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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 19:33

RELIGIONS

L'enseignement de Bhagavan n'était opposé à aucune religion. Si des philosophes ou des théologiens affirmaient que l'âme humaine était continûment et essentiellement séparée de l'Être Divin et souhaitaient entrer dans une discussion à ce sujet, il refusait de débattre avec eux, mais essayait plutôt de les orienter vers une démarche spirituelle.

Une fois la Réalisation atteinte, ils sauraient, et , de toute façon, un savoir théorique sans Réalisation ne leur serait d'aucun secours.

A proprement parler, Bhagavan n'était pas exclusivement hindou ou adepte du rituel hindou, puisque l'hindouisme affirme que celui qui est établi en constante et consciente identité avec le Soi est au-dessus de toutes les religions ; il figure le sommet de la montagne vers lequel convergent les différents chemins.

Bhagavan comptait nombre de fidèles qui n’étaient pas hindous - chrétiens, musulmans, parsis ou autres - et il ne conseilla jamais à aucun d’entre eux de changer de religion.

Une religion a deux types d’activités, qu’on pourrait dire horizontal et vertical.


Horizontalement, elle harmonise et contrôle la vie de l’individu et de la société conformément à sa foi et à sa moralité, fournissant la motivation et l’occasion de mener une bonne vie qui prépare à une bonne mort.


Verticalement, elle propose des chemins spirituels à ceux qu s’efforcent d’atteindre un état plus élevé ou de réaliser l’ultime vérité au cours de cette existence sur terre.


Horizontalement, les religions s’excluent les unes les autres, sans pour autant être vraiment contradictoires.
 C’est plutôt le mode vertical qui intéressait Bhagavan, le chemin menant à la réalisation, et , par conséquent, son enseignement m’entrait en conflit avec aucune religion. Il guidait ceux qui voulaient le suivre sur la voie centrale la plus directe, la quête du Soi ; et, pour cette démarche, n’importe quelle religion pouvait servir de fondement.

Il avait une bonne opinion de toutes les religions, et si des fidèles venaient à lui qui ne suivaient aucune religion dans les règles, il n’insistait pas pour qu’ils le fassent.

Quand on l’interrogeait sur les différentes pratiques religieuses, il mettait l’accent sur leur sens profond et, si on lui parlait de religions proprement dites, il insistait sur leur unité fondamentale

.


Visiteur
: Qu’est-ce que le yoga ?


Bhagavan
: le yoga (l’union) est nécessaire à qui se trouve en état de viyoga (séparation). Mais, en vérité, il n’y a qu’Un. Si vous réalisez le Soi, il n’y aura pas de différence

V : S’immerger dans le Gange sert-il à quelque chose ?


  • B: Le Gange est en vous. Plongez-vous dans ce Gange-là ; il ne vous fera pas frissonner de froid.

  • V: Faudrait-il parfois lire la Bhagavad-Gîta ?

  • B : Toujours

  • V : Pouvons-nous lire la Bible ?

  • B : La Bible et la Gita sont pareilles.

  • Il protestait contre ceux qui se satisfaisaient d’un ciel de pure forme, qu’il soit hindou ou autre, parce que, tant qu’il y a forme, le voyant, la vision et le vu demeurent - et non le Soi Unique.

  • V : Quelle est la meilleure de toutes les religions ? Quelle méthode Bhagavan préconise-t-il ?

  • B : Toutes les méthodes et toutes les religions sont pareilles.

  • V: Il est pourtant enseigné divers moyens d’atteindre la délivrance.

  • B : Pourquoi vouloir être délivré ? Pourquoi ne pas rester tel que vous êtes à présent ?

  • V : Je veux me débarrasser de la souffrance. On dit que ne plus souffrir , c’est cela la délivrance.

  • B : C’est-ce qu’enseignent les religions.

  • V : Mais en quoi consiste la méthode ?


  • B : Retournez là d’où vous venez

  • V : Mais d’où est-ce que je viens ?

  • B : C’est précisément ce que vous devez trouvez. Ces questions se posaient-elles lorsque vous dormiez ? Et, pourtant, vous existiez bien alors. N’étiez-vous pas la même personne ?

  • V : Oui, j’existais dans le sommeil. Et le mental aussi. Mais les sens, dont l’activité s’était suspendue, m’empêchait de m’exprimer.

