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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 13:15

Bhagavan raconte :
 
"Quand je vivais à la grotte de Virupaksha, bien des gens y venaient avec toutes sorte d'en-cas et de repas.
Beaucoup de visiteurs voulaient me forcer à manger de grands repas avec beaucoup de mets spéciaux tels que vadai et payassam.
Un jour, je décidai de jeûner de manière à donner un repos complet à mon estomac.
Je savais qu'il était dangereux de rester à la grotte de Virupaksha :
des visiteurs pouvaient arriver avec de la nourriture pour moi.
 Aussi partis-je pour une longue promenade à travers la forêt, du côté sud-ouest de la montagne.
Tandis que je marchais au milieu de cette forêt, sept femmes me suivaient.
 Chacune portait un ballot sur la tête.
Quand elles me virent, je les entendis parler entre elles.
 
"Celui qui marche devant nous est notre Swâmi."
Quand elles furent convaincues que j'étais bien 'le Swâmi", elles coururent vers moi.
 
L'une d'elles dit :" Swâmi, s'il vous plaît, assseyez-vous et prenez un peu de notre nourriture."
 
Une des femmes me donna des iddlies,
une deuxième du murukku (un entremets frit, non sucré, dur et crousitllant)

 une troisième un dosa ( crêpe faite de farine de riz et de variété de pois)  etc etc.
Indian Charm
Elles rivalisèrent ainsi l'une avec l'autre pour me servir leur différents mets.
 
Après avoir mangé et pensé : "Ah! quel bon jeûne je fais aujourd"hui", je m'éloignai d'elles.
 
Je m'imaginais échappper à ces dames, mais elle me crièrent :

"Swâmi, il vous faudra être prêt pour votre déjeuner à midi. Nous ne vous oublierons pas."

Puis elles partirent en direction de la montagne.

Ne voulant pas qu'elles me rattrapent plus tard dans la journée, je marchai lentement sur une courte distance, puis m'assis au pied d'un arbre pour me reposer à l'ombre.
Vers midi, les femmes sortirent de la forêt et se dirigèrent droit vers moi. Tandis qu'elles s'approchaient, elles insistèrent pour que je les emmène à un endroit où elles trouveraient de l'eau potable.
Je les emmenai dans la forêt à Sona Tirtham, me disant :

 "Quel merveilleux upavâsam (jeûne) j'ai fait aujourd"hui."

Quand les femmes eurent fini de boire, elles me demandèrent de m'asseoir et de manger. Elles étalèrent une feuille de bananier devant moi et me servirent des plats des six saveurs, (sucré,acide, salé, amer,astringent, et âcre)
comprenant riz, légumes, sambar, rassam, vadai et payassam.

Je me dis : "O seigneur ! Ce que j'ai mangé ce matin était suffisant pour trois jours. Comment pourrais-je manger tout ceci ?

J'avais la sensation d'être entrain d'étouffer.

"Swâmi", demanda l'une des femmes,
 
"Pourquoi cette attitude?, Mangez comme si nous étions toutes Unnamalai
 (est le nom local de Pârvâti,
l'épouse de Shiva)
 en train de vous servir."

C'est ainsi que ces dames me donnèrent une instruction spirituelle (upadesa).


Aussitôt que j'eus fini de manger, elles partirent en disant :

"Swâmi depuis notre naissance, jamais encore nous n'étions venues dans cette forêt, mais aujourd'hui nous sommes venues y ramasser des feuilles."

Soudain, elles disparurent toutes.


"Oh ! voilà des personnes fûtées",


pensai-je, et je continuai mon pradakshina en traversant lentement la forêt.

Puis, avec l'intention d'aller m'asseoir dans le Vetrillai Mandapam, je sortis de la forêt.

Pendant ce temps, un dévot qui s'appelait Râmaswâmî Aiyer avait acheté deux mangues aussi grandes que des citrouilles. Il avait fait du rassam avec les mangues et l'avait apporté à la grotte de Virupaksha avec du riz qu'il avait préparé.

