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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 16:32

INSTRUCTIONS SPIRITUELLES


Le Monde


Le monde n’étant que l’ombre du Réel, il est impossible de le connaître correctement ou d’avoir de l’emprise sur lui.

L’enfant essaie de toucher l’ombre de sa propre tête, mais il ne le peut, car quand il se meut, son ombre se meut aussi.

Alors la mère pose ses mains sur sa propre tête, et montre ainsi à l’enfant que l’ombre de sa tête est touchée.

De même, le monde n’est pas connu ; où il l’est, mais en reposant toujours dans le Soi.


Le monde n’est pas extérieur. Les impressions ne peuvent avoir leur source hors de soi, car le monde n’est connu que par la Pure Conscience. On ne peut dire que le monde est « réel ». C’est vous qui le percevez comme tel. Même cette impression n’est pas ferme et permanente. Dans l’état de profond sommeil, le monde n’est pas vu ; il n’existe pas pour le dormeur. De ce fait, le monde est une projection de l’ego. Chercher le « je », trouver sa source est le but ultime.


Ce monde dont on cherche à prouver la réalité se moque sans cesse de vous. Il est vain de chercher à le connaître sans d’abord se connaître soi-même. Comment la juste perception des phénomènes pourrait-elle survenir pour celui qui ne voit même pas la réalité de son être : le Connaissant, la connaissance suprême?

 

Pour celui qui connaît la réalité du « je » de son être et en qui demeurent la connaissance et son contraire, ignorance et connaissance relative cesseront aussi d’exister.


Pour celui qui est unifié avec le Soi, tout est sans forme.

L’existence dans le monde (des formes) est purement relative. Le monde est synonyme de mental. Comme c’est la connaissance qui illumine le monde, le précédent est ultérieur au suivant .

Cette connaissance du Réel est la seule véritable connaissance.

Vénérer le nom et la forme n’est qu’un moyen de réaliser l’identité absolue du sans-nom et du sans-forme.


Dans la connaissance du Soi s’effacent la connaissance relative et celle des phénomènes, car le Soi est la source de tout. Chercher à connaître tout ce qui n’est pas le Connaissant , est ignorance. Le Soi étant connaissance absolue n’est ni connu ni non-connu. Il ne peut jamais être nié. Aussi, le Soi étant un et absolu, la connaissance de la multiplicité n’est-elle qu’un autre forme (déguisé) d’ignorance, car elle (aussi) n’est autre que le Soi.

 

Le corps


Le corps est inconscient, il ne peut dire « je » (Brahman).

Le Soi est pure Conscience et non-duel. Personne ne dit « je » durant le sommeil, alors qu’est-ce que l’ego?

C’est quelque chose d’intermédiaire entre le corps grossier et le Soi.


Il n’y a pas de locus standi. Dès l’instant où on le cherche, il disparaît comme un fantôme. Voyez, un homme imagine qu’il y a quelque chose à ses côtés dans l’obscurité ; c’est peut-être un objet sombre.

S’il regarde attentivement, il ne voit pas de fantôme, mais quelque objet sombre qu’il ne peut identifier, comme un arbre, un poteau, etc.

Tout ce qui est requis, c’est de voir attentivement ce qui est, et le fantôme s’évanouira. Il est le lien entre le corps et la Conscience. Il n’a aucune réalité qui lui soit propre. Ne pas voir l’irréalité des phénomènes amène la confusion.

La voir, c’est trouver ce qui n’est pas.


L’ego


La pureté originelle de l’ego (le vrai « je ») est pressentie dans les intervalles entre les deux états (sandhi) ou entre deux pensées. L’ego est comme la chenille qui passe lentement d’une feuille à l’autre. La véritable nature de l’ego (le soi) est perçue quand il n’y a pas eu de contact avec le monde des formes et des pensées. Cet état intermédiaire doit être expérimenté comme la Réalité, la véritable demeure, stable. C’est la certitude de notre être vrai par l’observation des trois états : veille, sommeil avec rêves, sommeil sans rêves.


L’ego est le lien entre le Soi qui est pure conscience et le corps grossier qui est impermanent. Aussi est-il appelé

Chit-jada granthi . Dans l’introspection à la Source de l’Aham-vritti (activités du « je »), vous allez à l’essentiel,

À chit, un aspect (plus affiné) de l’ego ; pour cette raison, l’introspection doit conduire à la réalisation de la pure conscience du Soi.


Il est dit que l’ego n’est pas le Soi. Si vous acceptez cela, alors vous devez chercher et trouver Cela qui est votre propre Soi, et dont l’ego n’est qu’une fausse apparence. Aussi pourquoi méditer sur « suis-je Cela? »

Ce processus ne fait que prolonger la vie de l’ego.

La méditation ressort encore du mental, et le Soi est au-delà. Dans la quête de sa propre réalité, l’ego disparaît de lui-même. C’est une méthode directe. Les autres méthodes ne font que retarder sa disparition et peuvent amener des doutes et des questions, et l’ultime question reste sans réponse.


« Je » - « Je » est le Soi.

« Je suis ceci, cela » c’est l’ego.

Quand le « je » est stable en « lui même », l’être est établi dans le Soi.

Le « Je » est toujours là. Ce n’est pas une chose nouvelle et qui s’acquiert par la connaissance. Ce qui est perçu comme « nouveau » et qui n’est pas là, ici et maintenant, n’est qu’impermanence. L’obstruction à sa réalisation est appelée ignorance. Dissiper l’ignorance est la seule chose à faire. Et même la connaissance n’est pas le Soi.

C’est l’état naturel, le TOUT.


Tout comme la lampe s’éteint si on ne verse pas d’huile, de même s’éteint l’ego avec la méditation ekâgratâ à une direction, et il se fond dans le Soi. Il n’y a pas de plus haut gain que le Soi.


JE (aham)


Voyez le lieu d’où vient le « je » dans votre corps. Il n’est pas vraiment exact de dire qu’il vient et retourne dans le cœur physique. Le Cœur véritable est l’autre nom (hridaya) qui désigne la Réalité, et il n’est à l’intérieur ni à l’extérieur du corps. Il est au-delà de l’espace, car Lui seul Est.

Là, le « coeur » ne désigne pas l’organe physiologique ou un centre d’énergie (chakra). Tant que l’on s’identifie au corps, il est dit de voir d’où surgit la conscience du « je ».


Interroger « Qui suis-je? » avec le seul mental est vain. Mais quand le Cœur est atteint, le « je » individuel s’efface et la Réalité se manifeste spontanément en tant que « Je » (Soi). Cette révélation n’est pas celle de l’ego « je », mais de l’Etre, le Soi absolu.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.