UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.
Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 21:20

 

QUESTION :


A quoi servent les gens comme vous, qui restent assis à ne rien faire alors que le monde connaît des moments si difficiles ?


RAMANA :


Un être réalisé est automatiquement un bienfaiteur de l'humanité.

RAM6

Sa simple existence apporte au monde les plus grands bienfaits.


QUESTION :


Le Guru doit-il être incarné ?


RAMANA :


Vous posez cette question parce que vous vous identifiez avec le corps. Cherchez à voir si vous êtes vraiment le corps. La Gita dit que ceux qui ne comprennent pas la nature transcendante de Shri Krishna  sont des êtres plongés dans l'ignorance.


Le Maître apparaît afin de dissiper cette ignorance. 


Comme dit Tayumanavar, il apparaît pour dissiper l'ignorance de la même manière que le cerf utilisé pour en capturer un autre. Il lui faut apparemment prendre un corps afin d'abolir l'ignorance,

l'idée "je suis le corps".

 


QUESTION :


On prétend que certains "Maîtres" président aux destinées du monde.


RAMANA :


"N'ont-ils pas détourné leur esprit du monde pour s'intérioriser et méditer ?" a-t-on fait remarquer.

C'est la raison pour laquelle les théosophes parlent des maîtres et de leur hiérarchie.


Un rishi qui demeure assis à la même place peut accomplir tout ce qu'ilBHAGAVAN-42.jpg veut. Il peut provoquer des guerres ou les faire cesser. Mais il sait que se déroule un processus cosmique et karmique ; c'est pourquoi il s'abstient d'interventions inopportunes.


Que fait le Guru ? Donne-t-il la Réalisation au disciple ? Le Soi n'est-t-il pas toujours réalisé ?


En demeurant en compagnie de sages réalisés, l'homme est peu à peu dépouillé de son ignorance.

Quand celle-ci a complètement disparu, le Soi éternel se révèle. La Réalisation est éternelle ; ce n'est pas une chose nouvelle produite par le Guru. Celui-ci contribue simplement à éliminer l'ignorance.


Le disciple s'abandonne au Maître. Cela veut dire qu'il ne conserve aucune trace d'individualité, et par conséquent aucune possibilité d'éprouver la souffrance. Ainsi donc, quand le Guru dit au disciple :


"Tu es Cela", ce n'est pas, comme on le croit généralement, pour l'investir d'un pouvoir supérieur.

L'homme est déjà suffisamment orgueilleux ; que serait-ce si ce même "moi" s'enflait démesurément ?

Il deviendrait encore plus stupide, encore plus ignorant.

Ce faux "moi" doit périr.


Le travail du Guru consiste à l'anéantir


QUESTION :


L'éducation permet-elle au sage de mieux servir le monde ?


RAMANA :


Même un érudit doit s'incliner devant un sage illettré. L'éducation est une forme d'ignorance.


QUESTION :


Un rapprochement entre les chefs spirituels d'Orient et d'Occident est-il possible ? 


RAMANA :

 

L'esprit est sans limite et sans forme.


Tel est aussi le centre spirituel ; il n'en existe qu'un.


Que ce soit en Orient ou en Occident, ce centre est le même.RAM13-copie-1

Il n'est pas localisé quelque part.


Etant sans limite, il comprend les dirigeants, le monde, les forces négatives et positives. Vous parlez de rapprochement parce que pour vous ces dirigeants sont des êtres incarnés.


Les Êtres spirituels ne sont pas assimilables à des corps physiques.


Ce sont des esprits, sans limite et sans forme. Ils sont toujours unis. Ce genre de questions ne se pose pas quand on a réalisé le Soi.

Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 22:34

 

QUESTION D'UN VISITEUR :


Comment procéder pour découvrir le "je" ? Quand je médite, j'atteins un état de vacuité. Que faire pour aller au-delà ?


BHAGAVAN :


Peu importe qu'il y ait des visions, des sons, un vide ou autrePastedGraphic-30-copie-2.jpg 

chose.

Etes-vous présent oui ou non pendant tout ceci ? Vous étiez sans aucun doute présent pendant l'expérience de la vacuité, sinon comment pourriez-vous la mentionner ? C'est l'esprit qui perçoit les objets, a des expériences et découvre une vacuité quand il cesse de percevoir, mais ce n'est pas "vous".


Vous êtes la lumière permanente qui éclaire à la fois l'expérience et le vide, pareille à la lumière du théâtre qui vous permet de voir le théâtre, les acteurs et le déroulement de la pièce; elle demeure allumée après la fin du spectacle, et ainsi vous savez que celui-ci est terminé.


On peut aussi utiliser une autre analogie. Nous voyons les objets qui nous entourent, mais dans l'obscurité totale nous ne les voyons pas et nous disons : "Je ne vois rien" ; cependant, les yeux sont présents pour dire qu'ils ne voient rien. Ainsi vous êtes présents dans la vacuité dont vous parlez.


Vous êtes le témoin des trois corps : grossier, subtil et causal ;

des trois états : veille, rêve et sommeil ;

et des trois périodes :

passé, présent et avenir, ainsi que de cette vacuité.


Nous sommes tellement habitués à l'idée que tout ce que nous voyons autour de nous est permanent et que nous sommes le corps, que quand tout ceci cesse d'exister nous imaginons que nous avons aussi cessé d'exister.


