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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 11:21


Entre-temps, Alagammal, la mère de Ramana, le coeur brisé par le départ de son fils supplia sa famille d'entreprendre des recherches. Après de nombreuses enquêtes, Venkataraman put être repéré. Un jour, son oncle vint le trouver et tenta de son mieux de le ramener auprès de sa famille, mais sans succès. Le jeune sage ne montra aucun intérêt pour le visiteur qui fut bien ému de le voir dans cet état : pas lavé, échevelé, les ongles très longs. Le swami resta assis sans bouger et sans dire un mot. L'oncle désappointé,
retourna à Madurai et rapporta la nouvelle à Alagammal.
 
Six mois plus tard, le Brahmana Swami avait abandonné le bosquet de manguiers et s'était installé à Pavalakunru, un petit temple sur un éperon de la collline d'Arunachala, lorsque sa mère, accompagnée de son fils aîné, vint peur après le trouver pour l'implorer de rentrer à la maison. Jour apès jour, les yeux en larmes, elle alla le voir et le supplia de revenir avec elle. Mais pour le jeune sage, il n'y avait pas de retour possible. Il resta immobile devant sa mère, sans répondre à ses supplications. Un jour, Alagammal éclata en sanglots.
Le jeune Swami se leva aussitôt et lui tourna le dos. Désespérée de son indifférence, elle demanda à un fidèle d'intervenir auprès de son fils. Celui-ci, pris de pitié tendit au Swami un morceau de papier et un crayon et le pria d'écrire à sa mère au moins quelques mots.


Le
Swami accepta et écrivit ce qui suit :
 
"Celui qui ordonne toutes choses contrôle le destin des êtres en accord avec leur prarabdhakarma. Tout ce qui est destiné à ne pas se produire ne se produira pas, quel que soit votre effort. Tout ce qui est destiné à se produire se produira, quel que soit votre effort pour l'empêcher. C'est une chose certaine. La meilleure conduite à suivre est donc de rester tranquille".
 
Sa mère désespérée retourna à Madurai.
Peu après le départ de sa mère et de son frère, le jeune Ramana quitta Pavalakunru et monta sur la colline.
Maintenant, le Swami ne se déplaçait plus sans être suivi par un groupe de fidèles.
Les années suivantes, jusqu'en 1922, il déménagea d'une grotte à l'autre.
"Il y a beaucoup de logis dans la maison de mon Père", disait-il.
La grotte qu'il choisit en premier et où il séjourna le plus longtemps était nommée Virupaksha, d'après le nom d'un saint qui y vivait jadis et qui y est enterré.


    
Virupaksha cave
(Ramana meditated here in 1899-1916)

 


















Pendant les premières années, Brahmana Swami continua à garder le silence ; il passait son temps en méditation, mais sa puissance rayonnante attirait déjà des foules. La plupart étaient des gens simples, des enfants et même des animaux. Les enfants s'asseyaient près de lui et le regardaient en silence, goûtant simplement la paix de sa personne. Et parfois, quand ils jouaient autour de lui, le Swami se joignait à eux dans leurs jeux.
Parmi ces gens simples il y avait des curieux, mais beaucoup venaient pour être réconfortés ou spirituellement guidés.
Echammal était de ceux-là. Son chagrin après la perte de son mari, de son fils et de sa fille la conduisit chez le sage et, grâce à sa compassion, sa douleur fut instantanément guérie.


Désormais, elle gravissait tous le jours la pente de la montagne jusqu'à la grotte pour apporter les repas au Swami et à tous ceux qui vivaient avec lui.


Après quelques temps, des savants et des chercheurs spirituels commencèrent, eux aussi, à être intéressés par le Swami. Ils apportaient des livres pour qu'il leur explique certains points, où venaient pour clarifier leurs doutes et poser des questions au sujet de leurs expériences spirituelles. Les solutions que le Swami leur proposait étaient simples et bésées sur sa propre expérience. Comme il observait toujours le silence, il ne répondait que par écrit. Ainsi le traité de Vichara-Sangraha provient des réponses que le Swami avait un jour écrites sur des bouts de papier et qu'un fidèle avait sérieusement conservées.                                              Echammal
 
Parmi ces chercheurs, il y avait Shivaprakasam Pillai. En 1902, il posa, à plusieurs reprises, quatorze questions auxquelles le Swami répondit en écrivant dans les sable et sur une ardoise. Dès la première rencontre Shivaprakasam Pillai posa la question
fondamentale :
"QUI SUIS-JE?"
Ces quatorze questions et réponses furent publiées vingt ans plus tard dans une brochure sous le titre NAN-YAR? (Qui suis-je?)
Nan Yar?
et représentant l'essence de l'enseignement du Maharshi. Celui-ci n'avait alors que 23 ans, mais le fond de son enseignement sur la Réalisation du Soi ne changera pas.

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Presentation,

  • : UN OCEAN DE NECTAR
  • UN OCEAN DE NECTAR
  • : RAMANA MAHARSHI,son enseignement, sa vie, ses disciples, ses anectodes, etc etc
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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.