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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 18:28

RANAYAMA


(contrôle du souffle)

Le prânâyâmâ selon le jnâna, c’est :

Nâ ham, « je ne suis pas cela » = expiration

Ko’ham, « qui suis-je ? » = rétention

So’ham, « je suis Lui » = inspiration.

Ceci est « vichâra . Cette introspection mène au but ultime.

 

ATMA-VICHARA

(recherche du Soi)

Le souffle et le mental proviennent de la même source. Quand l’un est contrôlé, l’autre l’est aussi.

En vérité, dans l’introspection, « D’où viens-je ? » sera remplacé ou suivi par « Qui suis-je? ».

Cela ne veut pas dire qu’il faille ne pas tenir compte du souffle et du mental, pensant que nous ne sommes pas le corps, ni les sens ni le reste ; afin de demeurer dans l’ultime Réalité. Il faut trouver la source du « je » - pensées ou ego qui se manifestent en nous.


CŒUR


Ne pas même murmurer « je », mais voir en soi ce qui est et qui resplendit dans le Cœur en tant que « je ». Transcendant le flot continu des pensées, là s’élève la Conscience, silencieuse et spontanée, ou « Je » dans le Cœur. En s’y établissant, en demeurant tranquille, le sens du « je » dans le corps disparaîtra, tout comme le feu consume le camphre. Les sages et les Ecritures attestent que cela est la libération.


LUMIERE


Pour voir une chose, il faut une lumière ordinaire qui dissipe l’obscurité. Pour connaître le Soi, une lumière est nécessaire, elle illuminera la clarté et l’obscurité. Cette Lumière n’est ni l’une ni l’autre. Elle est appelée Lumière, car à travers elle, les deux sont connues. La lumière est le Soi, l’infinie.

Conscience dont nous ne sommes pas conscients. Personne n’est un ajnânin, un ignorant, dans la non-connaissance du Soi. Ne sachant pas cela, les hommes veulent devenir jnânin !


VISION


La vision implique un voyant. Le voyant ne peut nier la réalité du Soi. Il n’y a pas d’instant où le Soi n’est pas en tant que Conscience. Cette Conscience est l’éternité de l’Etre et l’Etre seul. Le voyant ne peut se voir lui-même. Nie-t-il son existence s’il ne voit pas de ses propres yeux, comme dans le pratyaksha ? (perception directe). Non ! Aussi pratyaksha ne signifie pas « vu » mais « être ».

Darshan, vision divine, signifie illumination intérieure, prakâsha , le rayonnement du Soi.

Le mot divya (lumière) signifie le Soi. Qui accorde la vision intérieure? « Qui » est à voir?

On lit dans les livres , « écoute réflexion, attention sur un seul point sont nécessaires. »

Et on croit qu’il faut avoir l’expérience du savikalpa Samâdhi et du nirvikalpa Samâdhi pour réaliser le Soi.


De là ces questions. Pourquoi s’embarrasser dans la confusion? Qu’obtient dont finalement?

Ne cesse que la confusion de chercher. L’on trouve alors que le Soi est éternel et évident en Soi.

A la question, « Avez-vous vu Dieu ? »,

Le Sage répond en riant : « Si quelqu'un apparaît devant moi et dit : « Je suis Shiva ou je suis Râma ou je suis Krishna », je saurai que j’ai vu l’un d’eux.

Mais personne m’apparaît en me disant qui il est !

La réponse se situe au niveau de l’ignorance du questionneur. Le Divin, qui est le Soi réel, est sans forme. Il ne peut être vu comme un objet.



REALITE

Il n’y a pas de plus grand mystère que cela : nous sommes la Réalité, et nous cherchons à l’avoir.

Nous pensons que quelque chose cache notre réalité et qu’elle doit être enlevée afin de la voir. C’est faux. Le jour se lèvera quand nous rirons de nos efforts. Le jour nouveau est ici et maintenant.

Toutes les religions énoncent les trois principes fondamentaux : le monde l’âme et Dieu.

L’unique Réalité se manifeste dans les trois .

Dire : «  Les trois sont évidemment trois », est valable tant que subsiste l’ego.

Demeurez stable en l’Etre ; là où le « je », l’ego s’est fondu, là est l’état de perception suprême.



VEDÂNTA


On dit que tout le vedânta peut se résumer en quatre mots :

De’ham, nâ’ham, ko’ham et so’ham.

De’ham, c’est na’ham : le corps n’est pas « je ».

Si on interroge avec ko’ham, « qui suis-je ? » pour connaître la source du « je » et le réaliser alors là dans le Cœur, l’Un omniprésent resplendissant en tant que « Je », comme so’ham « je suis », et l’on aura l’expérience de « je suis Cela » qui est « Je ».



LE SOI


Etant le réservoir de toutes les eaux, l’océan s’évapore. Des nuages se forment et la pluie tombe, faisant naître des rivières, lesquelles, dès l’instant où elles se forment, deviennent un flux incessant, comme si elles cherchaient à revenir à leur origine, ne trouvant enfin la paix qu’après s’être fondues dans l’océan retrouvé. De même, l’individu qui naît du Cœur est sans repos, désireux de trouver sa propre source.

La voie est celle du retour de l’ego dans le Cœur.


Si nous voyons le Soi comme l’ego, alors nous devenons l’ego ; comme le mental nous devenons le mental, comme le corps nous devenons le corps. C’est la pensée qui construit ces multiples enveloppes .

L’ombres sur l’eau semble bouger. Peut-on faire cesser son tremblement ? S’il devait cesser, on ne verrait plus l’eau, mais que la lumière (s’y reflétant). De même, il ne faut pas considérer l’ego et ses activités, mais ne voir que la lumière qui est derrière.

L’ego est la pensée « je ». Le véritable « je », c’est le Soi.



Si le Soi a une forme, alors le monde et Dieu en ont une aussi. Mais si le Soi est sans-forme, alors « comment » et par « qui » ces formes sont-elles vues?

Le spectacle est-il toujours différent des yeux qui le voient ?

L’Œil véritable n’est que la Réalité du Soi, qui est infinie Conscience, sans-forme, non impliquée dans le monde.

 

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
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  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.