Bhagavan citat les versets 212 et 213 du Vivekachudamani dans lesquels le disciple dit :


"Après avoir éliminé les cinq gaines, (reconnaissant qu'elles ne sont) pas le Soi, je constate qu'il ne reste absolument rien."


Et le Guru répond que le Soi ou Cela grâce à qui toutes les modifications (y compris l'ego et ses créatures) et leur absence (c'est-à-dire la vacuité) sont perçues, est présent en permanence.


Puis Bhagavan poursuivit sur ce sujet :


"La nature du Soi ou "Je" doit être la lumière.

Vous percevez toutes les modifications et leur absence.

Comment ? Dire que vous recevez d'un autre cette lumière amènerait à se demander d'où il l'a lui-même reçue et ainsi de suite, indéfiniment. Vous êtes donc vous-même la lumière.

 

 

 197.jpg

 L'analogie classique est la suivante :

 

avec divers ingrédients on fabrique toutes sortes de friandises présentant diverses formes ; toutes ont un goût sucré parce que toutes contiennent du sucre et que la saveur sucrée est la nature même du sucre.


"De même, toutes les expériences et leur absence contiennent la lumière, qui est la nature même du Soi. Sans le Soi, il ne peut y avoir d'expérience, de même que sans le sucre aucun mets ne peut avoir de saveur sucrée. Tout d'abord le Soi est perçu en tant qu'objet, puis en tant que vacuité, puis en tant que Soi ; c'est seulement dans ce dernier cas que rien n'est perçu, car percevoir équivaut à "être."

Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 09:26

 Je vivrai en paix  quand toi, ô mon esprit mental,

toi qui naissant de l'illusion parais thayumanavar

comme en l'or l'ornement,

quand toi, ô mon esprit mental enfin mûri,

te fondras en la paix joyeuse par la contemplation

 

 

De cette merveille unique et inconnaissable

qui, dans l'étendue de sa Grâce,

maintient en ordre et en gloire l'entier univers

-essaims de globes sans nombre,

globes avec leur océans -

comme un magicien prodigieux

lançant dans l'air des balles innombrables

soutenues dans le vide espace ;

 

 

Contemplant cette paix de suprême silence

qui s'empare de ceux qui savent,

qui possèdent la connaissance

haute et parfaite et solide,

car pour eux n'a plus d'attrait

la poursuite des choses du monde ;

contemplant cette somme divine

qui rien n'exclut, où tout commence,

félicité éternelle, tranquille,

fraîcheur calme de l'être vrai ;

 

 

Contemplant encore et encore

l'Eternel, l'Etre en soi,

qui de tout le témoin et de tout l'origine

mène à la pureté suprême de la Sagesse

ceux qui les trois états dépassent

et ne veillent, ne dorment ni ne rêvent ;

-te contemplant, flamme sans tâche 

de cette lumière qui dissipe

l'ignorante vision du multiple,

mer de félicité qui ne savent atteindre

les six croyance

-et toi, ô paix ; 


 

1-avr_7.jpg

 

 

Te contemplant vaste océan de joie,

réservoir de toute vie, nectar de délices,

or resplendissant , joyau,

essence première de non-dualité

qui demeure en moi, souveraine,

radiance infinie enveloppant l'entour, 

infinitude illuminée de gloire,

Joie - ô Joie ! -

continuité qui déroule au long des sept mondes

le présent, le passé, l'éternel avenir ;

 

 

Te contemplant, harmonie qui transforme en son être

celui qui connaît Son être

radieuse félicité de qui demeure en l'éternel

tandis que tout passe alentour

bref comme l'éclair ;

Réalité secrète que les Védas eux-mêmes,

de terreur sacrée frappés,

ont déclarée inconnaissable,

que les religions innombrables

s'efforcent en vain de saisir,

et qui, pénétrant ce monde

et dans le radieux au-delà 

tous les mondes,

intangible encore demeure ;

 

 

Te contemplant,

merveille qui , en tout immanente

et de tout la trame,

encore est Toi, ô Shiva tout puissant

qu'on ne saurait décrire,

encore est Ton être, encore est cet être

et cet autre, et aussi mon être à moi ;

- contemplant, contemplant la douceur

de la conscience qui sait et qui a vu,

qu'on s'appelle aussi transcendance,

coeur des sages qui ont franchi

la dualité du jour et de la nuit,

de la mémoire et de l'oubli.

Des Védas joyau suprême, conscience absolue

plongée dans l'éternelle joie ;

 

 

-Contemplant, mon esprit,

cette non-dualité perçue,

cette éternité que même les Védas

ont déclaré ne pas connaître encor,

cette unité sans tâche et sans qualité

qui, vigilante et pourtant spontanée,

donne à ceux qui sans défaillance

en leurs coeurs dévots méditent,

protection et nourriture ;

cette intelligence, cette pure infinitude,

ce Dieu qui est, de chacun, de moi-même,

l'être vrai et bienheureux -

 

 

Et ainsi prendront fin, ô mon esprit mental,

tes défauts.

Mon vieux compagnon, ne veux-tu 

t'en retourner à ta source ?

Meurs.

Et alors par la grâce de mon Maître 

je deviendrai mon être vrai

et serai, vivant encore, libre.


