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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 13:09
C'est en juillet 1896 que sa grande transformation eut lieu. Venkataraman était dans sa dix-septième année.
 
Plus tard, Shri Ramana décrivit lui-même ce qui se passa à cet instant : vidéo

"J'étais assis seul dans une pièce du premier étage, dans la maison de mon oncle. Comme d'habitude, ma santé était parfaite, mais seulement une peur violente de la mort me saisit sur laquelle on ne pouvait se tromper; J'eus la sensation que j'allais mourir. Il ne se passait rien dans mon corps qui pouvait expliquer cette sensation et je ne pouvais me l'expliquer moi-même. Je n'ai pas cherché à savoir si la peur était bien fondée. J'ai senti "je vais mourir" et aussitôt je me suis demandé ce qu'il fallait faire. Faire appel à des docteurs, la famille ou des amis ne m'importait peu. J'ai senti que je devais résoudre le problème moi-même, sur-le-champ.

    Pièce où il connut l'éveil                                                        
"Le choc causé par la peur me rendit aussitôt introspectif. Je me suis demandé : "Maintenant que la mort est là, qu'est-ce que cela signifie? Qu'est-ce qui meurt? C'est ce corps qui meurt."
Aussitôt j'ai mimé la scène de la mort. J'étendis mes membres en les tenant raides comme si la rigidité cadavérique s'était installée.
J'imitai la condition d'un cadavre pour donner un semblant de réalité à mon investigation.
Je retins ma respiration et serrai les lèvres pour qu'aucun son ne pût s'en échapper, pour que le mot "je" ou tout autre mot ne pût être prononcé.
Eh bien ! me disais-je, ce corps est mort. Tout rigide, il sera transporté au champ crématoire où il sera brûlé et réduit en cendres.
Mais, avec cette mort du corps, suis je mort moi-même? Ce corps est-il le "je" ?
Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité et même le son "je" en moi....., séparé du corps.
Ainsi "je" suis un esprit, quelque chose qui transcende le corps. Le coprs physique meurt, mais l'esprit qui le transcende ne peut être touché par la mort. Je suis donc l'esprit immortel".vidéo

"Tout cela n'était pas un simple processus intellectuel.
Tout jaillissait devant moi comme la vérité vivante que je percevais directement, presque sans raisonnement.
Le "je" était quelque chose de très réel, la seule chose réelle en cet état; et toute l'activité consciente en relation avec le corps était centrée sur lui.
Depuis cet instant, le "je" ou mon "Soi", par une fascination puissante, fut le foyer de toute mon attention.
La peur de la mort s'est évanouie instantatément et pour toujours. L'absorption dans le Soi s'est poursuivie dès lors jusqu'à ce jour.
D'autres pensées s'élèvent et disparaissent comme diverses notes de musique, mais le "je" demeure toujours comme la shruti, la note sous-jacente qui accompagne les autres notes et se confond avec elles. Que le corps soit occupé à parler, lire ou quoi que ce soit d'autre, j'étais toujours centré sur le "je".
Avant cette crise je n'avais pas de perception claire du "je" et je n'étais pas attiré consciemment vers lui. Je ne ressentais pour lui aucun intérêt directement perceptible ; encore moins la tendance à demeurer en lui d'une manière permanente."

 Six semaines s'écoulèrent ainsi, lorsqu'un jour, alors que Venkataraman était entrain de faire ses devoirs, la futilité du travail scolaire le frappa soudainement.
Il repoussa ses papiers et s'abandonna à la méditation.
Son frère le voyant ainsi lui dit :
" A quoi bon retenir tout ceci pour quelqu'un qui se comporte comme toi?"
Venkataramn reconnut la justesse de cette remarque et décida d'abandonner sur-le-champ son foyer familial à Madurai pour rejoindre son Père Arunachala.

Pensant que le voyage ne coûterait pas plus de trois roupies, il rendit deux des cinq roupies que sa tante lui avait confiées pour payer les frais de scolarité de son frère, écrivit une lettre, la plaça en évidence et partit pour la gare.
C'était le 29 août.
                                                                                                      original                          


Voici le contenu de cette lettre:

"Je suis parti d'ici à la recherche de mon Père et en obéissant à son ordre.
C'est une entreprise vertueuse que celui-là entreprend. Il est donc inutile de s'en attrister et de dépenser
de l'argent pour rechercher celui-là.
Les frais de scolarité n'ont pas été payés. Ci-joint deux roupies."

La lettre n'était signée que d'un simple trait. (1)

(1) Le fait que Venkataraman utilise ici la troisième personne indique l'état d'esprit dans lequel il partait.
La lettre commence avec le "je" personnel, passe au "celui-là" impersonnel (le corps) et est laissée enfin sans signature, la personne pour la signer n'existant plus.)


Après un voyage plein d'imprévus, laissant deviner l'intention d'une force le conduisant vers son but, il arriva enfin  le matin du 1er septembre au pied de son Pere Arunachala. D'un pas rapide et le coeur battant, il se dirigea vers le grand temple. Toutes les portes étaient ouvertes, même celles du sanctuaire d'Arunachaleshvara et, chose étrange, il n'y avait personne, pas même un prêtre, de sorte que Venkataraman pu y entrer seul........ et demeurer longtemps en extase devant son Père.

                                                   
                                    

LE TEMPLE D'ARUNACHALESHWARA

ou LA GLOIRE DU SEIGNEUR SHIVA



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Presentation,

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UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.

POURQUOI CE BLOG


Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent

 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.


le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

CITATION


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."





"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."


Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 















                                                                                         

CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi



Découvrez Fabrice Tonnellier!






Ouvre l'oeil et regarde,
tu verras ton visage
dans tous les visages.

CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.