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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 18:15

Le jnani :

L’état de l’être éveillé, illuminé, défie l’imagination.

On se demande comment l’esprit pur revêt un fragile corps humain, apparemment soumis à la faim, à la fatigue et à la maladie.

C’est le mystère suprême.

C’est pourquoi Sri Bhagavan était assailli de questions au sujet de l’état de conscience du jnâni.


Les réponses qui suivent donneront une petite idée de ce sublime état.



S.S COHEN : Celui qui est en sahaja samadhi ressent-il la douleur physique, une piqûre ou une brûlure par exemple ?


BHAGAVAN
: Toute douleur, même physique, se trouve dans l’esprit. Tout le monde ressent la douleur d’une piqûre ou d’une brûlure, mais le jnâni, dont l’esprit est plongé dans la félicité, sent cela comme dans un rêve.


Visiteur : Ceux qui avaient des siddhi avant de devenir jnâni les conservent-ils après s’être fondus dans l’Absolu ?


B
. : Oui, les siddhi sont acquis du fait du prarabdha karma et ne sont pas un problème quand on est libéré. C’est un obstacle sur la voie de la libération.


Un visiteur de l’Inde du Nord demande si je jnani acquiert automatiquement des siddhi ou s’il doit faire un effort spécifique s’il désire les acquérir.


B.
: Qui est le jnâni ? S’il est le corps que vous voyez, alors ces siddhi seront montrés à d’autres corps. Mais s’il est pure conscience, d’où obtiendra-t-il ses siddhi et à qui les montrera-t-il ?


Ni le jnâni ni le bhakta ne désirent obtenir des siddhi ;

Le premier parcequ’il se perçoit comme le Tout et le second parce qu’il perçoit sa divinité d’élection comme le Tout.
Même ses propres actions sont accomplies par ce Dieu ; il n’a pas de volonté personnelle pour générer l’action de sa propre initiative. Et cependant, les siddhi les suivent tout deux comme leurs ombres.
Quel plus grand siddhi y a -t-il que celui du sage qui, simplement en restant assis sur son divan, attire de tous les coins du globe des milliers de gens, dont beaucoup changent leur ancien mode de vie et dont certains atteignent même l’état divin ?


Les gens voient des choses bien plus miraculeuses que les soi-disant siddhi , mais ils ne s’en étonnent pas simplement parce que cela se produit tous les jours. Ils ne voient pas le miracle de l’homme qui, à sa naissance, n’est plus grand que ce tube électrique puis devient par la suite un lutteur d’une carrure imposante, ou un artiste, un orateur, un politicien ou un sage connu dans le monde entier ; mais ces gens demeurent bouche-bée si quelque un réussit à faire parler un cadavre.


Un visiteur - Le jnâni rêve-t-il ?


B.
: Oui, il rêve, mais il sait qu’il s’agit d’un rêve, de même qu’il sait que l’état de veille est un rêve.

On peut les appeler rêve n°1 et rêve n°2. Le jnâni est établi dans le quatrième état, turiya, la Réalité Suprême ; il observe, détaché, les trois autres états - veille, rêve et sommeil sans rêve - comme des images en surimposition.


Un visiteur-Le jnâni a-t-il des sankarien (désirs) ?


B
. : Les caractéristiques de l’esprit ordinaire sont essentiellement tamas et rajas, si bien qu’il est rempli de désirs égoïstes et de faiblesses. Mais l’esprit du jnâni est pure harmonie et sans forme ; il fonctionne dans l’enveloppe subtile de connaissance, qui lui permet de rester en contact avec le monde. Ses désirs sont donc également sattviques. Les désirs du jnâni lui sont extérieurs, comme les autres objets, et ne peuvent le souiller.


Un visiteur - Un philosophe indien dit dans l’un de ses livres, en interprétant Shankara, que Videhamukti n’existe pas et qu’après sa mort, l’être libéré revêt un corps de lumière dans lequel il demeure jusqu’à ce que toute l’humanité soit libérée.


B
.: Il ne peut s’agir de l’opinion de Shankara. Bhagavan ouvre Vivekachudamani et indique le vers 566 où il est dit qu’après la dissolution de son enveloppe physique l’être libéré devient semblable à « l'eau versé dans l’eau et l’huile versée dans l’huile ».

C’est un état où il n’y a ni asservissement ni libération. Revêtir un autre corps, c’est jeter un voile, aussi subtil soit-il, sur la Réalité, et ceci est un asservissement. La libération est absolue et irrévocable.


Un visiteur -Bhagavan, que doit faire un dévot au moment de sa mort ?


B
. : Un dévot ne meurt jamais, car il est déjà mort. Que doit-il faire au moment de mourir ? Que peut-il faire?
Dans ses derniers moments, l’homme pense a ce qu’il a pensé toute sa vie ; l’homme ordinaire pense à ses affaires ordinaires et le dévot à la dévotion et aux choses spirituelles.

Mais le jnâni n’a aucune pensée, il demeure immuable. Ses pensées ont disparu il y a longtemps, et son corps est mort avec elles. C’est pourquoi, pour lui, la mort n’existe pas.

Les gens ont peur de la mort parce qu’ils ont peur de perdre leurs possessions. Quand ils s’endorment, ils n’éprouvent nullement ce genre de crainte. Le sommeil ressemble à le mort mais ne suscite aucune crainte parce qu’on sait bien que le lendemain matin on retrouvera tout ce que l’on possède.

La notion de possession est absente chez le jnâni, si bien qu’il n’a nullement peur de la mort. Il demeure le même après comme avant la mort.

(SIDDHI)  "accomplissement" ou "aptitude" ; désigne habituellement l'acquisition de pouvoirs surnaturels tels que la télépathie ou la clairvoyance.

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Published by Sililia - dans ENTRETIENS
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  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.