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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 18:39

 Il existe des principes aidant à maîtriser l'attraction et la répulsion que l'on éprouve pour les objets des sens. On ne doit se laisser dominer ni par l'attachement, ni par l'aversion, car ils font obstacles à la réalisation spirituelle.

 

Mieux vaut s'acquitter de son devoir propre, fût-ce de manière imparfaite, que d'assumer parfaitement celui d'un autre.

Mieux vaut échouer en remplissant son devoir que remplir celui d'autrui, car suivre la voie d'un autre est fort périlleux.

Ramana-20Maharshi-20--2035-20217x295-20BW-copie-1.jpg    

Celui qui a réalisé son identité spirituelle n'a pas plus d'intérêts personnel à s'acquitter de ses devoirs qu'il n'a de raison de fuir ses obligations. Il n'a aucun besoin non plus de dépendre d'autrui.

 

Ainsi, l'homme doit agir par sens du devoir, détaché du fruit de l'acte, car par l'acte libre d'attachement on atteint le Suprême.

Par Sililia - Publié dans : VERSET DE LA GÎTÂ - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 10:17

Sivaprakasam Pillai était l'un des intellectuels parmi les disciples de Sri Bhagavan. Il avait fait de la philosophie à l'Université, et il s'était penché sur le mystère de l'Etre.


Il posa quatorze questions : SivaprakasamPillai_small.jpg


 

SIVAPRAKASAM : Swami, qui suis-je ? Comment peut-on obtenir le salut ?

 

BHAGAVAN : En vous posant inlassablement au fond de vous-même, la question : "Qui suis-je?" vous vous connaîtrez-vous même, et de la sorte vous parviendrez au salut.

 

SIVAPRAKASAM : Qui suis-je ?

 

BHAGAVAN : Le véritable moi, le Moi supérieur, n'est pas corps, ni l'un des cinq sens, ni les objets des sens ni les organes de l'action, ni le prana (le souffle ou force vitale), ni l'intelligence, ni même le profond sommeil, pendant lequel la connaissance de tout cela n'existe plus.

 

SIVAPRAKASAM : Si je ne suis rien de tout cela,

que suis-je d'autre ?

 

BHAGAVAN : Après avoir tout rejeté, et dit : "Voilà ce que je ne suis pas, ce qui reste, c'est le Moi, et le Moi, c'est la conscience.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de cette conscience ?

 

BHAGAVAN : C'est le Sat-Chit-Ananda où ne subsiste plus même de trace de l'idée de "Je". On l'appelle aussi Mouna (silence) ou Atma (Moi). C'est la seule chose qui soit. Si l'on tient pour des entités séparées la trinité du monde, de l'ego et de Dieu, ce ne sont que de simples illusions, comparables aux reflets de nacre, qui paraissent être de l'argent. Dieu, l'ego et le monde sont, en réalité Sivaswarupa (forme de Siva) ou Atmaswarupa (forme de l'esprit).

 

SIVAPRAKASAM : Comment pouvons-nous parvenir au réel ?

 

BHAGAVAN : Lorsque les choses que nous voyons disparaissent, la vraie nature de celui qui voit, ou du sujet, apparaît.

 

SIVAPRAKASAM : N'est-il pas possible de parvenir à cet état en continuant à voir les objets extérieurs ?

 

BHAGAVAN : Non, parce que celui qui voit, et les choses qui sont vues, sont semblables à la corde ou au serpent que l'on croit voir en elle.arch-20_11.jpg Jusqu'à ce qu'on se soit débarrassé de l'idée  du serpent, on ne peut voir que l'on a affaire à une simple corde.

 

SIVAPRAKASAM : Quand donc les choses extérieurs s'évanouiront-ils ?

 

BHAGAVAN : Quand l'intelligence, cause de toutes les pensées et activités s'évanouit, les objets extérieurs s'évanouiront aussi.

 

SIVAPRAKASAM : Quelle est la nature de l'intelligence :

 

BHAGAVAN : L'intelligence n'est que pensées. C'est une forme de l'énergie. Elle se manifeste en tant que monde. Quand l'intelligence se perd dans le Moi supérieur, le Moi supérieur a été réalisé. Quand l'intelligence réapparaît, le monde réapparaît et le Moi supérieur n'est pas réalisé.

 

SIVAPRAKASAM : Comment l'intelligence disparaîtra-t-elle ?

 

BHAGAVAN : Seule la question : "Qui suis-je?" la fera disparaître. Bien que cette question soit une opération mentale, elle détruit toutes les opérations mentales, y compris elle-même, de même que le bâton qui active le feu du bûcher funéraire, est réduit lui-même en cendres, après que le bûcher et les cadavres ont été consumés.

C'est alors seulement que le Moi supérieur se réalise.

L'idée "Je" est détruite ; le souffle et les autres signes de vitalité sont éliminés.

L'ego et le prana proviennent d'une source commune. Tout ce que vous faites, faites-le sans égoïsme, c'est-à-dire sans que vous ayez le sentiment : "je fais cela". Lorsqu'un homme parvient à cet état, sa propre femme, elle-même, lui apparaîtra sous l'aspect de la "mère universelle".

La véritable Bhakti (piété) n'est autre que la soumission de l'ego au Moi supérieur.

 

SIVAPRAKASAM : N'existe-t-il pas d'autres moyens de détruire l'intelligence ?