  • B : Etes-vous l’individu ? Etes vous le mental ? Celui-ci s’est-il annoncé à vous dans le sommeil ?

  • V : Non, mais les autorités affirment que l’individualité est différente de Dieu.

  • B : Laissez Dieu tranquille ; parlez de vous.

  • V : Comment ça de moi ? Qui suis-je ?

  • B : Voilà précisément ce qu’il vous faut découvrir. Ensuite, vous saurez tout. Et, si ce n’est pas le cas, il sera alors toujours temps de poser la question.

  • Tous en reconnaissant la valeur des divers religions, Bhagavan incitait en même temps les gens à aller au-delà pour atteindre le Soi Unique.

  • V : Pourquoi les religions parlent-elles de dieux, de ciel, d’enfer, etc ?

  • B : Dans l’unique but de faire prendre conscience qu’ils sont, eux aussi, au niveau de ce monde, et que le Soi, seul, est réel. Les religions s’ajustent au point de vue du chercheur

  • V : A quoi servent pareilles descriptions dans les religions ?

  • B : Seulement à établir la réalité du Soi.

  • V : Bhagavan exprime toujours le point de vue le plus élevé.


B avec un sourire :
Les gens ne veulent pas comprendre la pure et simple vérité - celle de leur expérience quotidienne, toujours actuelle et éternelle. Cette vérité est celle du Soi. Existe-t-il quelque un qui ne soit pas conscient du Soi ? Ils ne veulent pourtant pas en entendre parler, tandis que ça les passionne de savoir ce qu’il y a au-delà - le ciel, l’enfer et la réincarnation.

Parcequ’ils sont friands de mystère et que la pure vérité ne leur dit rien, les religions les dorlotent - pour quand même finir, après bien des détours, à les ramener au Soi.
De toute façon, même si vous vous en êtes considérablement écarté, en dernier recours il vous faut revenir au Soi ; pourquoi donc ne pas s’établir dans le Soi ici et maintenant ?


Toutes les Ecritures ont pour but commun de faire remonter l’homme à sa source. Pour ce faire, il n’a pas besoin d’acquérir quoi que ce soit de nouveau. Il doit seulement renoncer aux fausses idées et aux accumulations inutiles. Mais, au contraire, il essaie de saisir quelque chose d’étrange et de mystérieux, parcequ’il croit que son bonheur se trouve ailleurs. Voilà l’erreur.


Les Ecritures proclament toutes, sans exception, qu’afin d’accéder au salut, il faut soumettre le mental. Et une fois qu’on a saisi que la maîtrise du mental constitue leur but final, il ne sert à rien de les étudier sans cesse. Pour parvenir à cette maîtrise, il convient de mener une véritable enquête intérieure en s’interrogeant sur soi-même :

« QUI-SUIS-JE ? »


Comment cette quête du Soi peut-elle être menée à bien par l’étude des Écritures ?

On devrait réaliser le Soi par l’OEIL de la sagesse.
 Rama a-t-il besoin d’un miroir pour se connaître en tant que Rama ?


Ce que désigne « Je » se trouve à l’intérieur des cinq enveloppes, tandis que les Ecritures se trouvent en dehors. Par conséquent, à quoi bon rechercher, au moyen de l’étude des Ecritures, le Soi qui doit être réalisé en rejetant sommairement même les cinq enveloppes.


Se demander quel est le Je qui est asservi et connaître sa vraie nature, cela seulement est la Libération. Maintenir le mental constamment tourné au-dedans et demeurer ainsi dans le Soi, cela seulement est Atmavichara (recherche de Soi-même), tandis que dyana (la méditation) consiste en une fervente contemplation du Soi comme

SAT-CHIT-ANANDA (Etre-Conscience-Félicité).


En fait, un temps viendra où il faudra oublier tout ce qui a été appris.

L’Homme Réalisé s’avère être Cela à quoi tous les attributs énumérés par les Ecritures font référence. Pour lui, par conséquent, les textes sacrés ne sont d’aucune utilité.

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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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commentaires

Georgas 06/02/2009 18:12

Merci pour cette présentation du grand Yogi Ramana Maharshi. Le monde a grand besoin de spiritualité et de l'enseignement des grands sages. Chaque contribution est précieuse, encore merci.

Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.