avons affaire à une chaîne causale sans fin, remontant à l’infini. Toutes les vies ont leur cause première dans l’ignorance. C’est cette ignorance qui doit être enlevée par jnana


« Pourquoi et à qui est arrivé cette souffrance? » Si vous posez la question ainsi, vous trouverez que le « je » est distinct de l’esprit et du corps, que le Soi est le seul être éternellement existant et qu’il est félicité éternelle. C’est cela la connaissance.


QUESTION

Quelle est la meilleure façon de travailler à la paix mondiale ?


MAHARSHI

Qu’est-ce que le monde? Qu’est-ce que la paix et, qui est l’artisan de la paix?


Le monde n’existe pas dans votre sommeil, et les formes sont une projection de votre esprit dans votre état d’éveil. La paix est l’absence de perturbation.

Les perturbations sont dues à l’apparition des pensées chez l’individu, c’est-à-dire au surgissement de l’ego à partir de la pure conscience.

Apporter la paix veut dire être libre de pensées et n’être que pure conscience. Si l’on demeure en paix de cette façon, la paix règnera partout



AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS VOUS CONSIDEREZ COMME LE CORPS, VOUS VOYEZ LE MONDE, AVEC SES IMPERFECTIONS APPARAÎTRE COMME EXTERIEUR A VOUS.

DIEU EST PERFECTION. SON ŒUVRE EST AUSSI PERFECTION.

MAIS VOUS LA TENEZ POUR IMPARFAITE A CAUSE DE VOTRE IDENTIFICATION ERRONEE.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Sililia - dans ENTRETIENS
commenter cet article

commentaires

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.