 

BHAGAVAN : Il existe d'autre méthode adéquate que la recherche de soi-même. Lorsque l'intelligence est bercée, puis s'assoupit grâce à d'autres moyens, elle reste inactive pendant un moment, puis elle se redresse et reprend son activité première.

 

SIVAPRAKASAM : Mais comment tous mes instincts, toutes mes tendances (vasanas), par exemple le sens de la conservation, finiront-ils par être domptés ?

 

BHAGAVAN : Plus vous vous enfoncerez dans le Moi, plus ces tendances se retireront, et finalement elles se détacheront de vous.

 

SIVAPRAKASAM : Est-il vraiment possible de déraciner ces tendances qui ont imprégné notre intelligence à travers tant d'existences successives ?

 

BHAGAVAN : Ne cédez jamais à pareils doutes, mais plongez résolument dans le Moi. Si l'intelligence est constamment orientée vers le Moi, elle finit par se dissoudre, et , se transformant, devenir le Moi lui-même. Si vous éprouvez quelques doutes, ne cherchez pas à les dissiper, mais demandez-vous qui est celui qui doute.

 

SIVAPRAKASAM : Pendant combien de temps faudra-t-il poursuivre cette recherche ?

 

BHAGAVAN : Aussi longtemps que subsistera dans votre intelligence la moindre tendance à la pensée. Tant que l'ennemi occupera la citadelle, il ne s'arrêtera pas de faire des sorties. Si vous tuez chacun de vos adversaires au fur et à mesure qu'il sort, la citadelle finira par tomber entre vos mains. De même, chaque fois qu'une pensée dresse sa tête, écrasez-la par la recherche de votre Moi. Ecrasez toutes vos pensées à leur source. L'acte de détruire est appelé vairagya (détachement).

Ainsi la vichara (recherche de soi-même) continue à être nécessaire, tant que le Moi supérieur n'est pas réalisé. Il faut songer au Moi supérieur avec une continuité qui n'admet pas d'interruption.

 

SIVAPRAKASAM : Mais le monde avec ce qu'il contient, ne résulte-t-il pas de la volonté de Dieu ? Et, dans ce cas, pourquoi Dieu veut-il qu'il existe ?

 

BHAGAVAN : Dieu n'a pas de dessein. Il n'est lié par aucune action. Les activités de ce monde ne peuvent le toucher.

Comparez-le avec le soleil. Le soleil se lève sans désirs ; il ne propose rien et ne fait pas d'efforts. Mais dès qu'il se lève, d'innombrables activités naissent, sous l'effet de ses rayons : les boutons de la fleur de lotus s'épanouissent ; l'eau s'évapore, et toute créature vivante se met au travail, s'y consacre et finalement s'en détache.

Mais le soleil n'est affecté par aucune de ces activités puisqu'il n'agit qu'en accord avec sa nature, selon des lois fixes, sans aucun but, en simple témoin.ashram 026

 

Ou bien prenez encore l'analogie de l'espace et de l'éther. La terre, l'eau, le feu et l'air y sont contenus et s'y modifient, mais ni l'espace ni l'éther n'en sont affectés.


Il en est de même pour Dieu. Dieu n'a ni désir, ni objectif lorsqu'Il crée, qu'Il se manifeste, se retire, qu'Il accorde le salut.

Puisque les êtres recueillent le fruit de leurs actions selon les lois de Dieu, ce sont eux qui en portent la responsabilité, et non pas Dieu. Dieu n'est lié par aucune action.

Par Sililia - Publié dans : DISCIPLES, OU CEUX QUI L'ONT CONNUS
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 09:33


Un Swami, nommé Padmanabha, connu aussi sous le nom de Jataï Swami à cause de ses cheveux emmêlés, avait réuni un Ashram sur la montagne et y conservait un certain nombre d'ouvrages sanscrits, qui traitaient de la connaissance spirituelle et des sciences appliquées ayant une base spirituelle, comme par exemple l'ayurvéda (médecine traditionnelle hindoue).


Sri Bhagavan allait voir Padmanabha Swami et jetait un coup d'oeil sur ses livres. Il en saisissait immédiatement le contenu et le fixait si bien dans sa mémoire qu'il pouvait non seulement le répéter, mais encore citer le chapitre et le verset où se trouvait chaque passage.

Padmanabha Swami en appelait souvent à son autorité quand s'élevait une discussion sur un point de doctrine.


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Il est dit, dans les Puranas, que sur le versant septentrional d'Arunachala, près du sommet, un sidda Purusha (sage doué de pouvoirs surnaturels), connu sous le nom de Aruna-Giri Yogi, est assis sous un bananier, en un lieu presque inaccessible.

Il enseigne en silence. Un sanctuaire, ou mantapam, lui est dédié, dans le Grand Temple d'Arunachala.


L'histoire prétend que la grâce d'Arunachala, qui guide les hommes à travers la mouna diksha (initiation silencieuse) sur le sentier de la recherche de soi-même menant à la délivrance, est devenue inaccessible aux hommes de cet âge d'obscurité spirituelle, bien qu'elle reste toujours agissante.


Le sens symbolique de ce récit ne le rend pas moins littéralement vrai.


Il arriva, vers 1906, que Sri Bhagavan, suivant le lit d'un torrent desséché sur la pente nord de la montagne aperçut une énorme feuille de bananier, assez grande pour qu'on y servît un repas. Il présuma que la feuille avait dû être apportée en ce lieu par les eaux, et il eut envie de voir l'arbre qui portait de semblables feuilles.

