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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 17:49

Incident raconté par le Maharshi 
(à l'époque où il vivait à Virupaksha)


 
"Le paysage qui s'étendait devant moi disparaissait tandis qu'un voile blanc étincelant le cachait peu à peu à ma vue pour finalement le recouvrir. Je pus percevoir distinctement ce qui se passait graduellement.
Il y eut une étape où je pouvais encore voir clairement une partie du payasage tandis que le reste était caché par le voile qui progressait.
Exactement comme si l'on masquait l'un des objectifs d'un stéréoscope. Eprouvant cela, je m'arrêtai de marcher au risque de tomber;
Quand la clarté revint, je me remis en marche. Mais la faiblesse et l'obscurité me submergèrent une seconde fois et je m'appuyai contre un rocher, attendant la fin du malaise.

A la troisième récidive, je jugeai plus sage de m'asseoir près du rocher.
Quand l'étincelant voile blanc couvrit tout mon champ visuel, la tête me tourna, ma circulation s'arrêta et je ne respirai plus. Ma peau prit une teinte bleu livide. C'était la véritable couleur de la mort, et elle s'accentuait de plus en plus. En fait, Vasudeva Sastri (qui l'accompagnait), me crut mort, et, me prenant dans ses bras, il se mit à pleurer et à se lamenter sur mon décès.
 
Je pouvais sentir nettement son étreinte et ses tremblements. J'entendais ses paroles de désespoir et j'en comprenais le sens. Je voyais aussi ma peau se décolorer, et je percevais l'ârrêt de ma circulation, ainsi que le refroidissement graduel de mes extrémités.
Cependant mon cours habituel de conscience demeurait inchangé dans cet état. Je n'étais pas effrayé le moins du monde et point du tout attristé de la condition de mon corps. Je m'étais assis près du rocher dans la position qui m'était habituelle. J'avais fermé les yeux et ne m'appuyai pas contre le rocher.
Mon corps privé de circulation et de respiration restait dans la même position. Cet état dura quinze minutes.
 
Puis soudainement un tressaillement ébranla tout mon corps et la circulation reprit avec une force énorme, la respiration également.
Mon corps transpira par tous ses pores et ma peau retrouva  la couleur de la vie.
J'ouvris les yeux me redressai, et dis : "Allons nous en !" Nous arrivâmes sans autre incident à la grotte de Virupaksha.
Ce fut le seul malaise, accompagné à la fois d'un arrêt de la circulation et de la respiration, dont je souffris jamais."
 
Cette expérience peut-être comprise comme un "seconde mort" et ainsi comme l'obtention définitive de l'état de muni.
 

Faisant état de cet incident Ramana Maharshi a précisé : "Je n'ai cessé d'être pleinement "conscient". Je pouvais sentir l'arrêt du coeur physique et également "sentir" que le coeur (le centre)  poursuivait son cours sans en être affecté

 
PLUSIEURS ANNEES PLUS TARD APRES CET INCIDENT:
 
5 OCTOBRE 1946

 
Ce matin quelqu'un est venu se prosterner devant Bhagavan dans le réfectoire en mentionnant qu'il était Vasu;
 
 -Vraiment ? dit Bhagavan. Si tu ne m'avais pas dit ton nom, je ne t'aurai pas reconnu. Tu n'as pas très bonne mine.

 
- Je pourrai dire la même chose de Bhagavan, réplique le visiteur.
 
- Pourquoi donc? Ma vue a sans doute baissé, c'est pourquoi je te parais avoir "baissé" moi aussi !

 
Un peu plus tard, Bhagavan présenta cette personne à tous ceux qui se trouvaient là et dit :

"C'est le Vasu qui m'a empoigné le jour où j'ai eu cette expérience qui ressemblait à un effondrement total ; le coeur avait même cessé de battre.

 
- J'étais très jeune, dit Vasudeva Shastri. Je n'imaginais pas que ce pouvait être la mort. Mais du fait que Palani Swami s'était mis à pleurer, j'ai pensé que c'était la mort et j'ai saisi Bhagavan ; je tremblais de chagrin.
 

- Même dans cet état, dit Bhagavan, je voyais parfaitement qu'il tremblait et que l'émotion le submergeait.
 
Vasu ajouta qu'après être revenu à lui, Bhagavan leur dit :
"Comment ? Vous pensiez que j'étais mort ? Croyez-vous que je serais mort sans même vous prévenir ?"


  "Un jour, à l'époque Skandashram, continua Vasu, Bhagavan et moi avions entrepris le tour rituel du mont Arunachala. Quand nous fûmes arrivés aux abord d'Easanya Math, vers 20H30, Bhagavan s'est assis sur le rocher et a dit, les larmes aux yeux, qu'il ne retournerait plus jamais à l'ashram, qu'il allait vagabonder où bon lui semble et vivre dans les forêts ou les grottes, loin des hommes. Je ne voulais pas l'abandonner là et lui ne voulait pas venir. Le temps passait et vers une heure du matin, nous en étions toujours au même point.
Bhagavan me dit d'aller manger en ville et de revenir ensuite, si je le désirais.
Mais je craignais qu'il ne disparaisse dans l'intervalle.
A ce moment le Swami d'Easanya Math arriva, ce qui était extrêmement étrange à une telle heure. Il persuada Bhagavan de l'accompagner jusqu'au Math.
J'ai quitté Bhagavan et j'ai couru jusqu'à la ville pour prendre un repas. Je suis revenu aussi vite que possible, craignant que Bhagavan ne soit parti. Mais il était toujours là et finalement nous sommes retournés tous les deux à Skandashram."
 

Bhagavan : "J'ai essayé encore une autre fois de m'échapper à toute cette foule et d'aller vivre quelque part incognito, pour jouir d'une totale liberté. Mais ce projet échoua à cause de Yogananda Swami. Après la mort de ma mère, j'ai fait une troisième tentative. Je ne voulais plus de l'ashram, ni des gens qui venaient là. Mais le résultat fut la création de ce nouvel ashram et des foules qui s'y pressent. Ainsi, mes trois tentatives ont échouées.
 
Vasudeva Shastri rapporta un autre incident dont il fut le témoin :
 
"Un jour, à Skandashram, je fus horrifié de voir un scorpion grimper sur le devant du corps de Bhagavan, tandis qu'un autre descendait le long de son dos.
Bhagavan demeura imperturpable et les deux scorpions finirent par s'en aller.

Bhagavan nous expliqua ensuite :

"Ils se promènent sur vous comme ils le font sur un mur ou un arbre. Est-ce qu'ils piquent le mur ou l'arbre?
C'es uniquement parceque vous en avez peur et réagissez de la mauvais façon qu'eux aussi prennent peur et réagissent".


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Presentation,

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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.