Comme je n'étais pas là, il s'était demandé : "Où est le Swâmi ?"

Entendant les gens dire : "Swâmi est peut-être allé faire le pradakshina de la montagne", il pensa :

 "Swâmi sera entrain de faire le tour de la montagne dans le sens des aiguilles d'une montre, je vais le faire en sens inverse, aller à sa rencontre et lui donner ce rassam et ce riz."

Râmaswâmi Aiyer me trouva juste au moment où je sortais de la forêt. En me voyant, il dit immédiatement :

"Swâmi, je suis allé à la grotte de Virupaksha pour vous voir mais je ne vous ai pas trouvé. Aussi suis-je venu à votre recherche sur le circuit de pradakshina. Il vous faut, je vous en prie, prendre ce rassam à la mangue et ce riz."

Je lui racontai tous les incidents de la journée, y compris combien j'avais mangé, mais il ne voulut rien entendre de mes excuses. Il insista pour que je mange une partie de sa nourriture;

J'en mangeai un peu avant de dire ;

 "Assez ! Assez ! La punition d'aujourd'hui a été très bonne."

Puis je me mis en chemin pour rentré à la grotte de Virupaksha.
J'arrivais à peine à marcher.


 

Bhagavan poursuit en racontant un incident qui se produisit vers 1903 :

Un jour, Palaniswâmi (son serviteur à ce moment là), un autre homme et moi-même nous nous promenions le long des berges d'un ruisseau du côté sud de la montagne. Nous vîmes une vieille dame qui cassait des brindilles sèches pour le feu au sommet d'un arbre. Je regardai pour voir qui ramassait des brindilles pour le feu à une telle hauteur. Aussitôt la femme se tourna et me regarda.

Les deux mains tendues, elle me donna un upadesa:
 
"Hé! vous ! Puissiez-vous être jeté sur le bûcher funéraire(1) !
 Pourquoi errez-vous partout dans la forêt au lieu de rester tranquillement assis à l'endroit où vous êtes ?"


"C'est vrai ,amma (mère), répondis-je vous avez raison", j'ai tort, vraiment tort. Je me donnerai une claque en punition."


Tandis que je pensai à cette histoire, je me tournai pour regarder la vieille femme, mais il n'y avait plus trace d'elle nulle part.


Interloqués, nous nous écriâmes : "Oh! Voilà encore une dame fûtée !" Puis, après avoir couru les bois pendant un moment, nous rentrâmes à la grotte de Virupaksha.





















(1)bûcher funéraire, c'est en tamil, une malédiction cordiale mais assez vulgaire. Bien que cela fût dit par plaisanterie, il était très inhabituel qu'une pauvre ouvrière s'adresse à un Swâmi de cette façon.


Bhagavan a souvent raconté ces histoires. Parfois, quand il les racontait, il laissait ses auditeurs avec l'impression que les sept femmes qui l'avaient nourri et la femme qui l'avait maudit étaient des esprits plutôt que des mortels ordinaires. Dans cette version-ci, le texte semble indiquer que la "dame futée au sommet de l'arbre s'évanouit dans les airs après avoir maudit Bhagavan. Il paraît impossible qu'elle ait pu descendre de l'arbre et s'en aller sans que Bhagavan ou les deux autres hommes ne s'en aperçoivent.


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commentaires

Gilles Tardif 21/12/2008 17:43

Merci infiniment encore pour votre site. Je cherche un adepte de Ramana Maharshi qui demeure a Montreal ou banlieu car moi je demeure a Longueuil.Est-ce que vous connaissez. Merci. Gilles

Sililia 21/12/2008 21:35


Je suis désolée Gilles, j'habite Orléans dans le Loiret et je ne connais pas du tout, essaie peut-être de te renseigner sur les forums qui traitent de l'hindouisme.
Bien à toi


Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
  • Contact

UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.