Ayant escaladé le lit du torrent, il atteignit, après une rude montée, un endroit d'où il put apercevoir un grand rocher plat, et, sur ce rocher, le bananier qu'il cherchait.

C'était un arbre immense, au feuillage vert sombre.


Sri Bhagavan resta stupéfait de voir un arbre pareil croître sur ce qui semblait être le rocher nu.


Il continua à monter, mais en s'approchant il heurta du pied un nid de guêpes. Les guêpes, furieuses, attaquèrent la jambe coupable. Sri Bhagavan resta immobile jusqu'à ce que la vengeance fût accomplie, l'acceptant comme une juste punition puisqu'il avait détruit le nid.

Mais il considéra l'incident comme un signe de ne pas poursuivre le chemin, et il revint à la grotte.


PastedGraphic-3


Ses fidèles, que sa longue absence avait inquiétés, furent épouvantés à la vue de sa jambe enflée et envenimée.

Sri Bhagavan indique plus tard l'emplacement de ce bananier presque inaccessible, mais il ne fit plus aucune tentative pour l'atteindre, décourageant ses adeptes de se mettre à sa recherche.


Un groupe de fidèles, qui comptait parmi ses membres anglais du nom de Thomson, résolut un jour de trouver l'arbre.


Après une escalade plutôt téméraire, les grimpeurs se trouvèrent dans une situation si précaire qu'ils n'osaient plus ni monter, ni descendre. Ils implorèrent Sri Bhagavan de venir à leur aide, et finirent par rentrer sains et saufs à l'Ashram.


D'autres firent la même tentative, mais également sans succès.


Alors même que Sri Bhagavan désapprouvait un acte quelconque, il était fort rare qu'il le défendit explicitement.


La compréhension de ce qui était approprié, ou non, devait être une compréhension intérieure. Dans le cas présent, une tentative faite par les disciples pour réussir dans une entreprise à laquelle le maître avait renoncé, n'était certes pas appropriée.

Par Sililia - Publié dans : LES EPISODES DE SA VIE - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 22:38


Ecoute donc mon fils !

Celui qui a oublié sa vraie nature

naît et meurt alternativement,

tournant et retournant

dans l'incessante roue du temps,

comme une plume prise dans un tourbillon,

jusqu'à ce qu'il réalise la vraie nature du Soi.

S'il vient à voir le soi individuel et son substrat, le Soi,

alors il devient le substrat, qui est Brahman,

et échappe aux renaissances.

Si tu te connais toi-même,

aucun mal ne pourra t'arriver.

C'est à ta demande que j'ai parlé ainsi.

 

Kaivalya Navanîtam

Montages-1.jpg

 

O mon fils, éprouve toujours la non-dualité

dans le Coeur,

mais ne l'exprime jamais dans l'action.

 

La non-dualité peut s'exprimer dans les trois mondes

(de Brahma, Vishnou et Shiva),

mais sache que la non-dualité ne doit pas s'exprimer

à l'égard du Gourou.

Ulladu Nârpadu Anubandham



Sache que le pouvoir de l'intellect

et le rayonnement de ceux qui ont découvert la réalité

augmentent nécessairement,

tout comme sur cette terre, le printemps venu,

les arbres resplendissent de beauté

et de tant d'autres qualités.

Yoga Vâsishtha.

Par Sililia - Publié dans : POEMES ET LEGENDES DE DIFFERENTES SOURCES - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 08:22

 

Les deux grands maîtres advaïtistes, Gaudapâda et Shankara, proclament que les textes créationnistes que l'on trouve dans les Upanishads ne devraient pas être interprétés littéralement, qu'ils ne sont que des aides pour les aspirants médiocres, attachés à la conception de causalité, afin de leur facilité l'accès à un degré de connaissance supérieure.


1-avr_71.jpg

Maharshi est d'accord avec

ce point de vue :

 

" Le but essentiel des Ecritures est d'exposer le monde illusoire comme tel et de révéler l'Esprit suprême unique comme seule réalité. Elles ont construit la théorie de la création à propos de ce seul but".


Faisant la critique de la causalité,

Gaudapâda dit :


"Jamais une chose, quelle qu'elle soit,

n'est née d'elle-même ni née d'une autre chose..."


L'Être qui est la réalité éternelle et immuable, n'est ni une cause ni un effet. Il n'y a rien d'autre que lui pour le produire ni pour être produit par lui. L'éternellement libre subsiste seul. Si cela représente la vérité ultime, l'âme n'est pas créée non plus, elle n'est pas née, elle est affranchie de la déchéance et de la mort."


Et comme la naissance et la mort sont illusoires, ainsi en est-il de l'esclavage et de la libération.


Aussi longtemps qu'un homme persiste à croire en la causalité, il voit s'exercer le jeu de la cause et de l'effet. Mais dès que s'efface l'attachement à la causalité, cause et effet cessent d'exister".


Commentaire par Shankara :


"Qu'arrive-t-il pour ceux qui persistent à croire dans la cause et dans l'effet ?


Ramana Maharshi dit la même chose :


"Si nous sommes les auteurs d'une action, nous devons expérimenter les fruits qui en résultent ; mais si nous recherchons qui est cet auteur, et réalisons le Soi, notre qualité d'auteur disparaît, et avec elle les trois sortes d'actions (du Karma) perdent leur emprise ; l'état de la Libération est alors éternel".


"C'est seulement aussi longtemps que nous pensons être liés que les pensées d'esclavage et de libération demeurent. Lorsque nous nous regardons nous-mêmes, nous demandant qui est lié, la pensée d'esclavage cesse aussitôt, parce que l'éternellement Libre subsiste seul, atteint éternellement ; comment donc alors la pensée de Libération

peut-elle demeurer ?".


Il faut parcourir le chemin de la discrimination jusqu'à ce que 


"Le mental cesse d'être le mental"


par la connaissance de la seule réalité du Soi car c'est par


"La connaissance non née que le Soi

non né est réalisé".

 

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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 07:38

Swâmi Vivekananda dit :


"Celui qui connaît le Réel voit dans la Mâyâ

non pas l'illusion, mais la réalité.sv


 Celui qui ne connaît pas le Réel, voit dans la Mâyâ l'illusion et pense qu'elle est réelle".


 

Ramana Maharshi dit ( d'une manière analogue) :

 

"Pour ceux qui n'ont pas la Connaissance,

comme pour ceux qui l'ont, le monde est réalité.

Ramana_Maharshi_191.jpg


 Pour ceux qui n'ont pas la Connaissance, la réalité est limitée à la mesure du monde.


 Pour ceux qui ont la Connaissance, existe au-delà du monde la Réalité informelle et infinie.


Ceci est la seule différence entre eux".



"Pour ceux qui ne connaissent pas le Soi,

 comme pour ceux qui le connaissent, le corps est certainement "Je".


Pour ceux qui ne connaissent pas le Soi, le "Je" est limité au corps seul.


Pour ceux qui connaissent le Soi intérieur, le "Je" brille de lui-même sans être conditionné (par une localisation).


Ceci est la seule différence entre eux."

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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 13:49

Dans le  "Viveka-cuda-mani" (37) nous lisons :


"Apprends que c'est le sens de l'ego (aham-kara) qui, en s'identifiant avec le corps grossier, s'imagine être, sur la scène du monde, l'acteur et le bénéficiaire."

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Et encore :



"Les objets des sens sont-ils favorables, l'aham-kara est heureux ;

défavorables, l'aham-kara souffre.


Plaisir et douleur sont toujours les caractéristiques de l'ego - jamais celles de l'atman dont l'essence est la Félicité même."


Et Maharshi de confirmer et même d'amplifier :


"En prenant une forme, il vient à l'existence, et pendant qu'il a une forme, il dure. Ayant forme et se nourrissant, il grossit ;

abandonnant une forme, il en prend une autre et lorsque nous le cherchons, il s'enfuit. Tel est l'ego, un fantôme sans forme propre."

Par Sililia - Publié dans : INSTRUCTIONS SPIRITUELLES - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 13:17

 

"Restez comme témoin de tout ce qui se passe !"

est un précepte du Maharshi.

PastedGraphic-9-copie-1.jpg

Adoptez l'attitude de quelqu'un qui dirait :

 

"Laissons arriver les choses étranges qui arrivent.

Regardons ! "


Par là on peut éviter de s'identifier avec les apparences et d'abandonner son soi-même, ce qui arrive au mental s'il n'est pas contrôlé.


C'est comme un brâhmane, qui jouerait différents rôles dans un drame sans jamais oublier dans son mental qu'il est en réalité un brâhmane. Il ne faut donc jamais perdre de vue que

"je suis le Soi". Si le mental s'en écarte, il faut immédiatement s'exclamer :

 

"Oh ! Oh ! je ne suis pas le corps, Qui suis-je ?"

et il va se rétablir dans son état pur.


La recherche du "Qui suis-je ?" est donc le moyen principal pour extirper toute la misère humaine (qui provient de la fausse identification du corps avec le Soi profond) et pour gagner la béatitude suprême.


On doit donc chercher sa nature réelle, qui est toujours incorporelle, et s'en tenir à elle.


Toutes les autres méthodes de procéder sont moins puissantes pour contrôler le mental. C'est ainsi que la discipline de la respiration va bien l'apaiser, mais seulement aussi longtemps qu'elle dure. Pareillement la méditation sur les différentes formes de Dieu, la répétition des syllabes sacrées ou la restriction de la nourriture sont des aides pour le pacifier momentanément, après quoi il va divaguer d'emblée.


On doit continuellement s'en tenir à la méditation du Soi, éduquer le mental à rester dans son état originel, être vigilant avant que quoi que ce soit puisse vous déranger. Il ne faut pas non plus chercher les catégories (tattvas) et leurs caractéristiques.


On s'en est débarrassé parce qu'elles cachent le Soi.

Va-t-on alors faire l'inventaire des ordures que l'on jette ?


Ce qui existe réellement c'est le Soi. Il constitue l'état dans lequel la pensée "je" n'existe plus. On l'appelle "Silence".


Il est Dieu. Tout est Shiva, le Soi.

18.jpg


Celui qui se donne entièrement au Soi qui est Dieu, c'est le dévot excellent. Se donner entièrement à Dieu signifie rester constamment dans le Soi.


Cette phrase interrogative de Maharshi se présente en quelque sorte comme une clé de voûte moderne de la réalisation du Soi.


Elle calme, contrôle et purifie le mental de toute pensée que la pensée du "je", et ceci sans grand effort intellectuel, en demandant cependant une application quotidienne et ininterrompue.


Autrement, on pourrait même parler d'un "yoga sans effort".

Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 16:46

Les femmes  qui portent des jarres d'eau

sur leur tête continuent de converser

tout en faisant très attention à leur charge.

 

Récemment mis à jour2

 

De même un sage n'est pas perturbé par les activités qu'il accomplit, car son esprit demeure fixé en Brahman.


Travaillez sans penser aux fruits que vous récolterez

Par Sililia - Publié dans : CITATIONS, PAROLES DU MAHARSHI
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 16:09

QUESTION :

 

Comment puis-je atteindre le Soi ?

 

BHAGAVAN :

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Le Soi ne s'atteint pas, sinon cela voudrait dire qu'il n'existe pas ici et maintenant et qu'il faut le découvrir.

Ce qui s'obtient peut aussi se perdre et présente un caractère d'impermanence.

 

Ce qui est nouveau ne peut pas être permanent.

Ce qui est réel doit exister toujours.


C'est pourquoi je dis "Le Soi ne s'atteint pas".


Vous êtes le Soi. Vous êtes déjà Cela.


Seulement vous n'êtes pas conscient de votre état de félicité. L'ignorance s'interpose et met un voile sur la pure béatitude.

Les efforts visent simplement à enlever ce voile d'ignorance. Celle-ci est une forme de connaissance erronée. L'erreur consiste à identifier faussement le Soi avec le corps, l'esprit, etc. Cette fausse identité doit cesser grâce à l'investigation intérieure ,

alors le Soi se révèle.


Il transcende la dualité. S'il y a un, cela veut dire qu'il y a deux également. Sans le un, les autres chiffres n'existent pas.

La vérité n'est ni le un ni le deux. Elle est ce qu'elle est.


Soyez toujours le reflet de l'Être réel, sentez sa présence. Soyez Cela. Attachez vous à lui. Poursuivez inlassablement votre quête jusqu'à ce que vous parveniez à saisir le Soi et à jouir, ce faisant, du bonheur éternel.


SOYEZ ! Si d'autres pensées vous viennent, cherchez à qui elle se manifestent. Que vous le croyez ou non, vous êtes toujours Cela.


Que de complications, que de yogas pour une chose aussi simple que la Réalisation !


Vous êtes le Soi.

Comment pourriez-vous être autre chose ?

 

Par Sililia - Publié dans : UNE QUESTION-REPONSE
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 20:16

QUESTION :


Quel est le sens de la prosternation ?

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BHAGAVAN :

 

Cela veut dire soumission de l'ego.

Qu'est-ce que la soumission ? 


C'est se fondre en sa Source.


Dieu ne se laisse pas tromper par les génuflexions et les prosternations. Ce qu'il regarde, c'est si l'ego est là ou s'il est absent.


Il n'est pas juste de dire "nous voyons", car si vous essayez de découvrir qui voit, ce "voyant" disparaît.


"Je" est le sujet, toutes les autres pensées forment le monde objectif, l'esprit.


L'esprit au service de l'ego perd ses forces et devient trop faible pour résister à l'assaut des pensées.

Sans ego, l'esprit est heureux, comme dans l'état de sommeil profond. Il est donc clair que félicité et souffrance ne sont que deux modalités de l'esprit, difficilement interchangeables toutefois.


L'activité est une faiblesse et une source

de souffrance ;

la passivité est une force et une source de félicité.

La force caché est rarement usitée parce que méconnue.


La Création possède deux aspects :

Le Créateur et l'Ame individuelle.

C'est cette dernière qui est source de douleur ou decav_40_bust.jpg plaisir.

Douleur et plaisir n'ont aucune réalité, ce sont des concepts.


Anéantissez la personnalité ; ainsi il n'y aura plus ni plaisir ni douleur, mais une béatitude naturelle qui ne prendra jamais fin.


La mort consciente est le but de l'évolution ;

c'est être immortel tout en étant incarné.

Par Sililia - Publié dans : UNE QUESTION-REPONSE
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 13:53

"Océan de Nectar, plein de grâce, absorbant l'Univers dans Ta splendeur !

O Arunâchala, Toi qui es le Suprême Lui-même, sois le Soleil et ouvre le lotus de mon coeur à la Félicité"

ARUNACHALA-10.jpg

Première strophe d'Arunâchala-Pancharatmam composé par Bhagavan lui-même et il en donne l'explication :

 

"Le soleil illumine l'Univers tandis que le Soleil d'Arunâchala est si éblouissant que l'Univers est obscurci et que seule demeure une éclatante lumière ininterrompue. Mais celle-ci ne peut-être perçue à l'état présent, seul celui dont le lotus du Coeur s'est épanoui peut la percevoir. Le lotus ordinaire fleurit à la lumière du soleil visible, mais le lotus du Coeur subtil ne fleurit qu'à la lumière du Soleil des soleils.


Puisse Arunâchala épanouir le lotus de mon coeur, afin que seule Sa lumière ininterrompue rayonne !"


RAMANA-53.jpg

 

Puis, Shri Bhagavan poursuivit :

 

"Le miroir reflète des objets. Les reflets sont irréels puisqu'ils ne peuvent pas exister indépendamment du miroir.


De même pour le monde : on dit qu'il est un reflet dans le mental et qu'il ne subsiste pas en l'absence du mental.


Alors la question se pose : Si l'Univers est un reflet, celui-ci ne devrait-il pas être le reflet d'un objet réel, connu en tant qu'Univers, pour qu'il puisse se refléter dans le mental ? Cela reviendrait à reconnaître l'existence d'un Univers objectif. Mais, en vérité, ce raisonnement est faux.


C'est pourquoi on donne l'exemple du rêve. Le monde du rêve n'a pas d'existence objective. Comment, alors est-t-il crée ?

On doit supposer l'existence d'impressions mentales, appelées vâsanâ. Comment ces vâsanâ se trouvent-elles dans le mental ?

Parce qu'elles sont subtiles.


De même que l'arbre est contenu, à l'état potentiel, dans la graine, ainsi le monde est contenu dans le mental.


On peut se dire aussi que si une graine est le produit d'un arbre, celui-ci à dû exister avant elle pour lui donner naissance et conclure que le monde a dû, lui aussi, exister à un moment ou un autre. Mais il n'en est pas ainsi.


Il a fallu plusieurs incarnations pour rassembler toutes les impressions qui se manifestent sous la forme actuelle. Par conséquent, j'ai dû exister auparavant, de la même manière que j'existe maintenant !


Le chemin direct pour trouver une réponse consiste à chercher si le monde existe vraiment. En admettant l'existence du monde, je dois admettre quelqu'un qui le voit et qui n'est autre que moi-même.


Laissez-moi trouver "moi-même" de manière à ce que je connaisse la relation entre le monde et celui qui le voit. Mais quand je cherche le Soi et demeure comme le Soi, il n'y a plus de monde à voir.


Quelle est alors la Réalité ? Seul celui qui voit est réel, et certainement pas le monde.


Ceci étant la vérité, l'homme n'en continue pas moins de discuter en se basant sur la réalité du monde.


Qui donc lui a demandé de plaider la cause du monde ?


Le Yoga-vâsishtha définit clairement la Libération comme étant l'abandon du faux pour demeurer en tant qu'Être."

 

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Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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POURQUOI CE BLOG

    

Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus
femme 2 et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent
 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.
le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

 

REMERCIEMENTS

A toutes les personnes connues et inconnues qui ont vécu auprès de Bhagavan, ont pris des photos de Lui, recueilli et traduit ses paroles.

Remerciement à la direction de SHRI RAMANASRAMAM de garder cette atmosphère authentique.

PRESENTATION,

CITATION

 

Voici véritablement l'impression que ressent,

en présence du Maharshi,

le chercheur qui suit

la tradition védantique.


IL EST AU MILIEU DE NOUS.

NOUS LUI PRESENTONS

NOS SALUTATIONS.

 

 


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

 

 


 

Découvrez la playlist FABRICE TONNELIER avec Fabrice Tonnellier

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."



 


"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."

RAMANA-RAM-33.jpg
Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 

Ramana maharshi on Mind

 

 

' Il règne dans une imperturbable omnipotence,

Baigné par la lumière de sa magnificence -

Aucun esprit, aucun intellect ne peut pénétrer

le mystère de son éternel état '

 

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CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi

 



 

 



Ouvre l'oeil et regarde,


tu verras ton visage


dans tous les visages.

 

11509612-lg.jpg

 

Tends l'oreille et écoute,

Tu entendras ta propre voix dans toutes les voix.

      Khalil Gibran

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CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html

Ramana-20Maharshi-20--2035-20217x295-20BW-copie-1



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

 

PastedGraphic-5-copie-1

 

Il est des sages ici-bas,

Rares et silencieux,

Qui peuvent manier,

Combiner les forces

Et qui les tirent sur la Terre

Comme d'autres combinent

Des sons pour un poème.

Peut-être sont-ils vraiment le Poète.

 

Leur existence est un mantra vivant

Qui précipite le Réel sur la Terre".

 

      ramana_maharshi.jpg

 

Jeune hindou, tu attiras les foules,
 dès ton âge de 16 ans.

                                                                               


 Pourquoi ?


Pourquoi les pélerins de maints pays
ont-ils afflué pour te rencontrer,
quelle que fût leur spiritualité ?



Et pourtant tu ne donnais rien, tu ne vendais rien.
Il y avait ta personne ; ta vision si claire, ton sourire ;
Tu étais Pure Réalité, au-delà de nos vicissitudes.



Tu fus aimé par les gens simples, par les petits enfants.
Les penseurs t'admirèrent.



A nous, tu apportas ta compréhension et la foi en Cela que tu incarnais.
Pas de miracles, pas de spectacles :
la seule Vérité, plus que divine. Eblouissante.



 

 

Bien des visiteurs en ont reconnu l'étincelle.

A la fin de 1950, ton vieux corps tout détérioré par la cruelle maladie fut rendu à la Terre.
Jamais une plainte ne vint déflorer ta sérénité.
"Où irais-je?" répondit-il à un visiteur qui déplorait l'imminence de ton trépas !

RAMANA-14.jpg

Tes aspects corporels ont disparu mais tu restes parmi nous.
C'est en ce sens que je me suis hasardée à présenter ci-après les témoignages d'autrui.


Arunachala-13.png  

L'homme de Lumière

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